Je n’aime pas les images cinéma !

Installations — publié le 15 décembre 2003
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© Texte : Bastien Cluzet ,Photos : Antonio de Magalhaes . (Décembre 2003)
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Vue avant

Voici une installation plutôt atypique, bâtie autour d’un téléviseur 16:9 ème très haut de gamme. Pas de vidéoprojecteur donc, le choix du téléviseur étant ici délibéré car son propriétaire n’aime pas les images « saccadées » du cinéma : il préfère celles de son téléviseur Philips !

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Vue génerale arrière

Lorsque nous sommes arrivées ce soir là au domicile de François, dans la banlieue est de Paris, nous avons été immédiatement frappés par l’ampleur de l’installation home-cinéma que nous avions en face de nous ! En effet, le système occupe pratiquement toute la place disponible, de la salle de séjour de l’appartement de François, une pièce d’environ 20 m2. Impossible tout d’abord de manquer l’énorme téléviseur de 92 cm de diagonale, qui trône au milieu de la pièce ! En regardant autour de nous, nous comptons pas moins de 7 enceintes : trois à l’avant, deux de chaque coté, et encore deux autres à l’arrière…. Nous apercevons aussi un caisson de graves, un peu « coincé » dans le coin gauche, entre le mur et la table. La décoration, d’inspiration japonaise, est agréable, et de nombreux posters et figurines, dont beaucoup sont inspirées de l’univers des mangas ou des jeux vidéos, viennent ponctuer çà et là les murs et étagères. A l’avant gauche, tout le matériel audio/vidéo est regroupé dans un petit meuble. Nous y trouvons également la plupart nombreuses consoles de jeux du moment : Sony PS2, X-Box, DreamCast, Game Cube … tout y est ! Pas de doute, nous sommes bien chez un vrai fana de son, et d’images …

Un poids lourd de l’image vidéo…

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L’une des enceintes
principales JM Lab
Chorus 725
à coté des électroniques

Découvrons maintenant plus en détail l’installation de François. Ce jeune « prof » est un passionné de son depuis de nombreuses années. Il n’a découvert le domaine de l’image que depuis un peu moins de deux ans, avec l’avènement du DVD et du home-cinéma. Il s’intéresse aussi bien au contenu « artistique » des films qu’il visionne qu’à l’aspect technique de ses appareils. Il est d’ailleurs assez pointu dans ce domaine : le choix de son téléviseur, notamment, lui a pris plusieurs mois, après avoir examiné avec attention les caractéristiques techniques des modèles issus de plusieurs marques et assisté à de très nombreuses démos. Il s’est donc finalement orienté vers ce superbe téléviseur Philips 16:9 ème de 92 cm de diagonale. Il s’agit ni plus ni moins du navire-amiral de la marque, un pur concentré de technologie, un appareil dans lequel le constructeur néerlandais a véritablement mis tout son savoir faire. On y trouve entre autres le Digital Comb Filter, qui élimine tout les résidus de chroma dans la luminance évitant ainsi tout effet perturbateur dit de « cross-color », le « Contrast Plus », qui est un procédé dynamique de renforcement des noirs (pour qu’ils soient plus noirs) et de soutien des blancs (pour qu’ils soient plus lumineux). Et surtout le « DNM » ( Digital Natural Motion), dont notre ami François nous dit être un véritablement « accro » :

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Une enceinte surround
JM Lab Chorus 706

il s’agit d’une technologie mise au point par Philips qui restitue les mouvements de manière plus linéaire, plus fluide et plus naturelle. Il est ici associé au « Pixel Plus », un procédé d’interpolation qui porte la résolution d’affichage à 812 lignes horizontales, au lieu des 625 lignes d’origine ( en PAL/SECAM). Grâce aussi à une augmentation de la fréquence trame, qui passe de 50 à 75 Hz, ces diverses technologies permettent d’obtenir une image à la fois plus précise, plus piquée, plus fluide et avec moins d’effet de scintillement. DNM et Pixel Plus sont activables ou désactivables à souhait, et fonctionnent naturellement avec toutes les sources, notamment avec les sources DVD : rendez vous dans notre paragraphe « Impressions » pour connaître plus concrètement … nos impressions à ce sujet !

La totale chez JM Lab

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l’empilage des électroniques
avec le lecteur de laserdicsc Sony
le lecteur de DVD Marantz DV4200
l’intégré Marantz SR 4300.
et en haut la console de jeux XBox.
L’installation de François :
Salle de séjour d’environ 20 m²
Sources :
Lecteur de DVD Marantz DV 4200
Lecteur de laserdiscs Sony MDP 315
Amplificateur intégré :
Marantz SR 4300 6.1 DTS 96/24 -DTS ES-Dolby Digital EX
Enceintes :
Principales : JM Lab Chorus 725
Centrale :JM Lab LCR 700
Surrounds : JM Lab Chorus 706
Caisson de graves : JM Lab SW700
Diffuseur vidéo :
Téléviseur Philips 92 cm 36PW9528
Divers :
Télécommande universelle One-For-All Kameleon
Télécommande lumières RF Extel
Coût total de cette installation :
Environ 6600 €

