Les tests Blu-ray & 4K Ultra HD du loup celeste, n°8

Les tests Blu-ray & 4K Ultra HD du loup celeste, n°8

Alien, le huitième passager

Provenance : France // Support : 4K Ultra HD // Éditeur : 20th Century Fox // Date de sortie : 24 avril 2019

Résolution : 3840×2160 // Cadence : 24p // Format : 2.39 // Encodage : HEVC
Gamut : BT.2020 // Chrominance : YCbCr 4:2:0 // Profondeur de couleurs : 10 bit
Master intermédiaire : 4K // HDR : HDR10+ // Luminance : De 0.005 à 1000 nits

Bande-son : Anglais DTS-HD MA 5.1, Anglais DTS-HD MA 4.1 (version cinéma uniquement), Anglais DTS-HD MA 2.0 Surround, Français DTS 5.1
Sous-titres : Français, Anglais pour malentendants

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(Condition de test : Écran OLED 2160p en mode de l’image Expert HDR)

Tirées d’une nouvelle restauration 4K supervisée par Ridley Scott (le communiqué officiel indique qu’elle est différente de celle utilisée en 2010 pour la sortie Blu-ray), les images flambant neuves de ce transfert UHD HDR10+ sont magnifiques. Captées à l’époque du tournage (1979) en 35mm avec optiques anamorphiques, elles s’affichent aujourd’hui avec un superbe grain argentique que l’emploi modéré de DNR ne vient jamais perturber. Pourvues d’une précision sidérante (la maquette du remorqueur spatial et le matte painting sur la planète inconnue n’en sont que plus visibles) avec kyrielle de détails inconnues jusqu’alors (la scène du Space Jockey en est le parfait exemple), elles ne cachent plus rien des pièces et des longs couloirs du cargo, surtout que l’on récupère ici une portion du cadre (à gauche et à droite) absente auparavant. Bien évidemment, les gros plans sur le visages des acteurs (les pores de la peau et la sueur) ainsi que les combinaisons et le Xénomorphe lui-même profitent de cette hausse de la résolution. Grâce à la réalisation d’un nouvel étalonnage, la palette colorimétrique est maintenant mieux saturée (le rouge écarlate lors de l’apparition violente du Chestburster) et s’offre des teintes inédites absolument fascinantes (la couleur rouille-orange dans le hangar). Film sombre oblige, les contrastes sont encore plus appuyés qu’avant avec des noirs fabuleux. Ils parviennent d’ailleurs à dévoiler moult éléments plongés dans la pénombre ambiante (ils étaient précédemment masqués) tout en restant d’une profondeur modèle. Dernier point et pas des moindres, les innombrables sources lumineuses brillent à présent de mille feux. Des reflets sur l’eau ou le métal à la chaleur des flammes, en passant par l’intensité des lampes torches et les flashs aveuglants des éclairages intérieurs à l’approche de l’autodestruction du vaisseau, il y a clairement un avant et un après. Concernant la Director’s Cut, les scènes supplémentaires (deux minutes ajoutées à la version cinéma en seamless branching) dénotent un peu car tirées de l’ancien master 2K. Upscalées avec l’application d’un HDR automatique, elles semblent forcément plus grossières.

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(Condition de test : Ampli HC 11.2 avec post-traitement DTS Neural:X pour la VO et la VF)

Malgré l’absence d’une piste 3D qui aurait certainement apporté un vrai plus aux déjà très satisfaisants mixages 4.1 (plus brute avec un sound design parfois légèrement différent) et 5.1, ces pistes sonores qui donnent la priorité à la scène frontale n’en n’oublient pourtant pas l’activité surround qui s’avère être vraiment attrayante lorsque la narration l’impose (beaucoup d’ambiances atmosphériques lourdes comme les « respirations » du Nostromo). La spatialisation est donc finement travaillée, la dynamique a de l’élan, le score angoissant de Jerry Goldsmith ne manque pas d’ampleur et les basses soulignent le tout efficacement. Quant à la VF, moins organique que la VO malgré une répartition aussi convaincante (si ce n’est la voix donnée à Mother), son doublage est un peu trop mis en avant.

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Matériel de test (Config. HP : 7.2.4)
Diffuseur vidéo : Sony KD-55AF9 Source : Oppo UDP-203 Audiocom Reference Amplification : Pioneer SC-LX901
Enceintes : Focal Electra CC1008 BE2, Electra 1028 BE2, Chorus B8V W, Chorus 706V, Sub 300P; Klipsch RP-140SA
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