Test HCFR des Elipson In-Ear N°1, écouteurs Bluetooth

Test HCFR des Elipson In-Ear N°1, écouteurs Bluetooth

Elipson In-Ear N°1

“Compagnon musical idéal, une bonne idée de cadeau”

Test HCFR

par

Jeff_jacko

Elipson In-Ear N°1, la Hifi mobile accessible à tous !

 

DHCFR French Touche mémoire d’audiophile la marque Elipson a rarement déçu. Entre innovation, synthèse de technologies dans un seul produit et réponses aux nouvelles attentes des hifistes, la marque française a su comment remonter la pente et s’imposer comme un acteur de la scène Hifi sur lequel il faut absolument compter. Pour ma part et sans être chauvin, nos marques françaises ont bien compris quels étaient les nouveaux enjeux audiophiles et s’illustrent régulièrement dans cette jungle pourtant très concurrentielle. En tous cas depuis quelques temps, Elipson nous offre des produits performants affichant un rapport qualité prix des plus intéressant.

Par exemple la série Prestige Facet va proposer des produits capables de satisfaire tous les types besoins y compris la Hifi sans fil de qualité Hi-Res Audio via les services de musique en ligne ou à partir d’un smartphone. La mobilité est d’ailleurs la nouvelle donne technologique universelle. De nos jours, nous pouvons tout avoir sur un smartphone et presque tout faire. La musique et les habitudes d’écoute ont changé avec cette évolution comme un renouveau planétaire du baladeur audio accessible à tous. Il y a certes des baladeurs audiophiles à tous les prix et ce type d’appareil connait un franc succès. Cependant, nous avons tous un téléphone sur lequel nous stockons nos musiques ou qui nous permet d’accéder à des services de streaming de musical. Le vrai problème, est d’assurer une bonne qualité de restitution audio. Certains téléphones sont adaptés, mais la grande majorité démontre des performances moyennes voir nullissimes incapable de piloter un bon casque ou des écouteurs de qualité. Car il ne faut pas se le cacher, un bon dispositif d’écoute audio dépend de l’ensemble des appareils présent sur la chaîne. Même un petit casque intra-auriculaire de bonne qualité sera exigeant et les smartphones seront rarement à la hauteur. De plus, il faut aussi prendre conscience que la nouvelle génération débarque sur le monde de la Hifi avec les poches percées. Je ne sais pas vous, mais personnellement je ne connais pas beaucoup de jeunes qui peuvent s’offrir du beau matériel sans compter … Entre nous, il ne serait pas juste qu’ils se privent d’écouter leurs musiques dans de bonnes conditions. C’est là que l’Elipson In-Ear N°1 rentre en jeu. Il s’agit d’un casque intra-auriculaire articulé sur des écouteurs dynamiques sans fil par connexion BlueTooth Apt-X, donc de transmission de qualité CD 16 bits 44,1kHz. Un appareil ultra complet, très qualitatif, très performant pour seulement 99€ TTC !

 

Spécifications techniques :

 

Conception

  • Type : fermé
  • Couplage : intra-auriculaire
  • Transducteur : dynamique, diamètre 11,5 mm
  • IP4 : résistant à la sueur, aux gouttes et à la poussière
  • Écouteurs magnétiques : facile à transporter autour du cou
  • Design : Jean-Yves Le Porcher

Bluetooth

  • Version : 4.1
  • Codecs : SBC (standard), aptX (qualité CD)
  • Portée maximale : jusqu’à 10 m
  • iOS, Android, Windows

Mesures

  • Réponse en fréquence : 20 Hz – 20 kHz
  • Sensibilité : 103 dB
  • Impédance : 32 Ohms

Alimentation

  • Batterie rechargeable
  • Capacité : 55 mAh
  • Autonomie : jusqu’à 6 heures
  • Autonomie en veille : 200 heures
  • Temps de recharge : 1 heures 30 minutes

