HCFR reportage : nouveaux projecteurs JVC DLA-N5_4K natif & DLA-NX9_e-shift 8K – présentation et impressions

HCFR reportage : nouveaux projecteurs JVC DLA-N5_4K natif & DLA-NX9_e-shift 8K – présentation et impressions

Compte-rendu de Hugo S

 

Une des innovations majeures de cette nouvelle génération de projecteurs JVC de la série N et que tout le monde attendait, correspond à la résolution des matrices embarquées qui sont désormais nativement 4K sur les DLA-N5 et N7, et une résolution que se décline également en e-shift 8K sur le DLA-NX9.

La résolution 4K sur les projecteurs JVC de la série N :

Mais tout d’abord, à quoi peut bien servir la résolution 4K?

Pour répondre à cette interrogation, un petit retour sur la physiologie Humaine, nous apprend que la vision standard moyenne de Monsieur tout le monde, permet à ses yeux de discriminer 1 minute d’arc, soit 1/60 = 0.0166°…

… l’oeil Humain est ainsi capable de discriminer 1mm (millimètre) à ~ 3.40m (mètres).

Quel rapport avec la 4K ?

C’est tout simple : en projection avec une matrice 1080p – donc en résolution 1920*1080 – si le Monsieur tout le Monde évoqué plus haut, s’approche plus près que 3.40m d’un écran faisant (au hasard) 1.92m * 1.08m il aura de très fortes chances de pouvoir y discerner les pixels composant l’image (si la mise au point est parfaite et non floutée)…

Alors même qu’avec une matrice 4K, dont la résolution est 4096*2160, à @ 3.40m d’un écran de 4.05m de base, pour le commun des mortels, les pixels seront invisibles (y compris avec une mise au point parfaite).

D’où le fait qu’avec les matrice 4K – ici celles des projecteurs JVC DLA-N5 & DLA-N7 et à recul constant – il devient possible d’avoir un écran ~ 2 fois plus grand que précédemment avec des matrices 1080p. Le (UHD) 4K qui va donc permettre des angles de vision plus grands, avec à la clé, de ressentis visuels potentiellement plus immersifs.

L’utilisation d’un projecteur à matrices 4K est donc un paramètre incontournable à prendre en compte par tous les amoureux de grands écrans de projection, d’autant plus si cet utilisateur cherche, voire est contraint de par la configuration de l’installation à mettre en place recul minimisé, en effet avec une matrice 4K on peut ainsi aller jusqu’à 60° d’angle de vision.

Sachant que dans ce contexte de la taille pixel, le e-shift 8K du JVC DLA-NX9, ouvre des horizons encore plus larges, car ceci permet de théoriquement prévoir des reculs encore plus faibles qu’en 4K, ou des écrans plus grands…

… tout ceci bien évidemment si la luminosité projecteur le permet.

Ainsi si vous souhaitez approfondir ce sujet : http://www.acousticfrontiers.com/2013314viewing-angles/

Alors et très concrètement, lors de la démo JVC à laquelle nous avons assistée, nous étions assis à ~ 6m de l’écran de 4.50m de base, or dans ces conditions, tant le N5, que le NX9 n’appelaient pas de remarques particulières quant au sujet évoqué ci-dessus.

Sachant que sur la mire du N5 – avec de bonnes convergences et mise au point – à ~ 1m de distance il m’a été possible de discerner la structure pixels, et idem mais plus tenu sur la mire du NX9, mais avec des convergences moins bonnes.  

Toujours est-il que de mon point de vue, en termes de texture image et par comparaison (de mémoire) avec le N5, le rendu image du NX9 m’a paru être globalement plus « naturel » et « plaisant »…

Ceci est-il dû à la combinaison de l’optique évoluée et de l’e-shift 8K du NX9? Difficile à dire, rien qu’avec l’expérience de cette démo JVC. 

Maintenant pour tous ceux d’entre nous qui avons longuement vécu avec du 1080p éventuellement avec du e-shift dit 4K, ceci sur des écrans d’une taille ~ 2.5 – 3m, et avec des reculs qui n’étaient pas spécialement rédhibitoires… dans ces spécifiques conditions d’installation, cette évolution JVC en 4K, voire e-shift 8K, se justifie-t-elle?

 A cette question chaque possesseur d’un « vieux » projecteur verra individuellement midi à sa porte… toujours est-il qu’un vieil adage ne dit-il pas : « qui peut le plus, peut le moins »?

 

Auto Tone Mapping & Luminosité :

La fonctionnalité « Auto Tone Mapping » fait également ses débuts au sein de la série N. Une nouveauté qui de mon point de vue, correspond également à une innovation majeure initiée par ces nouveaux projecteurs JVC.

