Test HCFR du Sony VPL-VW760ES, équipé du FW 8.102, màj avec CR utilisateurs

Test HCFR du Sony VPL-VW760ES, équipé du FW 8.102, màj avec CR utilisateurs

FW 8.102 Les impressions de J_ritadumay :

J’ai la chance d’avoir ce projecteur Sony 760es depuis le mois d’août dernier. Il remplace un JVC DLA-X7500 qui m’a donné beaucoup de satisfaction, mais pour lequel la luminosité et le piqué faisaient parfois défaut.

Dans cette volonté d’upgrade JVC -> Sony, l’atout majeur du Sony résidait pour moi dans la source laser, et son équilibre global sans réel point négatif pour un appareil à matrices 4k.

Je projette en salle dédiée de 8 x 4.5m, 2.2m de plafond, distance du projecteur positionné sur tablette au plafond 4.60m. Mes sources sont une platine Pioneer LX800 pour les BD et UHD physiques, le décodeur G9 Canalsat, et une Nvidia Shield. Cable HDMI Optique Ugreen 15m.

En sortie de carton, après une installation plutôt aisée malgré le poids de l’engin, je notais déjà un net gain de lumière et de définition sur ma toile Lumene blanche de 280 de base.

L’équilibre du gamma et la colorimétrie semblaient plus que corrects sur mon exemplaire lors des premières mesures, ce qui s’est confirmé par la suite lors de la calibration professionnelle.

Le traitement Motion flow est pour moi excellent, et obligatoire pour une projection cinéma, avec l’avantage chez Sony de multiples réglages de niveau pour trouver son confort (mode bas chez moi). Le CMD du JVC est battu, avec les honneurs cependant.

Mais ce n’est pas une légende que de dire que la profondeur des noirs du JVC est excellente, car c’est (ou c’était…) le point le plus critiquable du 760es en comparaison directe. Ce dernier donnait l’impression de pertes de détails dans les zones sombres de l’image, comme une sorte « d’effet contre-jour », que je n’appréhendais pas avec le JVC. Et les réglages d’accentuation de contraste du Sony ne me permettaient pas d’obtenir un résultat pleinement satisfaisant dans les basses luminosités, en SDR comme en HDR.

Deux exemples :

  • le Bluray de Legend, film de gangsters londoniens. L’image y est d’une grande précision, avec des détails dans les costumes et décors, mais des scènes souvent tournées en intérieur (clubs en lumière tamisée…). Cet « effet contre-jour » se manifestait ici pour moi par une homogénéité des noirs des costards sombres des acteurs, où les plis n’apparaissaient pas.
  • Le BD UHD de Planet Earth II, épisode mountains. La scène de nuit au pied du Kilimanjaro est superbe dans les gradations de gris et de noirs, avant un lever de soleil final qui recolorise le paysage. Les détails des contreforts du sommet se perdaient dans un brouillard sombre, là où le JVC gardait les subtilités du décor.

Puis Sony nous a gratifié d’une màj 8.102 (en 2 releases, personne n’est parfait…) visant justement à améliorer, entre autres, cette gestion des contrastes.

Alors sur un appareil vendu depuis 2 ans, et avec de surcroît une gamme coiffée par un 870es – dont l’iris dynamique représentait un des arguments de vente (il reste pour lui son optique…) – on peut dire que la stratégie de Sony récompense ses clients sur ce coup-là.

3 points ont été développé dans cette màj FW 8.102 :

  • le Digital Focus Optimiser ou (DFO) : sensé améliorer la netteté de l’image sur ses bords, il s’agit en fait d’un traitement numérique qui renforce encore le piqué de l’image sur sa globalité. Je ne suis pas fan du Reality Creation, car ma source Pioneer LX800 est suffisamment optimisée, et j’ai souvent tendance à le désactiver, mais je conserve le DFO qui fait bien gagner en précision (sur les visages en gros plans par exemple). Le test d’alternance on/off disponible dans les réglages du RC est parfait pour s’en convaincre.
  • la possibilité d’enregistrer ses réglages de façon différenciée pour les sources SDR ET HDR. C’est quand même une option qui aurait pu être accessible d’emblée dans cette gamme de prix…
  • le Dual Contrast, ou activation de l’iris dynamique en complément de l’atténuation laser : ou comment déboucher les noirs…

L’activation du mode full fait clairement gagner sur ce point. On arrive encore à peine au niveau du JVC, mais pour avoir pu comparer directement les deux en rebranchant le 7500 à l’occasion de sa vente, la dynamique d’image du Sony fait complètement oublier cette différence.

Le fond noir homogène présente chez moi une moindre résiduelle qu’avant, et ça s’observe aussi sur les bandes noires cinémascope. Et surtout, cet « effet contre-jour » est bien atténué au point d’en devenir naturel. Mes scènes tests me révèlent à nouveau leurs secrets, même si d’une galette HDR à l’autre, certains réglages demeurent nécessaires.

Depuis, mon installation a profité de l’acquisition d’une toile Lumene de dernière génération estampillée 4k/8k, de gain 1.3, avec base augmentée à 305cm. La luminosité ressentie a progressé sans contrepartie flagrante dans les noirs, du fait d’un contraste intra-image renforcé.

Mais surtout le Sony 760es a vu passer un calibreur professionnel pour en tirer le meilleur en SDR mais surtout en HDR.

Donc oui, pour moi, cette màj FW 8.102 est un beau cadeau de Sony aux utilisateurs du 760es, déjà gâtés, mais qui voient ici leur projecteur tendre vers la perfection d’image des modèles du haut de la gamme Laser 4K du constructeur.

Reste, une éventuelle cerise sur ce beau gâteau, le fantasme de voir arriver un jour une gestion dynamique des trames HDR, à l’instar de ce que propose maintenant la concurrence…

J_ritadumay
HCFR – Novembre 2019

 

 

– lien vers le sujet HCFR dédié au projecteur Sony VPL-VW760ES : http://www.homecinema-fr.com/forum/projecteurs-uhd-4k/sony-vpl-vw760es-projecteur-laser-4k-hdr-hlg-t30082337.html

 

 

 

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