Test HCFR du Sony VPL-VW270ES, projecteur 4K

Test HCFR du Sony VPL-VW270ES, projecteur 4K

Compte-rendu d’utilisateur par jeff_jacko / Judi_maelstrom

 

De temps en temps il faut savoir se faire plaisir dans notre passion commune du Home Cinéma. Il vaut mieux ne pas commettre d’erreur quant à nos critères de choix. A l’occasion de la visite du PAVS de 2018, “Judi” mon ami et partenaire de reportage HCFR, a eu l’envie de changer son vidéoprojecteur et de passer à l’UltraHD. Il faut dire que son fidèle DLA-X35 a fait son temps, même si d’une certaine manière ce petit JVC fait encore du très bon travail. Les objectifs de Judi : regarder des films, pouvoir jouer aux jeux vidéos et vu les évolutions technologiques, avoir de l’UltraHD et du HDR.

Après réflexion sur les principaux produits du marché il est ressorti comme impératif d’avoir une résolution 4k native et un prix encore contenu. Au final, il ne restait que le Sony VPL-VW270ES qui présente un rapport prix / qualités / contraintes encore avantageux.

La bête est commandée et livrée pour les fêtes. Même si on connait cette machine, on a du pain sur la planche : mise en place et calibrage.

Le VPL-VW270ES succède donc au VPL-VW260ES. Il y a peu de différences entre ces deux machines, avec notamment l’apport de connectiques HDMI 18 Gbs et une compatibilité Motion Flow sur les programmes en UltraHD. La bande passante compatible 18 Gbs n’a pas de grand intérêt, car à l’heure actuelle, seul le fameux film de Ang Lee “Un Jour Dans La Vie de Billy Lynn” est proposé en 60 images seconde. Toutefois les utilisateurs de PCHC (ce qui n’est pas notre cas) et les joueurs auront besoin d’une compatibilité avec un tel flux. Surtout que la nouvelle génération de console permet d’exploiter les jeux en UHD (native ou scalée) avec HDR.

Le VPL-VW270ES se présente comme un produit polyvalent capable de satisfaire plusieurs axes :

  • Regarder des films dans un usage purement HomeCinéma
  • Regarder la TV dans un contexte de mise en oeuvre raisonnable (puissance limité à 1500 lumens donnée constructeur)
  • Profiter de l’UltraHD et du HDR, toujours dans un contexte raisonnable
  • Satisfaire les gamers

C’est évidemment le prix qui permet de positionner avantageusement le VPL-VW270ES sur ces quatre axes principaux. En effet, d’autres produits s’inscrivent aussi avantageusement sur ces axes, mais à des prix plus élevés, ce qui fait perdre en rationalité à moins d’avoir confortablement les moyens de se faire plaisir sans compter. Les Mono DLP constituent une alternative intéressante, mais les effets d’arc en ciel (AEC) encore trop présents sur les modèles UHD grand public constituent une variable trop hasardeuse. Je ne dis pas que le choix est rédhibitoire, je rappelle le risque.

En ce qui le concerne, Judi a donc fait le bon choix. Passons aux étapes de mise en place et aux différentes optimisations.

 

Ajustement des converges et mesures des généralités

Je lis souvent comme critique des vidéoprojecteurs Sony qu’une optique hybride verre plastique présente des défauts. Il est vrai qu’aucun vidéoprojecteur grand public dispose d’une optique parfaite, mais il faut évaluer avec justesse les problèmes que l’on peut rencontrer.

Dans tous les cas un zoom excessif, ainsi que l’usage poussé du lens shift provoquera des problèmes au minima d’uniformité, d’intensité des couleurs et de netteté aux externas de l’image (problèmes liés à la concavité des optiques). L’optique hybride du VPL-VW270ES présente un diamètre maximal de 83 mm ce qui n’est d’ailleurs pas l’élément essentiel de réflexion puisque toute la construction de l’optique et son réseau de lentilles jouent un rôle. Cet aparté pour souligner ce que nous avons observé chez Judi, les convergences étaient presque parfaites ! Aucun réglage global ne fût nécessaire, nous avons procédé à un réglage par zone pour pousser la cohésion des convergences au maximum, mais ce n’était pas indispensable.

Convergences avant ajustement :

Convergences après ajustement :

Comme vous pouvez le constater, il est difficile de pouvoir départager les convergences avant et après ajustement. En situation, il a fallu se placer très proche de la mire afin d’apprécier les amplitudes de correction a appliquer.

