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Les amplificateurs intégrés ( pré-ampli + ampli de puissance dans 1 seul appareil )

CR de test de 3 amplis stéréo: (Yamaha AS801/Advance Acousti

Message » 02 Avr 2019 22:37

Voici le dernier des trois tests de différents amplificateurs que j'ai réalisé récemment dans l'optique du remplacement de mon amplificateur home cinéma (Denon AVR 4311).

Je n'ai pas publié les deux autres ici, si ça intéresse quelqu'un je peux les envoyer ou les publier.

Bonne lecture :)



Test amplificateurs et enceintes.

Matériel testé:

- Pioneer A-70K
- Yamaha A-S801
- Advance Acoustic Map105
- Triangle Altea ESW
- Triangle Genèse Quartet

Dans ce test, étant à la recherche d'un ampli Hifi pour succéder à mon ancien ampli home cinéma, je me suis plus concentré sur l'électronique. Je parlerai néanmoins brièvement des deux modèles d'enceintes Triangle écoutés.

Le test s'est déroulé dans deux endroits. Dans mon salon, et au magasin de Hifi incontournable de Perpignan: Audio Vidéo Passion.
J'ai tenu compte de la différence de qualité d'acoustique entre mon salon (médiocre) et celle du magasin (correcte, nous n'étions pas dans le showroom à proprement parler).

Je rappelle les qualités recherchées pour mon futur ampli Hifi:
- Puissance (minimum 60/70 Watts par canal)
- Alimentation soignée
- Qualité de fabrication
- Douceur de restitution dans les aigus mais fermeté et bonne tenue dans les graves

Au départ, je limitais mes recherches à Marantz et Nad. Le second a été mis de côté pour sa réputation fragile. Le premier, dont les qualités et le sérieux ne sont plus à démontrer, tenait la corde.
Seulement, le prêt d'un Advance Acoustic par Frantz (merci encore à lui :) ), ainsi que des promotions sur certains modèles Yamaha ont changé la donne.

Advance Acoustic, comme Yamaha, ont une réputation de signature sonore plutôt dynamique, voir très dynamique. Mes petites colonnes Triangle s'exprimant elles aussi très bien sur ce registre, voyons ce que cela peut donner.

Le premier ampli testé est l'Advance Acoustic, dans mon salon, sur mes Altea ESW.
Un petit mot sur l'aspect de la bête.
Le moins que l'ont puisse dire, c'est que l'ambiance est des plus spartiates. Le look est sobre, seul un gros bouton de volume et les boutons de sélection des différentes sources sont visibles sur la façade aux côtés du bouton du bouton de mise en route. C'est simple, efficace, on va "droit au but" (comme le plus grand club de foot français de l'histoire je dirai :p ).
L'arrière de l'ampli arbore un bornier qui inspire confiance quand à sa qualité et sa robustesse. L'insertion de câbles de grosse section (> à 4mm) est facile, ce qui n'est pas toujours le cas... L'intérieur est tout aussi simple et efficace. La conception semble sérieuse. Deux transformateurs toriques de 150mV assurent l'alimentation pour un ampli qui est donc d'une conception double mono. Le reste est correctement agencé, avec une belle symétrie des composants. C'est agréable à regarder et, d'après les spécialistes, c'est aussi un gage de qualité.
Le tour du propriétaire étant fait, passons à l'écoute !!!
Les morceaux choisi: Toujours Mahler et l'orchestre de Chicago (dirigé par Bernard Haïtink) avec l'introduction de sa "troisième symphonie". "Shofukan" des Snarky Puppy, et j'ai décidé de rajouter un morceau voix/électro avec "Les contraires" de Zazie sur l'album Cyclo (excellent enregistrement en passant).
Je ne vais pas traiter morceau par morceau comme à mon habitude. Je présenterai le son que produit cet intégré de façon globale.
Simplement, cet ampli est étonnant. Il produit un son que je qualifierai de virilité. J'ai eu de la dynamique, presque plus qu'il n'en faut !!! Quelle pêche, c'est incroyable. Je découvre encore des qualité à mes petites Altea qui ne bronchent pas d'un poil et encaissent les assauts violents de l'Advance Acoustic sans sourciller. Ces enceintes sont vraiment bien conçues. Quelle énergie! L'Advance fait preuve d'une force incroyable sur tout le spectre. Les basses sont hyper nerveuses, tendues et précises. Rien ne dépasse, c'est tiré au cordeau. Le médium est également très beau. Les cordes et les cuivres de l'orchestre sont superbes, tout comme la voix de Zazie dont chaque détails nous sont présentés avec une précision au laser. Ma femme m'accompagne dans cette écoute. Son étonnement est grand tant elle découvre de nouvelles informations sonores sur un disque qu'elle connait portant bien.
Si les basses sont irréprochables, si les medium sont restitués de belle manière, on ne peut pas en dire autant des aigu. Pour le coup, la nervosité et la générosité de l'Advance semblent le desservir dans ce registre. Je ne dirai pas non plus que les aigus sont mauvais. Mais ils ne semblent pas "maîtrisés". Sur certaines fréquences, ça siffle et on a envie de baisser le volume pour atténuer la gène perçue. Heureusement, celle-ci est quand même relative, et il est à noter que les Triangle ne sont pas exemptes de tous reproches dans ce registre. La marque a souffert durant des années de ce medium/aigu trop présent pour certains. Les dernières productions ont semble-t-il corrigé le tir. Mais mes Altea présentent cette petite coquetterie qui font d'elle une enceinte vivante pour certains, mais montante, voir fatigante pour d'autres. L'Advance Acoustic gagnerait à être associé à des enceintes anglaises réputées plus douces (Les Wharfedale Diamond de Frantz sont tout indiquées, tout comme ses futures B&W :) )
Le bilan reste globalement bon pour cet Advance Acoustic M'appeler 105 qui se trouve en occasion à des tarifs plus que raisonnables. A noter que cet ampli est dépourvu de DAC interne pour ceux que ça intéresse. Ce qui en fait un produit moins complets que les autres modèles testés.

