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Cult, Zero Hour et autres série bizarro-glauques de 2013

Message » 19 Mar 2013 0:13

C'est juste. Lost, tu savais au moins que l'île était pourvue de pouvoirs surnaturels et qu'il faudrait l'explorer pour prendre la mesure de tous ses mystères, ce qui permettait aussi de faire des flashbacks semaine après semaine sur chaque personnage principal.
Le problème principal de Damon Lindelof, vu ce qu'il a fait ensuite, sur Prometheus, c'est qu'il colle un maximum de référence à des mythes et symboles existants, qu'il donne de temps à autre une explication d'une partie du truc en repoussant à chaque fois les explications sur le reste et en introduisant aussitôt de nouveaux mystères, le temps de trouver des réponses pour la suite (ou d'espérer que le spectateur n'y pensera plus). Ce qui fait que le spectateur a l'impression de s'être fait avoir dans la dernière heure de ses histoires. Évidemment, quand c'est un film qui fait deux heures un quart c'est un peu plus un gros problème que sur une série de 130 épisodes.

Dans Cult, il y a une série culte, qui est un succès modéré d'audience, une frange du public a développé une fixation à première vue incompréhensible pour les messages cachés qu'elle renferme et il y a des organisations secrètes qui essayent d'orienter ces gens dans un sens conforme à leurs intérêts, mystiques ou autres.
Et on a un journaliste qui n'a aucune curiosité ou théorie sur les différents meurtres et tentatives de meurtre autour de lui, il essaye juste de récupérer le frère qu'il avait perdu de vue.
Et ça n'est pas parce qu'il y a un ou des éléments mystérieux que ça rend automatiquement ça intéressant. Comme j'ai essayé de le montrer, les personnages principaux, qui sont le relais du spectateur, ne sont pas du tout concernés par le mystère en dehors du fait qu'un frère ou un père dont ils ne savent sinon pas grand chose a disparu à cause de trucs liés à la série. Et au bout de quatre épisodes, ils ne se sont pas posé une seule fois la question "Pourquoi tout ça ?".
Je ne demande pas une explication en retour ou même des hypothèses qui seront confirmées par la suite. Mais les personnages se laissent porter par les événements, que ce soient les indices ou les gens qui les contactent sans chercher à faire de théorie. Ce qui rend leur personnalité encore plus creuse. Pourquoi je ferais des hypothèses ou je m'intéresserais au mystère d'une série si même ses protagonistes ne le font pas ?


Il y a aussi une chose qui me chiffonne : le fait que la fausse série "Cult" soit tournée sans modification du moindre détail ou mot entre la rédaction du script et le montage, vu comment "Steven Rae" procède seul. Or, même avec des gens pinailleurs comme Aaron Sorkin, David Chase, Matt Weiner, Shawn Ryan, Dan Harmon, ou Kurt Sutter, il y a toujours du jeu. Déjà, humainement, on ne peut pas écrire seul un épisode de 40 minutes toutes les semaines et superviser en même à distance toute la production (bien sûr, Steven Rae pourrait être le nom de plume d'une équipe entière, mais personne ne trouve ça exceptionnel comme méthode dans l'équipe de tournage qu'un type fasse tout dans son coin). Et c'est hyper-frustrant pour les acteurs ou le réalisateur de ne pas pouvoir aménager un script en cours de tournage et de ne pas pouvoir changer une virgule.

Ensuite, il y a toujours des éléments imprévisibles, qui font qu'on étoffe ou on raccourcit un épisode après une "rough cut". Les acteurs n'ont pas forcément joué leur scène au même rythme que prévu sur le papier, certaines choses ne passent pas forcément aussi bien que on avait ça en tête au départ, il y a au contraire des choses qui sont mieux qu'attendu, il faut donc prendre des décisions. Rien de tout ça n'est apparemment nécessaire pendant le tournage ou le montage de "Cult".

Et malgré tout ça, personne dans la distribution ou dans l'équipe de prod ne suspecte qu'il y ait un truc zarbe. Le mec impose des choix ésotériques et des symboles sans jamais se justifier, c'est normal. En post prod, des gens rajoutent des messages subliminaux, mais personne n'y a été sensible. Personne ne détecte quoi que ce soit de bizarre sur le plateau ou les décors à l'extérieur (alors qu'ils servent à séquestrer des gens...)

Je n'exige pas non plus le réalisme. Mais même sans y avoir passé ma vie, je me rends compte que dans certains films ou certaines séries, les scénaristes n'ont visiblement jamais passé deux minutes dans un bureau, dans la cuisine d'un fast food, dans un tribunal ou devant un ordinateur.
Mais bon, là, quelle peut être franchement l'excuse de ces gens quand ils montrent les coulisses d'une série télé ????!!!!!?????
Sledge Hammer
 
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Message par Google » 19 Mar 2013 0:13

 
 
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Message » 19 Mar 2013 3:19

Arsenic a écrit:Ou un immense foutage de gueule écrit au jour le jour qui a réussi à abuser les moins exigeants d'entre nous. Lost, quoi.

La construction est au contraire très sophistiquée.
Si tu avais pris la peine de regarder la série, tu aurais réalisé que les créateurs savent très bien où ils vont dès la première saison.
Pyjam
 
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Message » 24 Mar 2013 1:44

Cult, épisode 5: The Kiss

Comme Nos Héros® avaient simplement passé des semaines à se voir tous les jours, à s'appeler régulièrement au téléphone et à s'envoyer plein de textos, Cult pose enfin la question que les 237 spectateurs restants avaient sur le bout des lèvres (avec des miettes de pain et un bouton d'herpès) : y aurait-il quelque chose qui se dessine entre le beau gosse vedette et la belle fille vedette ?

Spoiler Arlette : le titre de l'épisode est un indice.
En dehors de ça, c'était l'épisode le plus chiant de toute l'histoire (brève) de la série, l'action restant confinée à une grande soirée où sont invités tous les fans, lesquels sont tous déguisés en Billy ou en Kelly, à cause d'une scène culte de la série "Cult" à laquelle il n'avait jamais été fait allusion jusqu'à aujourd'hui.

NB : Si vous êtes scénariste d'une série censée être riche en mythologie, il est parfois bon de jeter des amorces quelques semaines avant, histoire de montrer que vous avez une vision d'ensemble et non pas que vous écrivez ça au jour le jour.

Skye va donc rouler une pelle à Jeff, parce qu'elle a pris une sorte de cachet d'ecsta dans des conditions dignes d'un épisode de Mister Bean, et parce qu'un jeu exige qu'une fille en robe blanche embrasse goulument un type avec un gilet en cuir.

En dehors de ça, l'intrigue se complique encore, vu que les "Vrais Croyants" ne seraient pas des cinglés, comme initialement suggéré, mais des gens qui font la police (pourquoi ? comment ? mais c'est être bien exigeant que de poser de telles questions) pour protéger "Cult" face à d'autres gens encore plus cinglés. Et je confirme que Marie Avgeropoulos (la fille qui a dragué l'acteur qui joue le rôle de Billy) est de loin la meilleure raison de reluq... euh de regarder la série.
Sledge Hammer
 
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Message » 11 Avr 2013 2:03

Cult n'est plus.

Après avoir été relégué à une première diffusion le vendredi soir (synonyme dans le lexique des séries télé de "ça sent le sapin"), la série vient de voir sa diffusion annulée, pour laisser la place à des rediffusions de "The Carrie Diaries" (la préquelle à Sex and the City) et de "Oh Sit" (les chaises musicales, l'émission).

Sept épisodes avaient déjà été diffusés, il en restait encore six. On envisage de les diffuser sur le web (avec Hulu ou un support équivalent).

Vu que je n'avais pas parlé des deux derniers épisodes, je peux au moins dire que ça commençait enfin à bouger.

Dans l'épisode 6, Skye tombait dans le coma suite à une réaction allergique à la drogue qu'on lui avait administrée la veille. Elle passait donc tout l'épisode dans une hallucination, et se retrouvait à la ferme du culte de "Cult" aux côtés de Billy et de son père (celui qui avait disparu il y a 15 ans). C'était très lourdaud. En parallèle, Jeff, pour sauver Skye, devait mettre la main sur un échantillon de la drogue, qui nécessitait d'être conservée au froid pour conserver ses propriétés. On l'a donc vu pénétrer chez Sakelik (la flic membre des "Vrais Croyants") et fouiller longuement du côté des artichauts et des asperges qu'elle avait dans son frigo !

Dans l'épisode 7, Jeff et Skye découvraient des choses sur l'enfance de Sakelik et décidaient d'enquêter sur place, à deux heures de Los Angeles comme l'explique le dialogue. Ils découvrent qu'elle a en fait grandi dans une maison à l'écart de la ville, où vivaient vingt enfants livrés à eux-mêmes après le départ des adultes qui les encadraient. Après deux minutes d'intense réflexion et de gros coups de coude donnés par le scénario, Jeff se demande si cette maison étrange n'a pas en fait abrité une communauté... "ou un culte" (manquait seulement l'ampoule qui s'éclaire dans sa tête).
S'en suit une série d'allers et retours (trois-quatre heures de route à chaque fois) vers cet endroit au cours de la même journée, qui confinent vite au ridicule, notamment quand un confident avec lequel Sakelik était resté en contact (et qu'elle était allé voir le matin même) décide de se pointer à Los Angeles pour discuter avec elle devant le commissariat où elle passait par le plus grand des hasards (elle était censée enquêter sur un meurtre, qu'elle a elle-même commis et maquillé en cambriolage raté). L'ami et confident lui explique qu'il préférait lui dire les nouvelles choses de vive voix plutôt que d'en parler au téléphone. Ah, oui, j'oubliais... Le type qui s'est débrouillé pour faire les trois-quatre heures de voiture plutôt que de passer un coup de fil, qui aurait pris deux minutes à tout casser, est dans un fauteuil roulant.

Cet épisode donnait énormément d'éléments sur l'origine de l'intrigue, ce qui changeait du compte-gouttes auquel on avait eu droit jusque alors. Sakelik et d'autres gosses ont grandi dans un culte. Quand les adultes en sont partis (pour une raison inconnue) elle avait 13 ans, c'était la plus grande et elle est devenue leur chef, montant des cambriolages à Hollywood pour qu'ils aient de quoi vivre (pourquoi des bambins partaient faire deux heures de route pour un cambriolage, c'est une bonne question...), elle aurait été même coupable de meurtre, mais la police a simplement découvert la maison et placé les différents gosses en famille d'accueil.
Adultes, ils sont devenus les Vrais Croyants. Vu que le scénario indique pour le moment que ce sont des méchants, ça veut à mon avis dire que ce sont des "gentils".
Mon hypothèse est que Steven Rae, le créateur de la série Cult, était le gourou de leur secte. Il doit tenter de reproduire ses méthodes à base de manipulation subliminale et de charisme par l'intermédiaire cette fois-ci de la télévision, et ils veulent le retrouver pour le mettre hors d'état de nuire. Ce qui expliquerait les actes de Sakelik à son adolescence, si elle était toujours endoctrinée, et leurs méthodes clandestines.
Sledge Hammer
 
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Message » 12 Mai 2013 2:09

Zero Hour, dont la diffusion avait été interrompue après trois épisodes, va faire son retour pendant l'"été" sur ABC, histoire de boucler l'intrigue. La rediffusion reprendra le 15 juin, avec deux épisodes d'affilée.

Ceci dit, il arrive qu'un pays étranger achète une série et en poursuive la diffusion, prenant éventuellement de l'avance par rapport à l'Amérique. C'est ce qui est arrivé à Zero Hour et du coup, sans plus attendre...

Zero Hour, épisode 4 - Chain

Après s'être pris quelques balles dans le buffet de la part de la bonne femme du FBI qui joue comme un pied, White Vincent se terre avec Laila, l'épouse de Hank, dans une maison abandonnée. Il se vide lentement de son sang. Ça le fait un peu minable pour le mercenaire le plus dangereux du monde (au fait qui l'a élu ? Dictateur Magazine ? La Gazette des Services Secrets ? Ex-Otage Hebdo ?) de ne pas connaître de médecin véreux à proximité capable de l'opérer. Il n'a donc plus que quelques heures à vivre. Il appelle donc Hank : "Ach, Allo, Monzieur Galliston. Fous allez faire tout le boulot à ma place. Zinon, je tue fotre femme. Rabbortez-moi les teux horloges. Parce que moi, je fais basser l'épizode à discuter avec votre femme pour que le public comprenne nos personnages un peu mieux."

