Reportage HCFR : Paris Audio Video Show 2019, partie 1 : impressions et photos

Reportage HCFR : Paris Audio Video Show 2019, partie 1 : impressions et photos

Le PAVS 2019

Reportage HCFR, 1ère partie

par

Jeff_jacko et J_Maelstrom

 

A l’image de l’année dernière, l’Association des Membres HCFR a eu le privilège d’être le partenaire de ce qui depuis l’année dernière, est devenu le Paris Audio Vidéo Show – PAVS pour les intimes – et qui a remplacé l’ex Festival du Son et de l’Image organisé par le SPAT.

Une évolution motivée par la volonté de rajeunir ce Salon Parisien et de permettre la présence d’un nombre plus élevé d’exposants avec la possibilité de présenter davantage d’espaces, principalement consacrés au HomeCinéma. Le millésime 2019 profite des acquis de l’année dernière et ainsi le Salon se voit à nouveau scindé sur deux sites.

La base principale reste attribuée à l’espace d’exposition du Novotel Paris Centre Tour Eiffel. L’annexe sur deux niveaux et de taille assez conséquente, sera comme l’année dernière, située au Newcap Event Center. Deux emplacements suffisamment proches pour passer de l’un à l’autre à pied en quelques minutes ou en empruntant l’un des cyclo-pousses mis à disposition.

Une organisation donc bien huilée, qui remporta à nouveau tous les suffrages, alors que la météo n’était aussi favorable que l’année dernière. Au diable le temps d’octobre automnal, les visiteurs avaient pris leurs précautions et se sont donné rendez-vous principalement le samedi. Ce jour où la fréquentation fut à son comble avec un véritable raz de marée humain synonyme du succès de cette édition. En effet, la clémence du samedi laissa place à un dimanche plus couvert et passablement pluvieux. Malgré tout, la fréquentation, bien que plus vivable, était très soutenue. Certains exposants m’ont avoué ne pas avoir vu la différence … à vrai dire le flux de visiteur était moins chaotique, les couloirs moins bondés, mais les salles d’écoutes toujours aussi pleines.

Heureusement, chanceux exposants que nous étions, le lundi réservé aux professionnels nous permit d’arpenter le Salon dans le calme. La nouvelle formule du Salon consacrée à l’image et au son score donc une fois de plus, avec trois jours qui correspondent à un atout. D’ailleurs, les exposants que j’ai interrogés ont été unanimes : de nombreux visiteurs, de bons retours … ils sont ravis !

Alors à l’évidence notre Association des Membres HCFR se devait d’être présente et vous chers Membres avez été nombreux cette année. Nombreux à avoir demandé une invitation, nombreux à venir profiter du Salon, nombreux à avoir couvert l’événement, nombreux à être venus sur notre modeste mais vaillant stand et nombreux à avoir donné vos avis sur le fil dédié de notre Forum. Partager nos Passions est bien l’identité de notre Communauté et vous avez été au top.

Avec notre sujet dédié au PAVS 2019 (lien cliquer ici) et les retours qui commencent ici (lien cliquer). Si vous ne l’avez pas encore parcouru, faites-le au plus vite. Vous y trouverez de nombreuses photos prises par nos membres ainsi que des retours de visites. C’est comme si vous y étiez. Pour ma part, je vous propose une analyse générale avec mes « coups de coeur ».

 

Les mousquetaires du PAVS 2019, « tous pour un ! »

Un salon est une machine complexe. Il y a toute une organisation préalable à élaborer, un après conséquent de remballage et évidemment un pendant durant lequel il vaut mieux que tout fonctionne. Ce point est bien entendu la clé du succès de chaque exposant, en tout état de cause ils sont tous dans le même bateau. Car c’est évident, le succès général d’un salon est aussi important que le succès individuel des exposants et c’est durant ce genre d’événement que l’entraide se manifeste. Une entraide qui dépasse les partenariats évidents ou traditionnels.

C’est d’ailleurs assez logique, par exemple Focal présentait enfin en écoute leur intégré HomeCinéma Astral, il faut bien une image qui va avec. Ou donner du son à JVC ou à Sony, les nombreux exemples pourraient s’enchaîner encore plus. Une démarche élaborée en coulisse ? Bien au contraire, cette année les coups de pouce se firent en toute transparence.