Le cœur du système audio est un intégré Marantz SR 4300. Cet ampli-tuner 6.1 d’une puissance de 80 W RMS par canal sous 8 Ohms, est doté des décodages DTS ES Discrete et Neo:6, et du Dolby Digital EX. Il alimente à lui tout seul toute l’armada d’enceintes, dont nous parlions plus haut, et qui sont toutes de marque Focal / JM Lab. Nous trouvons notamment en principales des colonnes Chorus 725, les enceintes qui coiffaient l’ancienne gamme Chorus du constructeur stéphanois. Il s’agit de colonnes 3 voies / 4 haut-parleurs de type bass-reflex. Les boomers de 165 mm de diamètre utilisent la fameuse membrane Polyglass en pulpe de cellulose chargée de microbilles de silice enrobées de résine. Et on ne présente plus le fameux tweeter Focal à dôme inversé en titane, de 25 mm de diamètre. L’enceinte centrale est une LCR700, c’est une « deux voies et demi » : cette enceinte utilise les mêmes transducteurs d’aigu ( tweeter de 25 mm à dôme inversé) et de graves ( deux 165 mm à membrane Polyglass), mais ces derniers fonctionnent sur une gamme de fréquence différente avec le même volume de charge ( fréquences de coupure à 350 et 2400 Hz).

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Les deux surrounds back
JM Lab Chorus 706

Enfin les quatre enceintes surrounds, identiques, sont des « bookshelfs » ( enceintes bibliothèque)de type JM Lab Chorus 706, équipées une fois encore du même tandem boomer 165 mm Polyglass / tweeter dôme titane 25 mm. A noter que les deux enceintes surround « back » sont ici connectées en parallèle sur l’intégré Marantz, qui « voit » donc une impédance résultante de 16 Ohms ( chaque enceinte ayant une impédance de 8 Ohms), une configuration non préjudiciable pour son fonctionnement, au prix d’une puissance quelque peu réduite.

 

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L’une des enceintes principales
JM Lab Chorus 725

Les sources enfin, sont un lecteur de DVD lui aussi de marque Marantz d’entrée de gamme, le DV 4200, et un lecteur de laserdiscs Sony MDP 315, un appareil que François a trouvé…sur une poubelle la veille d’un ramassage d’objets encombrants !

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L’enceinte centrale
JM Lab LCR 700

Dommage tout de même, les laserdiscs ont certes été balayés par l’arrivée du DVD, mais beaucoup ont conservé leur lecteur et leurs disques… un peu par nostalgie . L’ancêtre, précurseur du home-cinéma, ne méritait pas peut-être pas une fin aussi misérable ! Qui sait, peut-être qu’un jour, nos lecteurs de DVD actuels connaîtront le même sort ? C’est peu probable, dans un futur immédiat du moins, le DVD est bel et bien le support de référence pour le cinéma à domicile… son formidable succès en est la preuve !© Texte : Bastien Cluzet ,Photos : Antonio de Magalhaes .

Nos impressions :
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Sous la lampe… le caisson de graves !

Armé désormais de notre DVD de test, nous sommes tout d’abord concentrés sur l’image et sur quelques séquences issues de Star Wars : Episode II. Pixel Plus et DNM enclenchés, nous nous sommes mis à scruter dans le moindre recoin l’image de 92 cm de diagonale du gros téléviseur Philips. Pas de doute, le Pixel Plus fait un superbe boulot, apportant un piqué exceptionnel aux images DVD, alors que le DNM leur procure incontestablement une grande fluidité, ce qui fait donc préférer à notre ami les images de son téléviseur Philips à celles du cinéma qu’il juge parfois trop « saccadées ». Tout n’est pas parfait cependant, et nous faisons remarquer à notre hôte quelques effets de peignes lors d’une travelling lent dans Star Wars : Episode II – lors de la scène où Obi-Wan visite l’armée des clones. La luminosité est par contre éblouissante sur Fast and Furious ( scène de poursuite du camion dans le désert) , et les couleurs réellement somptueuses sur le Pacte des Loups ! Ultra précise, très contrastée, l’image n’a finalement, il faut bien l’avouer, qu’un lointain rapport avec une image cinéma…cette dernière ayant un aspect plus « analogique » ! C’est en tout cas le type d’image qui plait à notre hôte : nous ne le contredirons pas sur ce point. Le son est quant à lui très bon, très détaillé comme il se doit avec cette excellente marque d’enceintes, avec un médium assez en avant et une belle ampleur, ce sont bien les

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L’une des enceintes
principales
JM Lab Chorus 725

caractéristiques du fabricant stéphanois. L’ampli Marantz nous semble néanmoins un peu « juste » pour toute cette armada de transducteurs, il s’essouffle un peu à haut niveau mais son décodage est toujours excellent. Le positionnement des enceintes est globalement satisfaisant mais les principales sont ici trop « dans le coin », et trop écartés de l’écran ce qui nuit un peu à la symbiose image/son. L’enceinte centrale nous a semblé par ailleurs assez nettement différente sur le plan tonal des deux principales : peut-être qu’une CC700 aurait été un plus homogène que cette LCR 700. Enfin, les enceintes surrounds sont clairement trop basses, surtout les surrounds back qui mériterait d’être placées au moins un mètre plus haut, ce qui permettrait de percevoir avec plus de réalismes les effets arrières. Des petits détails faciles à corriger ! Un bon grave enfin, mais peu d’infra graves, le caisson grâce à sa position excentrée est peu localisable en pratique : une réussite !

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Une enceinte surround
JM Lab Chorus 706

Au final : une bonne installation, relativement homogène sur le plan sonore, atypique avec son image cathodique de grande qualité grâce aux dernières avancées technologiques, mais qui s’éloigne par son rendu particulier de l’image cinéma. François en est, en tous cas, pleinement satisfait, et ne rêve nullement, contrairement à beaucoup d’autres, à s’équiper d’un vidéoprojecteur !Voici donc une autre façon d’aborder, et de vivre, le cinéma à domicile…