Laila, qui est donc ligotée à un pilier dans la pièce veut en fait soigner White Vincent (de son vrai nom Vinzenz Schwartz, je suppose) et creuser dans ses trous de balles pour en extraire les débris. Bah oui, s'il meurt, elle va elle-même mourir de faim sur place vu qu'elle n'a rien pour couper le serre cable en plastoc qui lui retient le poignet. Notez aussi qu'elle n'a pas besoin d'aller aux toilettes durant des jours entiers. Bon, elle le baratine, elle est persuasive, elle retient de la trousse d'infirmerie un petit bout de métal qui lui permet de couper son lien et elle se barre quand il a le dos tourné. Zzzzzz....

Hank fait donc tout le boulot d'enquête sans qu'il y ait vraiment d'opposition mémorable. Il perce à jour le code de l'horloge d'Einstein (en faisant plancher tous ses rédacteurs pendant des jours, c'est une série où, de même que les otages n'ont jamais besoin de pisser, les journalistes n'ont pas besoin de rédiger un journal), ça le dirige en Allemagne avec ses deux assistants nigauds, il tombe sur une pierre tombale, qui le dirige vers le quai d'un port, il est assommé et capturé par un marin du bateau resté à quai pendant 73 ans avant d'être libéré par le père ou le papy du marin en question, qui a reconnu Hank et qui lui file l'horloge. "Che fous ai attendu pendant tout ze temps. Ach, maintenant, che comprends ze que z'est que la pazience..." Re-Zzzzz...

Mais, en parallèle, nous avons des flashbacks de 1938, où le sosie de Hank, celui qui était dans les SS, doit trouver dare dare un apôtre de remplacement après la mort d'apôtre numéro 4 (Allô Apôtres n'existait pas à l'époque) et planquer sa grande caisse en bois (celle du premier épisode) sur un bateau. Le tout est joué en anglais avec un accent allemand au rabais et la reconstitution est vraiment très très bidon, même par rapport au reste de la série. Il tombe sur un jeune ado devant un bar du port qui accepte que l'autre le rejoigne sur le bateau (à la relecture, ça fait vraiment crypto-gay, mais ça l'est un peu moins dans l'épisode). Il lui montre le contenu de la caisse et l'autre devient un convaincu, prêt à tout sacrifier pour protéger ça, même contre le Führer. Le sosie de Hank lui explique qu'il faudra être patient. Et le jeune ado et le petit vieux qui rencontre Hank sont bien sûr la même personne. Hank rentre chez lui et retrouve sa Laila, qui s'était libérée entretemps, dans une chambre d'hôtel.

Le dernier volet de l'intrigue prend sens tout à la fin. Avant de partir en Allemagne, Hank était tombé chez lui sur le moine de l'épisode précédent (Miles, le médium d'origine chinoise de Lost) qui s'est invité sans prévenir (comment connaît-il son nom et son adresse ? pourquoi Hank a-t-il les portes d'entrée qui ferment le plus mal de toute l'Amérique ?) et qui le met en garde contre la confrérie des Bergers. Riley enquête sur le vol 71 où son mari avait trouvé la mort, mais son chef s'y oppose. Elle file donc la commission à l'autre fille de Meryl Streep dans un dialogue qui ressemble à ça :
- Mais Riley, vous savez, je pourrais être virée à cause de ça !
- Autre fille de Meryl Streep, vous aimez...
- Appelez-moi Page !
- Entendu, Page. Page, vous aimez les énigmes ? Dites-vous que c'est une énigme à élucider et demandez les documents pour moi.
- Bon, oui, d'accord.
(Et j'exagère à peine)

Elles découvrent qu'un passager qui devait occuper le siège à côté du mari de Riley n'est pas arrivé à temps à l'embarquement et examinent son passeport. Stupeur ! Fureur ! Point d'exclamation non motivé !
Sur ce, série de coups de fil. À Hank, au grand dadais qui est toujours en Allemagne, etc. Et, pour des raisons totalement bidons, personne ne décroche.
Ce qui oblige Riley, la flic du FBI dont la priorité semble d'avoir les tenues les plus décolletées qui soient sur son lieu de travail ("on le voit mon tatouage, là ?"), à foncer à l'hôtel où le portable d'Hank a été localisé. Elle lui annonce la nouvelle : la passagère du passeport, c'était Laila. Et elle était brune à l'époque. Ce qui veut dire...
Spoiler : cliquer pour lire

que c'est une fausse blonde ?


Laila de son côté a pris la fuite avec les deux horloges.

Mais, me direz-vous, Sledge, vous nous avez parlé de cette caisse en bois mystérieuse, celle que les Rosicruciens gardaient plongée dans un bassin depuis des siècles. Allez-vous tout de même nous en révéler le contenu avant que votre santé mentale ne défaille à force de suivre cette série ?
Et je vous réponds : soyez heureux, mes enfants, car j'ai gardé le meilleur pour la fin, pour vous récompenser d'avoir suivi mes blagues à deux balles jusqu'au bout. La caisse en bois abrite en fait...
la Très Sainte Croix du Christ.

Et sa destruction pourrait donc déclencher la fin de Dieu et l'Apocalypse pour l'humanité.
Notez qu'elle a tout de même hyper bien tenu le coup face à l'humidité et aux termites durant tous ces siècles.
Sledge Hammer
 
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Message » 12 Mai 2013 14:00

C'est toujours aussi bon, merci :ohmg: :mdr:

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Message » 14 Mai 2013 15:42

Comme je l'avais mentionné, trois épisodes de Zero Hour ont été diffusés à l'étranger après la déprogrammation de la série par ABC, qui recommencera à écouler son stock à la mi-juin. Voici donc, un mois avant, l'épisode 5, "Suspension".

Tout d'abord, "Suspension" est un épisode moins délirant que ceux qui ont précédé, au point que ça pourrait presque faire partie d'une série écrite par des gens qui n'ont pas passé la moitié de leur vie en HP. Mais ça n'empêche pas les coups de théâtre et les révélations de s'enchaîner de très belle façon.

Après la révélation du fait que Laila était un agent double et pas simplement la chère et tendre épouse d'Hank (on a encore une fois eu droit en ouverture de l'épisode à ce plan "artistique" où le couple était montré au travers d'un cadre vide dans une brocante), Zero Hour a choisi de se concentrer sur les antécédents de ladite Laila, en relation avec les Bergers (Shepards) d'une part et de leurs ennemis jurés, les Grands Pirates, d'autre part. Et surtout, ce coup-ci, pas d'horloge, juste une grosse inspiration puisée du côté de LOST.

Laila a somme toute une histoire assez banale, celle de toute bonne sœur australienne ex-criminelle droguée au physique de mannequin à qui un prélat a ordonné d'infiltrer un groupe machiavélique et qui finit par tomber amoureuse du clone quinquagénaire chauve et timoré qu'on lui a demandé d'épouser.

Et de son côté, Hank fait une nouvelle fois équipe avec Riley, la superflic du FBI, pour retracer les pas de son ex-dulcinée, ce qui permet au passage de justifier les flashbacks.

On découvre une Laila bonne sœur en Australie en 2008, un rien plus crédible qu'Alyssa Mylano en nonne (avec tatouages et piercing au nombril) dans Les Disparues du pensionnat. Son père supérieur la convoque car elle avait caché des choses sur son passé (ah bon ? Moi qui croyais qu'en rejoignant les ordres, on disait adieu à son passé...) On lui demande donc d'agir au service des Bergers (un groupe dont elle a déjà entendu parler, ce qui pour le groupe le plus secret de l'église catholique la fout un peu mal) contre leurs prédateurs naturels, les Bâtons de ber... pardon les Grands Pirates, qui convoitent les reliques les plus saintes de l'Église (donc la Vraie Croix) depuis des siècles et utilisent leur qualités de roi, général, industriel ou philanthrope pour développer des projets maléfiques, style protection des données privées sur Facebook.

Hank en 2012 a du mal à digérer que la sculpturale Australienne d'un mètre 78 dont il était épris ait quelque peu simulé et que le monde ne soit pas fait comme dans les films de Woody Allen. De rage, il jette toutes ses affaires de leur appartement, avant de dévisser une mangeoire à oiseaux qui lui semblait suspecte et de trouver une clé dedans.
Hank a toutefois une autre intuition : Laila partait très tôt tous les dimanches matins (alors qu'elle n'était pas matinale) s'occuper de sa concession dans un jardin urbain. C'était en fait un moyen de déposer des messages écrits que récupéraient les Bergers. Et justement, un petit vieux à béret et chevalière "Hou hou je suis un Rosicrucien" au petit doigt récupère un bout de papier. Hank et Laila courent après le petit vieux, qui grimpe par dessus un grillage, monte six étages à pied et les distance avant de se jeter du toit de l'immeuble plutôt que d'avouer où est Laila ou ce que "352 : sans importance" signifie.

Grâce à sa fine équipe de glandus et à la blondasse géniale du FBI, Hank et Riley passent au plan B : Laila faisait toujours le même trajet en carte Orange et elle avait donc forcément une planque quelque part. Comme c'est la règle dans cette série, il n'y aura évidemment qu'un indice, qui va fatalement les mener sur la bonne voie, ici une photo avec une copine dans la Bible, seul objet avec un crucifix et un carton d'archives (planqué dans le frigo) de tout l'appartement. C'est là qu'elle allait prier. Les églises, c'est en effet d'un commun.

Suite à une exploitation hyper-bourrine des algorithmes de reconnaissance arrière-planesque du FBI (ou à Google Images), il s'avère que la photo a été prise au Paraguay. Le Père Mickle (qui avait marié Hank et Laila) va revoir son pote de poker, joué par Ken Leung, sur une jetée à New York : y a-t-il des Bergers au Paraguay ? Qu'est-ce que Laila pouvait bien faire à Ascension ? Bon, tu sais, moi je connais juste vaguement les Bergers, je ne sais rien d'autre sur eux, hein... A quatre mètres d'eux, White Vincent assis sur un banc les écoute sans qu'ils se doutent de rien. Bon, ça n'est pas comme s'ils auraient pu se donner rendez-vous dans une église ou un lieu moins ouvert aux quatre vents, hein... Ou que le père Mickle pouvait se souvenir du type qui lui a tiré dessus dans le pilote.

Bien sûr, Hank et Riley partent enquêter sur le dispensaire maudit d'Ascension au cœur de la forêt vierge (ou plutôt d'un arrière-plan rajouté en fond vert en post-prod, vu que la série est tournée à New York), où Laila était effectivement passée en 2008. Déjà que Jacinda Barrett interprète un personnage plus jeune que son âge dans la série et qu'on lui rabote encore quatre ans dans le flashback, elle est maintenant censée être une jeune étudiante qui fait le tour du monde et rend service dans les hospices dans ces scènes, manquant légèrement de crédibilité.
Il lui suffit de faire croire qu'elle est à bout de cachets et de baratiner trente secondes un infirmier pour se procurer le passe qui donne accès au centre hyper-secret de clonage qu'abrite le dispensaire, de tomber sur des cadavres, des gens cinglés dans des cages, des bobines de pellicule 16 mm et des dossiers, dont celui du patient 352.

2012 : Hank et Riley mènent l'enquête dans le dispensaire désormais abandonné. À peine sont-ils rentrés que le portable de Riley se met à sonner et qu'elle a du mal à entendre parce que le réseau passe mal. Bref, Hank se fait bien évidemment alpaguer par White Vincent, qui dit pis que pendre de sa grognasse et lui révèle un film du patient 352 : un clone d'Hank aux pupilles minuscules et aux cheveux ébouriffés qui s'agite dans sa cellule.
Il faudra un jour qu'on m'explique pourquoi tous les avatars d'Hank ont forcément l'âge d'Anthony Edwards, mais ça n'est qu'un détail.
Vincent le baratine : nous sommes frères, moi j'étais le 353, rejoins-moi, c'est ta chance, und so weiter.
Riley revient après avoir appris qu'un homme entre deux âges à l'accent européen les a précédés au dispensaire quelques minutes avant leur départ. Nouvel échange de coup de feu. Riley est blessée, Hank l'aide à s'échapper, blablabla.

