Redécouverte de mon V-CAN II pilotant mon DIY DT1880,
on fait un bond d'au moins deux mètres par rapport au Meier Corda avec,
des voix féminines charnues et pleines,
des aigus stratosphériques qui corrigent mon audition vieillissante,
des violons qui rivalisent avec les violoncelles,
les guitares électriques systématiquement à droite pour ne pas se mélanger avec les basses électriques de gauche,
le piano d'Oscar Peterson jouant plus vite que celui de Bill Evans,
Johnny Cash moins enroué que d'habitude et Charles Aznavour qui tient des notes que même Pavarotti ne peut atteindre,
tout est sucré, fruité, mielleux avec un léger gout de cerise mélangé avec de la banane,
que dire de plus sans tomber dans l'apologie de la réussite de l'électronique britannique,
il faut néanmoins expliquer cette transcendance par l'âge de mon équipement qui s'est bonifié sur douze ans, avec une explication des vrais spécialistes sur l'apport essentiel du rodage du circuit imprimé.
Il est évident que même si vous insistez, je ne peux vous vendre une telle maturation, qui sur le marché audiophile atteint des sommes jugées "scandaleuses" par les jaloux.