Judi a peut être eu la main heureuse et il est tombé sur un modèle avec une finition particulièrement bonne ? Dans tous les cas les faits sont là !

Passons aux mesures de performances natives et de couverture de gamut.

Protocole des mesures :

  • Ecran : blanc mat, format 1.78:1, gain 1.0, base 2,34m
  • Distance écran vidéoprojecteur : 4,25m
  • Position des sondes : 3,4m de l’écran
  • Sonde spectromètre : Jeti Specbos 1211
  • Sonde colorimètre : Klein Instruments K10A
  • Générateurs de mires : Accupel DVG-5000, DVDO AVLab TPG, HDfury Integral pour le HDR.
  • Logiciel : Chromapure Pro 3

Nous avons relevé :

  • Contraste séquentiel natif environ 7000:1
  • Contraste ANSI 310:1
  • Luminosité maximale de 1350 lumens
  • Lag “vidéo” : 130 ms
  • Lag “jeux” : 36,7 ms
  • Rec.709 : 98%
  • DCi : 88%
  • Rec.2020 : 60%
  • Rec.2020 augmenté : 65%

Après calibrage certaines valeurs sont appelées à baisser bien évidemment. Notez une puissance lumineuse relativement proche des données constructeur et je pense qu’en explorant davantage les variantes de mise en oeuvre il serait possible d’arriver aux 1500 lumens annoncés, mais dans un contexte hors usage évidemment.

Voici l’incidence du zoom sur la puissance lumineuse du VPL-VW270ES :

Le montage de l’optique du VPL-VW270ES indique une incidence du zoom linéaire sur la puissance lumineuse délivrée. Cet élément est important et compense un peu l’absence d’iris qui empêche un réglage fin de la puissance lumineuse. Il sera possible dans une certaine mesure de juguler la puissance lumineuse en jouant sur le rapport distance + zoom. Je précise à nouveau dans une certaine mesure, car en pratique l’objectif poursuivi est une taille d’écran et un vidéoprojecteur positionné au mieux dans la pièce par rapport aux contraintes. Bien que la puissance lumineuse devrait être un objectif poursuivi, elle ne pourra être qu’une conséquences des différents compromis.

A ce titre je n’ai pas fait d’analyse du restant de puissance lumineuse car on subit “à l’ancienne” la puissance lumineuse du mode lampe que l’on aura choisi. Dans le cas de Judi, le mode bas suffisait pour tout ce qui est SDR avec une réserve qui compensera la baisse de puissance de la lampe. Le HDR en lampe haut affichait 80 nits, ce qui est suffisant pour se faire plaisir du moment que le couple source et vidéoprojecteur est convenablement ajusté. Dans une situation comme celle-ci, le fameux “tweak” HDR est envisageable mais pas indispensable.

Côté nuisance sonore nous avons mesuré les valeurs suivantes :

Les mesures ont été effectuées dans un mode d’usage normal du VPL-VW270ES. Nous pouvons considérer ces relevés comme des moyennes et non des pics de valeur. Les mesures sont relatives aux données constructeur. Elles impliquent un appareil assez silencieux y compris en usage lampe haut. D’ailleurs sur ce modèle, toutes les présélections utilisent la lampe en mode haut. Judi avait commencé à utiliser son VPL-VW270ES et n’avait pas touché les réglages de preset. Il fût étonné de savoir qu’il utilisait son vidéoprojecteur en mode lampe haut, il ne le trouvait pas particulièrement bruyant par rapport à son JVC DLA-X35 dont le mode de fonctionnement était pourtant en lampe bas.

 

Les calibrages

Le VPL-VW270ES se calibre comme tout bon vidéoprojecteur. Nous avons retenu plusieurs profiles. Le traditionnel Rec.709, le Rec.2020 non sans difficulté et un DCi assez simple à obtenir au final et dont la base sera l’espace de couleur 3, alors que sur le VPL-VW760ES il fallait partir de l’espace 2. Notez qu’il vous est possible de créer un espace custom si vous le désirez. Partir de l’espace colorimétrique le plus vaste du VPL-VW270ES est aussi une très bonne base pour le calibrer en DCi.