En effet comme le savent de nombreux utilisateurs d’un projecteur, la reproduction HDR d’un Bluray UHD, peut facilement virer au cauchemar, car un réglage « aux petits oignons » parfait pour tel titre BRD UHD, peut s’avérer totalement inadapté pour tel autre titre BRD UHD.

Ceci est d’abord dû au fait que tous les BRD UHD ne sont pas tous encodés avec le même niveau de luminance maximale, certains étant encodés à 1000 Nits, d’autres à 4000 Nits…

Des valeurs de luminance qu’un projecteur du type Home Cinema n’est en aucune façon capable de reproduire. D’où diverses courbes EOTF (Electro-Optical Transfer Function) spécifiquement développées par chaque constructeur, permettant schématiquement d’adapter la reproduction des image par le biais d’un tweaking des diverses correspondances entre luminosité théorique requise, et luminosité réelle pouvant être (re)produites.

Alors il s’agit souvent d’un eg EOTF du type « One for All », voire éventuellement 2, mais qui ne sont toutefois pas à même de répondre précisément à tous les cas spécifiques, propres à chaque BRD UHD.

D’ailleurs et pour ce qui concerne notre installation qui intègre un JVC X9000, j’ai acquis une HDFury Vertex qui sait reconnaître les paramètres d’encodages BRD UHD_HDR et qui, par le biais de macros JVC va piloter au sein du X9000 2 EOTF, spécifiquement adaptées à notre contexte de projection… un « tweaking » que j’ai rapidement laissé tomber.

D’où l’intérêt de la fonctionnalité « Auto Tone mapping » incluse dans les JVC DLA-N5, N7 et NX9, qui va identifier (à l’image de la Vertex évoquée plus haut) les données :

  • MaxCLL (Maximum Content Light Level), la luminance pixel maximale sur l’ensemble du contenu (un film par exemple) et
  •  MaxFALL (Maximum Frame Average Light Level) la luminance maximale moyenne par image dans tout le contenu,

Des données qui font partie des specs d’encodage et (théoriquement) disponibles sur chaque BRD UHD.

Les valeurs MaxCLL et MaxFALL qui – avec l’indication dans le Menu du contexte de projection, singulièrement la taille écran (Menu Mapping Level) – vont permettre au calculateur du projecteur de déterminer à partir de la contextuelle valeur de luminance maximale potentielle sur laquelle il peut compter, quelles adaptations il doit faire par rapport à une (voire plusieurs) courbes EOTF théoriques, afin de reproduire au mieux, le contexte HDR individuel du titre BRD UHD joué.

Tone Mapping « Off », avec ici la valeur Picture Tone qui a été manuellement passée à 4.

Tone Mapping « On », avec les valeurs de correction Picture Tone, Dark Level, Bright Level, adaptées en fonction du contexte de projection avec la taille écran 4.50m, ce qui correspondant au Mapping Level 4.

Maintenant avant d’avoir vu cette nouvelle génération de projecteurs JVC de la série N, j’avais tendance à penser qu’en termes de luminosité maximale produite, une conception projecteur à base de lampes, avait atteint ses limites, ceci au profit de la technologie d’illumination laser.

Ceci d’autant plus dans le très contraignant contexte de la reproduction HDR en projection.

Toutefois, après avoir vu les performances dont sont capables les JVC DLA-N5 et NX9, tous deux équipés de la fonctionnalité Auto Tone Mapping et de lampes de référence PK-L2618U, on ne peut que constater qu’en projection, y compris HDR, la lampe semble encore avoir de bien beaux jours devant elle.

Bien sûr et comme chacun d’entre nous le sait, il faudra recalibrer et changer de lampe, bien plus fréquemment que de bloc laser, mais les coûts et soucis associés, n’en sont pas les mêmes non plus…

Tout un ensemble global qui fait que ce que l’on a pu voir lors de cette démo JVC sur 4.50m de base écran – la lampe du N5 et du NX9 étant chacune en mode Haut -, on peut estimer que les réglages issus de l’Auto Tone Mapping et qui pilotent la reproduction HDR, sont des plus appréciables, voire impressionnants en termes de rendus visuels.

Une fonctionnalité Auto Tone Mapping dont le fonctionnement, même s’il est conceptuellement différent, n’est pas sans rappeler quelques principes à la base du Dolby Vision. Ceci préfigure-t-il ainsi la possibilité de voir le Dolby Vision s’intégrer (à plus ou moins court terme) dans les projecteurs Home Cinema? L’avenir nous le dira.