Difficile de déterminer qui fut le plus généreux, il me semble surtout que chaque exposant sollicité par son voisin donna le maximum à hauteur de ses moyens et des appareils disponibles. Sony a fait très fort avec le soutien des écrans Xtrem Screen, Waterfall et Yamaha. Une combinaison de marques éprouvées qui a permis à Sony de s’illustrer tout particulièrement au PAVS et avant cela au Festival Son et Image. Cette année, l’interactivité dépasse l’enceinte de l’espace consacrée à la marque nippone. C’est ainsi que Sony et Xtrem Screen équipent Focal afin d’amener l’image à la démo de l’Astral avec un VPL-VW870ES et une toile 1.7. Mais aussi sur la mise en oeuvre de l’IMAX Enhanced avec un VPL-VW5000ES, rien que ça ! Ou encore sur le stand AV Industry (Elipson, Lumene, Norstone, etc.) Sur lequel le constructeur faisait une démo de son écran à focal ultra courte, il fallait bien un vidéoprojecteur adapté, le Sony UST VPL-VZ1000ES était un choix idéal. Elipson se trouvait donc aussi sur le stand de Sony sur l’espace TV haut de gamme, un échange de bons procédés qui profita à l’ensemble des exposants.

Dans la même mouvance JVC et AudioSquad (Futureland) se sont dépannés mutuellement. AudioSquad apportait l’audio à la démo JVC des DLA-NX9, DLA-N5 et LX-NZ3, alors que JVC avait confié leur DLA-NX7 à la démo Emotiva RMC-1 et SVS (quatre caissons de grave dans la salle). DEA-International offrait l’amplification de marque Bryston à la démo Elipson des nouvelles enceintes haut de gamme Legacy 3230. Pierre Etienne Léon (Peléon, aussi appelé PEL) complétait la démo de Sound United qui pour l’occasion présentait les prochaines électroniques Classé sur les fabuleuses PEL Intégrale.

Atohm était comme de coutume de la partie avec une démo utilisant pas moins de six caissons de grave sur des enceintes de la série GT, le tout accordé par un DSP. Une configuration très poussée mise en oeuvre par Thierry Comte en personne. Comme l’année dernière, l’électronique française Atoll fournissait source et amplification. La nouveauté Atohm, le caisson Rafale VR-1X compacte et très prometteur est présent. Pour rappel, Atohm équipe les enceintes Waterfall en haut parleur, la phénoménale de la démo Sony / Waterfall en revient aussi au génie de Thierry. Les associations franco / française concernaient aussi Waterfall et les électroniques Helixir, une démo orchestrée par Cédric Aubrio et le très exubérant Christian Catauro. Atoll aidait un autre exposant français, Audirvana. Le player audio de référence français équipait d’ailleurs une vaste majorité de stands dédiés à la Hifi. Tout comme Zappiti qui présentait la version améliorée de son lecteur par Audiocom, le préparateur historique de la feue marque OPPO Digital. Zappiti était un peu partout afin de subvenir au besoin de fournir une image, quelques stands chanceux profitait de la version haut de gamme Signature par Audiocom. A l’instar du précédent partenariat avec OPPO, le prestataire britannique bénéficie d’une garantie assurée par le fabriquant et dispose d’un soutien technique complet.

Devialet était sur le stand Qobuz dont l’application intégrée à Audirvana offrait un choix immense de morceaux musicaux par l’intermédiaire de son service de streaming en ligne. Un service exploité par de nombreux exposants.

D’autres exposants et cela paradoxalement à leur coeur d’activité, avaient besoin de câbles. Même Focal n’est finalement pas un spécialiste du domaine et pouvait se trouver dans le besoin. C’est Audioquest qui s’y colle volontiers. Entre câbles secteurs, conditionneurs, câbles de modulation ou câble d’enceinte, Audioquest était un peu partout. Branché sur divers électroniques la marque avait par conséquent de nombreux points de démo. Bien entendu c’est sur le stand dédié à la marque que les démos ciblées avaient lieu, avec néanmoins un soutien Focal ou encore Bricasti avec un excellent DAC. Une démo nécessite une variante ? Aucun problème, Europe Audio Diffusion passe une électronique McIntosh à Klipsch afin de proposer une variante d’écoute complémentaire à celle des grosses électroniques à tube Cayin.

