[EP.V] – Chapitre I – Une histoire de médium – (2ème partie)

Haute-Fidélité — publié le 23 juin 2013
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La magie du ruban

D’autres types de transducteurs au moins comparables aux dômes en performances, médium-aigus ceux là, ont été proposés. Le transducteur Heil, par exemple, conçu au début des années 70 par le Dr HEIL (on lui doit les bases du transistor à effet de champ), comporte un film-diaphragme ultra-résistant, plissé en accordéon, parcouru par un ruban conducteur en aluminium en forme de grecque conductrice. Plongé dans l’entrefer d’un circuit magnétique surpuissant, il reçoit la modulation, se replie d’un côté, chassant l’air, et se déplie de l’autre, l’aspirant. Le rendement est cinq fois supérieur à celui d’un ruban classique, la réponse impulsionnelle, phénoménale. Le fonctionnement en doublet acoustique, un avantage de mon point de vue, assure un amortissement exceptionnel. Ce médium-aigu est utilisable de 1kHz à plus de 23kHz.

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Igor : Difficile de faire monter un haut-parleur de grave aussi haut, 400 Hz avec le Yamaha c’est déjà pas mal et pas forcément évident !
Jacques : tu as raison, obtenir une bonne homogénéité dans les transitoires avec un grave de 38cm et un haut-médium-aigu aussi rapide est une gageure avec ESS AMT 1. L’écoute critique de ces enceintes a été organisée par l’AFDERS le 26 avril 2003.

Compte rendu de JM. Grandemange :
« « L’enceinte AMT 1D est très proche du modèle présenté par R. Lafaurie et qui avait fait l’objet d’un compte rendu d’écoute dans la RdS de Janvier 1974, puis Mai 1976 (modèle AMT 1A). Elle comporte le transducteur Heil dans l’aigu et un HP de 30cm dans le grave, appuyé par un radiateur passif. L’enceinte Monitor voit passer radiateurs actifs et passifs à l’avant. Le volume est un peu plus élevé, le filtrage est à pente plus raide et la sensibilité globale de l’enceinte passe de 91dB à 93dB 1W/1m. » …
… « L’écoute de l’enceinte AMT 1D est plus claire, équilibrée et aérée sur cet extrait. C’est moins physiologique. L’auteur de la prise de son retrouve ”sa trompette”. … Le souffle du disque de O. Peterson est bien net. La contrebasse est à sa place. Les balais sont précis et naturels. C’est assez nerveux, avec une bonne présence. Un soupçon de grave en plus pourrait être souhaité. Dans la chanson de marin, également enregistrée à l’Afders, la voix est bien particularisée, y compris en ce qui concerne son âge. Sur Magical Trio, le contraste dynamique est bon, les timbres des percussions sont variés, le médium très clair. Cette fois-ci, le grave est jugé suffisant, cette enceinte tient bien la puissance et ”bouge” bien. Très bonne écoute. L’orgue est plus aéré que lors de la première écoute, il ”descend” bien, et, malgré une petite ”coquetterie” dans le haut médium, cette écoute n’a rien à voir avec la précédente. Bonne restitution de l’ambiance, avec un moindre sentiment de ”trou” au milieu. Les voix sont plus naturelles, bien identifiables, le médium plus plein, avec une petite sur-caractérisation sur l’aigu. C’est équilibré et ”joli”. Le piano est plus percutant, bien perlé dans l’aigu, avec des détails presque « rutilants », et l’on retrouve bien le bruit des étouffoirs. L’écoute de H. Connick (le père de ”Junior”, ndr) prouve que cette enceinte est capable de descendre dans le grave, qui reste tenu, même s’il pourrait être plus léger et nerveux et l’enceinte plus ”méchante” sur ce test. »

« En conclusion, Le médium-aigu des enceintes présentées peut être qualifié, selon le mot d’un auditeur, de « parfait ». Ceci rend d’autant plus crucial son raccordement avec les autres voies, comme le prouve les résultats assez différents obtenus avec les modèles présentés, et l’utilité des réglages offerts, qui sont d’autant plus importants que ce transducteur rayonne sur ses deux faces et est donc tributaire des conditions de placement et de réflectivité des parois proches. »

Photo : DR

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