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Films (débats, critiques), personnalités (acteurs, réalisateurs), prochaines sorties, les salles, la presse spécialisée...

Midnight Special

Message » 05 Mar 2016 22:43

Avec Jeff Nichols aux commandes (Take shelter, Mud), on peut espérer du bon pour cette rentrée SF.

C'est l'histoire d'une chasse à l'homme dans laquelle un père protège son fils paranormal.

Emmanuel Piat
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Message par Google » 05 Mar 2016 22:43

 
 
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Message » 11 Mar 2016 18:03

S'il faut en croire les verbatims des critiques sur les affiches, c'est un chef d'oeuvre !
Unjeff
 
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Message » 13 Mar 2016 13:59

Interview de Jeff Nichols ds "On aura tout vu" sur Inter :

http://www.franceinter.fr/emission-on-a ... a-laffiche

Avant il y a l'interview de Adèle Haenel (qui jouait dans l'excellent "Les combattants").
Emmanuel Piat
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Message » 13 Mar 2016 14:45

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Message » 16 Mar 2016 0:26

Je l'ai vu en avant-première, et c'est très bon.

Ça m'a paradoxalement fait penser à des trucs comme Paul ou À la poursuite de demain, sauf que ça marche. Et si personne chez Disney/Lucasfilm n'a eu l'idée de proposer l'épisode IX de Star Wars à Jeff Nichols, il y a vraiment des coups de pied au cul qui se perdent.
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Message » 21 Mar 2016 3:33

Plusieurs critiques rapprochent désormais Nichols de Spielberg. Hâte de le voir.
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Message » 21 Mar 2016 15:41

Ce film m'a laissé dubitatif. La faute je pense à une histoire truffée d'incohérences et d'invraisemblances, même si elle est bien mise en scène.
Contrairement à un Take Shelter qui mélangeait harmonieusement fantastique et réalité tout en laissant planer un doute jusqu'au bout et au delà, ici dans Midnight Special point de mystère. Tout s'explique et du coup, après tout un tas de rebondissements aussi inutiles que stupides (mais à quoi ça lui sert ses super pouvoirs si c'est juste pour se faire tomber un satellite sur sa propre tronche ?), des sous-intrigues qui ne servent à rien (les deux pieds nickelés du ranch), on a droit à un final WTF qui aurait pu être drôle si le film ne se prenait pas autant au sérieux.

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Message » 22 Mar 2016 17:46

J'ai vu le film dimanche et je ne suis pas aussi enthousiaste que les critiques dithyrambiques de l'affiche du film :-?

Je n'avais vu aucun extrait et j'ai réellement découvert l'histoire et acteurs lors de la séance
C'est un film vendu comme du Neo-Spielberg style
Rencontre du 3ème type - ET

En fait, le scénario est très basique et attendu :siffle:
les acteurs sont en revanche au top et parfaitement dirigés :D
mise en scène correcte avec quelques scènes blockbusterrienne
station-service
et de bon suspens
l'interrogatoire de l'enfant par l'agent de la NSA

Pas désagréable au final mais cela m'a donné plutôt envie de revoir Take Shelter qui me parait mieux construit sur tous les plans
8)
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Message » 24 Aoû 2016 8:04

Vu hier.

Perso j'ai bcp aimé même si je le mets un peu derrière Take Shelter.

Le film exploite la thématique de la fuite en avant via un road movie si cher au cinéma US. Comme souvent ds ce type de film, la fin est inéluctable et on le comprend très vite. Ce qui passe alors au 1er plan, ce sont les rapports entre les personnages et c'est là où J'ai personnellement bcp apprécié la palette psy du film, toute sa construction par petites touches qui montre comment les 2 parents gèrent leur enfant si spécial et l'accompagnent vers sa destinée particulière dont ils sont à la fois acteurs et spectateurs. La sobriété des apports fantastiques dans le film est bien dosée et donne une ambiance très maitrisée. On notera aussi la lumière très travaillée (elle est quasiment un personnage à elle seule) et le fait que la réalisation ne semble pas contracter le temps, comme souvent ds les (bons) road movies. Ce "last journey" voit donc se télescoper SF et banalité du quotidien de manière intéressante, même si on peut trouver la fin (trop ?) classique.
Dernière édition par Emmanuel Piat le 24 Aoû 2016 16:20, édité 1 fois.
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Message » 24 Aoû 2016 11:20

Je reviens un peu sur la lumière.

