Bonour à tous,
avant d'en arriver à mes réflexions, je tenais à remercier de tout coeur boonjik et H. pour leur accueil merveilleux ainsi que fgero pour sa gentillesse et sa droiture...
boonjik a écrit:Je ne reviendrai pas sur les performances des Kef qui ne cessent de me surprendre car jamais elles ne limitent les électroniques.
Il est clair que ce sont de très bonnes enceintes. Je leur trouve peut-être un petit manque d'assise dans le bas du spectre, mais extrêmement cohérentes et homogènes... Quand la source est de qualité -la "plus transparente" possible-, le piano sonne comme un piano, le violon comme un violon...
boonjik a écrit:Nous nous sommes échauffés les oreilles avec teiki pendant 2 demi-journée ../..
Ben oui, à vouloir être parfaitement positionnés face aux enceintes, nous avions les oreilles collées l'un à l'autre...
boonjik a écrit:../...avant de procéder aux tests ; Cela nous a permis d’essayer son intégré Accuphase E-212 OAD qui s’en est tiré royalement pour driver les 205.
Je pense même dire que le couple Cayin/Accuphase OAD marchait merveilleusement sur tes enceintes, mieux que sur le Kora Crescendo/Krell, mais l'on verra pourquoi par la suite... Je n'ai pas trouvé grand-chose à "re"-dire. Que penses-tu du couple Cayin/Accuphase?
boonjik a écrit:L’intégralité des tests ont été fait conjointement avec teiki arii et pour ne pas nous influencer, nous écrivions nos impressions pour ensuite les comparer verbalement.
Il est ressorti une quasi-similitude de nos opinions …
On peut le dire. Moi qui pensais n'avoir qu'un jumeau, je suis désormais "triplet de Belville"...
boonjik a écrit:Nous passons au MARANTZ SA-11S1.
Et c’est une grosse surprise : ce lecteur offre des timbres plus riches mais surtout respecte l’extinction des notes. C’est avec effarement que nous nous rendons compte à quel point la Cayin écourte les notes.
Le SA-11 est aussi moins coloré, plus juste sur les timbres et plus transparent. Il offre d’avantage d’aération et une scène sonore plus ample. Ces différents points ne relèvent pas de la subtilité, c’est assez marqué et cela contribue à procurer une meilleure différenciation des pupitres et une plus grande intelligibilité sur les passages complexes.
Nous trouvons que cela commence très fort et seule la balance tonale vient entacher les multiples qualités de la Marantz. Bien que ce lecteur monte plus haut que son confrère asiatique, il a par contre un embonpoint dans le grave/bas médium.
Le grave est particulièrement mis en avant et comme pour les voix, cela peut être arrangeant sur certains enregistrements mais également désastreux sur d’autres.
Je dirais plus que ça: les aigus peuvent être criards sur certains enregistrements quelque soient les filtres utilisés, faisant perdre de son homogénéité au lecteur, c'est là son point faible AMHA en plus d'une scène sonore assez plate, manquant de hauteur surtout. Il est très chouette au premier abord, mais ce n'est pas celui que je garderai à la longue en lecture CD. Il manque trop de vie pour moi même si c'est un très bon lecteur...
EDIT:http://www.homecinema-fr.com/forum/view ... #169948665boonjik a écrit:Passage à la MICROMEGA ARIAIl n’y a pas besoin de broder sur ce lecteur : son caractère est droit, emprunt de douceur et de fluidité. C’est un produit extrêmement musical qui fait honneur à tout type de musique. Point barre !
Il ne faut pas s’attendre à des timbres subtils, à de la transparence, où à une scène sonore holographique ... Il offre du plaisir grâce à son coté passe partout mais ne peut rivaliser avec le Marantz.
C'est un lecteur caratérisé par la fluidité et le "velouté, très agréables à l'écoute mais trop coloré. Incroyablement surprenant, là c'est le contraire, on a l'impression que l'extinction des notes ne s'arrête jamais...
boonjik a écrit:Nous enchaînons sur l’YBA PASSION 400.
