Les tests Blu-ray & 4K Ultra HD du loup celeste, n°7

Les tests Blu-ray & 4K Ultra HD du loup celeste, n°7

2001, l’Odyssée de l’espace (UBD)

Provenance : Espagne
Éditeur : Warner Bros.
Format vidéo : 3840×2160 / 24p – Dolby Vision / BT.2020 – YCbCr 4:2:0 / 12 bit – Encodage HEVC – Format 2.20 – 4K DI
Luminance HDR : Adaptée aux caractéristiques techniques spécifiques du dispositif d’affichage utilisé
Bande-son : Anglais DTS-HD MA 5.1 (restauration de 1999), Anglais DTS-HD MA 5.1 (six pistes originales de 1968), Français Dolby Digital 5.1
Sous-titres : Français, Anglais pour malentendants

Qualité vidéo : Image
Totalement modernisées sans jamais trahir l’œuvre (la restauration ayant été supervisée par Leon Vitali qui a longuement collaboré avec Stanley Kubrick), les images de ce master 4K (downscalé d’un scan 8K tiré des négatifs originaux 65mm) sont globalement grandioses. Tourné en Super Panavision 70 et exploité en projection Cinérama en 1968, 2001, l’Odyssée de l’espace parvient à retrouver de sa superbe près de 50 ans après sa sortie. Le format d’image a volontairement été resserré (une volonté de l’équipe de restauration pour respecter la nature sphérique du négatif original), le master a été pleinement nettoyé et les couleurs ont été ré-étalonnées pour un rendu très contemporain. Nous nous retrouvons de la sorte avec des images magnifiques (malgré de petites réserves mais j’y reviendrai plus tard) où la compression est infaillible, où la netteté a fait un énorme bond en avant (des détails de partout jusqu’aux moindres petits recoins des arrière-plans), où le grain est beaucoup plus délicat et homogène qu’avant, où la palette colorimétrique qui vire la précédente teinte verte n’est plus terne du tout et laisse vibrer des couleurs rayonnantes (surtout les rouges), où les contrastes sont bien plus prononcés que par le passé (cf. l’éclat des blancs), et où les sources lumineuses s’affichent avec une intensité complètement inédite pour ce film (les étoiles, les voyants de contrôle, les reflets sur les vaisseaux/stations spatiaux). Et parce que la perfection n’est pas de ce monde, c’est bien à cause de l’âge du film et plus précisément des limitations techniques de l’époque, que les quelques défauts qui pointent de-ci de-là (des plans plus doux, des contours un peu artificiels et des noirs pas toujours ultra-profonds) sont dus.
Qualité audio : Image
Pour du Dolby Atmos il faudra repasser, mais les deux VO DTS-HD MA 5.1, même si l’une est moins dynamique et ouverte (celle de 1968) que l’autre, proposent une expérience sonore de tous les instants où les longs silences ont autant d’importance que l’intemporelle musique classique qui est reproduite avec grand soin. Bien évidemment, la scène avant est ici privilégiée, mais les surrounds savent se faire entendre lors de la diffusion de quelques ambiances environnementales. Une mention spéciale aussi à la respiration qui exploite toutes les enceintes (de hauteur comprises si vous activez un DSP 3D de votre ampli) lorsqu’elle « circule » dans le casque des combinaisons spatiales. Infiniment plus grossière et refermée de partout, la VF est à éviter surtout qu’il y a peu de dialogues dans cette Odyssée de l’espace.

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