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Discussions sur le matériel Haute-Fidélité

banc d'essai pour rire de l'ampli Audio par Peg-Harty

Message » 28 Oct 2024 16:47

Bonjour les ami'e)s.

Attention !

Le DAC45 de Dingleton ne comporte pas de section de lecture. C'est un convertitator pur. Il s'accroche à un lecteur CD (compact disc) tiers dont il convient de faire l'acquisition séparément car Dingleton, pour des raisons d'inintérêt, et peut être aussi pour ne pas empiéter sur sa gamme mange-disques où il est seul et leader depuis des décennies, n'envisage pas d'en développer dans un avenir proche.

Le DAC45 ne sera PAS compatible avec le MD45 (M comme Mange et D comme Disque). Mais il le sera avec la majorité des player CD du marché européen. C'est du moins leur souhait. Les ingénieurs évoquent environ 60% et ils communiqueront la liste plus tard, selon le retour d'expérience des utilisateurs.

Le DAC45 est actuellement en écoute-test chez nous et nous pouvons déjà signaler que nous arrivons, à un chiffre supérieur aux specifications du constructeur. Nous frôlons le 63% de lecteurs compatibles. Mais ça ne nous étonne pas, nous connaissons le sérieux de la maison d'excellence Dingleton qui nous a souvent habitué à communiquer des résultats inférieurs à ce que nous mesurions ensuite dans notre labo. La distorsion du MD45 était annoncée à l'époque par exemple entre 5 et 10% mais elle atteignait facilement 15 chez nous. Après une période de rodage les chiffres pouvaient encore s'améliorer selon les fans de la marque.

Je porte à votre attention que l'innovation va nous forcer à expliquer de nombreux aspects techniques tels que 12v, Spdif, 22.050, on/off, et les plus anciens de nos lecteurs s'embrouilleront probablement comme nous. C'est un peu un monde nouveau avec un lexique assez compliqué. Il ne faudra pas confondre USB avec l'habituel L & R ou Playstation sous peine de déconvenues mais nous allons tenter une approche pas à pas la plus claire et detaillée possible.
peg-harty
 
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Message » 28 Oct 2024 17:09

Y a-t-il une prise casque sur le DAC45 ?

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Message » 28 Oct 2024 18:05

Je rêve du jour où Dingleton, grâce à l’ingénierie de pointe dont ils disposent, sera à même de proposer à ses client un phonographe à cylindre en version numérique. Nul doute qu'alors, couplé avec un DAC45, le résultat sera dantesque !
antoine78
 
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Message » 28 Oct 2024 18:42

Bonjour,

Je suis inquiet de ne plus avoir de nouvelles du MD 70 ; 70 pour presque 78 tours.

Sa dimension quantique merveilleusement signifiée par son intitulé, ne constituait-elle pas le compagnon idéal à intriquer avec un DAC Dingleton ?
syber
 
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Message » 29 Oct 2024 19:09

Bonjour.

Il n'y a pas de prise casque sur le DAC45, Dingleton depuis le MD70, et son petit frère le MD45 (budget' version, colle différente, version 45 tours uniquement et surtout sans la bien pratique option qui permettrait de l'utiliser dans tous les sens, même sur la tranche) privilégie l'écoute communautaire. Dingleton c'est le partage.

Quant à une quelconque version phonographe numérique à cylindre, l'idée est séduisante mais l'entreprise irlandaise reste centrée sur son coeur de camembert, le mange-disque transportable audiophile. Ils ont acquis un tel savoir-faire universellement reconnu dans le concept que c'est déjà très étonnant de les retrouver dans l'univers du DAC. Ce n'est un secret pour personne que Dingleton, malgré l'excellence de ses produits, a traversé une crise passagère de 2009 à 2024. Ils ont principalement vécu sur la découverte d'un stock important dans le service Retour Client mais aujourd'hui toute la chaîne de production se consacre exclusivement au DAC45. Ce convertisseur bénéficie déjà d'excellents retours qui permettent d'entrevoir l'avenir avec sérénité. Le ratio exemplaires fabriqués/stocks est jugé excellent. Bien au delà de la concurrence. Selon les prévisions du manager, ils pourront répondre longtemps à la demande avec un principe de flux relativement détendu si les retours persistent.