Voici le tableau récapitulatif de l’ensemble des présélections :

 

A comparer avec le tableau du VPL-VW760ES, vous constaterez des différences. Sony adapte donc précisément les présélections aux particularités des vidéoprojecteurs. Cela implique aussi des différences au niveau de la méthode de calibrage.

Avant de calibrer prenez note que :

  • La gestion dynamique du contraste a une incidence. Calibrez sans ce dispositif que vous utiliserez ensuite suivant votre appréciation subjective. Mesurez-en tout de même l’incidence afin de pondérer gain contre artefacts
  • Le Clear White a une incidence importante. Calibrez sans cet algorithme, je vous conseille de ne pas vous en servir.
  • Opter pour le niveau de lampe qui vous donne de la marge en puissance lumineuse.
  • Créez un profile spécifique pour l’UltraHD Rec.2020. Malgré les automatismes un défaut persiste, les corrections de l’espace de couleur d’une même présélection s’applique à tous les gamuts alors que les corrections doivent être différentes.
  • Lisez bien la notice qui vous rappellera à quoi correspondent les gammas et les températures de couleur.
  • Utilisez ImageDirector3 si vous souhaitez calibrer votre gamma avec précision.
  • Testez le “Tweak” HDR pour Sony si vous sentez que le rendu n’est pas assez lumineux. Merci à Thaal sur notre forum.
Le Rec.709

Comme l’environnement de Judi n’est pas une salle dédiée à proprement parler, nous avons tenu compte des contraintes de la pièce : cloisons claires. Les valeurs visées sont alors :

  • Température de couleur : 6500°K
  • Gamma : 2.22
  • Espace colorimétrique : Rec.709
  • Puissance lumineuse mini : 14 fl

Quelque soit la présélection de départ vous pourrez y inclure les bases du calibrage. Ne cherchez pas à calibrer de la présélection la plus proche. Sélectionnez celle dont l’intitulé vous convient et assemblez-y les profiles nécessaires.

Température de couleur :

Il s’agit de l’élément qui demande le plus de correction et malgré la limite, les ajustements par GAIN et BIAS sont suffisant pour réajuster l’échelle de gris aux valeurs IRE les plus importantes. Pour mieux faire il faut se munir de Image Director 3 ou d’un appareil externe disposant d’un correcteur multi-points.

Gamma :

La présélection de gamma à 2.2 correspond assez bien. D’une manière générale les présélections de gamma linéaires sont plutôt bonnes chez Sony et tablent sur des valeurs mesurées proches des cibles théoriques.

Tout comme la température de couleur, si on souhaite aller plus loin dans la correction il faudra passer par Image Director 3.

Calibrer l’espace colorimétrique de référence Rec.709 sur le VPL-VW270ES est un vrai jeu d’enfant ! Comme sur l’ensemble des vidéoprojecteurs de la marque, cet espace est très bien étalonné d’usine. Avant le calibrage nous avons des DeltaE moyens inférieurs à 2, ceux du ColorChecker étant excellent. Le calibrage se fera donc simplement sur les saturations à 75% pour obtenir au final des DeltaE moyens encore plus faibles, dont ceux du ColorChecker passant sous la valeur 1.

Voici un excellent point de départ. En dehors de la température de couleur, il ne sera pas indispensable (bien que bénéfique) de calibrer l’ensemble des aspects colorimétriques du Rec.709 sur le VPL-VW270ES. Sans calibrage, le rendu visuel à partir des bonnes présélections est déjà très bon. Disons que sorti du carton le Rec.709 est déjà très bon et ne nécessite pas d’ajustements majeurs. Seul un calibrage complet fera une différence.

Pour aller jusqu’au bout, il faudra passer par la case Image Director 3 ou celle d’un 3D LUT.

 

Calibrer le DCi à partir de l’espace 3 ou à partir d’un espace customizé

Comme l’environnement de Judi n’est pas optimisé j’ai visé un gamma commun de 2.22. En théorie il faudrait pouvoir aller plus loin vers un gamma de 2.4 et idéalement 2.6. Ces cibles rentrent dans un contexte difficile et il faut les ajuster suivant l’environnement de projection. Suivant votre cas, n’hésitez pas à opter pour 2.4 ou mieux 2.6. Les présélections de gamma étant correctement indexées, vous obtiendrez un bon résultat à condition que votre environnement puisse permettre de tels niveaux de gamma.