De son côté, Laila était en fait rentrée à Sidney, où elle apporte les deux horloges au chef des Bergers, qui n'est autre que Ken Leung, le père Reggie (tada !). Bon sang, quelles pouvaient être les chances que le pote du poker du père Mickle soit le chef de la secte secrète à laquelle Hank se retrouve subitement mêlé ? Eh bien, Reggie l'est ! (le quart de mes neurones s'est placé en grève immédiate après la rédaction de ce calembour, auquel ils refusent d'être associés). Ce qui la fout encore plus mal, au passage, si le chef des Bergers n'a pas été fichu de reconnaître l'homme de main des grands pirates qui était plus tôt à quelques mètres de lui. Reggie a les deux dernières horloges trouvées et Laila peut à nouveau dire adieu à son passé de Laila et rentrer à nouveau dans les ordres. Sauf qu'un dernier plan nous révèle qu'elle a toujours des sentiments pour Hank. Snif.

Fil secondaire de l'épisode : nous avons un peu mieux fait connaissance avec Lynch (Amy Irving), une philanthrope qui est la commanditaire des services de White Vincent avec lequel elle correspond dans un alphabet inconnu via son fils (pour le moment muet), tout en discourant sur les sauterelles et en en broyant une qui était dans son vivarium. Débilos et Débilette sont remontés jusqu'à elle via les archives trouvées chez Laila : c'est une philanthrope de la Fondation 41, qui a des dispensaires un peu partout dont au Paraguay.
Débilos et Débilette ont, tant qu'à faire eu une scène ensemble, surtout depuis que Débilette est jalouse de la blondasse du FBI et demande à Débilos d'être plus adulte et responsable. Ce qui, sorti par une actrice qui semble elle-même avoir 16 ans, fait un peu bizarre.

Donc un épisode un peu mieux charpenté et agencé que de coutume, où les absurdités passent mieux, même si le coefficient portenawak reste fort.
J'en ai fait part dans le topic consacré à The Following, de futurs rebondissements de l'intrigue, révélés par un technicient qui a bossé sur le tournage des deux derniers épisodes, vont certainement propulser Zerø Høur à une hauteur stratosphérique et me font presque regretter que la série n'ait pas été baptisée, euh non, intitulée How I Met The Antechrist Surrogate Mother
Sledge Hammer
 
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Message » 14 Mai 2013 16:24

Merci. Quel dommage qu'elle ait été annulée, il est évident maintenant que cette série incomprise était un pur chef-d'œuvre.
J'espère que nous pourrons apprendre si, à la fin, les Castors Juniors ont sauvé l'Univers des méchants Goa'ulds. :D
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Message » 19 Mai 2013 21:46

Zero Hour, épisode 6 : "Weight"

Bienvenue dans un nouvel épisode de l'Heure des zéros, la série qui donne l'occasion aux brèles de sauver elles aussi l'humanité.

"Weight" confirme le virage un peu moins porte-nawak entrepris dans l'épisode 5 et poursuit la tendance des flashbacks destinés à mieux présenter un personnage, et cette fois encore très ridicule.

Après s'être pris trois ou quatre balles dans le buffet au Paraguay, Riley est déposée par Hank dans un hôpital apparemment aux USA, vu que tout le monde y parle parfaitement anglais. Deux minutes plus tard, elle est soignée, dix minutes plus tard, elle quitte sa chambre.
Après avoir vu son clone hirsute et micropupillesque sur projecteur au Paraguay, et son autre clone officier SS de la division Totenkampf (curieux comme TOUS les SS de fictions au rabais font forcément partie de la division chargée des camps de concentration...) en version surgelée, Hank commence à se douter de quelques cachotteries du côté familial et, plutôt que de s'intéresser aux dernières énigmes horlogères (pour retrouver Layla), va poser quelques questions à Papa et Maman.

"Papa, Maman, j'ai vu certaines choses ces derniers jours qui me font douter de faire partie de cette famille.
- Mais non, mon fils, tu fais partie de cette famille...
- Vous êtes sûrs qu'on n'aurait pas quelques liens avec l'Allemagne ?
(Les parents échangent un regard un peu gêné)
- Ne t'inquiète pas...
- Et nos photos de famille ? Pourquoi il n'y a pas de photo de mon accouchement, de ma première dent, de toutes ces choses dans l'album ?
- Euh, mon fils, je crois qu'il est maintenant temps de te dire la vérité. Tu sais, en 1967, j'étais militaire et stationné en Allemagne. Un jour, on a déposé un paquet devant la base, c'était toi, et ta mère et moi, on a décidé de te garder.
- Ça veut dire que je suis adopté !?!
- Oui, c'est cela, on attendait que tu sois quinquagénaire, marié et chauve avant de te dire la vérité, par amour envers toi. Ça n'est pas comme si des secrets de famille pouvaient te bousiller d'une façon ou d'une autre, non ?
- Je ne m'étais douté de rien...
- En dehors du fait que tu ne nous ressemblais pas du tout physiquement, qu'il y avait des points d'interrogation pour ton lieu de naissance sur ton passeport, que la date de ton anniversaire changeait d'année en année et que tu n'as jamais réussi à obtenir de fiches d'état civil ?
- C'est vrai que... Mais, papa, maman, comment avez-vous pu me faire ça ? Et aussi longtemps ! Ne comptez pas sur moi pour vous recommander au Père Noël cette année.
- Hank, je crois qu'on va devoir te révéler autre chose..."
Et Hank part furieux, enquêter sur ses vrais parents, sans se douter que Vincent White, garé à proximité observe cette réunion familiale.

Son enquête le porte chez l'expert numéro un en souvenirs nazis de tout New York, le personnage de Zach Grenier, déjà vu dans l'épisode 3. Grenier a le grand mérite de jouer à fond la carte du cabotinage et du comique, ce qui est rare dans cette série, dont l'écriture manque un peu de dérision. Reconnaissant en Hank un sosie de Korbin Sturm, une famille apparentée aux Hohenzollern, il lui propose, pour marquer le coup, de tirer en l'air avec un authentique pistolet remontant au 3ème Reich avec des munitions d'époque, très rares aujourd'hui. Les nazis d'aujourd'hui : ils n'ont pas peur des gueulantes des voisins du dessus.
Hank décline, et apprend que toutes les archives concernant les Sturm proviennent d'un lot que notre nazillon en herbe a acheté il y a six ans. Grenier cherche le reçu, qui s'avère étonnamment être le deuxième qu'il prend en fouillant dans son tiroir. Cap pour Hank sur Fort Charles, Louisiane.

Et les horloges dans tout ça ? Layla n'a trouvé dans la dernière qu'une boule de métal qui semble évidée pour des raisons de densité (plutôt que, par exemple, la secouer et la rapprocher de l'oreille comme un œuf Kinder, pour savoir s'il y a un truc dedans). Et de fait, en la faisant fondre, on trouve une plaque gravée avec d'un côté un plan de quartier, de l'autre un croissant et une étoile, ce qui suggère bien évidemment Istanbul et la Turquie. Layla, toujours en habits séculaires, est envoyée là-bas sur les ordres du père Reggie.

Débilos, Débilette et les deux nases du FBI enquêtent de leur côté. Ils n'ont pas les horloges, mais ils ont un outil hyper-hyper, mais alors hyper-efficace : le scan des bagages aux aéroports. Dans la valise de Layla, il y avait les deux horloges. Il leur suffit en fait de zoomer sur la boule qui apparaissait aux rayons X pour qu'une face de la plaque qu'il y avait dedans (et qui fait à tout casser la taille d'un porte-clé) apparaisse avec un niveau de détail incroyable, façon photo de 50 millions de pixels, tout ça pour un simple scan sur un bagage à main. Et coup de bol, c'était le côté plan, le plus utile. La scène m'a rappelé la deuxième moitié de ça :

[youtube]xbCWYm7B_B4[/youtube]

Il leur suffit ensuite de savoir qu'une Anna Benson (la précédente identité de Layla, connue par le FBI) a embarqué à bord d'un vol pour Istanbul pour placer le morceau au bon endroit sur la carte (les rues d'Istanbul n'ont pas dû évoluer depuis 1938) et la rejoindre là-bas. Les Bergers ne sont apparemment pas très forts pour les faux passeports ou la discrétion (ou apparemment pour quoi que ce soit).

Pendant ce temps, Hank est parti en Louisiane où il tombe sur un vieillard acariâtre qui a pratiquement une crise d'apoplexie en le voyant arriver dans sa boutique d'antiquités. Il s'avère que c'est Erik Haas, le fils posthume de Korbin Sturm et que ça lui fait un peu drôle de voir un sosie de son Vatti, qu'il juge avoir été un beau salaud, arriver. J'ai apprécié que le rôle ait été confié à Mark Margolis, un des acteurs fétiches d'Aronofsky et surtout Don Tio "Dring-dring-dring" Salamanca dans Breaking Bad. (Je ne m'étonnerai pas de ce que ce soit un Margolis qui joue un descendant de nazis. Beaucoup d'autres acteurs juifs l'ont fait, cf. Stalag 13, l'épisode de Star Trek chez les nazis, etc.)

Layla à Istanbul (trois stock shots pour tout l'épisode) tombe à l'emplacement indiqué par la plaque sur un appartement délabré qui tombe en ruine (avec pourtant une cage d'escalier nickel. Les copropriétaires ont de ces priorités). Elle fouille partout et repère sous un secrétaire un tiroir secret à l'emblème rosicrucien.
Bon, rappelons que depuis le début de la série, on avait des énigmes totalement imbitables miraculeusement résolues par les gentils. Et là, on a un pauvre tiroir secret avec un logo "tiroir relevant d'une société secrète" dessus. Mais passons, surtout en raison de la révélation suivante : le tiroir est vide.

C'est que Sturm Jr a grandi pendant la guerre dans cet appartement stambouliote avec sa mère et qu'il a dès cette époque manifesté des aptitudes pour la chasse au trésor, comme il l'explique à Hank, qui est surtout pressé de récupérer des cheveux de son possible père biologique.

Layla n'a elle pas le temps de réfléchir aux raisons de l'absence de l'horloge : Riley, Page (la fille de Meryl Streep), Débilos et Débilette débarquent pile au même moment, et l'arrêtent.
Encore une fois, bon, il y a un petit truc qui me chiffonne. Pour quelle raison au juste ? Certes, Layla a menti sur son identité et a plaqué son mari. Mais quel crime a-t-elle commis ? Et surtout quel crime a-t-elle commis qui autorise une arrestation par le FBI en territoire turc, sans que les agents aient d'ailleurs jugé bon de prévenir par exemple Interpol ?
Enfin, ça n'est pas expliqué parce que deux minutes plus tard, les flics locaux débarquent et arrêtent Riley... parce que Layla a simplement dit que l'autre était une criminelle. Et ce alors que Riley et trois autres personnes insistent sur le fait qu'elle est bien un agent fédéral et que Layla est dangereuse. Pendant les quelques secondes où Riley est tenue en joue et présente son insigne, Layla réussit à s'éclipser en présence de dix flics. Fortiche, la fille ! Et la scène n'était même pas comique. Riley (totalement remise de ses blessures...) descend à toute blinde dans la rue, regarde à gauche (stock shot d'une rue d'Istanbul numéro 1) et à droite (stock shot n° 2) et renonce. Il est trop tard.