Accessoires fournis

  • Pochette de transport
  • 3 paires d’embouts en silicone (S/M/L)
  • 1 câble USB

Généralités

  • Dimensions écouteur (lxhxp) : 16 x 16 x 23 mm
  • Dimensions télécommande (lxhxp) : 55 x 12 x 8 mm
  • Longueur du câble : 600 mm
  • Poids : 18 g
  • Prix : 99€ TTC

Conditionnement

  • Boîte en métal
  • Dimensions (lxhxp) : 145 x 44 x 145 mm
  • Poids : 350 g

Les liens utiles :

 

 

Déballage et analyse technique

 

Pour son tout premier casque audiophile, Elipson décide d’attaquer le marché du consommateur de masse avec un casque intra-auriculaire sans fil de qualité et à un prix abordable. Cette caractérisation marketing n’est pas un élément régressif, bien au contraire. Certes Elipson rationalise le placement du In-Ear N°1 par un prix de vente très contenu mais non au détriment ni de la qualité ni des accessoires à commencer par un packaging des plus flatteur. Le In-Ear N°1 sera livré dans une très jolie boite en métal, un détail j’en conviens, mais qui démarque déjà la marque française de ses concurrents qui se limitent bien trop souvent à une simple boite en carton y compris pour des produits plus haut de gamme.

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Niveau accessoires le In-Ear N°1 est livré avec ce qu’il faut. Elipson inclut une petite sacoche de transport en simili cuir dont la couleur a été sélectionnée pour s’harmoniser avec la finition des écouteurs. En complément nous trouvons une petite lanière à fixation par pression qui servira à ranger convenablement le casque.

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Comme tout bon casque intra-auriculaire, le In-Ear N°1 est livré avec différentes tailles d’adaptateurs auriculaire (embouts). Nous trouvons seulement trois tailles, ce qui est peu mais suffisant pour optimiser le confort du port du In-Ear N°1. J’aurai préféré plus de choix dont des adaptateurs en mousse à mémoire de forme que je trouve plus confortable et plus efficace au niveau acoustique. En effet, l’adaptateur auriculaire remplie deux fonctions. La principale est relative au confort et s’appuie sur la morphologie de votre oreille. Le seconde va jouer sur la perméabilité de votre conduit auditif lorsque l’écouteur est en place. Plus le conduit est hermétique et mieux l’écouteur reproduira les basses fréquences : On obtient alors de meilleurs graves. A cette petite remarque il faut tout de même rappeler plusieurs choses. Premièrement le In-Ear N°1 présente un prix étonnamment bas compte tenu de sa qualité de construction et de son rendu sonore. Trois tailles d’adaptateurs auriculaires sont suffisantes. Et si on souhaite aller plus loin, il existe des accessoiristes qui proposent des adaptateurs auriculaires de toutes tailles et construit en de nombreuses matières. On peut “tweaker” tout casque facilement en cherchant un peu sur internet. Autres accessoires, un câble USB qui servira à la recharge de la batterie, une pince de type clips afin de sécuriser le casque sur un vêtement et une bague d’ajustement du câble.

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Côté technique Elipson part sur d’excellentes bases et vise manifestement un objectif qualitatif. Un élément qui a son importance, le design des écouteurs inspire la qualité et la performance. Ceci n’est pas étonnant, car ce produit a été élaboré en collaboration avec le designer Jean-Yves Le Porcher à qui nous devons déjà de nombreuses créations Elipson. Le palmarès de Monsieur Le Pocher est très impressionnant de diversité et de réalisation prestigieuses, je vous invite à jeter un oeil au lien donné plus haut pour mieux vous en rendre compte.