Nous sommes samedi, il fait beau, et mes oreilles sont encore imprégnées de l'écoute singulière et riche d'enseignements que j'ai pu faire la veille avec l'Advance Acoustic.
Mais ce matin, j'ai rendez-vous au magasin Audio Vidéo Passion à Perpignan. Cette boutique est un musée. Un paradis pour passionnés de Hifi et de home cinéma. On y retrouve toutes les marques de légende qui font vivre notre passion. En m'y rendant, j'ai encore en tête l'écoute furtive mais marquante que j'ai pu y faire des magnifiques Triangle Magellan Cello couplées pour l'occasion à un impressionnant Mc Intosh ...
Mais mon déplacement du jour concerne du matériel plus abordable.
Yamaha solde ses derniers Yamaha A-S701 et le vendeur du magasin me propose un autre modèle en dépôt vente: un Pioneer A-70 dont il m'a dit au téléphone le plus grand bien...
Soyons clairs, je ne suis à priori pas venu pour le Pioneer. J'avais vaguement lu il y a quelques années quelques avis souvent très positifs sur cet intégré. Mais, étant aussi humain que vous tous, je n'ai pu empêcher la machine à préjugés de se mettre en route. Un ampli Pioneer qui fonctionne en classe D donc ...

Mode préjugés "ON"

- "Mais pour qui il me prends ? Pioneer c'est pas la marque phare des autoradio ? Il croit que je fais du tuning sur ma Golf de 1998 ou quoi ? Puis merde j'ai pas vendu mon home cinéma "haut de gamme" pour finir avec un clone des ampli chinois SMSL ou autres FX Audio à 100€ merde !!!" (je n'ai rien contre les FDA au passage je n'en ai jamais testé).

Mode préjugés "OFF"

Humour et caricatures mis à part, je décide tout de même de considérer la question. J'ai quand même à faire à un spécialiste, puis je ne suis pas chez Darty. Cette machine vaut peut-être la peine qu'on s'y intéresse un peu.