On appelle tout de même Hank, qui fait laborieusement le rapprochement entre Istanbul, Sturm Jr et l'horloge. C'est donc Sturm qui aurait l'horloge en sa possession. Et dès qu'Hank prononce au téléphone le mot "horloge", Sturm Jr surgit pour le braquer avec un pistolet.
"Je savais bien que vous étiez venu pour l'argent, balance-t-il au sosie parfait de son père décédé en 1942 qu'il vient de rencontrer il y a quelques minutes.
- Non, non, ça n'est pas du tout ça. Et je peux vous le prouver. J'ai une lettre de votre père dans ma poche. Prenez-la. C'est son écriture. Il y explique son sacrifice et fait de poignants adieux à votre mère en ayant une pensée pour son enfant encore à naître.
- D'accord. Mais, au fait, pourquoi ne pas me l'avoir montrée quand tout à l'heure je hurlais contre mon père nazi que je déteste, parce qu'il m'a abandonné, ma mère et moi, pour ses causes politiques et que vous souteniez que c'était un brave gars ? Ça n'aurait pas été un bon moment pour me montrer cette lettre ?
- Oui, peut-être. C'est dingue, ça fait deux semaines que j'ai cette lettre dans la poche de mon blouson, je n'y avais pas pensé avant que vous me braquiez avec cette arme. La mémoire, décidément...
- Ach, merci, Hank. Finalement vous êtes un brave gars. Allez, on va boire un schnaps. Et puis, si c'est la Vraie Croix du Christ qui est en jeu, je vais vous donner les horloges.
- Vous voulez dire l'horloge ?
- Non, non, LES horloges. Vous savez, après avoir trouvé la première horloge à Istanbul, je l'ai étudiée et j'ai découvert un message caché qui m'a mis sur la piste d'une autre... et ainsi de suite. J'ai sillonné le monde au fil des ans pour les trouver. Il y a quelques semaines, j'étais sur la piste de la neuvième, qui se trouvait à New York, mais il y a une pouffe blonde qui était chez le brocanteur et qui a été plus rapide que moi. Et moi qui pensais que ça cachait un trésor et une fortune... Allez, bon, je vous les remets toutes, elles sont derrière la tête de sanglier empaillée dans le salon."

Hank part avec les horloges et un échantillon pileux de Sturm Jr piqué en douce. Quelques heures plus tard, les résultats tombent. Hank n'est pas le fils de Sturm. Il est en revanche... le père de Sturm !
(Les tests ADN permettent-ils en fait d'établir ce genre de nuances ? Je ne crois pas...)
Ta da da !

C'est maintenant le moment d'en arriver au meilleur : White Vincent.
J'avais laissé White en train d'espionner les parents d'Hank. Il s'introduit dans leur maison à la campagne la nuit venue et les observe en train de dormir. Suspense accablant : va-t-il tuer les deux petits vieux vus auparavant dans un seul épisode, et ayant récemment fait la preuve de leur égoïsme et de leur débilité, après la coupure publicitaire.
Réponse : non. Il prend l'album photo qui traîne sur un meuble de l'entrée et se recueille quelques instants dans la chambre où Hank a grandi, s'est probablement paluché sur des posters de Farrah Fawcett et de Bo Derek, a été heureux.
Et là, les flashbacks commencent.
Mon Dieu...
White Vincent a été malheureux quand il était enfant : c'est tourné en noir et blanc. Il est un enfant malingre de huit ou neuf ans, le crâne pratiquement rasé dans un orphelinat où on parle avec l'accent allemand. Il porte des lunettes noires et joue avec des poupées russes dans la cour, comme si elles étaient ses parents. Un gamin se moque de lui, casse les poupées. White est renversé et ses lunettes noires tombent et se cassent. Il a des pupilles minuscules.
Le groupe qui l'observe fait ce que tout gamin de cet âge ferait en présence d'un individu monstrueux : il le pointe du doigt et éclate de rire.
Une préceptrice lui explique ensuite que son état fera que les gens continueront à se moquer de lui.
Quelques jours plus tard, il est à nouveau dans la cour, sa paire de Ray-Ban ayant été réparée avec du sparadrap. Le meneur de la bande se moque à nouveau de lui. Le petit White Vincent le tabasse.
Et voilà comment, 40 ans plus tard, on devient un dangereux terroriste.

Moralité 1 : dans le cœur apparemment endurci de tout mercenaire impitoyable, il y a un petit enfant brimé qui sommeille. La preuve : il ouvre même l'album et compare sa photo d'enfant rachitique et monstrueux à celle d'un Hank radieux au même âge.
Moralité 2 : mieux vaut éliminer les enfants orphelins et handicapés, ils peuvent grandir, devenir des menaces pour l'humanité et travailler pour une organisation secrète qui est responsable d'expériences de clonage dérivées du projet "Heure Zéro" du 3ème Reich et qui a créé d'autres clones à pupilles minuscules dans le cadre de ses expériences
Moralité 3 : les micro-pupilles sont un substitut acceptable à la télé américaine pour ce qui est probablement de la microgénitomorphie (oui, j'ai lu Le Roi des Aulnes)

White Vincent, suite à cet accès de mélancolie et de psychanalyse à deux balles, rencontre le gosse mutique qui lui sert d'intermédiaire face à Melanie Lynch. Il s'avère qu'il a eu la langue coupée. Les deux sympathisent sur leur monstruosité (ce que tout gosse de 12 ans fait avec un adulte de 50) et le gamin l'amène enfin chez Melanie Lynch, officiellement philanthrope, officieusement organisatrice de catastrophes à travers le monde, et chef du groupe des Grands Pirates. Ils ne s'étaient jamais vu. Il veut des explications sur le pourquoi de son intérêt pour la Vraie® Croix† du Christ™, elle lui affirme qu'il n'est capable d'appréhender les situations que par la violence.

Mais derrière ce dehors bourru, on le sait maintenant, se cache un cœur d'or.

PS : Pourquoi Erik Haas a-t-il vendu parmi les documents inutiles qu'il possédait un cahier de notes décrivant en anglais l'histoire de sa famille, avec arbre généalogique et détails sur chacun de ses parents ?
PPS : Pupilles minuscules, clonage, White Vincent qui l'appelle "frère", tests ADN, sujet 352, sosies... Combien de temps avant qu'Hank comprenne qu'il est peut-être lui-même un clone ?
PPPS : L'épisode 7 est dispo !
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Message » 23 Mai 2013 1:28

Zero Hour, épisode 7 - Sync

La première séquence de "Sync" montre quelque chose d'imprévu : un enchaînement relativement svelte et lisible de rebondissements. À la fin de l'épisode précédent, Layla avait repris contact avec Hank, son mari, sur ordre des Bergers.
On assiste au rendez-vous cette fois-ci, avec Layla qui est guidée par Arron et Rachel pour semer les Rosicruciens et les agents du FBI, qui avaient mis les portables sur écoute. C'est élégant, sans grand suspense (les gentils mènent la danse), mais au moins divertissant.
Bien évidemment, les retrouvailles du couple (là même où il avait demandé sa main) sont chargées de pathos, Hank étant forcément méfiant. Et que j'ai obéi, lui dit-elle, et que je veux des explications, lui dit-il. Plus tard, mû par un sursaut d'honneur, il fait venir Beck Riley chez lui. À deux heures du mat pour la tenir au courant. Elle a enfilé un autre léger débardeur en coton et ils discutent sans plus se formaliser que ça de ce qu'ils feront une fois cette affaire réglée. Riley va s'amuser aux quatre coins du monde et son expression lascive laisse présager qu'elle n'aurait rien contre un petit acompte en vitesse sur le canapé.
NB : n'importe qui d'un peu habitué aux séries américaines peut deviner que si Hank flirte innocemment avec la fille du FBI à la douzième minute d'un épisode, ça veut dire qu'il est un type intéressant et apprécié de ces dames et que son rabibochage à la fin avec sa femme (Riley lui fait remarquer qu'il porte encore son alliance...) n'est donc pas la conséquence du désespoir comme on pourrait le présumer mais un événement logique. Soit.

Les Bergers ont de leur côté d'autres soucis tout aussi pressants, à savoir que White Vincent a retrouvé la trace du livre de bord du sous-marin qui a servi à transporter la Vraie Croix™ du Christ†. Le sous-marin avait en effet sombré au milieu de la mer du Nord il y a 70 ans, mais les feuilles de papier ont remarquablement bien tenu durant la période. White Vincent va devoir faire venir à bord de son vaisseau un traducteur capable de traduire le "démonique" (je n'ai pas tout compris sans les sous-titres), et il y en a une douzaine dans le monde. Ce qui est évidemment plus simple que de photographier les pages, et de faire plancher sur les photos le spécialiste dans un lieu soigneusement gardé. Pour donner un zeste d'intérêt à cette histoire mollassonne, les Bergers envoient un espion habilement infiltré (il porte une croix avec le symbole des Rosicruciens sous son maillot de corps...) qui va se battre couteau contre couteau contre White Vincent. Étant donné que l'un est apparu dans cet épisode et que l'autre est le grand méchant depuis le début de la série, je vous laisse deviner qui gagne.

Hank de son côté est recontacté par les Bergers, non par Layla, mais par le père Reggie, ce qui ne surprend pas outre-mesure Hank. Opération horloges (au pluriel) contre réponses. Bah oui, les Bergers savent qu'il a les huit horloges, le trésor de son "fils" de 72 ans. Celui-ci a reçu la visite des Rosicruciens et leur a tout appris. Reggie ressemble de plus en plus au passage à un méchant générique. Il avait eu son petit speech devant son assistant sur ce qu'il compte faire : "Nous allons lui prendre ses horloges... et sa vie." Oh, non...
Le tombeur de ces dames accepte et met en place un plan totalement inutile en dehors du fait qu'il rajoute une nouvelle scène d'action gratuite, en chargeant Arron (Débilos) de jouer les leurres (des méchants montent la garde devant l'entrée de service) avec un gros sac à dos, pendant qu'Hank et Rachel (Débilette) passeront par l'entrée principale avec les horloges dans des sacs.
NB : Il faut admirer la confiance profonde des trois gentils qui gardent dans leurs bureaux, et même pas sous clé, les huit horloges dont le sort de l'humanité toute entière dépend, bureaux où plusieurs personnes sont déjà rentrées comme dans un moulin. D'autant plus qu'il suffirait de les tuer tous les trois (pas de garde du FBI...) pour mettre la main sur les horloges en question
NB 2 : Rachel se retrouve à la fin dans le manoir des Bergers, mais son personnage disparaît ici pendant vingt minutes sans explication.

Hank rejoint la limousine de Père Reggie et arrive dans un manoir à distance de New York. Reggie ne lui a évidemment rien dit de tout le trajet, parce que les explications en voiture, c'est pour les nases.
On charge Hank, maintenant que les douze horloges sont réunies, d'en résoudre le mystère. L'une d'entre elles comporte en effet un message en latin à la con du genre "Douze ne font qu'une, et d'une tu feras douze, et que demain, il va pleuvoir et que si tu te magnes pas l'humanité est condamnée". Le super-génie Hank (qui attend ses explications) trouve la solution cinq minutes après moi : il faut assembler des pièces de toutes les horloges pour identifier le lieu.
Il s'avère que chaque horloge comporte un disque de verre qui ne servait strictement à rien (mais qui ressemble beaucoup à ces disques transparents qui protègent les rouleaux de CD vierges) dans le mécanisme. Serait-ce un indice ? Et mes explications ?
Layla l'assiste parce qu'elle est apparemment la seule experte en mécanismes d'horloge qu'ont les Bergers, une société secrète qui sait depuis 70 ans que le secret de la Vraie Croix est contenu dans douze horloges.
Le tandem Hank (qui attend ses explications) et Layla perce le secret (qui louche sur Le Secret de la Licorne) : personne durant toutes ces années n'avait remarqué que les disques étaient gravés sur une partie de leur surface. Il suffit de les superposer sur le même axe et de les aligner grâce à un petit trou disposé à la surface du disque. Bingo ! On projette ça et on obtient une carte du monde quelque peu déformée. Ensuite il suffit de remarquer que chaque emplacement où était gardée une des horloges forme un cercle sur la carte pour en identifier le centre, le lieu où se cache la Vraie Croix du Christ.