Le In-Ear N°1 est donc un casque intra-auriculaire, c’est à dire constitué de deux écouteurs qui s’insèrent dans les oreilles. le corps de ces écouteurs est construit en aluminium et non en plastique. Il abrite un transducteur dont le diaphragme fait 11,5 mm. Il s’agit donc d’écouteurs électrodynamiques de gros diamètre pour des intras. La conception ergonomique du corps remplie plusieurs rôles. Le premier est évidemment esthétique et d’ailleurs le In-Ear N°1 se présente aussi comme un bel apparat qui “habille” et ne dénature pas. Discret, sombre et élégant, cela change de nombreux intra-auriculaires voyant et peu esthétique dont la construction ne visent qu’un objectif de performance. Une autre raison de la forme du In-Ear N°1 est bien entendu rattacher à la performance et l’optimisation du mode de fonctionnement du diaphragme de 11,5 mm capable de reproduire de bien beaux graves. Cela ne peut se faire que si le corps répond à des impératifs acoustiques bien précis, c’est le cas de tous les casques fermés. Comme il s’agit d’un transducteur unique à large bande, l’ensemble de l’équilibre du spectre dépendra aussi de la bonne conception du corps, la “caisse” des écouteurs. Enfin la conception et l’ergonomie des écouteurs du In-Ear N°1 contribue au confort d’utilisation. La forme permet de saisir facilement les écouteurs et de les insérer et extraire facilement des oreilles. Une petite touche d’ingéniosité supplémentaire, la partie extérieure sur laquelle repose le logo Elipson est aimantée. Ainsi on peut joindre les écouteurs et porter le In-Ear N°1 autour du cou. Autre élément ingénieux, le câble est plat, il ne fait aucun nœud, se plie facilement sans risque de se couper, étant aussi très souple.

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La télécommande offre de nombreuses fonctions, comme la pause, le contrôle du volume, le saut de plage et également les fonctions de prise d’appels téléphoniques, de doubles appels etc… Cette télécommande dispose de deux voyants LED qui serviront à contrôler l’état de la connexion Bluetooth et le niveau de la batterie. L’appairage Bluetooth se fait très simplement, du moins il n’aura pris que quelques secondes sur mon Samsung S7.

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D’un point de vue qualitatif, l’Apt-X 4.1 est déjà bien suffisant pour profiter de la musique. Surtout qu’en général nous stockons des MP3 sur les smartphones par souci de gain de place mémoire. La quantification numérique de 16 bits 44.1 kHz (qualité CD) sera donc largement suffisante dans le contexte d’utilisation du In-Ear N°1. Le sans fil présente un autre avantage de taille. Nous avons déjà convenu qu’un téléphone portable est rarement une bonne base audiophile car DAC et amplification ne sont généralement pas au niveau. Le Bluetooth implique que toute l’électronique nécessaire sera contenu dans le dispositif de destination du signal Bluetooth, ici très probablement la télécommande du In-Ear N°1. L’attrait du sans fil est donc double. Il se révèle très pratique dans l’usage d’une part et d’autre part il permet de maîtriser la qualité et la performance sonore indépendamment de la source numérique vu que l’étape de conversion et d’amplification se fait dans le casque. Un dernier avantage relatif à l’ergonomie d’utilisation est dépendant de la télécommande. Le In-Ear N°1 peut piloter les fonctions du lecteur utilisé sur le téléphone. Il sera possible de faire une pause, d’effectuer des sauts de plages et d’augmenter le volume, de prendre les appels, les doubles appels, de raccrocher etc. Avec simplement trois touche le In-Ear N°1 permet donc d’écouter de la musique et de continuer à utiliser son téléphone portable. Je n’ai pas rencontré de problèmes sur mon Samsung S7 avec l’application Qobuz. En plus des fonctionnalités par les touches, le In-Ear N°1 dispose d’avertissements sonores et vocaux qui vont indiquer l’état de la batterie, le niveau d’écoute maximal etc…

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Le In-Ear N°1 est aussi conçu suivant une certaine résistance aux agressions environnementales comme la poussière, l’humidité et la transpiration. Comme il est très léger, il pourra vous accompagner durant vos séances de sport, exception faite de la piscine bien évidemment.