Sachant que JVC nous a offert la possibilité de passer des BRD UHD références HCFR, dont certains extraits spécifiques que je connais bien, ont été précédemment utilisés lors de démos et tests, à savoir Blade Runner 2049, FF8 et Valérian. et à chaque fois, les extraits HDR reproduits, se sont avérés crédibles à mes yeux.

Ceci même si sur certaines scènes très lumineuses – singulièrement le générique d’intro de FF8 et dans une moindre mesure la scène sur la plage de Valérian – pour ce qui me concerne, je suis habitué à plus de pêche lumineuse et de saturation au niveau des couleurs.

Sachant que si l’espace colorimétrique du NX9 avec son filtre complémentaire intégré, est officiellement donné pour DCI 100%+, (et de souvenir @ 80% BT2020 est un chiffre qui a été annoncé à un moment). Sachant que le N5 qui n’est pas équipé du filtre complémentaire est donné pour 100%+ REC709, et @ 85% DCI.

Maintenant sur un écran de 4.50m de base, y compris avec une lampe en mode Haut, il ne peut y avoir de miracles en termes de luminosité perçue… d’où le fait que du point de vue du ressenti subjectif, le NX9 s’en tire logiquement mieux que le N5… même si ceci n’est clairement pas de l’ordre « du jour et de la nuit »…

Toujours est-il que de mon point de vue, le « Auto Tone Mapping » bâti au sein des projecteurs JVC DLA-N5, N7 et NX9 correspond à une réelle avancée_réussite dans le contexte des possibilités de reproduction HDR adéquate en projection.

D’où le fait que pour moi, le rendu qu’il est possible d’obtenir à partir du Auto Tone Mapping du N5 et du NX9, représente en soi, un réel « game changer » par rapport au passé, voire par rapport à ce qui est fait par ailleurs par la concurrence… du moment.

 

 

Contraste :

Bien que les valeurs de contraste On/Off publiées pour les projecteurs de la nouvelle série N soient légèrement en recul par rapport aux valeurs publiées pour la précédente série Xx900, le manque de contraste ne correspond pas à un item que l’on aurait pu identifier comme un manque, ceci dans l’ensemble des images qu’il nous a été possible de voir lors de cette démo JVC.

Alors si on peut légitimement se poser des questions quant à l’évolution du contraste ANSI au sein de cette nouvelle génération de projecteurs JVC de la série N. Pour ce qui me concerne, j’ai tendance à penser que cette seule référence ANSI de mesure intra-image, ne peut directement qualifier ce qu’il a été possible de voir avec les projecteurs de la série N, lors de ces démos JVC sur 4.50m de base écran.

En effet et pour moi, le contraste des N5 et NX9 correspond à un contexte dynamique de perception de contrastes inter-images, d’autant plus lorsque ceci est issu de l’Auto Tone Mapping, d’où une quantification qu’il est difficile de ramener à une seule valeur de référence, celle d’une image fixe avec la luminosité maximale reproduisant la mire ANSI standard avec 50% de carrés blancs et 50% de carrés noirs.

Sachant que les extraits visualisés n’étaient les seuls choisis_sélectionnes par JVC, mais comme indiqué plus haut, comprenaient également des extraits de titres utilisés lors des démos et tests internes HCFR.

Avec à la clé ce cliché en forme de  😉  :

Issu du générique de Blade Runner 2049, avec une sur exposition de la responsabilité de mon iPhone X, et où il est intéressant de voir les valeurs de corrections appliquées issues du Auto Tone Mapping

 

Un contexte de démos d’extraits où de nombreuses images étaient visuellement perçues comme 3D, un contexte où ces effets 3D étaient plus marqués et perceptible avec le NX9, qu’avec le N5…

… et tout ce qui fait que je suis désormais des plus curieux de voir ce que le JVC DLA-N7 saura faire.

 

Bruit ventilateur :

Alors est-ce dû au fait que la plus grande hauteur des projecteurs JVC de la série N, permet potentiellement d’y loger des ventilateurs de plus gros diamètre que la précédente serie Xx900, avec pour directe  conséquence une potentielle rotation plus faible, donc moins de bruit pour un débit d’air similaire, voire supérieur?

Toujours est-il qu’à l’oreille, dans dans les conditions de la grande salle JVC, le bruit en mode lampe Haut m’a semblé plus atténué que précédemment sur la version Xxx00 (et je n’ai pas pu tester le bruit en mode lampe Bas)

Un élément qu’il faudra donc vérifier lors d’un prochain test.

 

Synchro HDMI :

Chaque possesseur d’un projecteur JVC, connaît l’inconvénient – plus ou moins perçu par les uns et les autres – de la longueur de temps que prend la synchro HDMI.

