Test HCFR Panasonic TX-65GZ2000, TV OLED

Test HCFR Panasonic TX-65GZ2000, TV OLED

Compte-rendu de test de François_Fafa

Mon expérience avec Panasonic remonte à maintenant longtemps, à une époque où cette marque avait repris le flambeau de Pioneer sur le créneau des plasmas. J’avais pu tester alors le TX-65VT20.

A l’époque, les plasmas représentaient une alternative haut de gamme face aux LCD. Tant bien même avaient-ils des défauts, ils proposaient des qualités intéressantes en matière de colorimétrie et de contraste. Cette technologie a aujourd’hui disparu, mais on peut voir en l’OLED son digne successeur.

Ce téléviseur TX-65GZ200 coiffe aujourd’hui la gamme des téléviseurs Panasonic, et la gamme GZ en particulier.

Ainsi, sous le GZ2000 et sa dalle « Professional Edition », nous pouvons trouver le GZ950, le GZ1000 et le GZ1500. Nous verrons plus loin les différences entre ces 4 références qui constituent un aboutissement de la technologie OLED utilisée par cette marque.

 

1) Le design et l’interface

Le design de ce téléviseur est clairement dépendant du système sonore qui l’accompagne. En effet, et c’est assez rare aujourd’hui sur des téléviseurs haut de gamme, la barre de son est directement intégrée au téléviseur, dans le sous-bassement de la dalle.

Ainsi, même si cela est fait avec grande discrétion, il en ressort que visuellement, cela donne à ce téléviseur des proportions 16/10 et non 16/9. Cela est purement d’ordre esthétique puisque l’image affichée est bien en 16/9.

La finition est excellente, arborant des matériaux de qualité notamment pour le support de table en aluminium brossé. Il s’agit d’une très belle pièce. Sur son pied central, le téléviseur est proche du support (quelques centimètres). J’aurais préféré que le téléviseur soit à la limite du support pour un aspect visuel plus élégant, même si cela est moins pratique à positionner.

 

Vue de côté, on peut remarquer la très belle finesse de la dalle. Cependant, un coffrage assez prononcé est bien présent afin d’intégrer la connectique, l’électronique et le système sonore.

Avec 2 caches permettant de rendre l’ensemble très discret :

  • l’un pour cacher l’armature métallique du support de table
  • l’autre pour cacher la connectique, dont les câbles peuvent être alors aiguillés vers le centre de la TV, pour peu qu’ils soient souples et assez fins.

 

La télécommande est à l’image du niveau de gamme de ce téléviseur, arborant une coque en aluminium brossé du plus bel effet.

Pour la praticité, elle s’avère également être rétro-éclairée et certaines touches sont équipées d’un petit point sensoriel permettant de pouvoir l’utiliser sans la regarder, une fois qu’on la connait.
La disposition des touches est classique mais efficace.

 

Un mot sur l’interface : le téléviseur propose 3 interfaces, aux fonctions différentes :

– le bouton « Home » de la télécommande ouvre l’interface multimédia « My Home Screen 4.0 » propre à Panasonic mais dérivée de Firefox OS.

 

Il s’agit d’une interface bien différente du classique Androïd TV présent chez nombre de concurrents. Sobre, rapide et efficace la caractérisent bien.

Sobriété car visuellement, elle affiche sobrement les icônes des applications, classées par catégories. On peut également appliquer son propre classement en se créant des « favoris ».

N’étant pas un grand amateur de contenus multimédias, je porte peu d’attention à l’aspect visuel d’une interface. J’aspire simplement à pouvoir facilement y retrouver « mes petits » et c’est bien le cas ici. L’interface globale et les recommandations diverses sont très claires. La navigation réagit impeccablement aux sollicitations de la télécommande, sans latence ni ralentissements.

On y trouve les applications classiques : Netflix, Youtube, Amazon Prime, lecture de supports USB, liste d’enregistrements… Dommage que le « store » de Panasonic soit assez pauvre, à la différence de celui d’Androïd.

A noter que cette interface est compatible avec l’assistant vocal d’Amazon ou de Google. N’étant pas équipé, je n’ai pas testé cela.