Elle est à Strasbourg, France. Non, sans rire, à Strasbourg.
Après des dizaines d'heures de secrets ultimes des Templiers, des Rosicruciens, des Bergers, des Grands Pirates, d'Einstein, des Bâtons de Berger, des Corsaires, de Rackham le Rouge et de l'affaire Bettencourt, le secret des douze horloges, resté inviolé pendant 75 ans, c'est simplement Strasbourg. Même pas Souffelweyersheim. Strasbourg. Pour protéger un secret des Nazis, rien de tel qu'une ville de l'autre côté de la frontière avec l'Allemagne et revendiquée par le 3ème Reich.

Et, là, Hank a enfin mérité ses explications. Le Père Reggie lui apprend qu'il est lié à l'expérience Heure Zéro des Nazis. Que la Croix contient un secret d'une puissance équivalente à 70 000 bombes atomiques, qu'Hank en est le détonateur et que... oh crotte, le FBI est remonté jusqu'à nous grâce à la plaque d'immatriculation de la limousine (ce qui est vrai). Bon, on vous expliquera une autre fois, Hank... Ah, au fait, mon adjoint, n'oublie pas de buter Hank dès que je serai parti.
Ce que l'adjoint tente de faire alors que Layla n'est pas encore partie, ce qui n'est pas forcément la meilleure idée : elle lui prend son arme et l'abat de sang froid (à trois mètres de distance : elle aurait pu au moins viser l'épaule). Hank et Layla prennent la fuite pour arriver à Strasbourg les premiers, quitte à devoir rivaliser avec les Grands Pirates, les Bergers et le FBI. Et les deux se rabibochent bien évidemment, même si le projet de Layla (la bonne sœur) est un peu extrême : il s'agit de détruire la Vraie Croix™ du Christ†, vu que, bon, dans la religion, c'est le symbole qui compte et que, bon, des fois, les différentes organisations religieuses, elles débloquent et il faut pas leur faire confiance, enfin, quoi...

Impressions en vrac :
- Michael Nyqvist, le seul acteur avec un peu de charisme de la distribution, est une nouvelle fois mis sur le banc de touche, après l'humanisation de son personnage pendant l'épisode 6. Là, il ne tue même pas le traducteur, malgré la demande de Melanie Lynch, il se laisse repartir à la nage et l'autorise à conserver une bouée. Son titre de mercenaire le plus dangereux du monde vacille (et on ne voit pas trop comment il va pouvoir le conserver, vu qu'il n'a absolument pas mercenarisé depuis le début de la série)
- le stock shot pourri de la semaine : Melanie Lynch est sous une tente dans un studio. Elle écarte un pan de tissu et voit la savane africaine sous un soleil radieux. Deux secondes.
- Hank attend toujours ses explications. Elles vont venir. Si si... elles arrivent. Bientôt. Promis.
- le sort nous aide : Layla est bien évidemment une vraie gentille. Si elle n'était pas dans l'avion à Moscou (où elle devait en fait protéger le mari de Riley), c'est parce qu'elle a eu un grave accident de voiture, où le chauffeur a trouvé la mort. La première chose qu'elle voit en rampant hors de l'épave : le fronton d'un bus de la ligne 352, le numéro associé à Hank. Destinés, nous étions tous les deux destinés.
- c'est bien joli d'avoir un sous-marin hyper-secret mais comment des faux nazis font-il pour transporter la Vraie Croix du Christ à Strasbourg ? Ils remontent le Rhin dans le sous-marin en 1938 ?
- un ami prof du MIT (ce qui prouve qu'Arron n'est pas un con : il a des amis intelligents) a trouvé deux explications aux résultats paradoxaux du test ADN : voyage dans le temps ou réincarnation. Bon, ça n'est pas comme si on pouvait raisonnablement envisager l'hypothèse du clonage, non ?
- Strasbourg la semaine prochaine ? Je dirais plutôt un stock shot de l'extérieur de la cathédrale et une sorte de grosse horloge tournée en studio qui sera la "réplique" de l'horloge astronomique de la vraie. La place de la cathédrale avait été bloquée deux ou trois jours par le tournage de Sherlock Holmes 2, alors que c'était pour deux plans tournés par une seconde équipe. Je doute que qui que ce soit de Zero Hour ait un jour foutu les pieds à Strasbourg
- coïncidence plus intéressante que le bus 352 : j'ai vécu un an à Strasbourg. Et je serai donc particulièrement sensible aux détails...
- Et pourquoi Souffelweyersheim (dans la banlieue de Strasbourg, quand on vient par l'A4), c'est mieux que Florence ? À Souffelweyersheim, il y a une fille qui s'appelle Florence. Mais à Florence, il n'y a PERSONNE qui s'appelle Souffelweyersheim. Ceci s'appelle l'humour alsacien. Mais, bon, ça passe mieux avec l'accent.
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Message » 24 Mai 2013 18:28

Zero Hour, épisode 8 - Winding

Bon, comme je l'avais suggéré, c'était clair que je ne pouvais que me jeter sur un épisode se passant à Strasbourg, même si c'est pour être un peu vaguement déçu à l'arrivée.
Comme j'aurais dû m'en douter, la Croix du Christ, le McGuffin de la série, ne se trouvait pas à Strasbourg. La cathédrale cachait simplement un nouvel indice. Les vraies révélations ont en fait été de simples retournements scénaristiques, négociés avec moultes clichés.

"Zero Hour" est finalement une série plus conventionnelle que "Cult", à la limite de l'autisme par son traitement des personnages ou de l'enquête, ou ce que j'ai vu de "The Following" (une série de rebondissements prétextes à montrer de la torture gratuite). Il y a une progression, des coups de théâtre, des constantes et on comprend grosso modo les détails (même si être dans le mystère fait souvent partie du charme, cf. Lost)

Là, on a droit à trois révélations plus ou moins bien préparées mais sans grand impact émotionnel, la poursuite du Da Vinci Code du pauvre et l'introduction de deux nouveaux personnages majeurs qui devraient nous conduire jusqu'au dénouement. Mais heureusement, les invraisemblances ne se sont jamais arrêtées.

Hank et Layla, encore méfiants l'un vis à vis de l'autre, ont fait route tout droit vers Strasbourg en avion. Bon, on a le FBI et ses 300 000 caméras de surveillance dans le monde (dixit Riley au début de la série) mais aucune capable de reconnaître des individus particulièrement recherchés. C'est qu'elle est censée être forte, la Layla : le FBI a des infos contradictoires sur ses trajets, passant par les quatre coins du monde. Bien entendu, une fois arrivés à Strasbourg, ils sont pourchassés par un homme de mains des Bergers, un jeune mec baraqué et taciturne en guise de personnalité, qui n'hésite pas à tuer pour parvenir à ses fins (pourquoi ne l'avaient-ils pas déballé plus tôt, au fait ? C'est qu'ils ont quelques ennemis déclarés...)
En parallèle, White Vincent continue sa prospection à bord de son bateau et se doute plus ou moins du lieu de dépôt de la Vraie Croix†. Mais il ne va pas se presser : on lui amène un ancien assistant, un autre petit jeune de type indien cette fois-ci, qui lui préparait son thé il y a quelques années mais qui depuis a fait du chemin.
Bon, quand un quidam comme ça a droit à une présentation aussi détaillée, c'est qu'il va servir à quelque chose par la suite. Du style il va être torturé pour qu'on en soit débarrassé. Dans l'immédiat, ça n'est pas le cas, il a simplement récupéré d'autres documents de l'épave du sous-marin, dont le journal intime de son capitaine.
D'où, bien sûr des flashbacks, lus par la voix de Michael Nyqvist/White Vincent, où le capitaine apparaît de dos et s'adresse à Korben Sturm, le gentil SS avec la tête d'Hank. La ficelle est tellement grosse qu'on comprend tout de suite que le capitaine va être joué par Nyqvist, vu les références au clonage dans ce qui précède. La réalisation ne le révèle que bien plus tard, quand Vincent découvre qu'il a la même écriture que le capitaine (il a lu plusieurs pages avant de s'en rendre compte !).
Grosso modo, et je n'invente rien, Sturm était un idéaliste tout entier consacré à sa cause, cacher la relique, tandis que le capitaine de l'U-Boot, son "frère" dans la cause, tenait à protéger la Croix, la transporter en Amérique, où elle pourrait servir pour un lieu de culte à succès (c'est tout juste s'il n'évoque pas un parc d'attraction, le dialogue est très très sommaire...). Le capitaine veut donc dévier sa course, Sturm est donc contraint de l'abattre pour la mission. Et maintenant qu'il a lu ça (sans avoir rien foutu d'autre durant l'épisode), White Vincent a compris que les cauchemars récurrents où on lui tirait dessus ne sont pas des cauchemars mais un trauma de son existence antérieure. Et son assassin était Hank. Reste que son assistant/souffre-douleur est toujours aussi peu intéressant.

De leur côté, Hank et Layla prennent un taxi ("Taxi Strasbourg", immatriculé dans le 75) qui les dépose à la Cathédrale de Strasbourg. Le tueur des Bergers, qui est un cador, retrouve le taxi, qui exige de l'argent en échange de l'info mais l'autre l'abat froidement, et consulte le GPS pour savoir quel était le dernier lieu qu'il avait entré dedans. Le taxi avait bien évidemment besoin de savoir où se trouve la Cathédrale de Strasbourg, le lieu le plus facile à trouver de toute la ville, et de toute façon bien connu pour son horloge astronomique. Hmmm... Au fait, l'histoire n'a pas un vague rapport avec les horloges ?
Je dois reconnaître que si l'intérieur de l'église où ont été tournées les scènes ne ressemble en rien à la cathédrale de Strasbourg (bâtie en grès rose), ils ont trouvé une horloge à peu près ressemblante. Hank et Layla repèrent quelques signes intrigants mais le tueur les retrouve et abat un gardien qui voulait faire obstacle. La cathédrale est aussitôt fermée pour les besoins de l'enquête.

Hank et Layla vont devoir trouver une solution pour rentrer et s'entourer d'aide, rien que pour récupérer des photos des horloges, qu'ils n'ont plus sous la main. C'est là que l'on a droit à de très très gros raccourcis d'écriture. Sitôt parvenu à l'hôtel, Hank avait en fait appelé ses assistants débiles qui n'ont toujours pas conclu ensemble (Arron et Rachel) puis Beck pour leur claironner qu'il était à Strasbourg, mais qu'il ne fallait pas en parler, parce qu'il y avait probablement une taupe du FBI qui rencardait les Bergers. Bon, ça n'est pas comme si c'était un peu maladroit de son côté de continuer à passer des coups de fil à sa rédaction depuis le fixe de la chambre d'hôtel... Ou qu'on avait déjà entendu parler de ces histoires de taupes, qui tombent pile au moment où le chef de Beck (Dylan Baker) passe à la rédaction du magazine.

Trois heures plus tard, toute la bande (Arron, Rachel, Beck et Page, l'autre fille actrice de Meryl Streep) débarquent dans la chambre d'hôtel strasbourgeoise. Ce sont des rapides, je vous dis. Beck insiste d'abord pour parler avec Layla, qui est liée à l'accident d'avion de son mari, sur lequel elle exige des explications (oui, thème récurrent dans la série). L'autre n'a que quelques éléments. Le mari était biogénéticien (quinte de toux... "clone clone" quinte de toux...) et il travaillait pour la Fondation 41 ou un truc comme ça, la vitrine des Grands Pirates, où il menait des recherches liées au projet nazi Heure Zéro, ce que les Bergers redoutent bien entendu. Elle devait le baratiner durant le vol pour le convaincre de rejoindre leur cause, mais elle a loupé l'avion et pis elle sait pas ce qui s'est passé. Mais, en cinq ans, elle a réfléchi (si si...) : ça n'est pas logique que White Vincent (qui travaille pour les Pirates) ait fait sauter l'avion d'un mec du même camp. Ça doit cacher quelque chose.
NB : Ça devait être un de ces vols où on est assuré avant même d'arriver à l'embarquement d'avoir forcément tel numéro de fauteuil, et pas simplement telle classe.