C'est évidemment tout le mal qu'on leur souhaite. C'est aussi cette dimension humaine de reglages ultimes que Dingleton désire préserver.
Nous sommes constamment en communication téléphonique avec tous nos clients aime répéter Old Neil, le standardiste. Figure notoire de Dingleton Old Neil croule sous les anecdotes :

-parfois, on m'appelle plusieurs fois par jour. Je connais tellement bien le MD78 et le MD45 que très souvent je peux prodiguer les réponses ou au moins donner des pistes... Ca me donne le sentiment d'être utile... je peux dire que je connais à présent chaque appareil, ses forces, ses faiblesses... ce contact humain fait partie de notre vision du monde... je vais vous dire, je suis à la retraite depuis 15 ans mais je viens chaque jour au standard, par plaisir... bénévolement. Chaque possesseur de MD78 ou 45 est un ami et il sait qu'il aura toujours notre écoute attentive... il nous est arrivé plusieurs fois de ne même plus savoir si c'était au tour du client ou du nôtre de réexpédier l'appareil... une chouette ambiance.
Dernière édition par peg-harty le 29 Oct 2024 19:16, édité 1 fois.
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Message » 29 Oct 2024 19:15

Bref, sous couvert d'“inclusion”, Dingleton discrimine gravement ceux qui vivent en appartement et n'ont pas les moyens de vivre assez loin de leur voisin pour écouter tranquillement de la musique ! :grr: :roll:

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Message » 29 Oct 2024 19:36

Bonjour Dub.

La série MD a effectivement, une image un peu élitiste. Par le prix, par ses qualités nomades, le MD s'adresse principalement à celles et ceux qui possèdent un chateau avec un parc. Un usage en appartement limite, forcément, l'attrait d'une telle rallonge même si, il convient de le souligner, qui peut le plus, peut le moins. Il faut adapter son équipement à la taille de son chez soi et le Dingleton MD peut se révéler sur dimensionné dans une majorité de cas.

Je vous rassure le DAC45 est beaucoup plus démocratique pour répondre aux besoins de famille de moindre noblesse. Par exemple dans un F5 ou un F4. Ensuite ne soyons pas naïfs, son prix opère une sélection quasi naturelle mais Dingleton ne va pas rabioter sur la qualité des composants et proposer un produit moyen. Il en va de sa réputation mais pour paraphraser un auteur français ; le prix s'oublie, la qualité reste.
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Message » 29 Oct 2024 19:40

S'il était réellement “plus démocratique”, il proposerait une prise casque ! Ces histoires de “partage” ne sont qu'un prétexte pour faire payer très cher, sous prétexte d'un progrès technologique qui n'a strictement rien de démontré, un appareil doté du moins de fonctions possibles.

Conclusion ? Le soi disant “convertitator”, les 0 et les 1 : rien de cela ne marchera jamais, voilà tout.

Et qui sort perdant de cette opération purement commerciale ? Joe bien sûr ! La culture n'en sort pas grandie !

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Message » 04 Déc 2024 17:08

Lu dans Sound of Exception

Dingleton Dac 45
The New Standard of Irish State of The Dac by Signature First Anniversary.

Nous l'attendions depuis que la nouvelle avait fuité dans le petit monde de la HIFI. Dingleton nous préparait un DAC et sa sortie, initialement prévue en début d'année, ne cessait d'être reportée au point que nous commencions à douter de la véracité de la rumeur. Il aura fallu attendre le 1er octobre pour que nous puissions le découvrir et vous en offrir la primeur. Le Dingleton DAC45 est !


Peu d’entreprises irlandaises de hifi du superlatif d’exception cultivent une politique aussi parcimonieuse en nouveautés que Dingleton. Le MD70, au catalogue depuis plusieurs décennies, est, aujourd’hui encore, considéré comme un aboutissement de la musique nomade.