– le bouton « Picture » propose un accès direct aux préréglages d’image du téléviseur, y compris ses propres préréglages.

Si on le souhaite, on peut choisir d’afficher dans ce menu uniquement les préréglages que l’on utilise fréquemment, et donc retirer les autres.

– Le bouton « Menu », on ne peut plus classique, nous amène directement vers toutes les possibilités de paramétrages du téléviseur. Et il y a de quoi faire, que ce soit pour la partie « image » que pour la partie « configuration » ou « son ».

Je vous renvoie vers la vidéo ad hoc pour plus de précisions.

 

2) Le son :

Il semble acquis qu’un modèle de ce niveau de gamme intègre des qualités sonores à la  hauteur.
Panasonic a fait appel à Technics (et son DSP Jeno) pour prendre en charge le son de ce téléviseur. Comme indiqué précédemment, il est doté d’une barre de son intégré en face avant.

A l’arrière du téléviseur, un coffret intègre des enceintes de hauteur orientées vers le plafond. Ainsi, la compatibilité Dolby Atmos n’est pas virtuelle. Elle est dédiée à ces enceintes de réflexion.

Il est évident que ce n’est pas la meilleure des façons d’obtenir des effets aériens, mais dans le cadre d’un téléviseur, il n’y a guère d’autres solutions.

Afin de parfaire le système sonore, il est possible de configurer la sortie casque pour y brancher un caisson de basse, dont on peut paramétrer, via un menu dédié, le volume et la fréquence de coupure. Il s’agit d’un vrai plus tant cela marche bien.


A l’écoute, après avoir indiqué au processeur Jeno les caractéristiques de ma pièce et la position du téléviseur via le menu dédié « Space Tune », j’ai effectué un test sur une démo Dolby Atmos trouvée sur Youtube.

Les effets Atmos, s’ils sont discrets, sont néanmoins présents, de même que les effets arrière. C’est assez étrange par rapport à un véritable Home Cinema car l’enveloppe est très floue et varie beaucoup en fonction des mouvements de tête que l’on peut faire. Mais l’effet est bien présent et audible.

Il est évident qu’on ne pouvait pas s’attendre au rendu d’une véritable installation multicanale, mais l’effet est tout de même présent. Il ne s’agit donc clairement pas d’une « featurette » purement commerciale. En effet, du travail a été fait derrière pour proposer de l’immersion sonore.

De manière globale, le son s’avère puissant et aéré, d’autant plus puissant au niveau du grave si on y adjoint un caisson de basse.

On peut monter le volume suffisamment haut pour sonoriser un séjour. Cependant, la compression de dynamique se fait alors ressentir.

Le résultat final ne peut prétendre à concurrencer un véritable système Home Cinema. En revanche, cela concurrence efficacement une barre de son.

A ce titre, il est dommage, à l’instar de ce que propose Sony, de ne pas avoir offert la possibilité d’utiliser ce téléviseur en tant qu’enceinte centrale. Ses qualités lui auraient permis de s’intégrer pleinement dans une petite installation HC.

 

3) L’image :

Venons-en à la partie qui nous intéresse le plus, dont Panasonic vante les qualités à travers 2 points.

Le premier concerne la certification THX de ce téléviseur. Il est vrai qu’aujourd’hui, une telle certification intéresse moins les acheteurs que par le passé. C’est donc d’autant plus à l’honneur de Panasonic de faire certifier son matériel. Cela part d’une démarche volontaire de vouloir proposer une image la plus proche possible, au niveau colorimétrique, de la source.

Cela nous amène au second point : Panasonic a fait appel aux service et à l’expertise de Dado Valentic, étalonneur à Hollywood qui a notamment travaillé pour la série Game Of Thrones, mais également pour une trentaine de films.

Panasonic fournit d’ailleurs depuis 3 ans certains studios hollywoodiens en écrans OLED. La réédition 4K de Gladiator a notamment été supervisée sur un écran OLED de la marque. Ainsi, Panasonic a clairement tenu à s’impliquer dans le processus d’étalonnage des films afin de bénéficier d’un retour d’expérience en la matière qu’il peut proposer à ses clients.

Ces deux points prennent concrètement la forme de préréglages dédiés (le premier appelé logiquement « THX Cinema » et le second intitulé « Professionnel 1 »).

