Modérateurs: Staff Rencontres, Staff Juridique • Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 3 invités

Tout les salons, lancements, avant-premières et autres événements publics

Salon Casques Sound Days - Paris 2eme - 16 & 17 Avril 2016

Message » 19 Avr 2016 21:12

Superbe :love:
Avatar de l’utilisateur
kéké 26
Staff Univers Casques
Staff Univers Casques
 
Messages: 6609
Inscription: 03 Juin 2007 17:15
Localisation: sud-est
  • offline

Annonce

Message par Google » 19 Avr 2016 21:12

Publicite

 
Encart supprimé pour les membres HCFR

Message » 18 Mai 2016 16:11

J’ai su,
Je suis venu,
J’ai entendu.

Enfin, tenter d’entendre fut parfois plus conforme à la réalité, car si les organisateurs ont toute ma gratitude pour m’avoir permis de vivre le premier CanJam made in France, le brouhaha très vite omniprésent n’aura pas toujours permis de faire suffisamment connaissance avec certains des casques dont j’ai croisé la route lors de mes déambulations. Objectivement, c’est l’unique point noir, mais qui s’avère notable étant donné la nature même de l’évènement.

Puisqu’il n’était pas dans mes intentions d’opposer la moindre résistance à tout ce qui me tendrait ses écouteurs ou ses circuits dans les heures à venir, je soutenais crânement le regard bleuté que me dardait le MHA100 au travers de ses mirettes à la couleur ô combien emblématique de la maison McIntosh, acquiesçait d’un battement de cils à son invite muette et me jetait tête la première sur le casque MHP1000 qui l’accompagnait.
Dire que cette rencontre fut bel et bien mon premier coup de cœur de la journée n’est pas exagéré. L’architecture close du casque permettant d’atténuer le bruit ambiant, j’ai pu apprécier dans une certaine mesure la musicalité selon McIntosh : de la substance, de la nuance, du relief, de la cohérence, de l’énergie, de la douceur et aussi une touche de rondeur juste comme je l’aime. Si la technologie Tesla a été retenue, il est indéniable que la signature acoustique du casque MHP1000 est aux antipodes de celle propre à Beyerdynamic. J’aurais aimé entendre l’ampli/dac à partir de l’Abyss trônant quelques mètres plus loin, mais l’affluence était déjà telle que je savais qu’elle rendait caduque une telle démarche. Et puis, était-il raisonnable de faire abstraction des exigences en termes de puissance de l’Abyss avec ses 85 dB de sensibilité vis-à-vis de celles plus classiques du casque McIntosh avec ses 97 dB. A presque 9 000,00 € le duo, j’avais démarré fort, mais puisqu’il n’était pas interdit de rêver, le mot d’ordre de la journée serait donc : ferme les yeux et ouvre grand les oreilles !

L’Abyss, parlons-en un peu, mais aussi de ses compagnons de scène, j’ai nommé le Viva Egoista 845 à l’amplification (en présence de Giampietro Schembri, l’un de ses concepteurs) et le Totaldac d1-server à la conversion.
C’est éloquent en dépit du contexte ambiant, l’Abyss est tenu comme je ne l’avais pas encore entendu : la main de fer, le gant de velours, et pis toussa. La restitution est homogène et sobre sans aller vers l’insipide. En quelques qualificatifs supplémentaires ? Richesse, subtilité, ouverture, relief, aération, spontanéité, fermeté… j’ai le sentiment qu’il n’y manque rien. C’est une restitution de haut niveau, dénuée de froideur tout étant étrangère à la coloration ou à la rondeur. Ce n’est pas forcément la musicalité qui me conviendrait au quotidien, mais je dois en convenir : c’est une écoute de grande classe. Du lourd, au sens propre comme au figuré : 30 kilos qui s’affichent sur la balance et 11 500,00 € sur la calculette rien que pour l’amplificateur. Rien à ajouter ? Si : Oh ! Hisse !