Il y a quelques années, le MD45 étonnait la galaxie audiophile non tant par ses qualités que par son positionnement budget. Moins cher que son grand-frère, une rallonge moindre offrait à une clientèle plus middle class le plaisir de la musique de jardin, ou plus exactement de jardinet.
Pour serrer les prix sans trop rogner sur les qualités, Dingleton décidait de faire l’impasse sur la réversibilité légendaire du MD70. Pas question de le faire fonctionner sur la tranche ou alors dessous-dessus. Mises à part ces limitations opérationnelles, ainsi que l’absence de la couleur rouge et de l’option Plaid, des aigus et des basses, des petits pieds pour le tenir en position verticale. Mais aussi qui devait, à cause d’un voisinage probable trop middle class se contenter d’une puissance moindre. Le MD45, et son haut parleur réduit de moitié, allait néanmoins devenir le compagnon idéal des après-midis barbecue saucisse de haute qualité en milieu pavillonaire.

Un prix inférieur qui allait inciter nombre de mélomanes propriétaires terriens de l’offrir à leur progéniture pour qu’ils puissent goûter aux joies du nomadisme au pied du donjon de la demeure familiale. Un choix raisonné donc. Malgré une colle légèrement moins amortrice de la structure qui empêche d’envisager de danser autre chose que des slows sur sol meuble, il allait constituer un petit pas décisif en direction de l’exception. La première marche d’un escalier vers, qui sait, un jour peut-être, l’aristocratie de la gamme, le MD70.

Une porte d’entrée sur le superlatif, donc, mais à budget contenu. 5.994 euros prix catalogue à sa sortie. Un prix presque incroyable qui allait enthousiasmer tous les testeurs professionnels avant de lui jeter le stock restant d’étoiles de l’année dans la ligne Rapport Qualité Prix.

Il est le détenteur unique de la notation 8 étoiles sur 5 du mensuel The Best Choice de la Décade.

Et voici le Dingleton DAC45
Digne successeur de la lignée ou nouvelle référence ?

Pas de cérémonie de déballage. La rareté du produit nous enjoint de nous déplacer au Hifi Congress à Dublin pour sa première présentation au public. 1er octobre 2024, Salon Royal de l’Irish Continental Hotel. Toute la presse internationale spécialisée est présente. Nos confrères sont venus de loin et la démonstration commence sur l’interprétation magistrale de Old Brian March. Dès les premières notes, justesse des timbres, émotion intacte, transparence sans voile avec une scène d’une largeur époustouflante, un positionnement méticuleux de chaque outre. Nous retenons notre souffle durant ce concert d’ouverture de la cérémonie interprété par l’Orchestre de Cornemuse de Dublin.

Première bonne surprise, un réalisme exceptionnel malgré peut être un petit flou dans le registre haut, au-delà de un mètre. Mais en nous levant de nos sièges pour applaudir, le phénomène diminue, jusqu’à probablement disparaître après un bon rôdage. Il n’était donc pas en cause mais bien notre inadéquation installatoire.

Mais ce n’est que le début. Le DAC45 trône, impérial, sur la scène juste devant nous, à égale distance du mur, et sa présence est impressionnante. Certainement à cause du projo de poursuite qui tourbillonne avant de se stabiliser sur lui, le Roi de la soirée.

S’en suit Ainsi parlait Old Paul, une balade locale en Acapella qui nous permet de constater le réalisme des parties vocales masculines. A 2 ‘25 durant la reprise du refrain, nous notons immédiatement le crescendo tonal du soliste, lourd et rugueux, très difficile à reproduire hors contexte, surtout le petit trémolo dans la voix au moment de yaaa amaa d’inking a beeer qui, sur des appareils grand public peut vite se transtormer en yaa amaa d’unking a bear ce qui est un non-sens. Là, rien de tout cela. La bière reste une bière et non un ours.

Un peu plus loin c’est la partie silencieuse de 4 secondes avant le troisième couplet et nous devenons attentifs. Et le silence est reproduit jusque dans ces moindres détails mais avec, peut-être, une plus grande précision dans la restitution des dimensions de la salle, avec son grand bar, à gauche. Nous aurions souhaité revenir sur cette plage mais pas question d’interrompre La Grande Chorale des Pubs de Kensington Street durant leur titre phare.

De mémoire de testeur A et B et quel que soit le code de procédure retenu nous n’avions jamais entendu une telle dynamique confondante. Le DAC45, au milieu de la scène, sans voile, nous permettait de situer très exactement le nombre de chanteurs, leur position dans l’espace, leur grain, leur cohésion, leurs ambiguïtés familiales, leur projection personnelle dans l’histoire d’Old Paul.