Les écoutes du In-Ear N°1, un compagnon de voyage véritablement audiophile

 

Female walking through the airport using her smartphone

J’ai effectué mes écoutes simplement à partir de mon Samsung S7 en passant par mon compte Qobuz qui me permet d’accéder en streaming qualité CD à tous les achats de musique que j’y ai fait. Une configuration donc très simple et qui correspond à la performance audio numérique offerte par le In-Ear N°1 via Apt-X 4.1.

 

La playlist

Cette playlist sera composée de titres récents tous disponibles sur Qobuz. L’idée étant de tester le In-Ear N°1 de la manière la plus proche de son usage quotidien. Du moins c’est ainsi que j’imagine son usage s’il était dans ma poche : Ecouter de la musique à tout moment, et de préférence mes dernières acquisitions.

Neil Young – The Visitor A écouter sur Qobuz

0093624908845_600A peine le temps de digérer ses nouveaux albums que d’autres paraissent ! Plus actif que jamais depuis le début des années 2000, Neil Young signe ici un disque en compagnie de Promise of the Real, son groupe qu’il emploie un peu comme il utilisait Crazy Horse par le passé. Avec eux, le Loner sort en général ses griffes. Ce qui est d’autant plus aisé quand l’heure est à la présidence de Donald Trump qu’il s’emploie évidemment à dézinguer en bonne et due forme. Côté son, The Visitor déroute par son éclectisme un brin inhabituel chez Neil Young sur un même disque. Country rock, boogie musclé, folk racé, funk de déménageur, tout y passe ! Reconnaissable entre mille, la voix du vieux bison canadien lie évidement tout cela le temps d’un exercice classique et honnête qui ne chamboule pas les valeurs musicales de son illustre auteur et ne rivalise pas avec ses chefs d’œuvre d’antan. © MD/Qobuz

 

Olivier Bogé – When Ghosts Were YoungA écouter sur Qobuz

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Darius – UtopiaA écouter sur Qobuz

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Xenoula – XenoulaA écouter sur Qobuz

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Bjork – UtopiaA écouter sur Qobuz

5016958087906_600Troublant corps à corps entre technologies de pointe et sensations organiques voire charnelles, Vulnicura ressuscitait la Björk d’Homogenic et de Vespertine. Une Björk qui s’était rarement mise autant à nu, sa rupture avec le vidéaste et plasticien Matthew Barney étant au cœur de cet album dense de 2015, tant dans ses paroles que dans les architectures musicales. Pour l’aider dans sa tâche, l’Islandaise s’était entourée de deux complices de la sphère électro : le Britannique Bobby Krlic alias The Haxan Cloa et surtout le jeune Vénézuélien Alejandro Ghersi alias Arca. Ce dernier est au cœur d’Utopia qui paraît à l’automne 2017. S’il avait rejoint Björk sur Vulnicura une fois les chansons écrites, il a cette fois travaillé avec elle dès la genèse du projet au point que Björk ne cesse de déclarer à longueur d’interviews que le disque a été entièrement conçu à deux. Comme avec les univers d’Actress ou de Oneohtrix Point Never, Arca a toujours su mêler les recoins les plus cérébraux de la musique électronique et les plus physiologiques. En somme, des arguments rêvés pour déambuler sur la planète Björk. Déambuler. C’est ainsi qu’on se laisse porter par Utopia. Pris par la main par la voix toujours aussi unique de la maîtresse de maison, on traverse ici des textures multiples, parfois épaisses et denses (Arisen My Senses) mais aussi aériennes comme jamais (Blissing Me, Utopia). C’est d’ailleurs dans ces compositions moins grandiloquentes que Björk convainc le plus. Mais Arca n’est pas le seul élément clef de ce dixième album studio. L’Islandaise a ressorti son arme de prédilection qui ne la quitte pas depuis l’âge de 5 ans : la flûte ! Elle est un fil conducteur d’une œuvre d’un onirisme fou mais qui ne s’apprivoise pas en une seule écoute. Björk Guðmundsdóttir n’est pas Taylor Alison Swift et Utopia se mérite ! © MD/Qobuz