Le Scooby Gang met sinon au point un plan pour pénétrer dans la cathédrale, gardée par la police. Il suffit de rentrer dans les catacombes pour se retrouver dans la crypte et c'est gagné. J'ai au passage appris l'existence de catacombes à Strasbourg, mais passons...
Beck reste devant la cathédrale pour surveiller ce qui se passe. Page doit garder l'entrée des catacombes pendant qu'Hank et Layla vont accomplir la partie énigme de niveau Resident Evil de l'épisode avec l'horloge astronomique et qu'Arron et Rachel, qui se foutent complètement du grand secret qui va être révélé, discutent pour la énième fois du sentiment qui les habite (Arron : "Tu es comme une sœur pour moi" à l'adresse de Rachel, dont les yeux crient braguette).
Après avoir mis les douze apôtres à la bonne "heure", on a droit à l'apparition sur l'horloge de la statue d'un 13ème apôtre, Matthias (le remplaçant de Judas, ce qui indique donc que Judas figurait depuis des siècles en bonne place sur l'horloge en question...) Et Matthias, il porte une sorte de grosse bille, un boulet œil de chat.

Bien entendu, le tueur des Bergers (génitif subjectif. Il ne tue pas les Bergers, il tue pour les Bergers) s'était rapproché de l'entrée des Catacombes. Page, qui menait la garde, s'était réfugiée à l'intérieur en le voyant arriver. Beck, sans réponse au téléphone de Page, était allée trouver les gendarmes en faction devant la cathédrale, becoz "Je suis du bureau fédéral d'investigation américain".
Et qui surgit pour tenir nos z'héros z'en joue ? Page. Coup de théâtre ! Il faut une minute à nos protagonistes censés être très malins pour comprendre que c'était elle la taupe. Elle se prépare à les abattre et sort donc un speech de méchant de James Bond, ce qui veut dire que quelqu'un, Beck dans le cas présent, va surgir et lui tirer dessus, en compagnie des gendarmes.
C'est maintenant au tour de Beck de demander des explications à son assistante traîtresse... ce qui veut dire que le tueur, qui n'avait pas tué grand monde jusqu'à présent, va à son tour débarquer, abattre les gendarmes et tenter de récupérer la bille de verre. Les gentils prennent la fuite et ferment la porte des catacombes. Page, touchée à l'épaule, est rassurée par la présence de quelqu'un qu'elle connaît et qui va pouvoir la secourir et la soigner. Visiblement, elle ignore les lois narratives de ce type de séries : si deux personnages remplissent la même fonction dans le schéma actantiel (ici : exécutants des ordres des Bergers), l'un des deux n'est pas indispensable. Surtout si c'est une actrice au registre limitée qui ne serait pas crédible une seconde en tueuse impitoyable. Bref, il l'abat.

Nos amis, quant à eux (qui ne sont pas concernés une seule seconde par l'enquête du FBI ou les gendarmes français), étudient le boulet et découvrent qu'il pointe vers les îles Féroé, cet archipel à mi chemin entre "l'Islande et l'Irlande" (plus exactement l'Écosse, mais passons), là où White Vincent se dirige déjà grâce au livre de bord du sous-marin. Mais Beck arrive avec une nouvelle qui l'a assommée.
On a repéré White Vincent à bord d'un vaisseau en compagnie de son assistant, le personnage apparemment sans grand intérêt.
Et cet assistant n'est autre que...
son mari censé être décédé il y a cinq ans dans l'attentat.


Sinon, du côté des stock shoots de la semaine, la production a fait comparativement un meilleur boulot sur Strasbourg (ils ont même la façade d'un hôtel strasbourgeois) que pour Paris. On s'en contentera.
Sledge Hammer
 
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Message » 29 Mai 2013 15:59

Zero Hour, épisode 9 - Balance

Dans une heure qui nous révèle in extremis la vraie Croix™ du Christ†, il ne se passe finalement pas grand chose dans "Balance", qui se contente d'affirmer les fidélités des uns et des autres avec la finesse et le tact que l'on connaît de Zero Hour, c'est-à-dire aucun.

Notre groupe de z'héros s'est séparé. Hank, Layla et Beck ont pris la direction des îles Féroé tandis qu'Arron et Rachel, les deux jeunôts sont rentrés à New York, parce que "il faut bien que quelqu'un rédige le magazine". Tiens, quelqu'un vient de découvrir l'existence de la réalité.

Beck est bien entendu perturbée par le fait que son mari Theo soit vivant et elle a donc droit à son flashback à elle, où elle est encore l'épouse sensuelle d'un botaniste hors pair qui lui parle un peu de son travail, relevant du clonage (tiens, ça aura une importance pour la suite ????). Pour une fois, Carmen Ejogo est relativement crédible comme actrice.
En revanche, on est bien dans Zero Hour, et elle n'est absolument pas perturbée par la trahison et la mort de sa coéquipière survenue la veille. Son mari est forcément otage. Il y a peut-être eu jusqu'à présent dans la série trois ou quatre exemples de personnes qui n'étaient pas ce que l'on croyait (Layla, Page, le père Reggie...), mais ça ne peut pas être le cas avec son mari d'amour à elle. Et inutile aussi de solliciter des renforts, même si l'objectif de l'enquête est à quelques centaines de mètres et qu'on pourrait arrêter le mercenaire le plus dangereux de la planète de 2009, 2010 et 2011 (résultats 2012 en attente).

Layla est quant à elle étrillée entre sa résolution à détruire la Croix quand elle la trouvera (l'apocalypse, c'est pas cool, son mari qui meurt encore moins) mais le père Reggie l'appelle et lui parle de respecter plutôt le projet divin, plutôt que d'accorder la priorité au mari, hein, ça se comprend quelque part.
Et Hank, interrogé par Layla sur sa foi, explique qu'il croit en des choses qui nous dépasse, mais qu'il n'a jamais voulu mettre de nom là-dessus. La nonne très pieuse, légitimement déçue par la réponse, n'avait donc jamais eu une conversation de ce genre en cinq ans de mariage.

Toujours est-il que Beck décide de se rendre sur le bateau de White Vincent et y retrouve son mari, au laboratoire. Celui-ci n'a pas l'air hyper-emballé à l'idée de la retrouver, Beck continue à être convaincue qu'il est otage depuis cinq ans (sans avoir jamais eu l'occasion de s'échapper, alors que le bateau n'a par exemple pas l'air trop gardé ou que le Theo en question avait été photographié en plein jour. La scène, totalement téléphonée, se solde par Theo qui appelle la sécurité à l'aide. Tout le monde poursuit Beck à bord du navire, on lui tire dessus, et elle doit plonger dans l'eau glacée pour s'échapper (ce qui était exactement le sort du traducteur deux épisodes plus tôt).

Pendant ce temps, à New York, Arron et Rachel se demandent s'ils sont toujours en sécurité au bureau, avec les Grands Pirates, l'Apocalypse tout ça, ce qui fait qu'ils n'ont pas le temps de poursuivre leur flirt débile.
Mais ça tombe bien, parce que les Grands Pirates de Melanie Lynch ont en fait l'intention de les torturer après s'être passés les main à l'eau bénite, vu que ce Galliston a perturbé à plusieurs reprises leurs plans et qu'ils voudraient bien savoir pourquoi.
Comme Hank leur avait demandé, les deux nigauds reçoivent d'abord la visite de l'expert nazi de service, qui "commence" à se douter de quelques chose, après avoir vu son énième sosie de SS. Mais il s'est ramené avec sa photo de l'équipage du sous-marin, sur laquelle nos deux experts remarquent que le commandant Dietrich ressemble furieusement à White Vincent, dont la photo en grand figure sur une vitre à un mètre de là (avec à côté les photos de toutes les horloges secrètes, exposées au grand jour...). Monsieur Svastika, après avoir blagué sur les voyages dans le temps, demande si on lui cache quelque chose, se lance sur un speech concernant l'efficacité de la torture SS (Il ne dit pas "Nous avons les moyens de vous faire parler", car c'est en effet devenu cliché, même ici) et repart la queue entre les jambes.
Puis c'est papy Galliston, le père (adoptif) d'Hank qui cherche à contacter son fiston, parce qu'il a des révélations à lui faire. Mais Arron et Rachel ont reçu pour consigne de ne pas contacter Hank si jamais son père les appelait pour lui confier un important secret de famille.
Arron et Rachel se retrouvent donc en fin de journée seuls à la rédaction du magazine quand, bien entendu, Melanie Lynch débarque avec deux bodyguards. Je vous avais dit que la sécurité des locaux laissait quelque peu à désirer.
Enfin bon, Lynch semble aussi l'avoir oublié parce que c'est à ce moment que débarque, par la porte d'en face (c'est dire si c'est mal gardé), Galliston Senior. Et il connaît Melanie Lynch. Il l'a rencontrée quand elle était plus jeune. Elle, elle l'a oublié. Voilà qui appelle des révélations... que nous n'aurons pas parce que on s'arrête ici, dix minutes avant la fin de l'épisode, pour ce qui est des scènes new-yorkaises.

J'en reviens aux îles Féroé. Le bateau des méchants comme le trio des gentils (enfin, trio quand Layla n'a pas envie de prendre le pistolet de Beck pour exécuter son plan secret) vont se lancer à la recherche de la Sainte Croix.
Les méchants ont pour atout le journal du capitaine du sous-marin, qui a minutieusement consigné les trajets de son navire dans le cadre de sa mission de dissimuler coûte que coûte la Croix au reste du monde (oui, on peut être nazi et complètement crétin). White Vincent a de son côté appelé Hank pour le menacer et lui dire que cette fois-ci, c'est lui qui lui tirerait dessus (ah, les réincarnés, de grands blagueurs) puis identifie le point où le sous-marin a dû accoster.

En parallèle, nous voyons l'équipage du sous-marin en 1938 qui par une nuit d'orage (ce qui évite d'avoir à tourner les scènes dans un décor extérieur) rend hommage à la dépouille du commandant Dietrich puis monte une lourde caisse sur une colline escarpée. Les hommes de Vincent retracent le trajet et identifient au spectrogramme une grande caisse sous une pierre marquée "C. Fidelis".
Les gentils quant à eux sont dans une chapelle dont l'emplacement les intrigues après qu'Hank a examiné attentivement les filaments de la bille de verre. Comme il y a 3 filaments de telle couleur, 5 d'une autre et 72 d'une troisième (je n'invente rien, il a de sacrés bons yeux, Hank), ce sont des chiffres associés à la Passion du Christ et la bille est donc une Fleur de la Passion.
C'est aussi un œil de verre, si on la place dans une statue en bois à laquelle il manquait un œil et qu'on fait la mise au point par derrière. Bingo, une croix apparaît alors de l'autre côté de la fenêtre.

La scène suivante montre en parallèle les Méchants et les Gentils en train de creuser à leurs emplacements respectifs dans un sol glacé en permanence (le permafrost).
C'est d'abord au tour des méchants de dégager une caisse curieusement étroite. Et pour cause, elle abrite en fait la dépouille parfaitement conservée du Commandant Dietrich, le sosie de White Vincent. C'est que Dietrich, quoiqu'ayant trahi la mission, avait exprimé le désir d'être enterré en haut d'une colline (le rêve de tout marin ?) et Korbin "Trop bon, trop con" Sturm a accédé à sa requête en laissant un mot :
Dietrich est l'homme le plus honorable et digne que j'ai connu de toute ma vie, en dehors du fait qu'il m'a trahi et que j'ai été un peu obligé de l'abattre mais c'est avec beaucoup de tristesse que je l'ai fait, snif snif... Il avait vaguement parlé de vouloir être enterré en haut d'une colline, ce qui fait que nous avons modifié notre mission ultra-secrète dont dépend l'humanité pour s'occuper d'abord de son cercueil.
PS : Si par hasard nous étions l'un et l'autre cloné, je t'en prie, clone de Dietrich, n'essaye pas de te venger de moi en butant mon clone à moi. C'est un plan foireux dont rien de bon ne pourra sortir. Mais bon, on sait bien que le clonage n'existe pas ;-) LOL...

Korbi S., officier S.S. division Totenkampf, 1938


Et du côté des gentils ? La caisse est un peu plus large. Quand elle est dégagée du sol gelé, Layla a la tentation de piquer le flingue de Beck pour exécuter son plan perso (j'en ai parlé plus tôt). Alors que les pieds de biche entrent en action, une nuée de corbeaux s'envole, ce que certains pourraient appeler un présage.
Mais les pieds de biche entrent en action.
La caisse contient une couche de sciure et des blattes, qui ont apparemment tout bouffé.