Finalement, c’est ce travail collectif qui a permis au PAVS de si bien se dérouler. Une démarche qui prouve que la Hifi et le HomeCinéma sont des passions qui créent des liens chez les passionnés et les professionnels. Cette passion qui nourrit aussi les motivations et encourage les constructeurs et les distributeurs. Car si vous voulez mon avis et à voir la banane affichée sur le visage des exposants, les professionnels bien qu’exténués par le salon, doivent leur vaillance à cette passion commune.

 

Les points qui m’ont marqué

Il n’y avait pas de nouvelles références de vidéoprojecteurs des grands acteurs, d’ailleurs Epson était tout simplement absent, dommage car la marque sort un nouveau UST abordable et prometteur. En effet si le renouvellement annuel des télévisions continue sa progression sans relâche, JVC et Sony s’offrent une petite pause. Pour cause, la technologie est actuellement aboutie avec un affichage 4k natif et des processings vidéos de plus en plus performants.

Si le hardware des deux rivaux n’a pas changé cette année, les évolutions se sont concentrées sur les traitements vidéos, mise à jour pour l’un et évolution drastique pour l’autre. JVC nous a gratifié de nombreuses évolutions sur sa nouvelle série N, la dernière en date assurant l’aboutissement de l’affichage du HDR en vidéoprojection, avec le JVC Frame Adapt HDR (lien vers article HCFR dédié, cliquer ici). Le DTM (Dynamic Tone Mapping) est une approche dynamique par analyse de l’image et applique d’une gestion adaptative du HDR à partir d’un EOTF statique. Le principe existe déjà et est exploité par les processeurs vidéo Lumagen Radiance Pro, le logiciel MadVR ainsi que le futur processeur Envy basé sur les routines de ce même logiciel. Le DTM équipe aussi certains téléviseurs disponibles depuis quelques années.

Pour mieux comprendre le besoin d’un DTM : Le HDR10 et ses variantes HLG, HDR10+ et Dolby Vision sont toutes élaborées pour être utilisées sur des téléviseurs. Bien entendu la transposition en vidéoprojection n’est pas réalisable intégralement, les performances vidéos inhérentes à ces deux univers étant très différentes. En résumé, les valeurs cibles ne correspondent pas et les vidéoprojecteurs ne sont pas en mesure d’afficher le HDR de manière native. Le DTM permet donc de contourner le problème en adaptant le transfert de luminance de l’image suivant sa structure et par rapport à la performance du vidéoprojecteur mis en oeuvre dans son environnement. La taille de l’image, la pièce et la nature de la toile étant des paramètres à intégrer. Le DTM doit donc se baser sur un calibrage et doit disposer de différents niveaux d’ajustement. JVC propose donc à ce jour la meilleure solution de gestion du HDR sur vidéoprojecteur.

Côté Sony les évolutions touchent surtout une mise à niveau des VPL-VW760ES et VPL-VW5000ES afin d’homogénéiser la gamme HomeCinéma laser. Issues du VPL-VW870ES, ces mises à jours ajoutent le fameux DFO, le Dual Contrast Engine qui combine gestion dynamique et iris, ainsi qu’une meilleure gestion des mémoires en cas de HDR. Les processings dynamiques Sony sont toujours présents et complètent l’enveloppe des outils permettant une optimisation de l’image, notamment en HDR. Pas de DTM pour l’instant, alors que les rumeurs persistent sur sa possibilité. Rien d’officiel nous a été confirmé. Néanmoins les bruits de couloir tendent à affirmer une arrivée prochaine d’un algorithme DTM, nous espérons sur la gamme actuelle.