Si les casques étaient le principal motif de ma venue, il convenait de laisser un peu de temps au temps après chaque rencontre avec l’un d’entre eux. Par conséquent, laisser ma curiosité se manifester vis-à-vis des stands dédiés au streaming et aux platines vinyles conjuguait l’utile à l’agréable. Et c’est ainsi que je tombais nez à nez avec une platine Audio-Technica AT-LP5, ce qui n’avait donc rien de surprenant, sauf qu’elle était associée à l’ampli/dac AT-HA5050H et à l’ATH-W1000Z, successeur de mon Audio-Technica favori : l’ATH-W1000X.
En attendais-je trop étant donné le niveau de gamme (et de prix) de l’ampli/dac ? C’est possible, mais à coup sûr je m’attendais à autre chose. Les deux casques ont beau se ressembler : technologie, architecture, système d’arceau, oreillettes, bois laqué… adieu la restitution charnelle et veloutée de l’ATH-W1000X ; on est ici très proche de la signature d’un ATH-W5000, linéaire et lointaine en deux mots. Je m’obstine, alterne les différents niveaux de gain, trichant carrément avec les impédances des sorties dont a été doté le AT-HA5050H, mais en vain. Qu’il s’agisse du casque ou de l’ampli/dac, c’est une déception.

Entre Pioneer et moi, il y aura toujours un petit quelque chose pour ne rien vous cacher. Lequel ? Mon premier casque était un Pioneer, tout simplement. Alors, chercher à en savoir, ou plutôt à en entendre davantage à propos de leur flagship, le SE-MASTER1 allait naturellement de soi.
Que ce soit avec le lecteur réseau N-70A ou l’ampli/dac U-05, je comprends très vite que la nature de la bête, c’est le monitoring : aéré, ouvert, précis, transparent, dynamique, sans coloration marquée, un peu montant tout de même et parfois scintillant… un trait de caractère rédhibitoire en ce qui me concerne. Dernier point, ses concepteurs n’ont pas oublié de le rendre confortable.

Que vois-je… mais oui, c’est bien lui : l’Audeze LCD-4 « en personne », et sachant se faire aussi confortable que ses prédécesseurs en dépit d’un poids invariablement conséquent.
Alors, évolution ou révolution ? Ma foi, associé à un Conductor Virtuoso, un ampli/dac de chez Burson Audio, je pencherais sans réelle hésitation pour l’évolution, ce qui suscite réflexion après avoir eu connaissance de son prix, avoisinant les 5 000,00 €.
De ce que je pense avoir retenu du LCD-X, mon chouchou chez ce constructeur américain, l’onctuosité est dans une certaine mesure à la baisse avec le LCD-4, l’équilibre tonal semble un tantinet plus montant, la transparence un peu plus accentuée, la dynamique ne m’a pas donné le sentiment de creuser l’écart. Le relief répond toujours présent, l’ouverture paraissant à la hausse sans atteindre des sommets. Acoustiquement et physiquement, c’est bien un Audeze. Quid face à l’Abyss quant à la tenue, l’extension et la texture du registre grave ? En voilà une question qu’elle est bonne, mais d’ici à ce que je connaisse la réponse…

Si c’est bien la première fois que j’ai autant de flagships à portée d’oreilles en si peu de temps, le « Sound Days » est tout autant l’opportunité de m’essayer à des modèles de gammes plus modestes, et chez des constructeurs que je ne connaissais jusqu’alors que de nom, à l’instar du japonais Final Audio Design par exemple. Et me voilà donc face à 5 des modèles de la Sonorous Series : II, III, VI, VIII et X.
Petit tour d’horizon à l’invite de mon sympathique hôte en commençant par le commencement avec le modèle II : la signature est colorée, et les timbres sont plaisants mais simplifiés, l’image est cohérente tout en étant limitée. Le modèle III : le registre médium est plus expressif et l’ouverture paraît un poil à la hausse. Le modèle VI : toujours une certaine coloration, des timbres plus riches et une image plus développée. Le modèle VIII : atypique dans la mesure où la coloration est en net recul et qu’il fait preuve d’une certaine intransigeance vis-à-vis de la source, contrairement à ses homologues. Le modèle X : curieusement la signature acoustique du flagship est plus proche du modèle VI que du VIII puisque une certaine coloration se fait entendre à nouveau, et qu’il fait également preuve d’une certaine indulgence quant à la source. Une belle assise, une bande passante plus étendue ainsi qu’une image plus ample complète le tableau. A choisir, ça se jouerait entre le VI et le X. Elégants et robustes, tous les modèles s’avèreront assez confortables. Un ressenti qui aurait besoin de se confirmer sur le long terme, étant donné le poids conséquent de certains d’entre eux (630 grammes pour le modèle X). Pas de réel coup de cœur ici, mais la découverte de ce panel fut enrichissante et rarissime.

