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Vds CD Steely Dan - Gaucho

Message » 23 Oct 2005 14:58

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Prix: 8 euros Port inclus


Commentaire de : earthlingonfire (Qui suis-je ?) de Le Raincy France

Certains grands créateurs ont leur oeuvre-limite : Finnegans Wake pour Joyce, Eyes Wide Shut pour Kubrick, Capriccio pour Richard Strauss, des oeuvres qui vacillent sur l'arête aiguë entre accomplissement et néant. Gaucho est sans doute plus proche de cette catégorie que du "moins bon" ou "plus mauvais" album de Steely Dan, ne serait-ce que par sa première face est tout simplement la quintessence du groupe, portée à un niveau encore jamais atteint, ce qui n'est pas peu dire quand on connaît Aja ! Dès l'intro de Babylon Sisters, l'impression de beauté est aveuglante, comme celle d'entendre tout ce que Steely Dan a toujours representé dans son expression la plus pure. Mais les sonorités de marbre du Fender Rhodes, la sensation de dépouillement sonore, les clarinettes basses créent également un indéniable climat mortuaire (mêmes alliages sonores et même résultat que dans les séances de Miles Davis de 1970 qui ont donné Orange Lady/Great Expectations, Lonely Fire, Guinnevere). L'habituel défilé de noms est au rendez-vous : "Prettie" Purdie, Chuck Rainey, Hugh McCracken... on imagine le niveau. Encore une fois et plus que jamais, les textes (qui n'ont jamais été aussi allusifs et évocateurs à la fois) et la musique charrient cette sensation d'écrasement existentiel au "dimanche de la vie" sous la présence cyclopéenne du soleil de Californie qui règne sur des espaces déréels. Car le réel est soluble dans les volutes de claviers électriques comme dans la batterie pastel de Hey Nineteen, mais la guitare du même morceau ou la cymbale de Glamour Profession sont d'un métal impitoyable. Entre les deux, le synthétiseur de Fagen danse sur la corde, son rôle est celui des souffleurs virtuoses d'hier, sa voix celle du blues. Disque synthèse, disque testament, qui revient sur le passé : l'intro de l'album rappelle celle d'Aja ; dans les thèmes aussi, Fagen revient sur ses pas. Ainsi, de même que The Royal Scam se terminait par une chanson sur les immigrés portoricains, Gaucho s'achève sur Third World Man, d'une amertume et d'une âpreté sans fin : vision intacte qui met en pendant la misère des gueux et celle des riches. Mais alors que le dealer de Kid Charlemagne se heurtait à la réalité, celui de Glamour Profession se perd dans l'utopie. Ce morceau, avec ses extraordinaires efflorescences de guitare jazz et de claviers électriques sur un beat implacable, est le véritable adieu de Steely Dan. Entre ces deux chansons, il y a bien trois chansons moins inspirées (mais d'un niveau néanmoins excellent), mais Gaucho est finalement un disque sublime comme on serait trop heureux d'en voir sortir dans les années 2000.
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Message » 12 Nov 2005 21:25

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Message » 12 Nov 2005 23:56

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