L’espace de départ le plus proche est l’espace 3. Comme alternative, vous pourrez vous essayer à créer l’espace qui servira comme point de départ. Pour ce faire, sélectionner l’espace custom et élargissez ce dernier le plus possible, sans vous préoccuper de la position des cibles des saturations à 100%. Vous verrez dans les tableaux CIE qu’un calibrage à 75% ou 50% de saturation suivant les valeurs permet d’ajuster le gamut sans trop perdre en couverture totale.

  • Température de couleur : 6500°K
  • Gamma : 2.22
  • Espace colorimétrique : DCi
  • Puissance lumineuse mini : 14 fl

Sur ce calibrage nous avons utilisé les mêmes corrections qu’en profile Rec.709.

La démarche change avec l’ajustement de l’espace colorimétrique devenu indispensable. En effet le profile DCi n’est pas prévu au départ, il faudra partir de l’espace de couleur 3 ou le créer à partir de l’espace custom. Le gamut de base présente donc des DeltaE importants et une forme non linéaire surtout dans la composante primaire verte. Attendez-vous à un travail de calibrage plus complexe qui implique de sélectionner quelle saturation à calibrer par composante primaire et secondaire. Retenez l’objectif d’arriver à une moyenne de DeltaE la plus équilibrée et la plus basse possible.

La mesure des saturations démontrent un point de départ significativement éloigné des cibles normalisées. Dans ce cas le calibrage est indispensable mais permet de réduire considérablement les erreurs et de s’approcher favorablement de la norme.

Le relevé des DeltaE démontre qu’il n’est pas possible de corriger l’ensemble des saturations. Le vert restera partiellement corrigé, ce qui est normal étant donné la forme du gamut de départ. Toutefois les DeltaE baissent considérablement pour arriver à une moyenne de 1.6. Un très bon score compte tenu des contraintes que présente ce calibrage.

Le ColorChecker nous permet de confirmer le calibrage effectué sur le gamut DCi. Les moyennes baissent et passent sous le score de 1.5, ce qui représente une valeur plus qu’acceptable.

Bien que le DCi ne soit pas prévu sur ce vidéoprojecteur Sony, la machine dispose de tous les outils nécessaire à sa création et son calibrage. L’exercice sera évidemment plus compliqué qu’en Rec.709. D’une certaine façon nous retrouvons une situation de calibrage typique des vidéoprojecteurs d’ancienne génération sur lesquels les profiles colorimétriques étaient très mal étalonnés, au final rien d’insurmontable ni d’inhabituel.

 

Screens SDR, profile DCi

Pour des raisons de choix personnels, Judi a opté pour le profile DCi. Nous avons pris ces screen shots à partir d’un lecteur OPPO  BDP-103DEU paramétré en mode source directe. Ainsi la source devient totalement transparente, ce qui est rendu à l’écran est la résultante des performances du VPL-VW270ES dans son environnement.

Valérian et la Cité des mille planètes

Blade Runner 2049

Le calibrage du Rec.2020, ardu et imposant des compromis

Le calibrage du Rec.2020 nous a posé quelques problèmes qui je pense, n’ont pas été liés à l’environnement mais à la nature de la technologie. Il est donc fort probable que vous rencontriez les mêmes difficultés. Ces difficultés concernent évidemment le gamut simulé qui ne couvre au départ pas plus de 60% mais qui peut pousser à 65% de couverture si on décide de l’élargir encore un peu à partir de l’outil d’édition des espaces.

Le problème que nous avons rencontré est assez ennuyeux. En effet, la correction demande une approche raisonnée car il s’agit d’un gamut simulé propriétaire. Il ne faudra donc corriger que les valeurs propices à une manipulation. Rappelez-vous que toute correction colorimétrique est itérative et que son incidence cible plusieurs valeurs. En particulier les manipulations de gamut faites à partir des CMS 1D LUT des vidéoprojecteurs.

Trois possibilités de calibrage du gamut Rec.2020 sur le Sony VPL-VW270ES :

  • Ne pas toucher au gamut : étrangement c’est ainsi que nous avons obtenu le meilleur compromis.
  • Calibrage uniquement de certaines primaires et secondaires : la moyenne finale de DeltaE n’est pas meilleure.
  • Calibrage de toutes les composantes primaires et secondaires : la moyenne de DeltaE obtenue est moins bonne.
  • Elargir jusqu’à 65% de couverture du gamut puis correction : Avec ou sans correction les DeltaE moyens sont alors moins bons.

