chicken run a écrit:LINK1976 a écrit:Je trouve ce film extrêmement binaire et simpliste, c'est tout, apres, les gouts et les couleurs... Je suis vraiment desabusé par ce qui sort au cinema à de rares exceptions, elever, et surestimer ce genre de film incite les producteurs et autres realisateurs à ne plus trop se fouler.
Parce que des robots géants qui se tapent sur la tronche avec des sardines de 30 mètres à coup de "fulguro-poings" tu appelles pas ça un film binaire et simpliste du coup ?...
Godzilla 2014 est pour moi le film de Kaïju en majuscule mais Pacific Rim c'est du "actionner" décérébré, tourné au caméscope. Del Toro ne croyait tellement pas à son film qu'il l'a tourné en 1:85, c'est clairement un passage à l'acte et un aveu d'impuissance...
Avant de parler de grammaire cinématographique parle plutôt de sensibilité personnelle. Tu es passé à côté de Edge Of Tomorrow parce que tu as cru y voir des résonances d'un autre film.
A mon sens la faiblesse de Edge of Tomorrow ne réside pas dans son scénario auquel tu sembles trouver tous les défauts du monde car le principe même du film est en fait extrêmement riche de plusieurs niveaux de lecture. Sa progression notamment me renvoie immédiatement à la construction et au déroulement du jeux vidéo des années 90 : J'essaye, je meurs, je retente pour arriver au boss intermédiaire puis au boss final.
On parle d'autre chose que d'un gars qui filme pour la téloche ou le Direct To Video des robots commandés par un beau-gosse et une gourdasse...
La faiblesse de Edge of Tomorrow réside en fait dans le manque de rigueur de la mise en scène et plus particulièrement la technique cinématographique. C'est brouillon, peu lisible, on n'y comprends pas tout de suite grand chose et même si l'on revoit plusieurs fois la même scène mais sous un angle différent pour ne pas lasser le spectateur, et bien malgré cette redondance le réalisateur trouve le moyen de rendre ça pénible à suivre plusieurs fois de suite et toujours impossible à comprendre... Le regard n'a pas le temps de saisir les éléments du décor, des scènes. En fait le réalisateur s'est calé en terme de timing sur le principe du retour à zéro pour donner un rythme à son film, c'est à mon sens une erreur, il aurait du prendre le temps de dérouler chaque scénette pour la rendre plus compréhensible.
Mais il est vrai qu'à une époque ou l'on plébiscite avant tout l'action et des scènes qui pètent de partout la question du tempo est cruciale pour celui qui veut faire de son film un produit rentable.
C'est saucissonné, tronçonné, le rythme est trop rapide et n'est pas à la mesure du principe que le film met en relief et que j'ai évoqué plus haut.
Parle de préférences personnelles, c'est plus juste.
BONSOIR!
Ce n'est pas parce que nous ne sommes pas d'accord, qu'il faille en oublier les règles élémentaires...
Pour le reste, j'ai plusieurs choses à te reprocher sur la forme, je ne comprend pas pourquoi, lorsque tu assènes tes arguments pour défendre EOT tu fais preuve d'un serieux Limanien, et, à l'opposé, lorsque tu "critiques" Pacific Rim par exemple, tu caricatures, et tournes en derision les propos d'autrui comme un comique de stand up!
Le débat d'idée, pour ne pas qu'il "derappe" ne doit, à mon avis, pas se fourvoyer à ce niveau, bas, pour le coup.
Ceci etant dit, je peux te répondre sans aucun souci.
Premièrement, je penses, où plutot je crois que dans ton excitation, tu as mal lu, compris, ce que j'ai ecrit, à aucun moment je n'ai parlé du Soldat Ryan, mais d'un remake du débarquement, il faut etre précis, écrire des propos specieux est pour moi la marque indélébile de la malhonnêteté intellectuelle. D'ailleurs, je porte sans doute à ta connaissance que EOT est directement tiré d'un OAV Japonais du nom de "All You Need Is Kil" qui, d'apres son hauteur, un certain Hiroshi Sakurazaka, son OAV est Très, Très directement inspiré de la seconde guerre mondiale, et plus particulierement de l'operation "Neptune"! Donc, tu as beau gesticuler dans tous les sens, ce fait, est indéniable.
Pour ma part, je ne reduit pas le film à cette scène comme tu le sous entends, mais il faut bien admettre que le film tourne autour de cette séquence...
Pour ta référence aux jeux videos, je suis entièrement d'accord avec ça, à une nuance près, ces jeux etaient jouissifs à jouer, mais une tannée à regarder lors de parties multi au tour par tour, alors s'en inspirer sur l'aspect narratif d'un film...
Là où je trouve ton argumentaire indécent, c'est lorsque tu evoques Pacific Rim, alors là, comme dirait l'autre, c'est le ponpon, comment peut on encore dezinguer un film avec autant d'arguments d'une condescendance, et d'une pauvreté intellectuelle aussi navrante, " actioner decerebré tourné au camescope", " Del Toro ne croyais tellement pas à son film qu'il l'a tourné en 1:85, c'est clairement un passage à l'acte et un aveu d'impuissance"... Là c'est carrément de l'ignorance pour cette dernière, Guillermo Del Toro tourne en 1:85 depuis des lustres, mais il s'en est expliqué plus particulierement pour ce film, la première raison réside dans le plan formel du film, à savoir que le 1:85 ajoute cette aspect de verticalité qu'il recherchait, admets que pour un film de robots geants c'est quand même plus pratique, ensuite, sur un plan technique, GDT savait précisément qu'il allait projeter son film en Imax 3D, et le meilleur conpromis pour ce format est le 1:85 que tu le veuilles ou non!
Pour l'aspect camescope je ne vois pas.
Donc, avant de parler tout court, informes toi sur les motivations et la philosophie d'un cinéaste. Je suis peut etre passé à coté de EOT, mais je suis tombé en plein dans ta méconnaissance des motivations d'un auteur.
Pour Chtuhlu, encore un problème de lecture, je n'ai jamais parlé du mythe de Chtuhlu dans sa forme littérale, mais dans sa forme organique, et la forme organique du mythe de Chtuhlu, ce sont les créatures, je parlais donc uniquement des créatures, et comme pour la verticalité, GDT est un fan absolu de Lovecraft et de Chtuhlu, il en parle même dans les supplements du Blu Ray...
Pour les critiques que tu reproches à Doug Liman concernant EOT, je ne suis pas daccord avec toi, même si je n'ai pas aimé le film, je reconnais quand même qu'il est cohérent dans l'idée qu'il avait de faire ce film et il s'y attèle tout du long.
Je trouves, de plus, que les defauts que tu repproches au niveau de la forme sont redhibitoires pour pas mal de gens, tu devais le defendre le film non? J'avais passé sous silence l'aspect formel du film car les faiblesses du fond etaient pour moi suffisantes, mais si tu rajoutes les faiblesses formelles à mon moulin, là, je dis

!
Pour le reste, et mes préférences, par pitié, pas de conseils.