Les applaudissements. Là aussi une épreuve redoutable qui peut facilement alterner entre le trop sec et le trop moite sur une électronique approximative. L’attaque est parfaite, l’asynchronicité tout autant. Pas de surbrillance ni d’amortissement ou d’excès de réverbération sur les murs mais il faut dire que le système ici est formidablement mis en condition avec une épaisse feutrine sur les murs de l’Hotel Continental du côté droit, et pour équilibrer l’ensemble, un bar piège à son du côté gauche avec quelques fougères judicieusement placées.

Nous insistons souvent sur la nécessité d’adapter correctement son local d’écoute pour obtenir un degré de réalisme correct dans les micro détails. Dingleton n’a pris aucun risque mais nous mettons en garde nos lecteurs. Pour atteindre ce degré de perfection il faudra probablement faire appel à un professionnel du Hall d’Hotel et remédier à l’une ou l’autre défaillance classique de son environnement acoustique. Le DAC45 est apte à retransmettre la moinde vibration sonore, encore faut-il lui aménager correctement l’espace. Sans oublier des semelles de chaussures en caoutchouc pour atténuer le jitter du plancher.

Le Dingleton DAC45 est à l’aise partout, il fait partie de ces rares appareils que l’on oublie durant l’écoute. Nous en étions encore, mon photographe et moi, à ces réflexions dans le taxi qui nous emmenait à l’aéroport pour le test redoutable du décollage à 128db. Là aussi, un sans faute et une constatation agréable, malgré la poussée des réacteurs avoisinants nous étions en mesure de distinguer très nettement le bruit des roulettes des valises sur le tarmac. Là, il n’est plus question de chiffre mais d’immersion dans la matière sonore. Le Dingleton DAC45 semble en mesure de tout convertir, à la volée. Nous percevons à présent le sens de la couverture de la brochure de présentation qui nous avait tant intrigué :

Une page bleue, sans image, avec juste la phrase :
    Dingleton DAC45, everywhere, everything, U will hear it.

Pour les non linguistes, l’intelligence Artificielle sera évidemment d’un grand secours ( Le Dingleton DAC45, partout ; tous les ting, tu (vous) irrite).

Résumé : Nous pensions avoir tout entendu dans le registre de la musique dématérialisée mais Le Dingleton DAC45 va plus loin dans le concept. Nous connaissions son excellence en matière de distorsion avec les MD70 et son petit frère le MD45 mais le DAC45 surprendra nombre de mélomanes par son approche ambitieuse et révolutionnaire. Il convertit à la volée n’importe quel signal sonore, numérique ou analogique. Il ne rajoute rien, ne soustrait rien, et sa bande passante ne semble limitée que par les oreilles de l’auditeur. Un tour de force. Surtout à ce prix. Inférieur à 15.000 euros !

Recommandé par la Rédaction sans aucune restriction.
peg-harty
 
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Message » 04 Déc 2024 17:29

La presse unanime !


Lu dans The Ultimate Review of Sound

Dingleton DAC45, le grand retour.

Pour nombre de mélomanes, Dingleton, c’est avant tout le MD70, son petit frère le MD45, (la version Low Jardinet plus abordable). Leur modèle phare est toujours encore en service chez nous et nous l’utilisons régulièrement lorsqu’il daigne se mettre en tension. Ses valeurs de distorsion sont telles qu’il est devenu appareil de référence lorsqu’il s’agit de départager de nouveaux compétiteurs. Dans ce domaine aussi, Dingleton a conservé malgré les années une avance difficilement égalable, quoique toujours non mesurable. A ce niveau de performance, c’est l’émotion qui prime et Dingleton amène plus de plaisir. Souvent 15 secondes de plaisir en plus sur un titre de trois minutes.

Dingleton c’est aussi, et les initiés le savent, un contact permanent avec leur service dépannage et il n’est pas rare que des clients téléphonent pour communiquer leur satisfaction :
- là, ça fait un mois que ça fonctionne. Je suis satisfait mais en même temps, inquiet. Puis-je vous l’expédier pour vérifier si tout est en ordre ? Ca me rassurerait.

