Les tests Blu-ray & 4K Ultra HD du loup celeste, n°10

Les tests Blu-ray & 4K Ultra HD du loup celeste, n°10

Batman et Robin

Provenance : Royaume-Uni // Support : 4K Ultra HD // Éditeur : Warner Bros. // Date de sortie : 03 juin 2019

Résolution : 3840×2160 // Cadence : 24p // Format : 1.85 // Encodage : HEVC
Gamut : BT.2020 // Chrominance : YCbCr 4:2:0 // Profondeur de couleurs : 10 bit
Master intermédiaire : 4K // HDR : HDR10 // Luminance : De 0.005 à 4000 nits

Bande-son : Anglais Dolby Atmos (core Dolby TrueHD 7.1), Anglais Dolby Digital 5.1, Français Dolby Digital 5.1
Sous-titres : Français, Anglais pour malentendants

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Ouvertement kitsch et ultra-coloré, Batman et Robin assume pleinement sa filiation avec la série TV des années 60 pour devenir un nanar de compétition foutrement fun et stupide qui tourne en dérision l’univers du Chevalier Noir (aux tétons saillants). Humour au ras des pâquerettes et scènes d’action WTF jamais crédibles se côtoient donc au milieu de gigantesques décors baroques, où le casting quatre étoiles (non mais Schwarzy quoi !) s’amuse comme des petits fous à se donner la réplique devant la caméra sans point de vue d’un Joel Schumacher sous ecsta. Un plaisir coupable comme il en existe peu.

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(Condition de test : Écran OLED 2160p en mode de l’image Expert HDR)

La définition brouillonne, les couleurs criardes et l’aspect terriblement plat du Blu-ray ont laissé place à des images largement plus plaisantes puisque grandement améliorées (pour ne pas dire transformées). La structure granuleuse est d’une belle finesse, la netteté du cadre est massivement accrue, les détails sont infiniment plus révélateurs (les pores de la peau, les costumes, les décors), la palette colorimétrique est plus vive et éclatante (les rouges et les bleus se détachent comme jamais), les contrastes sont plus intenses (ils s’appuient sur des blancs plus brillants et des noirs plus caverneux), et les éclairages en tout genre (surtout les paillettes argentées sur le visage de Mr. Freeze) sont éclatants au possible.

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(Condition de test : Ampli HC 11.2 en mode d’écoute Dolby Atmos pour la VO et avec post-traitement Dolby Surround pour la VF)

Ultra-énergique et usant sans retenue de toutes les enceintes, la VO Dolby Atmos est assez prodigieuse dans son genre. Amplifiant gratuitement le moindre petit effet au sein d’une activité multicanale spectaculaire (les surrounds sont au taquet), elle est aussi pourvue d’une musique enveloppante qui ne cesse de s’engager, de basses lourdement armées et de voix fermes (celle de Schwarzenegger, volontairement artificielle, est parfois retransmise sur plusieurs canaux). Enfin, elle met à contribution une scène aérienne particulièrement fun (Batman qui passe au travers d’une fenêtre de toit, Freeze qui use de son blaster, Bane qui projette un homme, Poison Ivy qui redécore son repaire, la trajectoire d’une fusée, l’air produit par la « ventilation » de froid, etc.) qui accentue la sensation d’espace acoustique. Étonnamment, la VF est aussi rentre-dedans et n’a pas vraiment à rougir malgré une spatialisation forcément moins précise.

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Matériel de test (Config. HP : 7.2.4)
Diffuseur vidéo : Sony KD-55AF9 Source : Oppo UDP-203 Audiocom Reference Amplification : Pioneer SC-LX901
Enceintes : Focal Electra CC1008 BE2, Electra 1028 BE2, Chorus B8V W, Chorus 706V, Sub 300P; Klipsch RP-140SA
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