Listons la fiche technique de ce mystérieux Pioneer A-70K...
- 2x65 Watts sous 8 ohms
- Amplification Classe D
- Convertisseur intégré Sabre ESS 32 bits/192kHz (équivalent à ceux qui équipent les Yamaha A-S801)
- Deux alimentations séparées. Une pour l'amplificateur de puissance, l'autre pour la partie préamplificateur et DAC.
- Construction rigide et de qualité
- Bornier plaqué or
- Consommation: 73 Watts
- Poids 17,1 kg
- Tarif: 999€, modèle proposé d'occasion comme neuf (utilisé une dizaine de fois) à env 500€.
(A noter que ce modèle est aujourd'hui remplacé par l'A-70DA qui a pour seules différences un Dac un peu plus performant , une entrée stéréo XLR mais un prix supérieur à 1250€).

A la lecture de ces spécifications, je suis très très mitigé et prudent.
Le DAC embarqué de qualité, c'est cool, surtout que ma source n'est pas extraordinaire (un lecteur Blu-ray Sony BDP S-580).
Double transformateur, rigidité de construction et bornier de qualité, c'est très bien aussi. Mais 65 Watts en classe D avec une alimentation de 73 Watts... Cela paraît très léger à côté des chiffres annoncés sur le concurrent en Classe A/B... Quand aux 17 kg, quand on sait qu'un SMSL AD18, best seller des FDA à la technologie pas si éloignée, c'est 1.4 kg...

Re-Mode préjugés "ON"

- "C'est quoi l'histoire ? Ils l'ont lesté avec des restes de déchets au plomb des usines chinoises cet A-70 ou quoi ?
Je suis circonspect au sujet de ce Pioneer avant d'attaquer ce comparatif, d'autant que la fiche technique du Yamaha est des plus alléchante...

- 2x100 Watts sous 8 ohms avec une alimentation de 270 Watts
- DAC PCM 32 bits / 192 kHz
- Chassis travaillé là aussi
- Bornier plaqué or
- Poids 12.1kg
- 999€ (proposé à 700€)

Je suis en terrain familier avec le Yamaha en classe A/B. Il a tout d'un grand. Le modèle testé est le 801 mais je vise le 701 à l'achat qui n'a comme différences qu'un châssis plus léger et un convertisseur de 24 Bits. Le tarif du 701 neuf: 500€ au lieu de 749€.

A la lecture de ces fiches techniques, et étant donné mes critères de recherches (bonne puissance, bon transformateur d'alimentation, qualité de construction), le "Yam" part avec une bonne longueur d'avance sur le Pioneer avant même la première note sortie des enceintes...