Pour ce nouveau DAC, Dingleton, à son accoutumée, sort des sentiers battus et annonce pouvoir, à la volée, transformer n’importe quel signal de quelque nature qu’il soit en un son bouleversant de réalisme. C’est ce que nous allons vérifier.

Cérémonie du déballage.


Première surprise. Le colis est léger. 40 grammes sur la balance, carton d’emballage inclus. Nous le déballons et c’est une lettre. Elle nous informe que le livreur n’a pas trouvé notre adresse et que la marchandise est disponible à la gare, au dépôt livraison, pendant une durée de dix jours ouvrés. Nous affrétons immédiatement une camionnette.

Le DAC45 est enfin dans notre atelier qui est devenu The Place to Be pour l’ensemble de nos rédacteurs, testeurs, visiteurs. Ce n’est pas tous les jours que nous réceptionnons un Dingleton autre que celui que nous avions envoyé en Irlande pour révision ou réparation. Nous retenons tous notre souffle. Il est enfin là et nous entendons une mouche voler. 12500 hz, troublant de réalisme.

Enveloppé dans un joli plastique-bulle nous appuyons sans attendre avec notre pouce pour obtenir ce joli son caractéristique et habituellement si difficile à retraduire. Un petit clac immédiatement reconnaissable et terriblement addictif qui nous donne subitement envie de recommencer. Aucune fatigue auditive, mieux un plaisir palpable. Une expérience assez unique qui laisse présager du meilleur.

Le DAC45 est enchâssé dans des blocs de polystyrène blanc correctement ajusté à ses mesures. Rien que du très habituel si ce n’est l’autocollant rouge de 30 centimètres sur 20 centimètres avec un lettrage jaune qui nous met en garde.

ATTENTION PRIMORDIAL LIRE LE FASCICULE DE DÉBALLAGE ! ATTENTION !!

En effet. Dingleton nous informe que le plastique-bulle fait partie intégrante du DAC45. Un coussin d’air antivibratoire qui remplace avantageusement les pointes habituelles. Les deux technologies étant par ailleurs totalement incompatibles. L’air enchâssé à différentes pressions garantit une insensibilité totale aux fréquences basses pour permettre son utilisation même dans un cadre hostile fortement perturbé par des tremblements.

Le polystyrène lui-même contribue à la stabilité oscillatoire et il est puissamment déconseillé de le désolidariser de la partie mécanique sauf à vouloir réduire ses qualités et se priver d’une partie des micro détails d’un enregistrement.

Nous suivons donc les instructions. Le tapis à bulles puis le DAC45 entouré de sa gangue idoine blanche sur son revêtement à bulles, chez nous beaucoup plus plat, sans que nous ne puissions incriminer le constructeur.

L’installation est terminée. On ne peut plus simple. De mémoire de testeur nous n’avions jamais vu une telle facilité de mise en œuvre. Aucun branchement, pas même sur le secteur. Dingleton n’est pas numéro Un du nomadisme par hasard. Un beau pied de nez à ceux qui reprochaient son encombrante rallonge au MD70.

Le test peut commencer.

Nous allons utiliser un amplificateur Audio Recherche de la dernière génération, celui en fonte, associé aux enceintes dernières nées de chez Liedl, les plus légères de la gamme. Un ensemble qui nous avait déjà enthousiasmé lors d’un essai précédent. La source quant à elle sera dématérialisée et confiée à l’excellentissime Compotissimo sur base Linax avec des enregistrements sous différents formats : FLAAC, FALAC, EASS, MB6, DSD, HD5, MP2, WAVE en 8, 16, 24 et 32 bits, sur des fréquences variées, 42, 48, 86, 131, 263, 425, 759.
Un panel varié, donc.

Joe Dassin et ses petits pains en bitperfect et dans tous les standards imaginables. Le bonheur audiophile sera t-il au rendez-vous ?