On sent que Jeff Nichols la travaille de plus en plus ds ces films. Assez basique sur "Take Shelter", déjà bcp plus travaillée ds MUD, elle devient un véritable personnage dans Minight Special. Son travail est construit sur l'opposition nuit (deux 1er tiers) et jour (dernier tiers) dans laquelle la lumière extérieure joue un rôle très différent. Dans les 2 premiers tiers, elle apparait comme une menace qui essaye de s'infiltrer, elle blesse par son niveau d'intensité (interstices des cartons occulteurs, lumière qui pénètre ds la pièce après le "tremblement de la maison", scène de l'interrogatoire, hangars des militaires, ... . Elle symbolise le monde des poursuivants et la menace qu'ils représentent. La lumière d'intérieur en présence des parents est au contraire très chaude par opposition. Elle symbolise un cocon protecteur. Le dernier tiers qui se passe de jour fait apparaitre la lumière comme un élément énergisant et salvateur. C'est une lumière "divine" qui vient d'ailleurs et qui doit sauver le garçon.
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Message » 24 Aoû 2016 12:47

ben en tout cas vos commentaires me donne envie de voir les deux films, ce midnight spécial et take shelter ! :bravo:

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Message » 24 Aoû 2016 14:10

Hello,

J'ai bien aimé.

Quelques mots concernant le contexte.

Le critique qui a osé écrire "on tient enfin le nouveau Spielberg" est soit corrompu, soit complètement con. On ne dira jamais assez que Spielberg est un directeur de spectateur : il sait précisément où il veut t'amener et comment le faire, notamment quant aux émotions ressenties. Le spectateur n'a aucune marge. C'est pour ainsi dire aux antipodes de Jeff Nichols. Pour ne prendre qu'un exemple frappant de cette direction artistique, il suffit de constater le choix de l'acteur principal, Michael Shannon. Il a un visage figé tout le long du film ; impossible de savoir s'il est content ou s'il veut tuer quelqu'un, s'il a peur ou s'il a faim. Une vrai gueule d'ailleurs. Toujours est-il que c'est à toi de te faire ton opinion sur ce qu'il ressent. L'expression du garçon est à l'avenant. On peut également remarquer l'économie de dialogues employée qui d'ailleurs me rappelle Mud.
Bref, un marketeux ça ose tout, c'est même à ça qu'on le reconnait :ko:

Alors oui évidemment, la où les comparaisons deviennent intéressantes, c'est lorsqu'on parle du genre du film. On pense à la fois à Rencontre du 3ème type, ET mais aussi et peut être surtout à Starman (Carpenter).

Et c'est peut être en fait le principal et seul problème que j'ai avec Midnight special : il est selon moi vraiment en dessous de ces références. On pourra toujours intellectualiser en trouvant Midnight special très léché, tout à fait original, lui attribuer toutes les qualités voulues, il ne m'a personnellement jamais embarqué comme j'ai pu l'être avec Rd3T ou SM (ET, bon c'est pour les enfants quand même, c'est différent).

Grosse limite à mon avis donc, mais.... concernant le film lui même maintenant.

Très original.
D'abord dans son parti pris narratif : on prend l'action en route et on égraine tout au long du métrage des bribes du contexte, du passé, des enjeux, de tout ce qui participe à notre compréhension de cette tranche de vie que l'on aborde assez brutalement, sans préambule. Certains aspects restent toutefois très allusifs et même inexpliqués. En terme de forme, je pense que c'est tout à fait cohérent avec ce que je voudrais dire ensuite sur le fond.

A savoir que, comme l'a déjà écrit Emmanuel Piat, il y a dans ce film une part prépondérante donnée au rapport entre les parents (le père en premier lieu) et cet étrange enfant. La façon d'aborder la parentalité est je crois assez claire : ce sont des passeurs, des aides de vie. On pourrait rapporter ça à une des bases des visions pédagogiques contemporaines : l'enfant se forge au travers du développement de son propre libre arbitre et non selon la reproduction de schémas hérités... (Quelque chose comme ça).
La pédagogie l'accompagne dans cette démarche. Peut être une des conditions sinequanon à l'exercice d'un certain charisme sur autrui ? Cet enfant exerce en tout cas ici une sorte de fascination auprès de toutes les personnes qui l'approchent.
Peut être dire aussi en passant que cet enfant, véritable émetteur récepteur electromagnétique, brasse des connaissances infinies... éducation, tout ca....)

Bon mais en tout état de cause la forme du film se fait tout à fait l'écho de cette approche! On nous donne des repères mais jamais de véritables certitudes, nous devons nous forger notre propre expérience de spectateur. Je signale à nouveau la direction d'acteur qui tend à renforcer l'incertitude des ressentis, des émotions. On va même jusqu'à nous laisser dans l'incertitude concernant finalement l'intrigue du film elle même :
que faisait-il là, comment y est-il venu, où va-t-il ?
Et j'en passe en macro comme en micro...

Bref c'est un film qui me semble très intéressant.