Arrivé au magasin, je suis accueilli chaleureusement par Eric. Après présentations, son sourire et sa bonne humeur plantent le décors. Comme le nom de son magasin l'indique, j'ai à faire avec un passionné du son et de la vidéo.
C'est bien de passion qu'il faut parler ici, tant mon hôte était impliqué dans ma recherche. Il avait d'ailleurs tout préparé avant mon arrivée et avait pris soin de brancher les deux amplificateurs sur des Triangle Genèse Quartet, de gamme au dessus des miennes mais cohérentes avec l'écoute du jour.
Nous nous avançons tranquillement dans l'entrée du magasin refait à neuf récemment. Un présentoir à casques haut de gamme du plus bel effet orne le milieu de la pièce. Le fond laisse entrevoir un espace dédié au home cinéma, fièrement équipé de la gamme Focal Kanta. Magnifique.
En s'avançant encore un peu, je découvre les Triangle Genèse Quartet... Quelle beauté, quelle classe, quelle taille aussi. Ce modèle culmine à 123 cm et paraît beaucoup plus haut que les 113 cm de mes Altea. Mon fils de 6 ans, qui m'accompagne pour l'occasion, est en tout cas plus petit, ce qu'il ne manque pas de me noter ("Elle sont énormes ces enceintes papa"... Trop mignon).
La gamme Triangle Genèse avait signé un tournant pour la marque. Très réussie, elle poursuit le travail d'intégration plus cohérente de l'aigu commencé sur la gamme Espace ES. Ces superbes colonnes de 120 Watts laissent entrevoir un joli (c'est subjectif) et original tweeter semi-débafflé ainsi que 3 membranes de 16 cm (1 hp pour le medium et 2 pour le grave). L'évent frontal est assez volumineux mais on aperçoit une séparation au milieu de celui-ci. Ceci s'explique par le cloisonnement interne de chacun des HP sur ce modèle. Le bornier quand à lui ressemble en tous points à la gamme Espace EX dont il partage la possibilité de bi-amplifier l'enceinte. Tout cela n'inspire que du bon et je me prends à rêver (dans quelques années) me déplacer pour écouter ces enceintes pour un futur achat...
Au milieu de ces belles et élancées colonnes trône un meuble ou m'attendent la raison de ma venue.
A première vue, le Pioneer crève l'écran. Ce n'est pas seulement dû à sa finition grise en aluminium brossé. En s'approchant, je découvre un appareil très joli, d'une finition irréprochable, qui arbore un style plutôt vintage avec ses gros boutons et ses multiples LED d'un bleu profond. Les amateurs de la marque dans les années 70/80 apprécieront, les codes esthétiques de Pioneer sont respectés... Le premier contact avec ce Pioneer est réussi. Le Yamaha est beaucoup moins tape à l’œil mais tout aussi bien fini. Son style, rappelant là aussi les anciens modèles de la marque, est une réussite. Je note simplement une finition un peu en dessous sur les boutons et l'aluminium qui l'habille.
Je continue le tour du propriétaire pour admirer le verso de ces belles machines. Là aussi, le Pioneer l'emporte. Le bornier, les connectiques, tout est un cran au dessus du Yamaha, sans que celui-ci ne fasse cheap non plus. On est clairement avec des appareils présentant des qualités de fabrications de haut vol, le Pionner étant juste un poil mieux fini.
Nous commençons l'écoute par cet A-70 en Classe D. Les morceaux choisis sont les même que pour l'écoute de l'Advance Acoustic. J'y ai simplement ajouté un titre plus rock: "To the Bone", chanson titre du dernier album Steven Wilson.
La source est ici de qualité mais pas dernier cri. Un "vieux" lecteur CD/DVD Yamaha (de mémoire mais pas sur), haut de gamme de l'époque, mais tout passera pas le dac de l'amplificateur testé. Les câbles d'alimentations et de haut parleurs sont de très bonne qualité. J'en ignore la marque mais étant assez partagé sur la question, je ne soulève pas le sujet.
Je vais essayer d'aller vite dans la comparaison entre les deux amplis. Là aussi, je traiterai en terme général sur le son et non morceau par morceau.

Globalement, je peux dire que ces deux machines sortent un son très proche. J'ai été surpris par le peu de différences que j'ai pu ressentir, mais il y en a.

Avant d'en venir à cela, un mot sur les Triangle Genèse.
Ces enceintes sont géniales. A des lieux des critiques qu'on peut entendre sur la marque sur une supposée agressivité de l'aigu. Certes, ce ne sont pas des enceintes faites pour faire "boom boom" ou pour animer un anniversaire. Le son est ici raffiné. Les basses très solides, à aucun moment il ne m'a semblé qu'elles traînaient. C'est franc, net, rapide et tendu à souhait. On ne ressent pas la lourdeur des deux haut parleurs de grave à bouger. Ceux-ci sont très bien mis en oeuvre par les deux électroniques testées. Dans le médium, c'est sublime. Les voix sont bien mises en avant, une signature que j'ai remarqué sur cette marque comparée, par exemple, à certaines Focal (je pense aux colonnes de la série Aria) ou ce registre est un peu en retrait. Les cuivres sont magnifiques et on est sur une écoute pleine d'émotions.
La scène sonore est quand à elle d'une belle largeur (bien que la proximité de la position d'écoute n'aidait pas à une restitution optimale). La profondeur est quand à elle superbe. On a pas l'impression que le son sort des enceintes. On est en immersion "dans" la musique. J'adore, et ça me convainc dans le fait que si un jour je devais changer d'enceintes, celle-ci serait potentiellement candidates. Les aigus sont eux aussi fantastiques. Une précision chirurgicale qui mettra rarement en défaut la douceur nécessaire à une écoute prolongée. Tous les détails sont ici audibles, et de manière plus nette que sur mes Altea dans mon salon pleins de défauts acoustiques. Tout est sans conteste largement supérieur sur les Genèse.. C'est globalement le même type de son. On ne peut pas se tromper sur la filiation commune des deux modèles, à savoir quelques retombées technologiques du modèle phare, les Magellan. Pour résumé, le son sur les Altea est retranscris moins subtilement. Elles semblent moins maîtriser leur sujet mais je ne les blâme pas trop car la pièce d'écoute est clairement en faveur des Genèse. Pour aller plus loin, il faudrait que je puisse les tester les deux modèles dans les même conditions.

