Je suis allé dans un magasin HDG, dont je tairai le nom pour deux raisons. La première est que le les termes dithyrambiques que j’utiliserai feraient penser que je suis en famille avec Mr J.Torno. La deuxième est que l’évocation du nom de ce magasin m’est insupportable, tant elle rappelle furieusement les émois provoqués par un fameux avion de mon adolescence, devenu vaisseau spatial par la suite.
Donc, me voilà arrivant à Bel****, fort de mes certitudes en matière d’enceintes. J’hésitais alors entre des JMR Offrandes accouplées au 9100 Plinius, qui m’ont fait craquer par leur musicalité, et les Kalibrators pour leur précision.
L’accueil est impressionnant de gentillesse sans être obséquieux. L’équipe me met à l’aise, étudie mes goûts et mon budget sans condescendance. Bon c’est vrai que ça bouge sans arrêt, que des amateurs arrivent de partout (je salue mon collègue de Blois
Nous voilà installés pour l ‘écoute :
Lecteur CD et ampli ROKSAN caspian. On écoute Haydn sonate XVI : 20 (Brendel), Ben Webster and Associates, Aja (Steely Dan), Schubert, Quintet en do D.956 (Frank-Galimir-Teneboim-Wiley-Lichten), Les Noces de Böhm (Janovitz –Fischer Dieskau-Prey).
- Biblios Pierre Etienne Leon, pas plus rodées que moi. Rencontre à renouveler…
- On passe aux Vienna Acoustic Beethoven Baby. C’est les préférées de Michel, le pro qui a été condamné à me guider dans mes écoutes et transporter les enceintes…
Bon, déjà c’est des colonnes, et je trouve ça moins joli que les biblio sur pied.
Avec Brendel au piano, on ressent immédiatement comme un espèce de voile, comme si le piano était fermé. Moi qui cherchais quelque chose de clair et précis, ça semblait mal barré.
- On compare avec les Kalibrators. Ca s’ouvre, la musique se dessine mieux, on entend la frappe des touches, c’est beau. Ces enceintes sont décidemment aussi séduisantes que controversées.
Le médium et les aigus sont d’une précision effarante. … Puis on écoute les Nozze, et c’est simplement beau : on entend presqu'articuler la Gundula dans "Porgi, amor...", c'est pour dire
- On repasse aux Vienna et le son s’est également ouvert. Il semble que les appareils et les cables soient enfin chauds.
A ce moment, il se passe quelque chose de très bizarre. En me levant, j’ai la sensation qu’on a ajouté une centrale et que Fischer Dieskau chante par celle-ci
Je ne suis pas un habitué des écoutes mais j’ai enfin saisi ce que veut dire une scène sonore ! !
Il est vrai que les basses sont toujours très présentes et la magnifique impression de relief se développe au détriment d’une certaine définition qui était mon objectif premier.
- Puis c’est les Linn Ninka, et l’impression de relief s’écroule. Le son est plus clair, les basses un peu désagréables disparaissent mais le coté « vivant » également.
On repasse aux Vienna avec un ampli Atoll 100 ou 200, puis Cyrus. La scène sonore ne reparaît pas. La magie a disparu. Au bout de 3 heures, la lassitude apparaît. Doucement, tout me brouille l’écoute (
Pour le fun, j’essaye Incubus : Megalomaniac .
Au total : Vienna Acoustic Beethoven + Lecteur et ampli intégré Roksan :
Bon, c’est tout pour aujourd’hui….