 

Tim McGraw – The Rest of Our LifeA écouter sur Qobuz

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André Manoukian – ApatrideA écouter sur Qobuz

3770008707023_600Même si l’Arménie de ses parents est au cœur d’Apatride, André Manoukian a toujours gardé un œil musical sur cette terre qui lui est chère, comme en 2008 avec l’album Inkala qui mêlait jazz et mélodies arméniennes de son enfance. Une histoire d’amour qui ne fut pourtant pas si simple. « L’Orient, mes grands-parents en furent chassés, raconte le pianiste né à Lyon en 1957. Longtemps je fus allergique à ses excès, son sucre, sa passion… Jusqu’aux retrouvailles, autour d’un piano : « Pourriez vous me jouer quelque chose d’arménien ? » Une vague mélodie de ma grand-mère égrenée d’un doigt hésitant. « On dirait du Satie. » Et me voilà parcourant de nouveaux territoires sonores… » Cette fois donc, André Manoukian est entouré de tambours sacrés iraniens, d’un violoncelliste turc, d’une chanteuse syrienne, d’un duduk arménien et de rythmes Alaturka. Grâce à ces virtuoses, Apatride dessine les contours d’un paradis perdu, entre Vienne et Samarcande et offre surtout un voyage au cœur de l’âme des ancêtres de Manoukian. © CM/Qobuz

 

Morrissey – Low in SchoolA écouter sur Qobuz

4050538339444_600Publié au cœur de l’été 2014, World Peace Is None Of Your Business rassurait quant à l’inspiration d’un Morrissey plus ragaillardi que jamais. Trois ans plus tard, avec Low In High School, l’ancien chanteur des Smiths change son fusil d’épaule avec un onzième album solo assez déroutant. Déroutant surtout niveau son. Mais l’éclectisme de la production, passant du bodybuilding total à la ritournelle quasi acoustique, ne doit pas masquer la puissance de nombreuses chansons. Comme d’habitude, Moz est impeccable dans son rôle de pamphlétaire misanthrope et, dès la pochette, on comprend que le dandy britannique n’est pas là pour ravaler sa bile. Une bile qu’il aime toujours parer d’une bonne dose d’ambigüité politique, cet art dont il demeure un véritable expert. Mais quand il fait du Morrissey, comme sur Home Is a Question Mark ou I Bury The Living, lorsqu’il enfile ses habits de crooner décalé sur une prose affutée, il est unique… Album après album, Morrissey rappelle un peu plus que la saga des Smiths est bien morte et enterrée, et qu’il compte toujours faire des galipettes sur sa pierre tombale. © MD/Qobuz

 