Malgré plusieurs essais, il n’a pas été possible de tabler sur un ajustement idéal. Il faudra donc faire un choix en ce qui concerne le rendu visuel final et par principe, si on souhaite ou non se contenter de la couverture d’origine de seulement 60% du Rec.2020.

La température de couleur se calibre simplement à partir de GAIN et BIAS sur des mires HDR et ne présente pas de difficultés particulières.

 

L’EOTF découle de la puissance lumineuse limitée que nous avons obtenu de 80 nits. Le clipping arrive donc assez tôt, la cohérence a été ajustée à partir de contraste HDR et de luminosité. Une technique certes dépassée, mais qui a le mérite d’être disponible et facile à utiliser. D’ailleurs la correction s’avère efficace.

 

Pour aller plus loin dans la démarche d’optimisation HDR, il faudra envisager le tweak ou l’usage d’outils supplémentaires. Dans notre contexte, le rendu est déjà satisfaisant et peu suffire pour tout usage, films ou jeux vidéos.

Un exemple de ce que donne le calibrage sur les saturations :

Au mieux, nous arrivons à nous rapprocher de la moyenne de DeltaE du gamut de départ. Certaines corrections impliquent aussi une nouvelle dérive sur d’autres valeurs. Je ne vous montre pas le ColorChecker qui perd en cohérence et dont les DeltaE augmentent.

Dans le cas du VPL-VW270ES, je ne conseille pas de tenter un calibrage du Rec.2020. Dans son contexte spécifique d’espace partiellement couvert et de forme simulée, les résultats n’apportent que peu de changements avec un risque de dénaturer la cohérence de l’image : l’outil disponible ne permet pas une correction acceptable. Il faudrait approfondir, car il y a certainement une approche viable mais complexe.

En l’état le Rec.2020 prévu par Sony fait déjà son travail et pourra suffire sans y apporter de modifications.

 

Screens issus de bluray UHD

Bien que les noirs pourraient être plus profond sur un autre modèle ou chez certains concurrents, il faut surtout s’attarder sur la lisibilité des zones sombres contrastées avec les éléments lumineux. Toute l’information est reproduite sans perte et avec une dynamique de l’image affirmée. Au niveau de l’équilibre contraste et dynamique, le VPL-VW270ES réalise un sans faute. Sur ce vidéoprojecteur avec une base d’image raisonnable, le HDR révèle son potentiel et démontre les avantages de cette technologie en vidéoprojection malgré les contraintes de mise en oeuvre.

Wonder Woman

The Passengers

Ready Player One

Interstellar

 

Le VPL-VW270ES, un projo gamer ?

Judi est un gamer et c’est aussi vis à vis de cet objectif que son choix s’est porté sur le VPL-VW270ES. De mon point de vu personnel, ce vidéoprojecteur est surtout un excellent produit pour regarder des films. Bien qu’imparfait et manquant de certains éléments comme la mémoire de zoom et un iris, le VPL-VW270ES se place toutefois judicieusement sur une gamme de tarif logique et justifiée.

C’est un très bon produit !

Maintenant mon avis n’est pas le plus important car il ne s’agit pas de mon projo mais celui de Judi. A propos d’un usage film, nous sommes tout les deux d’accord et c’est rassurant. L’apport sur le jeu par rapport à un DLA-X35 est sans appel et ce n’est pas une simple question de hausse de résolution.

Judi utilise enfin une PS4 Pro qui permet de profiter des jeux en HDR. Le VPL-VW270ES offre une expérience fabuleuse avec un effet TV géante parfaitement adaptée. Le gain est évidemment perceptible sur les visuels, car si la machine de jeu génère de belles images, l’immersion est à imputer au diffuseur. Cet élément est de nos jours très important en jeu vidéo. Les technologies ayant fortement progressées, le gameplay lui-même peut dépendre du rendu visuel. Profiter d’une grande et belle image est alors un atout pour le joueur. D’autant que les jeux actuels disposent de graphismes très détaillés, autant pouvoir en profiter tout comme des couleurs plus riches misent en avant par le HDR.

Par rapport à son DLA-X35 sur les mêmes jeux, Judi a gagné principalement en profondeur de champ de vision, les détails accrus aidant aussi un peu. L’input lag quant à lui, est similaire et n’était déjà pas pénalisant. 36,7 ms est un score typique certes, mais largement suffisant pour jouer y compris aux FPS.