Le changement de caractère est immédiat. Ce lecteur est d’une transparence et d’une neutralité surprenante. Le Marantz semblait avoir placé la barre haute et nous nous rendons compte qu’il est possible d’aller bien plus loin !
C’est consternant de découvrir des voix, des instruments qui semblent réels. Il n’y a pas besoin d’écouter en live un chanteur pour avoir à l’oreille son timbre de voix ; il est évident que le Passion sonne fidèlement.
Nous constatons également une richesse d’informations exacerbée ; les notes rémanentes des instruments idiophones semblent ne jamais s’arrêter, de même que le positionnement des interprètes, l’acoustique du lieu d’enregistrement sont exaltés.
L’yba va même encore plus loin puisque sur Rachmaninov, ces différents facteurs permettent d’entendre la réverbération des notes sur la structure du piano, de pouvoir « visionner » les cordes vibrer sous l’impact des marteaux. C’est le seul lecteur de ce comparatif qui permettra une telle prouesse.
Il en va de même pour la fluidité et la musicalité qui se permettent d’aller plus loin que le Marantz. C’est aussi sur le plan stéréophonique que le Passion se détache notamment en largeur et hauteur. Je précise que la Marantz se défend mieux sur la profondeur mais elle le fait en trichant ; elle projette de manière très discrète le son mais c’est au détriment de l’effacement des enceintes. Ce point reste à prendre avec des pincettes puisque ce n’est pas extrêmement marqué.
Là, je plussoie parfaitement avec toi..
boonjik a écrit:Passé ces émerveillements, les points reprochables sont un manque de matière aux 2 extrémités du spectre.
Du côté de l’aigu, ce registre est aérien, léger et un peu plus de matière serait bienvenu. Ce n’est pas un point rédhibitoire, juste un constat.
Le grave semble aussi timide mais pas autant que ce qu’on perçoit au premier abord.
Si je m'arrêtais là, j'exprimerais mon desaccord total. Il y a un monde entre le Marantz et le YBA. Je ne trouve absolument pas que le YBA manque de matière. Bien au contraire, c'est ce qui le caractérise en plus de ses autres qualités: richesse des timbres, rémanence, scène sonore mais surtout effacement des enceintes. La musique prend vie, c'est superbe... Le "registre aérien" n'est pas en soi une faute de goût, mais apporte une meilleure lisibilté et véracité du message sonore. C'est ce que l'on perçoit justement lors du "ressenti" du coffre du piano et des "aigus" dans le bas du spectre -ce sentiment du marteau qui tappe la corde et ses résonnances-, le caractère "richesse de timbres" en fait....
boonjik a écrit:Il est incontestable qu’il est svelte mais en même temps il est caractérisé par une fermeté, une rapidité et un délié hallucinant. Aucun laisser aller ../..Ce qui est paradoxal, c’est que d’un côté le grave paraît fluet et de l’autre, en fonction des enregistrements../...
Je ne l'ai jamais trouvé "fluet" quelque soient les enregistrements écoutés... En fait, le lecteur fait ce qu'il faut comme il faut, mais en lui apportant vie et magnificence...
boonjik a écrit:En parlant d’ACCUPHASE, voici le DP-57 sous les feux des projecteurs.
Le grave reprend la consistance dont nous sommes tellement habitués à entendre mais il reste équilibré comparé au Marantz.
Tous les registres ont plus de matière et à mon grand étonnement, le son est vraiment coloré alors que mes premiers essais en auditorium ne m’avaient pas choqué. Il faut dire que la neutralité de l’yba est telle que cela peut sembler normal et puis, en repassant au SA-11, on constate que ce dernier est moins pigmenté !