Dès les premières notes, l’extase est totale. Cinq coups de grosse caisse accompagnés de sa Charleston, il n’en manque aucune. Puis apparition de la guitare dans un accord unique et cadencé sur la rythmique infaillible. Encore huit coups de grosse caisse, métronomés, et c’est Joe qui entre en scène. Impérial. Grandiose. Tout de dynamisme souriant. Désarmant de sincérité. Sauf qu’avec Dingleton nous devinons jusqu’à son intention. Ici, véritablement, l'artiste nous parle et c'est troublant.

A treize, nous pressentons clairement sa volonté de s’engager et de prononcer « TOU ». Mais c’est la première fois que les auditeurs A comme B notent ce léger décalage hors rythme. Il ne commence pas directement sur la mesure de la frappe du pied du batteur mais un tantinet après. C’est très léger, de l’ordre de la milliseconde mais cela n’a pas échappé au DAC45. Cet engagement artistique original amène une tension musicale supplémentaire, comme une attente, avec, heureusement, ce final en « TOU » qui marque assurément le début de l’oeuvre. Un apaisement. TOU les matins, il achetait…

Nous repassons en boucle ce passage et constatons éberlués la même intention sans cesse renouvelée. Certes plus présente en FLAAC et HD5 mais sans s’effacer même en MP2 8 bits, ce qui nous surprend. Nous recomparons et, d’un commun accord, devons concéder que le format compressé ne parvient pas tout à fait à traduire à la perfection l’intentionnabilité du chanteur.

Le décalage, quoique perceptible, n’est pas à même d’inclure correctement le punch initial de la première vocable. Ce n’est pas au point d’y entendre un DOU (doux les matins…) mais le T semble toutefois moins percutant et c’est probablement lié à la compression.

Le fichier FALAC pèse 80 gigas pour les 3mn10 et le MP2 en 8 bits, 450 octets. C’est précisément aussi ce qui fait ressembler l’accord de la guitare à une crécelle ou, plus exactement, à une sonnette de bicyclette très réaliste.

A chaque audiophile de choisir mais nous ne pouvons pas attendre une similitude de résultats eu égard aux différences de taille des fichiers. Nous ne pouvons que le répéter, il y aura nécessairement des disparités et statistiquement en défaveur du fichier le plus léger. C’est un élément dont il faut tenir compte avant de convertir toute sa musicothèque en MP2 8 bit. Elle tiendra effectivement sur une clé USB de 8 go mais qualitativement, une oreille attentive et exercée préfèrera fractionner sur dix clés le titre-oeuvre de Joe Dassin.

Qu’apporte réellement le Dingleton DAC45 dans son installation ?

C’est une question que se pose immanquablement tout futur acquéreur. Dans le domaine de l’excellence, chaque élément est primordial et, personne ne sera surpris, le DAC45 s’exprimera davantage avec du matériel d’exception.

Là il devient extraordinaire. Un je ne sais quoi qui vaut largement le moindre euro de ses quatorze mille neuf cent, prix public conseillé. Non seulement sur Joe mais également, pour les plus aventureux, lors de l’écoute de Valpolo Bellissiamo op24 dont les choeurs du passage Tutti Frusciante en Allegro ma non troppo, quoiquo. En mono chez Deutsch Gramophon (1937). Un chef d’oeuvre malheureusement épuisé mais dont nous sommes nombreux à attendre la réédition pour enfin pouvoir l’écouter puis juger.

Que retiendrons nous ?

Une aisance. Une vérité. Le DAC45 ne soustrait rien mais, plus important encore, ne rajoute rien. Nous avons, par souci d’exactitude, réalisé plusieurs essais, DAC45 en application dans la pièce. Puis DAC45 à l’extérieur du bâtiment, pour être sûr qu’il n’interfère aucunement lors des études comparatives. Et bien il réussit complètement à se faire oublier. Pas de substrats numériques, de sécheresse, d’humidité ou une quelconque brillance flatteuse, ni dans le haut, ni dans le bas registre. La musique, et rien que la musique.

Ce résultat assez étonnant, criant de transparence, nous a amené à nous poser une nouvelle question :
- pourquoi faudrait-il s’en passer ?

