Les tests Blu-ray & 4K Ultra HD du loup celeste, n°10

Les tests Blu-ray & 4K Ultra HD du loup celeste, n°10

Batman Forever

Provenance : Royaume-Uni // Support : 4K Ultra HD // Éditeur : Warner Bros. // Date de sortie : 03 juin 2019

Résolution : 3840×2160 // Cadence : 24p // Format : 1.85 // Encodage : HEVC
Gamut : BT.2020 // Chrominance : YCbCr 4:2:0 // Profondeur de couleurs : 10 bit
Master intermédiaire : 4K // HDR : HDR10 // Luminance : De 0.005 à 4000 nits

Bande-son : Anglais Dolby Atmos (core Dolby TrueHD 7.1), Anglais Dolby Digital 5.1, Français Dolby Digital 5.1
Sous-titres : Français, Anglais pour malentendants

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Coincé le cul entre deux chaises (l’ambiance colorée et déjantée de la série des années 60 couplée à des passages plus sombres), ce blockbuster bariolé dans lequel Val Kilmer (en Bruce Wayne crédible mais en Batman trop propret) se fait voler la vedette par Jim Carrey et Tommy Lee Jones (complètement hystériques), est peu inspiré et plutôt vilain visuellement (les effets spéciaux ont très mal vieilli) même si l’action est omniprésente et que le spectacle reste divertissant.

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(Condition de test : Écran OLED 2160p en mode de l’image Expert HDR)

Si cette restauration 4K n’est pas aussi belle que celles des films de Tim Burton, le vieillissant Blu-ray VC-1 sorti en 2009 n’est plus qu’un lointain (mauvais) souvenir. Adieu donc le piqué trop doux, les contrastes ternes et les néons peu audacieux. Aujourd’hui, la vision flashy de Joël Schumacher est enfin superbement représentée. Les images sont plus saines et stables, la définition est beaucoup plus précise (les extérieurs de Gotham), l’augmentation des détails est considérable (cf. le maquillage de Double-Face), l’énorme palette colorimétrique est autrement plus dense et vive (surtout les verts de l’Homme-Mystère), les scènes sombres profitent d’une plus grande fermeté grâce à des noirs plus solides (la Batcave apparaît sous son meilleur jour), et les hautes luminances sont plus brillantes que jamais (la référence dans le domaine étant le rendu de la peinture phosphorescente lors de la scène avec les punk).

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(Condition de test : Ampli HC 11.2 en mode d’écoute Dolby Atmos pour la VO et avec post-traitement Dolby Surround pour la VF)

Du défilement du générique d’ouverture à la folie chaotique des scènes d’action, cette nouvelle bande-son Dolby Atmos musclée et très bruyante use en permanence et avec amusement de toutes les enceintes. La spatialisation est submergée d’une tonne d’effets et d’autant d’ambiances, la dynamique est loin de faire sa timide, les surrounds font du zèle, les canaux de hauteur sont dès le départ très actifs (un hélicoptère, la présence de Batman, des munitions qui ricochent, des chutes de verres, les éclats du tonnerre, des voix, la Batwing et j’en passe), la partition d’Elliot Goldenthal monte crescendo et s’avère bien enveloppante, les basses ne font pas dans la dentelle (des explosions cataclysmiques) et les dialogues sont toujours clairs. Ça déménage sévère ! Nettement moins pêchue, la VF donne quand-même son maximum.

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Matériel de test (Config. HP : 7.2.4)
Diffuseur vidéo : Sony KD-55AF9 Source : Oppo UDP-203 Audiocom Reference Amplification : Pioneer SC-LX901
Enceintes : Focal Electra CC1008 BE2, Electra 1028 BE2, Chorus B8V W, Chorus 706V, Sub 300P; Klipsch RP-140SA
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