Bien entendu, afin de parfaire cela, ce téléviseur dispose de tous les paramètres nécessaires pour être calibré dans les règles de l’art, notamment via le logiciel Calman dont on peut acheter la licence pour ce GZ2000. Je laisse le soin à mon compère David_555 de développer cette partie.

Le tout est géré par le processeur maison HCX Pro, qu’on retrouve également dans les lecteurs bluray de la marque.

 

Le modèle qui nous a été proposé en test HCFR est totalement dénué de défaut : pas de banding, pas de dérivation chromatique ou de DSE. J’ai pu le constater en visionnant les 4 mires IRE classiques (5%, 10%, 20% et 100%).

Le menu propose différents types de préréglages (Cinema, Intense, Jeu, Standard…). Chacun peut être retouché à sa convenance et mémorisé par source, y compris les préréglages THX et Dolby Vision (cependant, pour ces derniers, certains paramètres pointus sont inaccessibles).

Il est d’ailleurs possible de copier le contenu d’un réglage d’une source vers une autre source. Cela peut permettre d’éviter un travail rébarbatif de recopie des informations d’une entrée à une autre.

On a accès à une foultitude d’options qui auraient méritées d’être classées en quelques sous-menus tellement elles sont nombreuses. Cependant, on s’y retrouve facilement et l’interface étant très rapide, on peut atteindre le « bas de page » sans latence.

Les premières options de paramétrages sont les plus classiques, celles que l’on trouve sur n’importe quel téléviseur (contraste, luminosité, couleurs, netteté…).

Plus bas dans la liste, nous trouvons des options un peu plus pointues, telles que « couleur vive » ou « remasteriser la couleur ». Ce sont des gestions dynamiques de la couleur afin de gagner en naturel ou en éclat.

On peut y découvrir également des réducteurs de bruit, que j’ai trouvés très efficaces. Ainsi, le grain numérique ou de pellicule, qui peut parfois être gênant, est atténué sans pour autant être supprimé. Cela permet de préserver l’aspect de l’image. A noter également qu’ils n’entraînent aucun défaut particulier comme on peut le voir par ailleurs tel que de la solarisation (aplat de couleurs), de la rémanence ou des scintillements.

Il est possible également d’intervenir sur la qualité de restitution de la netteté (Remaster. Resolution) et de la plage dynamique de l’image. Le résultat est particulièrement efficace.

La compensation de mouvement n’a pas été le parent pauvre de ce téléviseur. Baptisé Intelligent Frame Creation par la marque, elle propose 3 préréglages et la possibilité de la paramétrer soi-même sur 3 critères:

  • réduction du flou
  • lissage du film
  • insertion de trames noires

Le premier paramètre porte bien son nom et propose d’accentuer la netteté des images en mouvement. Il s’avère assez efficace surtout si on a utilise bien le paramètre suivant.

Le « lissage du film » porte vraiment sur la fluidité de l’animation.

Chacun sait sur le forum qu’il s’agit d’un point qui me porte particulièrement à cœur. J’apprécie pleinement la fluidité d’une vidéo 60hz comme peut le proposer mon smartphone ou mon APN.

Panasonic m’a parfaitement compris et propose, lorsque ce paramètre est au maximum, une fluidité telle qu’on la verrait sur une vidéo nativement filmée en 60hz. Associé à la réduction de flou, cela donne au film une impression de réalisme et de naturel vraiment bluffante. On croirait notre téléviseur être une fenêtre ouverte sur le tournage du film.

La compensation de mouvement étant une prédiction puis une création d’image, il s’agit d’un processus complexe qui peut être pris en défaut.

Le processeur de ce GZ2000 ne déroge pas à la règle. Cependant, il s’en sort avec brio. Les décrochages sont très peu nombreux et nécessitent vraiment un œil pointilleux pour être perçus. Les effets de halo (effet fantôme autour des éléments en mouvement) sont également extrêmement rares.

Il s’agit de l’une des meilleures compensations de mouvement qu’il m’ait été donnée de voir.

Cependant, afin de ne pas inquiéter ceux plus attachés à un rendu « cinéma », cet artifice peut être déconnecté. On se retrouve alors avec les saccades d’origine de la source 24p.