Quelques screen shots :

Le VPL-VW270ES est un excellent produit qui séduira de nombreux passionnés de belles images. En tous cas, Judi et moi-même avons été convaincus !

 

Après un mois d’utilisation, le verdict final

Jacko_Jeff : Après un mois d’utilisation nous voilà de retour chez Maelstrom_Judi afin de prendre la température et pour découvrir ce que le couple Panasonic DP-UB9000 / Sony VPL-VW270ES peut donner sur des films en Ultra HD.

Quelques petits ajustements plus tard nous nous lançons dans une séance de visionnage intensive d’extraits de divers films. Séance qui confirme mes impressions concernant l’entrée de gamme 4K de Sony, nous avons entre les mains un excellent vidéoprojecteur alliant polyvalence et performance. Bien entendu l’environnement de Judi est plutôt adapté au produit avec un écran de taille d’image raisonnable (2,35m), mais malheureusement une pièce assez claire.

Ce qui ressort de nos essais à partir d’une bonne source souligne les avantages connus des vidéoprojecteurs Sony : une image propre, peu bruitée, fluide et ayant un contraste intra-image de haut niveau soutenant la dynamique qui profite au rendu HDR. Bien que le contraste séquentiel soit plus bas que sur les projecteurs JVC il faut admettre que le rendu des noirs et des scènes sombres est très convaincant. Ce n’est pas la pièce semi-dédiée claire qui a pénalisé la performance : l’avantage d’une base d’image correspondant au domaine d’utilisation de ce vidéoprojecteur. La taille d’image adaptée permet également de tenir compte de l’optique et des impératifs de netteté et de piqué de l’image. Certes l’UltraHD pourrait profiter d’une base d’image plus grande afin de marquer sensiblement la différence avec le 1080p, différence déjà atténuée par le scalling très performant combiné au Reality Creation. Une autre distinction de Sony face à ses concurrents : des processings de traitement de mise à l’échelle de d’accentuation des détails qui figurent parmi les meilleurs du marché. Et bien entendu, le SDR peut facilement s’exploiter sur une base d’image bien plus grande. Mais dans le contexte de Judicaël, le “petit” écran est un atout. De toutes façons il ne serait pas possible en l’état d’opter pour une plus grande image chez lui.

Alors la différence entre un film 1080p et un film UltraHD est-elle effective ? Oui bien entendu et sans ambiguïté du moment que le HDR est bien mis en œuvre avec une puissance lumineuse fonctionnelle. Les films natifs 4k marquent évidemment une différence évidente et il faut bien retenir ce que nous savons pourtant depuis les débuts du format : faire le distinguo entre les films issus d’un master 2k et ceux issus master 4k. A mon avis 2,35m n’est pas limitant car justement cela facilite la performance et gomme certains défauts, notamment l’amplitude de lens-shift qui rentre dans une zone d’artefacts lorsqu’on s’approche des extrêmes des possibilités de déplacement du bloc optique.

Qu’il s’agisse de SDR ou de HDR, l’équilibre et les transitions de luminances sont parfaitement reproduits. Evidemment le HDR profite de l’ajustement contextuel et manuel du Panasonic qui  permet d’optimiser le rendu un peu à la manière du tweak de gamma. Cette étape a permis d’accentuer sensiblement la performance visuelle des films, tout comme les jeux sur la PS4 Pro qui passent par un ajustement HDR individuel fait sur la console. Un réglage indispensable pour les jeux sur vidéoprojecteur car évidemment les contraintes HDR sont les mêmes que sur les films.

Bon alors ? Qu’en penses-tu Judi après un peu plus d’un mois de cohabitation avec ton nouveau vidéoprojecteur ?

Le système de Judicaël dans son salon. Il s’agit d’une installation hybride ayant pour objectif premier un système d’écoute Hifi basé sur des enceintes Bowers & Wilkins 802 Diamond, un amplificateur intégré Accuphase, un streamer LINN Akurate DS et un correcteur Trinnov ST2 HIFI. La section HomeCinéma est prise en charge par un Anthem MRX310 et complétée par des enceintes surround Bowers & Wilkins DS3. Pas d’enceinte centrale ni de caisson et une limite de taille d’image imposée par les 802 Diamond. Le traitement acoustique par panneaux Vicoustic permet à ce système 4.0 de délivrer une émulation 5.1 très performante. L’ARC et les modes DSP du RMX310 aidant à virtualiser de manière convaincante.