Le HomeCinéma est définitivement orienté Atmos et DTS:X, toutes les démos visaient l’exploration de systèmes 7.1.4. Bien que positionné haut de gamme, l’objectif est définitivement de proposer des solutions 16 canaux. Focal entre d’ailleurs dans la course avec l’Astral sur base technologique StormAudio et DiracLive avec 12 canaux d’amplification, plus 4 canaux supplémentaires à mettre en oeuvre via un amplificateur supplémentaire à ajouter. Une solution coûteuse certes mais explorée par d’autres marques comme Arcam qui propose une toute nouvelle gamme d’intégrés et un processeur 16 canaux. Seul l’entrée de gamme AVR10 restera « limitée » à 12 canaux. Les autres produits pourront monter à 16 canaux. Il sera possible de compléter l’amplification manquante par des blocs d’amplification, le bloc stéréo pouvant être bridgé (technologie classe G et classe A pour les premiers watts). De toute évidence la démarche va se généraliser, les canaux overhead seront certainement disponibles pour tous dans peu de temps.

L’audio connecté est toujours aussi présente, soit via des produits évidents comme la nouvelle enceinte Elipson W35, soit via des produits détournés comme des tables basses musicales vues sur le stand Conceptas / O2A, qui n’étaient d’ailleurs pas les seuls à présenter ce concept. Devialet, Cabasse et Kef (trois marques présentes) explorent le filon depuis un moment déjà et Bowers & Wilkins rejoint les rangs avec une gamme complète capable de subvenir à tout type de besoin. Véritable Hifi stéréo, enceinte unique connectée, ensemble table top pour ordinateur ou encore système HomeCinéma 5.1 avec notamment un partenariat fait avec Philips qui pourrait bien aboutir à une intégration dans l’écosystème audio Formation dont la particularité est ne de pas devoir appairer un point maître avec un ou plusieurs points esclaves. Le système totalement ouvert permet donc de créer des zones stéréo ou 5.1 partout dans la maison, l’ensemble étant un tout inscrit dans un système unique. De quoi séduire les utilisateurs et les intégrateurs désireux de disposer d’un système simple et totalement versatile. Notez que cette complémentarité (mais sans l’approche distribution libre) est aussi proposée par Paradigm sur sa gamme Premium Wireless.

Cette approche de l’audio conduit donc à une vision minimaliste et une optimisation de l’intégration. La barre de son s’inscrit dans cet univers audio et a encore de beaux jours. C’est la réponse apportée par Bowers & Wilkins notamment à travers son partenariat avec Philips. Les barres de son livrées avec les téléviseurs Oled + sont Bowers & Wilkins. Comme le maître mot est l’Atmos, des marques autre que Yamaha exploitent la technologie. C’est le cas de la barre de son Sennheiser Ambeo capable de reproduire un son Atmos et DTS:X par réflexion, son placement dans la pièce est donc déterminant. Néanmoins Ambeo n’a pas besoin d’ajouter d’autres enceintes et lorsque la mise en oeuvre est bonne, le résultat est surprenant. Il ne manque qu’un caisson afin d’ajouter l’impact et une bonne gestion du canal LFE, indispensable afin de regarder un film. Beaucoup moins compact mais fondamentalement redoutable, GKF apporte une réponse un peu différente avec Must in One. Il s’agit d’un meuble équipé de quatre haut-parleurs de grave et de deux large bande en bass reflex. Le meuble est équipé de logements latéraux et un frontal. Cette conception peut évoluer suivant les besoins avec l’ajout d’un intégré HomeCinéma seul en charge de l’amplification et du downmix stéréo, ou livrée avec tout ce qu’il faut en amplification. Le logement central va accueillir également la source ou éventuellement un vidéoprojecteur UST. Une version pré-équipée d’un lift TV est également prévue ainsi qu’une version pro quelque peu redimensionnée et livrée avec un flycase pour son transport.

Le Must in One vise donc aussi bien le marché du particulier que celui de l’institutionnel. Compact pour sa conception et pratique, il pourra également séduire les intégrateurs dont les clients souhaitent avoir un son digne de ce nom. Car c’est bien sur ce point qu’il faut insister. Must in One procure un rendu sonore phénoménal ! Sur une scène sonore frontale puissante et performante l’effet Cinéma est garanti ! Le système dépasse largement tout produit intégré que j’ai écouté. Il ne manque que des enceintes surround pour compléter le système si on souhaite passer au multicanal, ce que la démo GKF proposait à partir d’enceintes large bandes utilisant le même haut parleur que Must in One. Un concept assez proche des solutions Divatech Mach mais en plus compact et rendu transportable (prévoir de gros bras et le matériel adapté vu le poids).