Je dois avouer que cela est assez difficile à supporter sur une dalle OLED dont on ne peut absolument pas compter sur la rémanence pour adoucir l’animation saccadée. Aussi, il peut être opportun de favoriser un réglage intermédiaire qui préservera l’aspect « cinéma » tout en le rendant acceptable sur une dalle de cette qualité.

Le 3ème paramètre, insertion de trames noires, plus connu sous le nom de BFI (Black Frame Insertion), ajoute entre chaque image, une trame noire. Cet artifice aurait pour but de limiter le flou de mouvement et donc d’accroitre la netteté en mouvement.

Sur une dalle LCD, cela s’accompagne d’un assombrissement de l’image. Sur une dalle OLED, à la réactivité parfaite, cela s’accompagne en plus d’un scintillement très gênant nous ramenant à l’époque des projecteurs à pelloches ou des téléviseurs à tube. Je n’en vois donc aucun intérêt.

Pour la colorimétrie, on a accès également à de multiples paramètres que l’on peut retrouver dans les paramètres avancés. Il y a de quoi s’amuser… ou bien de quoi brancher sa sonde colorimétrique, son ordinateur, éventuellement le logiciel Calman et de calibrer l’image.

Ainsi, chacune des 3 composantes couleurs dispose d’un réglage de « teinte », de « saturation » et de « luminance », ainsi qu’à un réglage de balance des blancs (gain et limite pour chacune d’entre elles). Peuvent s’y ajouter des options dynamiques de contraste, de luminosité et de niveau de noirs…
Impossible d’être exhaustif par écrit. Je vous renvoie vers la vidéo dédiée.

Une option « couleurs naturelles » permet également de retoucher en temps réel la colorimétrie en fonction de la scène à afficher.

Cette dalle est bien évidemment compatible HDR (HDR10, HDR10+ et Dolby Vision). Que ce soit en HDR10 ou Dolby Vision, la luminosité est excellente et n’a rien à envier à celle d’un LCD, en tout cas à celle de mon téléviseur LCD Sony XF9005 (qui pourtant m’émerveille sur ce point).

Certes, comme à son habitude, le Dolby Vision a tendance à être peu lumineux. Aussi, on saluera la présence d’un mode « Eclatant » qui permet de retrouver une image « HDR » comme on est en droit de l’attendre (voir détails plus bas concernant le film Fast and Furious 8). Associé à l’excellence de ma platine Panasonic UB9000 en matière de traitement du HDR, le résultat est très convaincant.

Sur The Revenant, en HDR10, dans la fameuse scène d’attaque des indiens, le soleil couchant traversant les arbres propose des pics de luminosité intenses. De plus, les couleurs de la nature sont fidèlement reproduites, que ce soit le marron des arbres ou le vert des feuilles. Les contre-jours sont magnifiques. S’y ajoute la formidable fluidité du compensateur de mouvement qui nous donne l’impression de courir entre les arbres aux côtés de Lénoardo Di Caprio.

Le tout associé à la résolution UHD issue d’une prise de vue en 4K native et l’immersion est totale. Il ne reste plus qu’à se jeter derrière le canapé pour éviter les flèches des indiens.

Sur Mad Max Fury Road, toujours en HDR10, les couleurs chaudes sont superbes et tranchent avec les reflets métalliques des carrosseries rouillées. Le grain volontaire de ce film est très présent. J’ai apprécié l’apport des réducteurs de bruit qui ont pu l’atténuer très efficacement sans trahir cet effet voulu par le réalisateur.

Blade Runner 2049 et Oblivion m’ont permis de tester la profondeur des noirs de ce téléviseur.
Certaines scènes sont en effet très sombres (dans la vieille maison du début de Blade Runner 2049 ou dans la grotte de Oblivion). Avant réglage de ma part, certains endroits noirs de l’image étaient bouchés. Quelques réglages plus tard, j’ai pu déboucher ces scènes sans pour autant entacher la noirceur des noirs, toujours aussi intense.

L’OLED est sur ce point inégalable.