Aucun d’entre nous n’a su répondre ni trouver d’arguments, Et c’est, chose rare dans notre auditorium, ce qui nous fait conclure notre banc d’essai par un unanime et tonitruant :

Le Dingleton DAC45, by Signature First Anniversary. il vous le faut.
peg-harty
 
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Message » 05 Déc 2024 16:23

Quel magnifique objet et review relatés :love:

J'aurais l'outrecuidance de poser une question qui risque de déclencher une polémique, car le choc culturel va encore bien au delà de la déformation des chants de pub ayant servi à la démo de ce DAC45: y aurait-il la moindre rumeur, voire fuite de chez Dingleton, concernant une éventuelle version chocolatine, pour l'export dans les départements où la culture y est si différente de l'ambiance cosy d'où sont issus les produits Dingleton?

J'ai certes conscience que je m'aventure là sur un terrain très délicat, un numéro d'équilibre où la diplomatie requiert une volée toute aussi haute que celle des sons que le DAC45 laisse percevoir, tel le frémissement d'une lame de rasoir rappelant la vibration du verre de cristal au moment même où la Castafiore démarre son staccato impitoyable, bref instant suspendu dans l'espace où l'harmonie peut subitement basculer dans la violence...

Etant donné que la charte interdit d'aborder les sujets politiques, je comprendrais tout à fait si mon message était censuré :zen:

Question subsidiaire: j'ai bien noté l'importance de conserver tel quel l'emballage du DAC45. Pour les plus puristes au goût raffiné qui joignent l'écoute à la dégustation (ou plutôt l'inverse), qui conjugueraient mégarde et impatience de découvrir les ravissements de l'écoute avec ce DAC45, Dingleton aurait-il prévu autour de l'emballage (à conserver pour l'utilisation du DAC45) un papier glacé, afin qu'après avoir déjà goûté -avant d'avoir déballé le DAC45, que voulez-vous, c'est qu'il faut une volonté digne d'un maître zen aguerri pour résister!- le pain au chocolat acheté spécialement pour l'occasion, et ayant par là-même les doigts recouverts d'un film du beurre triple crème 16 soupapes -ce que le chocolatier utilise pour confectionner ce qui ne peut qu'avoir vraiment le mérite d'être appelé "pain au chocolat"-, afin donc pensais-je, l'on ne risque pas d'endommager irrémédiablement l'emballage du DAC45? C'est qu'il ne s’agirait pas de regretter ensuite jusqu'à notre mort de n'avoir ainsi pas su résister à la tentation, et d'avoir ainsi rendu le son du DAC45 aussi gras que le feuilleté du pain au chocolat, par cette contamination digitale.
Ah, si Joe avait pu prévoir à quels plaisirs délicats et parfois hélas coupables il allait contribuer!
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Message » 05 Déc 2024 16:29

Je préfèrerais infiniment un test fait avec la version Les cooks au chocolat de Raoul de Godewarsvelde :grad: :oldy:

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Message » 05 Déc 2024 16:49

L'on peut aussi utiliser pour mettre en évidence la qualité de conversion du DAC45, l'interprétation du même Raoul de Godewarsvelde, sur le texte bien connu suivant ...

Dors min p'tit Quiquin, min p'tit pouchin, min gros rogin

Te m'feras du chagrin, si te'n'dors point ch'qu'à d'main

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Message » 05 Déc 2024 16:53

L'canchoir dormoire de Desrousseau n'est pas un sujet de plaisanterie ! :oldy:

Ce qui me fait penser qu'il faut que je pense à une solution pour numériser mes 66t (double échantillonnage des 33t en version super-33t) de Joe. Seule solution envisageable pour bénéficier réellement de l'apport du Dingleton DAC45. :idee:

La configuration dans mon profil


Longtemps je me suis casqué de bonne heure…

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dub
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Message » 05 Déc 2024 17:16

dub a écrit:L'canchoir dormoire de Desrousseau n'est pas un sujet de plaisanterie ! :oldy:

Ce qui me fait penser qu'il faut que je pense à une solution pour numériser mes 66t (double échantillonnage des 33t en version super-33t) de Joe. Seule solution envisageable pour bénéficier réellement de l'apport du Dingleton DAC45. :idee:


Si tu les passes justement au laminoir pour pâte feuilletée:
Image
est-ce que cela ne fait justement pas un suréchantillonage adéquat? (faut juste bien régler la machine par rapport au repliement des fréquences!)
ssebs
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