Oui, ils nous font un coup semblable aux Aventuriers de l'arche perdu (ça doit être la présence d'Amy Irving, l'ex-Mme Spielberg dans le rôle de Melanie).
Attirés par les corbeaux, le groupe des méchants mené par Theo (White Vincent doit être en train de méditer le message de la lettre) débarque et tient tout le monde en joue. Ils ont apparemment un plan.

Bon, deux trois petites questions concernant le rebondissement final.
Comment se fait-il que la croix ait été bouffée par les asticots/termites/blattes alors que quelques dizaines de mètres plus loin, dans un sol à même température, la dépouille de Dietrich était parfaitement préservée ?
Comment se fait-il que la caisse (vous savez, en bois) dans laquelle était la croix n'ait pas été attaquée à son tour ?
Si un cafard bouffe un bout de la vraie croix, devient-il ensuite un Saint Cafard de la Vraie Croix ?
Sledge Hammer
 
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Message » 30 Mai 2013 8:01

Merci, c'est toujours aussi réjouissant, j'adore :D

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Message » 08 Juin 2013 19:11

Zerø Høur épisøde 10 - Escapement

"Hank, tu te souviens quand on t'a révélé il y a quelques jours que l'on n'avait pas tout à fait été honnêtes avec toi et que tu étais en fait un enfant adopté. Eh bien, on n'a pas tout à fait été honnêtes avec toi à ce moment."

Et voilà comment Zero Hour signe son épisode le plus barge depuis la confrontation entre Hank et son possible père biologique/fils biologique. Et accumule les révélations d'importance (il ne doit plus rester grand chose de mystérieux désormais), certes un peu dégonflées par leur caractère prévisible mais toujours grotesques une fois exprimées dans la bouche d'un protagoniste.

Nous commençons en 1937. Korbin Sturm (Anthony Edwards) est convoqué par son supérieur alors qu'il allait dîner avec sa femme. Il a peur d'être démasqué. La sueur perle, ses doigts se dirigent vers son arme de service. Mais son chef l'a convoqué pour une autre raison : lui proposer de participer à un programme expérimental d'élite destiné à faire vivre le Reich éternellement, le projet Heure Zéro.
NB : une telle offre n'aurait jamais pu être faite pendant les heures de service
NB 2 : quand Sturm dîne en famille, il reste dans son uniforme des SS, division tête de mort. Ça doit exciter madame.
Le projet Heure Zéro, c'est un médecin qui fait une prise de sang. Mais attention, ça n'est pas une banale prise de sang (même si c'est une prise de sang ordinaire et qu'on aurait pu se contenter d'en faire une, sans faire de révélations inutiles sur un projet mystérieux), c'est une prise de sang nazie. Le médecin diffuse un extrait de Tannhauser en 78 tours et prélève le liquide rouge dans des bouteilles marquées "Menschlichem Blut" (sang humain, avec une faute d'accord sur l'adjectif qui ne devrait pas être au datif). Sturm a la bouteille 352 et il s'avère que le Commandant Dietrich (Michael Nyqvist), son complice rosicrucien, a la 353. Les deux sont en effet considérés comme des sujets d'élite, vitaux pour le Reich, ce que Dietrich trouve pour le moins ironique.
Et c'est là que je me rappelle que c'est également débile, parce que la marine allemande était le corps de l'armée le moins acquis au nazisme, donc faire passer un commandant de sous-marin devant certains SS...

Retour de nos jours, aux îles Féroé, où les hommes de Theo (le mari de Beck) prélèvent les copeaux de la vraie croix en faisant bien attention de récupérer toutes les bestioles. Theo est censé abattre sa femme, Hank et Layla, à genoux dans le coffre de la vraie croix (pourquoi les méchants n'ont-ils pas pris le coffre en entier, au fait ?). Trois détonations partent.
Et il s'avère que nos trois protagonistes sont morts et que la série va se contenter désormais de montrer l'exécution du plan des méchants pendant trois heures. Heureusement, Theo éprouve un semblant de sentiment et les a épargnés.

Layla est contente d'en avoir fini avec toutes ces histoires et souhaite pouvoir reprendre une vie paisible et heureuse avec son grand amour Hank (elle va même se procurer des faux passeports, où Hank s'appelle Steven Cohen, un nom idéal pour un ancien SS). Quant à Beck, elle est convaincue que Theo n'est pas là de son plein gré, et puis, bon, vous, vous étiez convaincu que Layla était une gentille au fond, et vous avez persévéré, alors moi aussi je vais continuer et insister, et puis j'aurai droit à ma happy end. Non, non, je ne vous écoute pas, j'ai mes doigts dans les oreilles. Na na na na na na. Je n'entends pas vos objections.
Elle retrouve ensuite trace du vaisseau où le gentil mari a "gentiment" gazé le reste de l'équipage (sauf White Vincent) après avoir obtenu les résultats espérés avec les bestioles.

Hank et Mme Hank rentrent à New York, où les deux jeunes de la rédaction (qui sont de plus en plus inutiles au fur et à mesure des épisodes) les ont informés que le père d'Hank est parti rejoindre Melanie Lynch, la patronne du Fonds 41, vitrine légale des Grands Pirates. C'est que son père a apparemment un lourd secret.

Un flashback nous amène donc en 1963, quand un jeune savant en biologie moléculaire frais émoulu de l'Université de Chicago visite un labo ultramoderne du Fonds 41, en compagnie de son dirigeant, père d'une toute jeune fille aux cheveux frisés (bref, le papa de Melanie). Ça serait l'occasion pour le jeune scientifique de mener des expériences d'avant-garde, où on lui mettrait tous les moyens à disposition y compris leur Burroughs B205. Le savant n'est pas encore convaincu : le labo est loin de chez lui. Mais on lui signale que le labo lui permettrait de travailler à des injections de mercure sur des prisonniers d'Alcatraz certaines de ses marottes, qu'il croyait être secrètes, parce que vaguement liées à des questions d'éthique. Il se laisse donc convaincre par l'idée de reconstituer des expériences nazies. Science sans conscience (ou plutôt sans bon sens)...
J'oubliais une chose : le labo secret est situé en Albanie. Le seul truc qui dérange le futur père adoptif d'Hank c'est que l'Albanie est loin de Chicago. Pas que l'Albanie était dans la pratique le pays le plus arriéré du bloc soviétique, avec un régime autoritaire de tendance stalinienne. Pour mémoire, voici ce qu'un site de nostalgiques du Pacte de Varsovie a trouvé de plus pimpant dans des images de propagande pour chanter les louanges de l'Albanie d'Enver Hoxha :
http://www.communisme-bolchevisme.net/i ... aliste.htm

Et aujourd'hui, papa Galliston est heureux de retravailler avec le Fonds 41, maintenant qu'ils ont toutes les pièces nécessaires et qu'ils ont même retrouvé sa doc. C'est ce qu'il explique à son fils, qui croyait que Lynch l'avait contraint à les rejoindre. "Tu es toujours le gamin insupportable qui allait fouiller dans mon livre sur l'étagère à gauche du bureau, celui en cuir bordeaux" lui balance-t-il avec un clin d'œil qui semble néanmoins suggérer à Hank qu'il devrait peut-être inspecter le livre en cuir bordeaux sur l'étagère à gauche du bureau.

Hank, déçu par son père, va rendre visite à sa mère, mais la maison est désormais vide, avec quelque chose comme 500 mouches vertes qui volètent autour du dîner que Maman Galliston a visiblement abandonné à la dernière minute (au moins, le mari n'était pas convoqué par son officier SS). Et, au bout de longues minutes de réflexion avec Layla, Hank se dit que ça ne serait après tout pas une si mauvaise idée de jeter un œil au livre de cuir bordeaux. Qui a en fait été évidé pour abriter un pistolet et un téléphone portable avec un seul numéro en mémoire.

Hank et Layla se rendent daredare chez la personne du numéro, Madame Galliston, entourée d'un stock alimentaire qui lui permettrait de survivre six mois. Et c'est là qu'elle révèle à Hank la vérité, enfin plutôt l'évidence. Il est un clone.
Une série de flashbacks en 1967-68 le confirme. "Papa" était chercheur, "maman" était infirmière. Au bout de quatre ou cinq ans qu'il avait passés à pratiquer des expériences sur des embryons humains implantés dans des mères porteuses qui ne survivent pas ou sont mutilés, en s'appuyant sur des travaux menés par des savants nazis, le tout dans un pays qui cache soigneusement l'existence du centre, le père adoptif d'Hank avait fini par se poser des questions d'éthique, enfin bon, quand son assistante lui avait expliqué que ça n'était pas forcément bien. Le savant avait alors fait attention à la seule femme un peu gironde et américaine à 200 km à la ronde qu'il ait vue depuis quatre ans et se pose des questions de morale...
Du coup, quand il obtient enfin un résultat "parfait", un clone sans défaut, la fille lui explique qu'il vaudrait mieux faire passer le bébé pour mort-né, prendre la fuite, et amener également un des rares clones viables, un enfant de cinq ans qui n'a comme seule tare que d'avoir des pupilles minuscules (oui, White Vincent), parce que sinon il sera abattu. L'enfant est confié à un orphelinat à l'étranger pour que le Fonds 41 ne retrouve pas sa trace tandis que le couple refait sa vie aux USA sous le nom des Galliston.

Hank est suffoqué par cette série de flashbacks d'exposition. Maintenant il comprend pourquoi son film préféré était "Ces Garçons venus du Brésil", il sait que "Kid A" de Radiohead est un album qui lui est consacré. Mais ça ne lui apporte aucun réconfort. Il va pleurnicher dans les bois puis auprès de ses deux assistants, qui ont de leur côté enquêté sur les morbaques de la caisse en bois.

Il s'avère que les bestioles, d'après le descriptif d'Hank et Layla, correspondraient à des scarabées bouffeurs de bois dans l'Ancien Testament, cités dans le livre d'Habacuc (aucun rapport avec Abacab de Genesis). Leur nom : "Deathwatch beetle".
Bon, évidemment, en français, ça le fait un peu moins, vu que le nom plus commun de l'"horloge de la mort" (en raison des craquements à intervalle régulier de la bestiole) est grosse vrillette :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grosse_vrillette
Ça fait plus chanson de Franky Vincent ("Ma grosse vrillette par ci...") qu'insecte de l'apocalypse

Et les vrillettes (trois fois plus petites en réalité que les bestioles de la taille d'un hanneton ramassées par Theo) auraient une particularité de retenir des trucs dans leur ventre, comme par exemple des traces de...

Et l'équipe de Melanie Lynch a trouvé une vrillette qui avait ce qu'il fallait dans le bide, à savoir un échantillon complet de l'ADN de la personne dont le sang a coulé sur la Sainte Croix. L'ADN de Jésus.
On voit donc Melanie, Theo et les autres s'extasier sur les images de synthèse de double spirale de l'ADN christique :
"Oh, que c'est beau... Cette adénine est vraiment divine. Et vous avez vu comment juste après, il y a deux bases de thymine ?
- Oui, c'est vraiment miraculeux, mais je suis plus en admiration devant la cytosine, utilisée de façon si subtile. On sent vraiment du chromosome de qualité. Même la guanine est disposée avec un tel génie... Ça ne peut être que divin.
- Pensez au potentiel de cette découverte. Nous pourrions savoir si le Christ était prédisposé à être chauve, ou à l'obésité, s'il était un albinos de deux mètres 80 comme Ridley Scott le suggère dans Prometheus, s'il est l'ancêtre d'Audrey Tautou...
- On verra ça plus tard, là, on devrait plutôt commencer le clonage."
Parce que le but du Fonds 41 est de produire un clone de Jésus, ce qui entraînera ensuite l'Apocalypse (et donne une tout autre tournure au "Jésus reviens" de La Vie est un long fleuve tranquille) et la fin des temps.