Maelstrom_Judi : Déjà par rapport à ma pièce qui est mon salon et non une salle dédiée, même si elle est traitée pour les écoutes, je n’ai aucun regret concernant le choix de la couleur. Pour s’adapter à la déco et pour qu’il soit discret, j’ai opté pour la version blanche. A Paris j’avais vu les deux versions et sans considérer ma pièce, la finition blanche me paraissait plus discrète et même plus qualitative. C’est subjectif mais au moins on se fait plaisir en choisissant la couleur qui plait le plus.

Avant le VPL-VW270ES j’avais un JVC DLA-X35 dont je garde un très bon souvenir. Mais il faut avouer que le gain entre les deux est énorme et largement en faveur du Sony. A commencer par le positionnement de la connectique sur le côté qui simplifie beaucoup mon intégration et mon usage de la machine. La connectique à l’arrière du JVC me posait des problèmes : il fallait déplacer le projo à chaque intervention car mon projo est presque collé au mur.

Je suis un grand joueur et amateur de Playstation. Autant pour les films que pour les jeux j’aime suivre la progression des technologies. Acheter une PS4 Pro sur un DLA-X35 n’avait pas de sens. Ma motivation m’a portée vers le Sony VPL-VW270ES pour des raisons de budget mais aussi par rapport aux différents avis glanés sur HCFR et suite à ma visite du stand Sony au PAVS de 2018. Je souhaitais passer à l’Ultra HD pour les films et les jeux, le VPL-VW270ES était de toute évidence la bonne étape. Après un mois d’utilisation je ne peux que confirmer les avantages de la technologie Ultra HD dans ces deux domaines.

En tant que gamer, le VPL-VW270ES dispose de tout ce dont j’ai besoin. Démarrage rapide, bruit de fonctionnement modéré même en lampe haut, une très belle définition, un rendu colorimétrique à la hauteur et un HDR très convaincant. Le mode game et le lag réduit est un avantage évidemment, je dirais indispensable car même si mon JVC DLA-X35 s’en sortait plutôt bien, la réactivité démontrait un décalage pénalisant. Avec le mode jeu du VPL-VW270ES je ne ressens plus de contrainte à ce niveau. Bien que le lag soit présent, sa valeur est réduite à un niveau totalement négligeable. On le ressent surtout sur les jeux rapides qui demandent de bons réflexes, c’est-à-dire quasiment tous les jeux modernes. Très franchement côté game play et rendu visuel, le VPL-VW270ES donne tout ce qu’il faut à un joueur passionné. D’une certaine manière c’est même LA solution permettant la meilleure immersion sans se ruiner car une grande TV très performante coûte encore cher et ne sera jamais aussi grande qu’une image projetée de bonne taille.

Bien entendu je ne fais pas que jouer, mon VPL-VW270ES me sert aussi pour regarder des films. Je me suis constitué une belle petite collection de film Bluray UHD qui va grandir au fil des sorties. Je dois dire que ce format apporte beaucoup tant au niveau des couleurs que du rendu des noirs. Le HDR bien utilisé est un apport fabuleux qui permet d’avoir des noirs superbes tout en gardant les détails dans les ombres. Ce n’est pas qu’un système qui permet d’avoir de la puissance lumineuse et donc plus de pêche dans la dynamique de l’image et les saturations. Le HDR permet un meilleur équilibre avec un rendu plus réaliste qui en plus accentue la profondeur de champ.

Il faut évidemment passer par une étape de calibrage du projo et d’ajustement de la source. Raison pour laquelle j’ai opté pour un Panasonic DP-UB9000 qui dispose d’un ajustement HDR contextuel paramétrable et suffisamment adapté. Je reconnais avoir une petite base d’image, mais en l’occurrence cela a permis d’arriver à une bonne optimisation HDR du VPL-VW270ES. En tous cas je suis ravis de mon acquisition.

Jeff_jacko / Judi_maelstrom
HCFR – Mars 2019

 

– Lien vers le sujet HCFR dédié au projecteur Sony VPL-VW270ES : https://www.homecinema-fr.com/forum/projecteurs-uhd-4k/sony-vpl-vw270es-4k-uhp-avec-motionflow-4k-18-gbps-t30089694.html

 

 

 

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