Kyle Eastwood – In TransitA écouter sur Qobuz

3149027003513_600Depuis From There To Here, son premier disque en tant que leader paru en 1998, Kyle Eastwood a eu le temps de se faire un n… euh un prénom. Emmené par son illustre père au concert de jazz dès le plus jeune âge, le contrebassiste américain connait ses classiques (hard bop forever !) et a su se les approprier pour créer son propre langage musical. Enregistré en avril 2017 au Studio Sextant La Fonderie à Malakoff par l’ingénieur du son Vincent Mahey, In Transit s’inscrit dans la continuité de son art. Avec de vrais complices (le pianiste Andrew McCormack et le trompettiste Quentin Collins sont de la partie depuis près d’une douzaine d’années tandis que le saxophoniste Brandon Allen, dans l’aventure du quintet depuis Timepieces, donne l’impression d’y être engagé depuis toujours), Eastwood signe ici un disque d’une grande maturité sous sa simplicité apparente. Reprises de standards (Blues In Hoss’ Flat de Count Basie, Boogie Stop Shufflede Charles Mingus), de pièces moins convenues (We See de Monk) et compositions originales, le contrebassiste joue ici la carte d’une musique à la fois personnelle et anonyme, actuelle et intemporelle, spontanée dans son expression et en phase avec un certain héritage jazz. Invité sur quatre morceaux (dont le très beau Love Theme du film Cinema Paradiso composé par Ennio Morricone), le grand saxophoniste italien Stefano Di Battista enrichit la pâte sonore de la formation du lyrisme incandescent de son style généreux fondé sur un engagement physique et émotionnel total. Une façon pour Kyle Eastwood de prouver aux sceptiques que jongler avec un tel patrimoine jazz et des compositions originales peut accoucher, toujours et encore, d’une musique bien vivante. Finalement, avec ce disque d’une rare élégance, on comprend que c’est le jazz lui-même qui est en transit. Et ad vitam æternam… © CM/Qobuz

 

Marilyn Manson – The Pale EmperorA écouter sur Qobuz

0711297510287_600Manson change de cap. A presque cinquante ans, le chanteur redoutable met de côté les cris et la brutalité musicale pour des titres parfois étrangement groovy. Mais que les fans de la première heure ne s’inquiètent pas, il reste au moins Deep Six, un métal un peu lugubre, et Slaves Only Dream To Be King, un rock lourd et menaçant. Co-écrit avec Tyler Bates, The Pale Emperor prend des airs cinématographiques et laisse une place à la mélodie, « comme si Tyler avait imaginé la musique pour qu’elle mette en valeur ma voix », précise Marilyn Manson. Un changement surprenant mais bien audible, pour une raison que Manson dévoile simplement : « J’ai découvert le blues ». On trouvera en plus sur cette version Deluxe 3 titres inédits, Day 3, Fated, Faithful, Fatalet Fall Of The House Of Death, joués sur une guitare folk pour finir dans une rare accalmie. © LR/Qobuz

 

Pomme – A peu prèsA écouter sur Qobuz

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 Le compte rendu des écoutes : polyvalence musicale

 

Avant d’aborder l’analyse de la performance musicale du In-Ear N°1, un petit point sur le confort de cet intra sans fil. Le confort de port dépendra de l’accord entre l’embout que vous aurez sélectionné et votre morphologie. Le bon choix de l’adaptateur auriculaire est primordial. La légèreté des écouteurs et leur ergonomie aide fortement à renforcer le confort, il n’y a donc pas de raison pour que vous ressentiez une gêne. Je vous conseil d’essayer les différents embouts avant de faire un choix définitif. Aussi gardez en tête que la portée du Bluetooth est limité. Cette distance s’étend théoriquement à 10m. Cela peut sembler une longue distance, mais souvenez vous que les murs d’un habitat constituent une source d’atténuation. Vous perdrez le signal bien avant d’arriver à la distance maximale théorique. Un usage à proximité de la source émettrice Bluetooth est donc recommandé.

Une remarque sur le volume d’écoute, il faudra ajuster le volume aussi sur la source, du moins j’ai été obligé de le faire avec mon Samsung S7. Après avoir positionné le volume au maximum sur le téléphone j’ai ensuite ajusté le volume d’écoute sur la télécommande du In-Ear N°1. Ces contrôles de volume étant numérique, je vous conseille de faire des essais au préalable, afin de déterminer quel configuration dégrade le moins la qualité du son lorsque vous écoutez à bas volume. J’aime écouter la musique au casque un peu fort et compte tenu de la réglementation de la santé publique, j’ai été inquiet de rencontrer des limites. Rappelez vous de mon test de l’intégralité des produits de la Série Signature de Sony. Les deux baladeurs répondaient aux normes et montraient des limites de niveau d’écoute qui pouvaient être contourné en changeant la zone géographique des appareils via un petit logiciel. Le In-Ear N°1 ne présente pas ce problème, tant mieux car c’est à l’auditeur de se montrer raisonnable, une limite de niveau d’écoute peu gâcher le plaisir.