Du coup, Melanie Lynch nargue White Vincent, dont les services sont désormais superflus, et traite le "mercenaire le plus dangereux du monde" d'abomination et de raté à qui elle va signer son chèque.
Je ne sais pas si vous avez suivi le parcours de White Vincent depuis quelques épisodes mais le scénario prépare manifestement un retournement du personnage. Déjà, il y a le fait qu'à part un espion des Bergers, il n'a tué personne depuis une éternité. Puis, il y a eu les flashbacks sur son enfance et le parcours de son modèle, Dietrich, destiné à l'humaniser. Et enfin, il y a le fait qu'il ne sert sinon plus à rien du tout dans l'histoire.
Vu qu'il ne reste ensuite que trois épisodes, ça devrait être plus rapide que la révélation qu'Hank était un clone...

Mais quid du Professeur Galliston, celui qui était revenu travailler avec Melanie après 45 ans d'interruption ? Il est bien évidemment infiltré, et il demande accès à toute sa documentation. Et personne n'y trouve rien à redire, à part Theo, agacé qu'on lui pique sa place et que le type soit plus compétent que lui. Ça prouve une nouvelle fois que les Pirates sont des brêles finies. Ils ont les travaux d'un chercheur et 40 ans pour bosser dessus, ils n'arrivent pas à les exploiter, et acceptent immédiatement son offre de superviser leur opération suprême sans se poser une seule seconde la question de savoir s'il pourrait être un agent double.
Et, de fait, Papa Galliston, dès qu'il seul, commence à déchirer des dossiers.
Survient alors White Vincent, qui a encore un vague souvenir de l'homme qui l'a abandonné. Il a compris les choses un peu mieux que les autres et sait que l'autre veut détruire ses travaux. (Ton ironique) Se pourraient-ils qu'ils nouent une alliance contre les Grands Pirates ?

Et le rôle d'Hank comme tout ça ? En tant que seule tentative réussie d'un clone humain parfait, son existence est donc cruciale pour permettre de photocopier le Messie. Et il veut quand même sauver Papa. Il retrouve la trace du centre du Fonds 41 et se prépare à se garer quand un 4x4 fonce de côté sur sa voiture et l'emboutit, le blessant à la tête. C'est White Vincent qui est au volant.

A-t-il des intentions cachées ?
Mr. Galliston avait-il vraiment intérêt à faire mine de collaborer avec Melanie Lynch ?
Qu'est-ce que foutent les Bergers ?
Pourquoi les expériences de clonage devaient-elles porter uniquement sur des humains (et non sur des animaux pour commencer) ?
Et si c'était le sang d'un légionnaire romain qui s'était éraflé en enfonçant la croix dans le sol ? Et si les croix étaient recyclées sur le mont des Oliviers ?
Ce sont quelques questions qui trouveront réponse (ou pas) dans le prochain épisode de Zero Hour.
Sledge Hammer
 
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Message » 13 Juin 2013 14:15

Zerø Høur, épizøde 11 - Hands

La deuxième moitié de "Hands" (les aiguilles de l'horloge en anglais) est une séquence d'action. C'est dans ces circonstances qu'on admet que Michael Bay ou Brett Ratner ont du "talent".

Rappelons les faits. Hank Galliston s'était rendu devant un labo du Fonds 41 espérant y trouver son père. Il y trouve son "frère", White Vincent, qui emboutit sa voiture et le met HS. À moitié dans le cirage, il est transbahuté en hélico dans un autre centre de recherche du Fonds 41. Alors qu'il est traîné en chariot vers l'unité médicale, un vigile du Fonds a enfin la bonne idée de lui retirer des mains le téléphone avec lequel il appelait sa Laila.

C'est un sacrifice une nouvelle fois totalement inutile et parfaitement crétin. Papa Hank avait accepté d'aider les Pirates pour épargner son fils et en profiter pour faire foirer leurs expériences. Évidemment, il aurait peut-être été judicieux d'informer d'abord son fils du plan plutôt que de laisser Junior se jeter dans les bras de l'ennemi alors qu'il était à sa recherche et provoquer du coup l'apocalypse. Mais le scénario destin aurait été moins beau.

Le FBI a en fait mis le portable d'Hank sur écoute et tente de découvrir où il a été emmené. Il ses mettent donc à compter la durée du vol en hélico, chercher les cris des mouettes et conclure que tout ça doit se passer sur une île. Puis, il s'avère qu'Hank a retiré une couverture encadrée de son bureau à la rédaction, ce qui doit être un indice. Plutôt que de chercher un post-it où il aurait noté le lieu où il se rendait, ou voir où il a posé le cadre (forcément pas trop loin), ou même trianguler la position du portable (le truc de base de toute fiction policière moderne) notre fine équipe cherche une photo montrant l'intérieur de son bureau et découvre qu'Hank voulait se rendre à Plum Island, une petite île à proximité de New York et le le lieu où un faux raton-laveur chauve avait semé la panique quelques années plus tôt (Zero Hour aime les énigmes totalement inutiles et Hank a de curieux goûts pour ses meilleures couvertures). Ah, au fait, on nous informe que l'on vient de retrouver la voiture d'Hank devant l'entrepôt d'un port à proximité de Plum Island (ce qui rend l'énigme précédente encore plus gratuite). Le FBI va donc affréter une péniche pour appréhender coûte que coûte White Vincent, Melanie Lynch, Theo Riley et, vu qu'elle n'est plus là et qu'elle doit avoir ses propres projets foireux, Laila Galliston. Notons qu'ils n'ont pas les moyens (ou l'idée) d'y aller en hélico.

De fait, Laila Galliston est bien partie dans un Zodiac racheté 1500 dollars rejoindre l'île de Plum (Plum Pidou). On la reverra (parce que c'est IMPORTANT) dans les dix dernières minutes de l'épisode. Pour patienter, elle se rappelle de comment elle avait dragué Hank, en discutant avec lui horloges imprécises et mecs qui vivent dans la cave de leurs parents (non, pas les scénaristes)

Melanie, Theo et le Dr Galliston nous expliquent enfin pourquoi Hank est important côté clonage. C'était le seul clone parfait du lot. Les autres avaient tous des malformations dans leur ADN, ce qui aboutit à des effets secondaires. Par exemple, White Vincent a eu droit aux gènes de la dépigmentation de la pupille façon albinos et de la surviolence (ça existe dans l'univers fabuleux de Zero Hour). Et personne n'a envie d'un Jésus qui, en plus de déclencher la fin des temps, serait obligé de porter des lentilles de contact et serait en plus hyper-agressif.
Le secret d'Hank : l'EPO. Dans l'univers de Zero Hour, l'EPO est un agent qui augmente le nombre de globules rouges et empêche les mutations génétiques. Grâce à cette mutation génétique lors du clonage, Hank a bloqué les mutations génétiques (vous voyez au passage la faille logique ?) et il faut donc un Jésus cloné mutant capable de gagner le tour de France pour qu'il soit un clone parfait.
On va donc faire des prélèvements dans le foie et les reins d'Hank pour y trouver la solution, et c'est Papa qui s'en charge, soigneusement gardé par White Vincent pendant l'opération.

Quand Hank se réveille, il est ligoté sur la table d'opération (la réa, connaît pas) et Melanie Lynch le remercie pour sa contribution au Grand Projet divin. Hank a une grande conversation métaphysique avec elle, sur l'apocalypse, le sacrilège, les faux prophètes. Bien sûr, Melanie a) ne fait qu'exécuter un plan remontant à des siècles et b) est complètement cinglée, ce qui fait qu'elle agrippe un chariot d'instruments chirurgicaux et le fait rouler en direction d'Hank avant de partir en claquant la porte. Ce qui en langage "Escape from Monkey Island" donne :
- Dire Melanie : "Vous êtes un faux prophète et Dieu n'appréciera pas"
(Cinématique)
- Prendre bistouri (échec)
- Prendre pince
- Utiliser pince sur bistouri
- Prendre bistouri
- Utiliser bistouri sur liens
- Aller à étagère
- Utiliser vêtements (trouvés sur l'étagère)

White Vincent et le Dr Galliston poursuivent de leur côté leur conversation. Je rappelle que ça fait deux-trois épisodes que White Vincent n'a plus aucune raison d'exécuter le plan de Melanie, qui le traite comme un tocard, mais ça ne l'empêche pas d'appliquer aveuglément ses ordres avec la petite touche de sadisme habituelle (résultat de la mutation génétique). Galliston s'excuse de tout ce qu'il lui a fait subir, regrette de ne pas l'avoir emmené avec lui, etc. Et il lui propose de retrouver un aspect physique normal, suite à l'injection d'un gène correcteur qui lui rétablira définitivement la couleur de ses pupilles. (Notons au passage à quel point le type aurait pu faire fortune rien qu'avec un traitement de la calvitie). En échange, White Vincent accepte de l'aider à s'enfuir avec son fils.

L'alerte retentit en pleine nuit (ce qui permet d'économiser sur les décors). Layla était déjà arrivée sans être une seule fois inquiétée mais le Fonds 41 a détecté l'arrivée des bateaux du FBI (pourquoi croyez-vous que je vous parlais d'hélicos ?) et se met à évacuer le centre. Alors qu'Hank titube dans les couloirs anonymes du centre, il tombe bien entendu sur Laila, qui l'aide à prendre la fuite. En face, pendant que les gens courent autour d'eux (le vieux coup pour suggérer de l'animation), Melanie et Theo attendent calmement que l'ordinateur leur fournisse le résultat de l'analyse des tissus d'Hank (ce qu'ils auraient pu faire sur d'autres machines, au fait). Ils prennent un café, se fument une clope. Oups, c'est prêt. Zut, le FBI nous tient en joue. Bon, on prend la première personne qui nous tombe dessus en otage. Oui, la gamine de 16 ans. Ah, elle n'a pas 16 ans et elle est l'assistante d'Hank ? Mais qu'est-ce qu'elle foutait d'ailleurs ici ? Allez, on l'embarque tout de même.
Et nos méchants s'échappent au nez et à la barbe des agents du FBI. Je leur avait dit de prendre l'hélico.

De leur côté, Hank et Laila cherchent à trouver la sortie et à échapper à White Vincent venu, à leurs yeux, les capturer et les abattre. Vincent a encore quelques problèmes de vue consécutifs à son injection, ce qui le ralentit. Pour s'en éloigner, Laila et Hank se retrouvent dès lors enfermés dans un vivarium où des centaines de sauterelles en images de synthèse s'agitent.
Laila dégaine alors son arme pour tuer Hank. Parce que, évidemment, elle a (encore) basculé de bord, cette fois-ci en faveur des Bergers, et qu'elle a accepté d'abattre Hank. Ce qui, encore une fois, est totalement inutile, vu que Theo a déjà analysé son ADN (était-il d'ailleurs même nécessaire qu'il soit en vie pour ça ?). L'épisode avait saupoudré des flashbacks sur Laila, notamment ce qui est à mes yeux la scène la plus risible de la série depuis ses débuts...

Laila et son contact chez les Bergers discutent d'Hank dans un bois. Il la soupçonne de s'attacher à lui sur un plan affectif. Un jeune et frêle agneau, attaché à un piquet, bêle à quelques mètres. Le contact lui tend un pistolet et le Berger lui demande d'abattre l'agneau, elle qui n'a jamais tenu d'arme de sa vie (elle n'était pas une délinquante droguée quelques mois plus tôt ?). Laila hésite à peine et appuie sur la gâchette. L'arme fait clic : elle n'était pas chargée. Le Berger est rassuré. Si Laila peut tirer sur un agneau, elle n'aura aucun mal à abattre une chèvre comme Hank.

Mais Layla n'aura pas le temps de tuer Hank. White Vincent arrive à rentrer dans le vivarium et l'abat d'abord. Elle meurt dans les bras d'Hank après s'être remémorée sa demande de fiançailles où elle avait commencé par refuser. Snif.

Encore deux épisodes. Et ils sont déjà dispos en torrent.
NB : Pour ceux qui préfèrent récupérer les sources américaines (en HD, à la bonne vitesse et avec des sous-titres qui tombent rapidement), la diffusion reprend cette semaine.
Sledge Hammer
 
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