Alors lors de cette démo JVC, il nous a été indiqué que le temps de synchro avait déjà été amélioré sur ces pré-versions N5 et NX9 qui étant en démo et qui ont été présentées comme finalisées à ~ 95%… Toujours est-il que pour ce spécifique contexte, pour ce qui me concerne, je n’ai pas vraiment perçu d’évolution par rapport au X9000 qui est à la maison.

Aussi faut- il espérer que la totale finalisation des exemplaires issus des chaînes de production, verra ce désagrément être pris en compte, avec à la clé un temps de synchro réellement revu à la baisse.

 

Prise USB :

A l’image du projecteur THDG JVC DLA-Z1 (pour découvrir son test HCFR – cliquer ici -), les 3 nouveaux projecteurs JVC de la N sont dotés à l’arrière d’une prise USB.  

Et tout comme pour le Z1, il nous a été indiqué que cette prise USB allait pouvoir servir lors d’éventuelles màj projecteurs.

Une excellente nouvelle pour tous ceux qui se sont un jour escrimés à faire des màj de projecteurs JVC via la prise RS232…

 

Conclusion :

Avec ce qu’il nous a été possible de découvrir lors de la présentation JVC du Mardi 11 Septembre, les tout nouveaux 4K natifs pour le DLA-N5 et 4K natif e-shift 8K pour le DLA-NX9, correspondent à des projecteurs JVC particulièrement bien nés, pensés et construits pour une reproduction optimisée tant de l’UHD_4K, que du HDR. Une reproduction HDR en projection Home Cinema, qui est une véritable gageure.

Ainsi par le biais de leurs matrices 4K natives, ces projecteurs JVC de la série N sont désormais potentiellement à même d’offrir à chaque utilisateur, un recul yeux_écran plus faible, permettant une immersion visuelle d’autant plus élevée.

Sachant que la nouvelle fonctionnalité « Auto Tone Mapping » correspond à un réel « game changer » permettant d’individualiser la reproduction de chaque BRD UHD, avec à la clé une restitution HDR qui devient potentiellement adéquate dans le contexte de la projection Home Cinema.

Ainsi pour un prix public de 5999€, le JVC DLA-N5 doté d’une optique intégralement en verre de 65mm, ainsi que de la fonctionnalité Auto Tone Mapping, devient-il un candidat incontournable pour toute personne à la recherche d’un projecteur à la résolution nativement 4K, associée à une reproduction HDR adéquate, un ensemble qui offre ainsi un rapport performances_prix réellement impressionnant.

Quant au JVC DLA-NX9 qui est positionné à 17999€, c’est un Très Haut de Gamme unique en son genre. Avec une superbe optique intégralement en verre de 100mm, le NX9 permet la mise en oeuvre de la résolution e-shift 8K, très probablement avec une plus grande souplesse quant à son installation, ceci sans perte en termes de performances (la plage de réglages lens-shift sans potentielle aberration optique étant plus grande du fait de la taille_surface de l’optique spécifique de 100mm). Sachant que le NX9 dispose également de la fonctionnalité Auto Tone Mapping qui permet la reproduction HDR adéquate évoquée plus haut, ici dans des contextes encore plus ouverts en termes d’installations possibles, que ce soit les tailles d’écrans plus grandes et/ou/avec des reculs plus faibles avec des possibilités d’immersions encore améliorées. Tout un ensemble de caractéristiques qui correspondent tout simplement à quelque chose de totalement impensable il y a seulement 1 an… singulièrement à ce prix.

Alors même s’il nous reste encore à découvrir le JVC DLA-N7, n’hésitez surtout pas à aller voir ces nouveaux projecteurs JVC de la série N… au besoin au Salon PAVS_Paris Audio Video Show les Samedi 20 et Dimanche 21 Octobre à Paris (lien _ cliquer ici)? Un incontournable événement dont HCFR est partenaire t avec des invitations qui sont offerte aux Membres de l’Association HCFR qui en font la demande – lien cliquer ici -) ?

 

Hugo
HCFR – Septembre 2018

 

 

– lien vers le sujet HCFR dédié aux nouveaux projecteurs 4K JVC DLA-N5 & DLA-N7 : http://www.homecinema-fr.com/forum/projecteurs-uhd-4k/jvc-dla-n5-et-dla-n7-projecteurs-4k-natifs-t30089794.html

 

– lien vers le sujet HCFR dédié au nouveau projecteurs JVC DLA-NX9 e-shift 8K : http://www.homecinema-fr.com/forum/projecteurs-uhd-4k/jvc-dla-nx9-projecteur-4k-natif-et-e-shift-8k-t30089795.html

 

 

 

 

 

 

 

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