Le In-Ear N°1 offre donc une plage de volume d’écoute vaste qui ira bien au delà d’un maxima acceptable. A mon avis, c’est une très bonne chose car le niveau d’écoute fonctionnel sera alors en dessous du plein potentiel du couple amplification / transducteur. Afin d’optimiser la qualité d’écoute il est toujours préférable d’avoir encore de la marge et ne pas devoir écouter le volume au maximum.

Côté restitution sonore, le In-Ear N°1 table sur une caractérisation assez discrète. Il se révèle plutôt neutre dans l’ensemble et surtout redoutablement efficace et précis. Une chose est certaine, ce petit premier de chez Elipson démontre une sacré vivacité et une dynamique digne des grands intra-auriculaires. C’est plus qu’évident, ce casque sait développer une sacré énergie, les transducteurs de 11,5 mm jouent alors un rôle déterminant. Le dispositif conjugue deux éléments essentiels : des basses fréquences aux aigus, le spectre est reproduit avec un tonus remarquable et la dynamique s’impose comme une constituante majeur de ces écoutes. Ainsi nous obtenons une écoute équilibrée dans laquelle rien ne manque. La taille des diaphragmes laissait présager une bonne restitution des graves et sur ce point je ne suis pas déçu. Ce qui est important dans ce registre est de conserver la dynamique pour que les basses soient précises et franches. En effet (mais ce n’est que mon avis), les basses boom boom ne valent pas la peine d’être écoutées, mieux vaut des graves plus discrets mais reproduits avec exactitude. Le must étant évidemment d’avoir des basses fréquences tendues, présentes et franches reproduisant présence et impact. En d’autres termes, de vrais graves. C’est justement ce que le In-Ear N°1 vous livre sur un plateau d’argent. J’ai ma préférence pour les dispositifs qui donnent un léger excès dans le bas du registre comme le fait un Fostex TH-900. Cependant je dois avouer que la justesse du In-Ear N°1 offre son lot d’émotion et d’immersion. Comme quoi, il ne faut jamais rester campé sur ses positions et accepter des variantes, surtout lorsqu’elles offrent également de belles écoutes. L’atout majeur du In-Ear N°1 est bien cette précision et cette exactitude qui touche l’ensemble du registre. C’est alors la reproduction des instruments qui profite pleinement de cette performance, l’intelligibilité et la précision permet d’entendre le moindre détail. Si les instruments toutes natures confondues sont remarquables sur le In-Ear N°1, il faut également noter un travail tout aussi exemplaire sur les voix. D’un autre côté ce n’est pas étonnant car tout est lié.

D’un point de vue musicalité, le In-Ear N°1 marque donc un très bon point et prend de l’avance sur bon nombre de prétendants. Mais qu’en est-il de la scène sonore ? Il est rare qu’un casque puisse reproduire une ouverture et une aération très confortable, surtout lorsqu’il s’agit d’un casque fermé de type intra-auriculaire. Je ne dis pas ce que cela est impossible, mais vis à vis de ce contexte technique il est rare de sortir de l’écoute “casque”. Le In-Ear N°1 ne va pas faire de miracle, mais il se démarque par une capacité assez étonnante à reproduire une scène sonore ample en latitude, et dont l’amplitude offre un espace et une aération des plus confortable. Cette ouverture, bien que cantonnée à un seul axe (peu de profondeur et de hauteur), ajoute une certaine plénitude au confort d’écoute. L’aération entre les notes se juxtapose admirablement à cette expression de la scène, le cumul de la dynamique et des détails établissent une formule musicale à défaut d’être mathématique, des plus convaincante et des plus entraînante. Avec le In-Ear N°1 il y a donc du rythme, presque de l’audace dans la manière de reproduire le son, dans tous les cas on ne s’ennuie pas une seule seconde.