Nous observons une grande similitude avec le marantz sur la richesse des timbres, l’aération et l’extinction des notes. A partir de là, on pourrait considérer l’Accuphase comme supérieur grâce à son équilibre mais voilà : en plus de son éclat chromatique, il y a une sensation de lourdeur, de dynamique comme tassée, quelque chose d’indécelable qui rend l’écoute insipide.
Je dirais que l'Accuphase se rapproche de la Cayin de Flom en RCA en terme de timbres, même si cette dernière reste derrière: une homogénéité dans toute l'étendue du spectre mais comme si on avait placé un mouchoir devant les enceintes. Le son parait étouffé... Et puis ça "manque de vie" AMHA.
boonjik a écrit:Nous finissons ensuite avec un morceaux de choix : la CAYIN CDT-17A OAD de teiki.
Nous nous rinçons les oreilles à l’YBA et attaquons les écoutes.
Il se dégage immédiatement une rapidité, une vélocité extraordinaire. Les attaques sont fulgurantes sans pour autant donner une impression de dynamique supérieure. C’est remarquable car le réalisme est accru. Dommage à contrario que les notes s’écourtent plus vite qu’il ne faudrait. Nous sommes loin de la Cayin de flom mais pas au niveau de celui du Passion 400.
Je pense qu'elle est plus véloce comme tu dis, peut-être plus neutre que la YBA avec des timbres un peu moins riches sur le Kora /Krell. Elle est un peu moins "vivante" que la YBA, c'est ce qui les différencie AMHA.
boonjik a écrit:La coloration est aussi en recul par rapport à sa petite sœur, pour s’apparenter à celle du Marantz. Il fait jeu égal avec ce dernier sur la richesse des timbres et l’aération.
Le tweakage de cette platine offre un plus qu’elle est la seule du dossier à posséder, une précision redoutable comme si une loupe permettait de mettre en relief chaque musiciens. Le résultat est extrêmement vivant bien que cela altère légèrement la cohérence de l’orchestre.
Par "vivant", je dirais peut-être plus présent car un peu plus projeté comme l'avait fait si bien rmarqué fgero. C'est ce qui peut jouer sur la scène sonore... sur le couple Kora/Krell.
boonjik a écrit:Nous avons passé en revue une autre paire de tube de qualité et il est facile de changer le caractère de la restitution et de l’adapter au système associé.
En fait, les sources japonaises branchées sur des preampli européens en XLR, doivent faire appel à des cables croisés, car il y a inversion du point chaud/point froid. Hors André a inversé les point chaud/point froid de l'Accuphase pour le rendre compatible au format "européen" et n'utiliser que du cable XLR "droit"... Ce qui explique que l'écoute en fin de séance de la Cayin s'est révélée désastreuse en utilisant les cables croisés de fgero. En utilisant les cables XLR OAD, tout allait mieux, mais ce n'était pas ça encore. Le remplacement des tubes Mullard E188CC par des RTC E88CC apportait un bénéfice non négligeable dans la qualités des timbres. C'est très bizarre, le comportement de la Cayin CDT-17A OAD n'était pas le même qu'elle soit branchée sur l'accuphase ou sur le couple Kora/Krell. Je dirais que le lecteur s'accommodait beaucoup mieux de l'Accuphase que du couple, surprenant! C'est là que je rejoins l'avis d'Aldo...
J'aurais bien voulu écouter les lecteurs sur l'Accuphase/Kef 205, mais nous n'étions pas venu pour ça et n'en n'avions pas le temps. Le but étant de déterminer le lecteur qui s'accommoderait le mieux du couple Krell/kef 205 in situ, dommage pour moi...
Conclusion :
Quoiqu'il en soit, personnellement sur le système de boonjik, le lecteur qui tire son épingle du jeu est incontestablement le YBA Passion 400 avec deux alimentation séparées, l'une interne et l'autre externe... Il est cher, certes, mais tellement au dessus des autres, que cela vaut le coup des économies pour celui qui peut se le permettre. Patience, patience...