Afin de chercher à mettre en défaut la compensation de mouvement, je me suis régalé de la course poursuite en black cab de Kingsman 2. Si on ne peut nier l’aspect caricatural de cette débauche d’action en images de synthèse, on ne peut nier également la formidable efficacité du compensateur de mouvement. Aucun défaut notable à signaler pour une fluidité infaillible. On profite en outre des formidables couleurs de cet écran OLED bien lumineux pour faire ressortir les pics HDR de la nuit londonienne.

Puisque l’intellect a définitivement disparu de mes films de test, autant poursuivre en Dolby Vision avec Fast & Furious 8.

A l’instar d’autres téléviseurs compatibles Dolby Vision, ce Panasonic ne propose plus les préréglages habituels. Ils sont remplacés par 3 préréglages propres à Dolby :

  • Dolby Vision Sombre,
  • Dolby Vision Lumineux,
  • et Eclatant.

Il n’est donc pas possible d’avoir accès à ses réglages propres « Personnel », ni « Professionnel ». C’est quelque peu dommage. Cependant, la plupart des paramètres restent accessibles et permettent donc de modeler l’image à sa convenance.

Les deux premiers préréglages sont peu convaincants, proposant une image peu lumineuse. Clairement, cela ne me plait pas et je préfèrerais alors de loin regarder le film en SDR… ou en HDR10 (en désactivant le Dolby Vision de ma platine, celle-ci lira la couche HDR10).

En revanche, le préréglage « Eclatant » propose une image qui porte bien son nom et qui s’avère aussi lumineuse qu’une source HDR10, mais proposant un contraste légèrement plus prononcé.

L’introduction du film à Cuba profite d’une image spectaculaire. Les couleurs des voitures ressortent remarquablement bien et constituent une très belle démonstration de ce qu’est capable ce téléviseur en la matière.

Durant le générique, les plans aériens de La Havane mettent également en évidence le piqué chirurgical du traitement vidéo opéré par le processeur HCX Pro équipant ce téléviseur. Il s’en dégage une sensation de relief presque palpable, accentuée par la précision du Dolby Vision.

Ces qualités de piqué se retrouvent également en simple bluray 1080p, où j’ai pu constater que l’upscaling est vraiment d’une grande qualité. Le documentaire « Un jour sur Terre » propose de superbes images très agréables à regarder sur ce téléviseur.

Cependant, dans la scène d’introduction, un dégradé de nuages (blanc/gris) laisse apparaître de la solarisation.  C’est un peu décevant, mais cette scène est un test qu’aucun téléviseur ne passe correctement.
Cela ne dégrade nullement le plaisir, ce défaut étant fort rare. On retrouve donc bien, à partir d’un simple bluray, une grande richesse de couleurs, une fluidité parfaite et du relief dans les textures (la roche des montages par exemple).

Les préréglages THX proposent une colorimétrie très orientée « cinéma », avec des couleurs chaleureuses, en y ajoutant les grandes qualités de restitution du noir par rapport à une projection. Le résultat est vraiment intéressant pour les cinéphiles qui aspirent à une restitution proche de ce qu’ils voient en salle.
A titre personnel, cela ne me convient guère, préférant une colorimétrie plus réaliste.

La technologie OLED a la réputation d’être assez fragile et peut engendrer des marquages de la dalle en cas d’affichage prolongé d’une image (ou partie d’image) fixe.

Panasonic, tout comme ses confrères, propose deux procédés pour lutter contre cela :

  • le pixel shifting (ou décalage de pixels) : l’image se décale régulièrement de quelques pixels.
    Cela ne se remarque aucunement en cours d’utilisation. Il faut vraiment s’approcher d’un coin de l’image pour le remarquer.
    Cependant, certains forumeurs ont déjà fait état d’être gênés par ce procédé, notamment en cours de session de jeu video. A l’inverse de Philips, Panasonic propose de désactiver ce procédé.
    Pour ma part, n’en étant absolument pas gêné, je l’ai laissé activé.
  • le nettoyage de dalle : ce nettoyage intervient lorsque le téléviseur est en veille. Il convient donc de ne pas couper l’électricité des téléviseurs OLED lorsqu’on ne les utilise pas.