Il y aurait sans doute eu davantage à rapporter à propos de Fostex étant donné tout que j’avais sous les yeux, mais mon passage à leur stand fut somme toute assez… bref.
Je me bornerais donc à avoir eu rapidement la confirmation que la signature en V (médium en retrait) du TH900 (mk2) associé au HP-A8 ne me correspond décidément pas : okay, c’est spatialisé, détaillé, sec, et parfois sibilant. Quant au nouveau venu, un dénommé TH610, la paire de minutes que l’on m’aura permis de passer en sa compagnie ne m’aura pas laissé l’impression d’une signature radicalement différente de ses congénères. Rendez-vous raté pour ce qui concerne l’écoute du HP-V8, challenger supposé du Viva Egoista 845. Ce sera tout pour aujourd’hui avec Fostex.

Retour vers des contrées plus hospitalières avec Hifiman et les modèles Edition X et HE1000 en l’occurrence. Point de Shangri-La, mais ce n’est pas une raison de bouder pour autant, il y a de quoi se faire plaisir.
Le bilan est contrasté : l’Edition X est, après le McIntosh MHA100, mon autre coup de cœur du jour. A l’inverse, le HE1000 me déçoit systématiquement. Essayons d’y voir plus clair : le HE1000 associé à l’amplificateur EF6 et au lecteur HM901U est brouillon, moins équilibré, plus flouté et pesant dans le grave, moins expressif dans le médium et plus piquant dans l’aigu que l’Edition X. La question de l’amplification peut légitimement se poser : l’EF6 est-il compétent pour satisfaire sans réserves aux exigences du HE1000, ce dernier n’étant pas le désormais défunt HE-6 ? A l’inverse, l’Edition X va s’imposer sans difficultés en étant uniquement couplé à ce même HM901U : la restitution est raffinée, agréablement colorée, tendue, expressive et spontanée. C’est chaque fois un vrai bonheur que de l’entendre s’exprimer dans mes oreilles. Côté manufacture, c’est encore et toujours l’Edition X qui rafle la première place pour le jauger moins fragile dans la durée que son aîné.

Si le Dharma D1000 n’était plus un illustre inconnu depuis quelques temps, m’essayer pour la seconde fois à ce casque hybride (électrostatique & électrodynamique) dans un système totalement différent (full Questyle) n’est pas pour me déplaire. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a du monde électroniquement parlant, et pas seulement, l’affluence ne montrant aucun signe de fléchissement. Quelle idée d’être venu en si grand nombre, je vous le demande. :mdr:
A la manœuvre, je trouve donc un CAS 192D se chargeant de la conversion numérique/analogique et deux CMA 800R dédiés à l’amplification (bloc mono avec potentiomètre de volume indépendant). Malheureusement, le succès n’est pas au rendez-vous à mon goût : rien à redire pour ce qui concerne la spatialisation, c’est ample, aéré et étagé. Ni confusion, ni effet de masque ne se manifestent mais la signature est décidément d’une grande sécheresse, froide dans l’aigu, ponctuellement sibilante dans le haut-médium et trop dégraissée dans le bas-médium/grave vis-à-vis de mon ressenti en compagnie de l’AudioValve Solaris et son impressionnant mode OTL quelques temps auparavant.

Encore un inconnu, ou plutôt deux puisque les versions ouvertes et fermées de l’Ether, casques signés Dan Clark alias MrSpeakers étaient aussi de la fête. Sauf que mon interlocuteur ne me laissera pas d’autre choix que celui de l’Ether C associé à un Bakoon HPA-21 et à un lecteur Astell&Kern, pour cause de bruit ambiant.
Et bien, voilà un ensemble qui ne me laissera pas indifférent, à la sonorité pleine et sensuelle, sans excès, et surtout sans le moindre effet congestif qui refléterait une architecture close, bien au contraire. La spatialisation m’a paru vraiment convaincante pour un casque de type fermé. Cela dit, si la réticence de mon interlocuteur était assez compréhensible, j’aurais tout de même aimé tâter de l’Ether dans sa version ouverte. C’est dommage, mais puisque je sais désormais où le trouver, il ne m’échappera pas une seconde fois. Parole de casqueux !