Un autre atout et non des moindres, tout passe avec le In-Ear N°1. Trop souvent un casque démontre des limites qui le réduise à un usage réservé à un genre musical ciblé. Il s’agit la plus part du temps de limites de conception qui ne sont pas pénalisantes si on à bien compris quelle musique écouter spécifiquement. Je suis relativement sceptique quant aux vertus d’un transducteur destiné à une famille de genres musicaux. Je préfère de loin les systèmes capables de tout reproduire, mais je dois avouer avoir des casques qui ne brillent pas sur tous les genres. Il faut accepter les compromis. Le In-Ear N°1 s’inscrit dans la famille des casques polyvalents, dont l’équilibre total et la neutralité confère cette aptitude à tout jouer. Un style musical ne sera pas magnifié, mais en contre partie et avantage, rien ne sera tronqué ni pénalisé. Pour un casque purement nomade, il me semble qu’il s’agit d’un avantage. D’un autre côté, on ne s’attend pas à faire des écoutes mémorables en voyage ou dans les transports en commun, bien que le In-Ear N°1 en soit tout à fait capable.

La discrétion du In-Ear N°1 est également un point qu’il convient de souligner. Ce casque ne dispose pas de circuit atténuateur de bruit mais en aurait-il besoin ? A priori non, car il isole parfaitement l’auditeur de son environnement. Une utilisation en environnement modérément bruyant est tout à fait possible sans que l’on soit gêné. Seul les passages de silence laisseront entendre le bruit environnant. Cela implique également une absence de gêne pour le voisinage, car même assis à côté de l’utilisateur du In-Ear N°1, on n’entend absolument rien. Cette caractéristique est évidemment primordiale pour un casque nomade, si l’on veut s’en servir dans les transports en commun sans engendrer un agacement autour de soi.

 

 

Conclusion

 

Young woman enjoying the view from a Parisian apartment

 

Aux questions fondamentales, les réponses sont donc évidentes et sans nuance. Le In-Ear N°1 est-il un bon casque nomade ? Oui assurément, de part son ergonomie confortable et ingénieuse, sa facilité d’utilisation et sa qualité de construction. Est-il un intra-auriculaire “audiophile” ? Ou un simple accessoire de smartphone ? Sans même tenir compte de la qualité des matériaux qui le composent, c’est une évidence. Le In-Ear N°1 est un véritable intra audiophile. Je ne l’affirme pas parce que Elipson fait parti de notre patrimoine Hifi français, je le clame car cette dénomination est amplement mérité.

Peut-être que d’autres produits similaires sont meilleurs, peut-être qu’il y a aussi moins cher ou plus complet … Tous les postulats sont bon à prendre, car la diversité des produits Hifi ne garanti jamais un classement ni universel ni figé dans le temps. Certains préféreront la sonorité d’un autre produit, car le plaisir subjectif est bien ce qui est primordial lorsqu’on écoute de la musique. Mais d’une manière absolue, nous ne pouvons que féliciter Elipson qui pour un premier essai, marque un grand coup. Objectivement le In-Ear N°1 est très bien fini, il cumule les bons choix jusqu’à son câble. Il se présente superbement et respire autant de qualité que de robustesse. A cela s’ajoute l’écoute précise et équilibrée, qui table sur une réelle neutralité sans ennui, soutenue par une énergie et une vivacité détonante. Teintée d’une légère pointe de chaleur par des médiums mis en avant juste ce qu’il faut : Sans excès, le dosage idéal qui permet de gommer la signature numérique de la source. Étant donné son prix et ses qualités, le In-Ear N°1 fait parti de ces produits dont l’achat est absolument sans risque. En cette période de Noël, ce premier intra Elipson tombe à point nommé !

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