Mais je ne voudrais surtout effrayer personne, c'est un film fantastique tout à fait divertissant qu'on peut regarder en mangeant des popcorns.
:bravo:
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Message » 24 Aoû 2016 15:44

A noter le lien entre le titre et la lumière salvatrice :

The Midnight Special était le nom donné au train partant de Houston au Texas, à minuit. Il se dirigeait vers l'ouest et traversait notamment des villes comme San Antonio ou El Paso. Sa légende vient du fait que le train passait devant l'ancienne prison de Sugar Land ; la lampe à l'avant du train est devenue au fil du temps un symbole de liberté pour les prisonniers noirs de l'est du Texas. Les détenus espéraient que la lumière passe à travers les barreaux de leurs cellules, ce qui était, selon la croyance populaire, le signe d'une libération prochaine.
Emmanuel Piat
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Message » 24 Aoû 2016 16:17

Pour ne prendre qu'un exemple frappant de cette direction artistique, il suffit de constater le choix de l'acteur principal, Michael Shannon. Il a un visage figé tout le long du film ; impossible de savoir s'il est content ou s'il veut tuer quelqu'un, s'il a peur ou s'il a faim. Une vrai gueule d'ailleurs. Toujours est-il que c'est à toi de te faire ton opinion sur ce qu'il ressent.


Shannon a un visage ingrat, à la limite de faire peur même quand il sourit :wink: . Les films de Nichols portent tjrs sur des enjeux émotionnels, et malgré son ingratitude physique, Shannon a joué ds ts ses films. D'ailleurs lui et Nichols se connaissent tellement bien qu'il ne répète même pas ses scènes. Shannon arrive à incarner à sa manière les enjeux que veut retranscrire Nichols et on voit bien ds ce film qu'il aime son gamin et qu'il est prêt à faire n'importe quoi pour lui alors que d'un autre côté, il n'a aucune prise sur ce qui va lui arriver, ce qui est effrayant pour un parent. De ce fait-là, il souffre en silence. Le terme de "passeur" trouvé par Unjeff est très représentatif. D'un autre côté, l'attitude figée de Shannon qui rend son amour paternel si intériorisé (idem côté Kirsten) dessert presque le film... Disons que Nichols ne fait pas ds la facilité et que sortir les violons n'est pas son truc. La scène du passage final avec la mère est d'ailleurs très "brute de fonderie", chacun est embarqué ds sa destinée qui passe à toute allure, pas le temps de s'appesantir... Mais la vie est ainsi.
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Message » 24 Aoû 2016 16:57

Emmanuel Piat a écrit:
Pour ne prendre qu'un exemple frappant de cette direction artistique, il suffit de constater le choix de l'acteur principal, Michael Shannon. Il a un visage figé tout le long du film ; impossible de savoir s'il est content ou s'il veut tuer quelqu'un, s'il a peur ou s'il a faim. Une vrai gueule d'ailleurs. Toujours est-il que c'est à toi de te faire ton opinion sur ce qu'il ressent.


Shannon a un visage ingrat, à la limite de faire peur même quand il sourit :wink: . Les films de Nichols portent tjrs sur des enjeux émotionnels, et malgré son ingratitude physique, Shannon a joué ds ts ses films. D'ailleurs lui et Nichols se connaissent tellement bien qu'il ne répète même pas ses scènes. Shannon arrive à incarner à sa manière les enjeux que veut retranscrire Nichols et on voit bien ds ce film qu'il aime son gamin et qu'il est prêt à faire n'importe quoi pour lui alors que d'un autre côté, il n'a aucune prise sur ce qui va lui arriver, ce qui est effrayant pour un parent. De ce fait-là, il souffre en silence. Le terme de "passeur" trouvé par Unjeff est très représentatif. D'un autre côté, l'attitude figée de Shannon qui rend son amour paternel si intériorisé (idem côté Kirsten) dessert presque le film... Disons que Nichols ne fait pas ds la facilité et que sortir les violons n'est pas son truc. La scène du passage final avec la mère est d'ailleurs très "brute de fonderie", chacun est embarqué ds sa destinée qui passe à toute allure, pas le temps de s'appesantir... Mais la vie est ainsi.


Oui, tu as raison de préciser que ce sont des parents aimants prêts à tout sans que ça soit démonstratif. La mère l'est un peu plus toutefois mais c'est contenu. Tout est dans l'économie au niveau du jeu et ça me semble clairement être un parti pris. Cette réflexion m'est venu explicitement au moment où le fils questionne son père : "Papa est ce que tu as peur ?". Je pouvais raisonnablement envisager que la réponse serait oui. Mais la réponse tarde à arriver et rien ne parait sur le visage. Le spectateur est livré à lui même durant ce long moment de réflexion qui finalement est aussi un temps pour sa propre réflexion. Plus globalement, je me suis souvent demandé quelles étaient les motivations et les ressentis à instant T des personnages.

Cette espèce d'impossibilité d'action faite au parent est ici vécue avec un grand trouble mais ils choisissent d'accompagner cet enfant vers son destin. Il sait d'ailleurs lui même ce qui est bon pour lui et vont jusqu'à avoir confiance en cette espèce d'intuition (ils ont peur quand même). C'est souvent difficile pour les parents d'être dans le lâcher prise avec le devenir de leur enfant. Bon mais tout ça ,n'est qu'un sous texte un peu psychologisant que je me plais à voir et qui n'est que symbolique.
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