 

Mes coups de coeur

A chaque salon il y a des émotions et des coups de coeur. Côté image le JVC DLA-NX9 grâce à l’adjonction du DTM « Frame Adapt HDR » passe un nouveau cap de performance et m’a vraiment impressionné. Techniquement la bête avait déjà du potentiel, avec le DTM les choses vont beaucoup plus loin en HDR c’est incontestable. L’armement Sony constitue toujours une valeur sûre. Surtout le VPL-VW760ES qui n’a pas volé son trophée de meilleur produit du salon. Ses grands frères disposent évidemment d’un potentiel supérieur mais la différence de prix est conséquente. Avec la mise à jour l’écart entre le VPL-VW760ES et le VPL-VW870ES s’étant amoindrie le prix remporté au PAVS est tout à fait logique.

C’est surtout sa mise en oeuvre sur la toile Xtremscreen 1.7 qui m’a bluffé, car faire tourner un VPL-VW760ES sur 4 mètres de base en HDR était jusque là de l’ordre du fantasme. Pourtant le mariage avec cette toile rend la chose aisément possible, les démos en attestent tout comme les réactions des visiteurs.

Deux électroniques m’ont fait rêver. Totalement ex aequo les Rotel Michi et la nouvelle gamme Classé. Michi est une série haut de gamme chez Rotel sans équivalence avec les électroniques standards de la marque y compris leur sommet de gamme. Il faut se rappeler de Michi qui, déjà par le passé, avait marqué les esprits à l’instar de la série Signature Harman qui d’ailleurs inaugure de nouvelles références Mark Levinson (vu sur le stand PPL). L’écoute se déroulait sur le stand Bowers & Wilkins sur des 800D3. Une écoute difficile compte tenu de la pièce, mais harmonisée par l’électronique et une correction Trinnov sur un ST2 HIFI. Nous pouvions écouter les blocs mono M8 et le préamplificateur P5. Beau, efficace, musical et à la page de la modernité, les Michi disposent de nombreuses options qui ne m’ont pas toutes été dévoilées.

L’autre électronique se rapproche du concepte Michi, il s’agit des nouveaux Classé série Delta. Classé faisant parti du groupe Bowers & Wilkins et a été récemment vendu à Sound United (Marantz/Denon). La gamme se compose également de blocs mono, stéréo et d’un préamplificateur. Certains éléments de conception sont aussi présents dans les amplificateurs Michi comme une topologie commune entre les blocs stéréo et mono, ainsi qu’une dissipation thermique active aspiration / extraction à double ventilateur montée sur un canal fermé en aluminium. Pour Classé l’arrivée chez Sound United a eu du bon. La conception technique a été réalisée par des designers et ingénieurs Marantz, Denon et une équipe historique de chez Classé. Nous avons eu de la chance au PAVS car les nouveaux Delta ne sont pas encore tout à fait finalisés, mais déjà bien fonctionnels et très performants. L’écoute se déroulait sur une paire de Peléon Intégrale, des enceintes étonnantes, superbes et très musicales, qui constituent également un de mes coups de coeur. Autre belle surprise sur le stand de Sound United, monsieur Pierre Etienne Léon était présent et chapeautait les écoutes sur les grandes et belles françaises. Un homme qui vit et partage sa passion, une rencontre de valeur, je ne saurais exprimer toute ma reconnaissance à monsieur Léon.

Mon autre coup de coeur, les JMR Voce Grande des enceintes dont le nom de baptême correspond parfaitement à leur caractère. La démo se faisait avec le soutien des électroniques 3D-Lab aussi présent sur l’espace casque avec Grado, 3D-Lab étant l’importateur. Charles Henry Delaleu et bien entendu Jean-Claude Reynaud étaient sur le stand afin d’assurer la meilleure démo possible et afin de répondre à nos questions. Jean-Claude nous explique la définition technique des Voce Grande issues des développements mis au point sur les très exclusives Adara.