Retour au Totaldac d1-server dans le labo du fort sympathique Dr Casques-Headphones and Mr Paya, mais cette fois en compagnie des RudiStor RP8K-VT et Chroma MD2.
Aussi rustique soit-il, la musicalité de ce dernier a plus d’une corde à son arc : on y trouve, entre autres, la finesse, la spontanéité et la maitrise. Voilà un casque qui sait se faire entrainant sans user d’artifice, que j’aurais néanmoins aimé un chouia plus affirmé dans le grave, et dont le concepteur a su conjuguer légèreté et confort.

Si peu de temps et tellement à écouter ce jour-là… le Viva Egoista 2A3, les derniers modèles d’amplificateurs et de casques chez Stax, la version S du Sennheiser HD 800, le nouvel Orpheus alias HE 1* (Comment ça, consulter un ophtalmo ?!!! :o ), les Kennerton Vali et Magister, et j’en oublie certainement, peuvent en attester faute de temps à leur consacrer.

Le mot de la fin sera donc bravo et merci encore aux organisateurs, à leurs équipes, aux différents acteurs de ce marché que sont les constructeurs, importateurs et revendeurs pour avoir contribué au « Sound Days » de voir le jour.

*Headphone joke. :wink:
Dernière édition par ostinato le 19 Mai 2016 17:09, édité 1 fois.
ostinato
 
Messages: 1246
Inscription: 02 Sep 2006 21:57
  • offline

Message » 18 Mai 2016 17:32

Merci pour ton CR... :bravo:
C'est vrai qu'il était relativement compliqué de faire des écoutes attentives, vu le brouhaha régnant.
Peut-être est-ce la raison pour laquelle j'ai eu un ressenti différent du tien sur certains casques, comme le Pioneer que j'ai vraiment trouvé exceptionnel ou le McIntosh que j'ai trouvé très quelconque (surtout au prix proposé).
Mais le fait est que je manque clairement d'expérience avec tous ces casques haut-de-gamme (du moins niveau prix).
Et qu'il est toujours intéressant de lire les avis des autres participants.

D'ailleurs, peu de retour sur ce fil. C'est bien dommage.
Avatar de l’utilisateur
roland_de_lassus
Staff Haute-Fidélité
Staff Haute-Fidélité
 
Messages: 8429
Inscription: 17 Juin 2004 15:08
Localisation: LLN
  • online

Message » 19 Mai 2016 17:25

:thks:

Si l'ensemble McIntosh, m'a beaucoup plu, il est vrai que le positionnement tarifaire du casque MHP1000 m'a laissé perplexe.

Bien peu de retours, effectivement, je le regrette également.
ostinato
 
Messages: 1246
Inscription: 02 Sep 2006 21:57
  • offline

Message » 04 Aoû 2016 22:07

Irwinwayfair a écrit:Salon sympa, dans un cadre approprié (loft réaménagé). J'ai pu écouter plein de casques, serrer quelques mains dans différents stands...
Et puis,
1) établir une comparaison entre le Sennheiser 800 et 800S : le second offre une meilleure spatialisation que le premier, c'est net !
2) écouter et apprécier les produits Chord (amplis-DAC) d'excellente qualité (surtout le "DAVE" je crois) avec une marque de casques dont j'ai oublié le nom
3) admirer la qualité des écoutes sur le stand de Pierre Paya : amplis Viva incroyables (plus une autre marque RudiStor tout aussi excellente), avec les casques russes Kensigton, je crois. Je n'avais jamais entendu une écoute casque de cette qualité (sur les Viva), avec une qualité des timbres et une dynamique hallucinante.

Si vous pouvez, allez-y.
Et puis, vous serez accueilli par Ogobert en personne, qui a choisi la meilleure place, face à l'escalier.

NB : Kennerton, pas Kensington...



J'apprends le décès de Ogobert, via une information publiée sur le site.
C'est une triste nouvelle qui m'affecte en tant qu'audiophile car je le voyais régulièrement lors des salons hifi, et avais eu l'occasion de discuter avec lui lors de ce salon sound days.
Passionné par le sujet, simple et très sociable, il consacrait beaucoup de temps au site. Il avait visiblement passé le week-end du salon sur le stand homecinema-fr.
Toutes mes pensées vont à ses proches.
Irwinwayfair
 
Messages: 218
Inscription: 18 Juin 2011 22:12
Localisation: Annecy-le-vieux
  • offline


Retourner vers Evénements Officiels

 
  • Articles en relation
    Dernier message