A noter cependant que de l’expérience que j’ai de l’OLED, je n’ai constaté aucun marquage persistant. A chaque fois, il était très léger, visible sur une image sombre, et s’est résorbé de lui-même en quelques secondes après l’affichage d’une image claire.

Sur ce Panasonic GZ2000, je n’ai même constaté aucun marquage.

Puisqu’on a évoqué l’utilisation de jeu vidéo, je n’ai pu m’empêcher de brancher ma Switch et de jouer à mon jeu du moment (avant d’attaquer la nouvelle mouture de Link’s Awakening) : Yoshi’s Crafted World.

L’univers très coloré de ce jeu profite pleinement des qualités de restitution de ce téléviseur, que ce soit bien évidemment au niveau des couleurs, que de l’absence de rémanence ou de défaut d’uniformité.  Les travellings latéraux sont ainsi très détaillés et parfaitement lisibles.

Rapide test de Super Mario Odyssey afin d’éprouver l’input lag de ce téléviseur sur un jeu un peu exigeant. Mes recherches diverses sur le sujet indiquent une latence de 20ms en « mode JEU ». Cela me semble tout à fait conforme à ce que j’ai ressenti. C’est donc un très bon point qui permet pleinement à ce téléviseur d’être utilisé pour jouer.

A noter que le « mode JEU » est soit accessible via le préréglage ad hoc, soit disponible dans tous les autres préréglages dans le menu des paramètres.
Ainsi, on peut bénéficier de ses propres réglages en mode JEU… à l’exception bien sûr de tous les paramètres de gestion dynamique de l’image, à l’origine d’un input lag important.

 

4) Conclusion :

Panasonic propose 4 modèles au sein de la gamme GZ.

Les GZ950, GZ1000, GZ1500 et GZ2000 ont en commun l’utilisation de la même partie « logicielle et processeur HCX Pro ». On peut d’ailleurs retrouver cela sur le modèle LCD GX820 pour un tarif inférieur au GZ950.

Les GZ950, GZ1000 et GZ1500 partagent la même dalle OLED ainsi que le même traitement associé. S’ils proposent également une compatibilité Dolby Atmos, aucun des trois ne le reproduit nativement.

Le GZ1500 ajoute cependant une barre de son améliorant grandement la restitution sonore frontale, assez réduite sur les GZ950 et GZ1000 (HP arrière).

Les GZ1000, GZ1500 et GZ2000 bénéficient tous trois de la certification THX Display (et du préréglage dédié), choses absentes du GZ950.

Le GZ2000 ajoute une meilleure barre de son, développée par Technics, ainsi qu’une restitution native du Dolby Atmos. Mais surtout, s’il utilise comme ses frères la même dalle OLED en provenance de LG Display, le traitement opéré par Panasonic y est différent.

L’appellation commerciale « Professional Edition » cache un procédé permettant d’atteindre les 1000nits sur cette dalle, là où les références inférieures se contentent de 750nits (ce qui est une valeur plus classique pour une dalle OLED).

Cette différence justifie pleinement l’achat d’un GZ2000 tant le HDR se montre lumineux.

Pour conclure, si j’ai toujours grandement apprécié les qualités de l’OLED (notamment pour sa colorimétrie, son contraste et son absence de rémanence), j’ai émis par le passé un bémol concernant la luminosité, un peu juste dans le cadre d’un visionnage de contenus HDR.

Il faut croire que je n’étais pas le seul à le constater car Panasonic a vraiment bien travaillé son produit pour proposer des pics lumineux intenses. S’y ajoutent le traitement video HCX Pro et cette formidable fluidité pour parfaire l’excellente qualité de ce produit.

On peut alors regretter l’absence d’une référence proposant la qualité de restitution vidéo du GZ2000 sans sa partie sonore. En effet, ce téléviseur s’adresse à des clients passionnés et exigeants qui disposent certainement d’un système sonore externe, rendant sans objet l’intégration de la barre de son Technics.

 

François_Fafa
HCFR – Novembre 2019

 

– lien vers le sujet HCFR dédié aux TV OLED Panasonic GZ2000 : https://www.homecinema-fr.com/forum/ecrans-uhd-4k/oled-panasonic-2019-gz2000-hdr10-et-dolby-vision-t30093041.html

 

 

 

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