Voce Grande est toutefois singulière et s’affirme comme une enceinte unique dans la gamme JMR grâce à une identité musicale spécifiquement élaborée. Plusieurs éléments composent cette enceintes deux voix d’exception. La technique de construction et les matériaux se réfèrent en partie à Adara, tout comme l’ADN du tweeter dont la particularité sort de l’ordinaire. En effet il s’agit presque d’un haut parleur mixte médium, du moins pour un tweeter il coupe bas. Sans tabler sur certaines chambre de compression qui descendent à 800 Hz, le tweeter des Voice Grande tombe jusqu’à 1,2 kHz, alors que la majorité des enceintes coupent entre 2,5 et 3 kHz. Jean-Claude explique ce choix déjà par la capacité mécanique et acoustique du tweeter. Aussi, la performance et la précision du dispositif permet alors de prendre en charge une partie de médium, le raccord se faisant plus bas, la transition avec le haut parleur de médium grave se fait plus en transparence.

Autre particularité, le pied est indissociable et fait partie intégrante de la conception de l’enceinte, le carton de livraison sera donc assimilable à celui d’une enceinte colonne. Le pied referme le filtre de l’enceinte. Jean-Claude réalise alors deux objectifs technique et pratique. D’une part le filtre est totalement isolé et ne pourra pas subir ou exercer la moindre influence de signal. D’autre part les borniers se trouvent en bas du pied comme sur une colonne classique haut de gamme. Résultat pas de câble qui pendouille de l’enceinte ou qui doit passer par l’intérieur du pied. On économise aussi entre 1,5 et 2 mètres de câble. La conception du pied réalise également le découplage et l’amortissement. Pas besoin de pointes ou d’autres dispositifs, tout est intégré dans la structure basse du pied par la combinaison de différents matériaux.

A l’écoute Voce Grande s’avère très précise et très linéaire. Cette enceinte sonne vrai sans tronquer ou flatter le rendu musical. La dynamique s’impose avec grâce sans excès, tout en subtilité et finesse mais avec une efficience redoutable. Écouter des morceaux en très haute résolution (essais fait sur du vrai DSD256 à partir de bande magnétique), fait ressortir toute la différence et le potentiel de ce type de fichier audio numérique. La particularité JMR est de pouvoir repousser les limites spatiales de la pièces d’écoute et bien que la salle mise à disposition durant le salon présente de nombreuses limites, Voce Grande a révélé cette particularité. Par moment l’immersion et la spatialisation était telle que j’avais l’illusion d’écouter un enregistrement binaural. Je n’ose imaginer le rendu acoustique des Voce Grande dans un environnement favorable. Une bien belle réussite tant sur le point visuel (sobre et classieux) que sur les écoutes. Mais nous le savons déjà, JMR est une de nos fiertés audiophiles et Jean-Claude un concepteur aussi passionné qu’exigeant, il n’aura de cesse de nous surprendre et de nous combler de magnifiques écoutes.

Voilà c’est terminé pour mes coups de coeur, sachant qu’une partie 2 complémentaire à cet article – qui sera publiée la semaine prochaine – vous permettra de découvrir tout cela en vidéo.

Jeff_jacko
HCFR – Novembre 2019

 

Et les photos pour visualiser cet ensemble :

 

Le New Cap Center en photos

 

Le Novotel Paris Centre Tour Eiffel en photos

 

– lein vers les sujet HCFR dédié au PAVS 2019 : https://www.homecinema-fr.com/forum/event-officiel/2019-paris-audio-video-show-sa-19-di-20-oct-t30095509.html

 

 

 

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  1. Reportage HCFR : Paris Audio Video Show 2019, partie 2 : vidéos - HCFR Forum & Magazine
    Reportage HCFR : Paris Audio Video Show 2019, partie 2 : vidéos - HCFR Forum & Magazine12-18-2019

    […] Ceci est la partie 2 complétant l’article HCFR dédié au PAVS 2019, dont on peut consulter la partie 1 ici (lien cliquer). […]