[EP.V] – Chapitre I – Une histoire de médium – (2ème partie)

Haute-Fidélité — publié le 23 juin 2013
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« Qualités et défauts

    • Courbe de réponse : Remarquablement étendue et proche de la linéarité.

 

    • Directivité : Pratiquement nulle, caractéristique exceptionnelle.

 

    • Impédance : Très régulière, caractéristique très favorable.

 

    • Fréquence de résonance : 60Hz.

 

    • Distorsion par harmoniques : Faible.

 

    • Réponse transitoire : Bonne, particulièrement dans le registre aigu.

 

    • Rendement : Bon.

A utiliser avec des amplis de puissance compris entre 25 et 100 watts. »

Igor : Au lieu du dôme Yamaha, j’aurais peut être pu envisager un médium aigu Heil, un bas médium à cône et une voie grave avec un 31cm, pourquoi pas ?
Jacques : Les brevets sont tombés, on commence à revoir des Heil, mais leur mise en œuvre reste délicate. toujours à cause de cette transition située dans le médium.
Pour la reproduction du médium, le plus simple a toujours été le classique cône relativement facile à utiliser. Les haut-parleurs grave-médiums à cône ont évolué en véritables médiums spécialisés, largement utilisés dans les années 80-90.

Les ”large-bande” remplacent parfois les vrais médiums spécialisés. C’est, à mon sens, une erreur à quelques exceptions près. Le JBLansing LE8T, déjà cité, s’est parfois retrouvé dans le rôle de médium, par exemple en 1973 avec la chaîne Prodisc Arcane. Elle a évoluée, sa descendance est commercialisée depuis 1992 par la société Icos. Dans ce cas, le LE8T était traité en large bande puisque le caisson de basses central n’intervenait qu’au dessous de 100 Hz et le tweeter au dessus de 10000 …

ImageIcos

Igor : Comment différencies-tu les vrais médiums spécialisés à cône ?
Jacques : Leur fréquence de résonance basse est plus élevée que pour les grave-médium ou même les large-bande. Leurs membranes sont allégées, leur bobine mobile raccourcie, mais surtout leurs suspensions sont plus raides. Le Siare 17MSP existait sous deux versions, grave-médium et spécialisée médium, le 17M. De son côté, Sony n’était pas, à cette époque, resté inactif. Son modèle SSG7, testé par la NRdS n°9 (n°288) de juin-juillet 1977, possédait un médium très particulier et intéressant par sa structure cône-dôme :

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Sony SSG7
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« Cette enceinte se place au sommet de la gamme des enceintes acoustiques de ce constructeur, et bénéficie d’un système à trois voies particulièrement élaboré pouvant concurrencer les meilleures réalisations en ce domaine. »

… « Le haut-parleur médium de 10cm dit à entraînement symétrique possède un profil de membrane particulier légèrement conique sur la périphérie extérieure, et large dôme au centre de près de 65 mm pour une distribution spatiale optimale. La bobine mobile est de 65 mm jouant dans l’entrefer d’un aimant en ferrite (champ de 12000 gauss).
Ce médium possède sa propre charge arrière constituée par une chambre dont le panneau antérieur est légèrement incliné pour éviter les effets défavorables d’ondes stationnaires qui ne manquent pas de naître entre deux surfaces parallèles. Sa fréquence de résonance basse permet de prendre le relai du haut-parleur grave à partir de 550 Hz. »

Photo : DR

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