Voyons les différences de son entre les deux électroniques maintenant.
Comme je l'ai dis plus haut, bien que subtiles, celle-ci existent bel et bien. Est-ce en faveur de l'un ou l'autre modèle ? Seul votre goût et l'association avec les enceintes en jugera.
Sur les Genèse, je n'ai pas été capable de déterminer quel était la meilleure restitution. C'est en imaginant l'association avec mon modèle d'enceinte légèrement plus compliqué à marier que ma décision s'est faite.
Sur la puissance, aussi surprenant que cela puisse paraître, le Pioneer tient la dragée haute au Yamaha. Rien ne semble perturber la "ridicule" alimentation de 73 Watts de l'A70. La Classe D a une réputation de dureté et de difficulté de mise en oeuvre quand on monte le son. Ici, rien de tout ça. Pioneer semble bien maîtriser cette technologie sur son modèle phare. La restitution est douce mais pleine de punch, le son est vivant et puissant, à l'opposé de ce que j'ai pu écouter sur un ampli Cambridge par exemple. Le Yamaha est lui aussi exemplaire sur les basses. Mais je le sens un rien plus percutant. Non pas qu'il soit meilleur, mais il tape plus. Il est un peu moins rond sur ce registre que l'A-70. Les médiums m'ont semblé similaires. Je n'ai entendu aucune différence notable sur la restitution des voix ou des cuivres par exemple. C'est dans les deux cas une grande et belle performance. C'est un beau moment et j'ai du me forcer à stopper l'écoute à chaque fois tant c'était agréable.
Sur l'aigu, là aussi, plus de présence sur le Yamaha et par moments un soupçon de dureté mais tellement fugace qu'on ne peut la qualifier de rédhibitoire. Sur le Yamaha toujours, quelques cymbales ont semblé légèrement trop piquantes sur "To the Bone" de Steven Wilson, ce qui peut laisser imaginer quelques problèmes sur des disques moins bien mixés dans les styles rock/métal. Ceci étant dit, le Pioneer ne gommera certainement pas ce genre de défauts. Ils seront peut être juste moins mis en avant.
Si on devait choisir quelques mots sur les deux écoutes, je dirai:
- Analytique, percutante et vivante pour le Yamaha.
- Cohérente, précise, chaleureuse et vivante aussi sur le Pioneer.
Eric a lui aussi validé les quelques différences ressenties. Habituellement, je prends les remarques des professionnels avec des pincettes tant ceux-ci ont tendance à aller dans le sens du client. Mais ici, même si je fais confiance d'abord à mes oreilles, la passion et la sincérité palpable de mon interlocuteur aidant, j'écoute son avis avec attention.

Nous concluons un marché. A savoir que je pars avec le Pioneer. S'il me va, je le garde, sinon je le ramène et nous commandons le Yamaha. Ce deal me semble des plus honnêtes et sympathique.

Pour finir, pourquoi ne me suis-je pas dirigé vers l'Advance Acoustic ?
Simplement plus de dureté à l'écoute malgré un punch clairement supérieur aux deux autres. Mais je flairais la fatigue auditive poindre à l'horizon lors d'écoutes prolongées ou à volume généreux. Pour le reste, l'absence d'égaliseur, de balance (même si je les utilise très rarement), de DAC ou autre loudness m'ont convaincu d'aller vers les modèles plus récents. La peur de la panne aussi sur un modèle plus ancien, a fini de me convaincre, n'étant pas compétent au cas ou elle surviendrait.

Voilà, la fin de ma quête vers le remplacent de mon ancien ampli home cinéma Denon se termine.

Je n'aurai jamais pensé finir chez Pioneer dont la réputation en hifi était bien terne depuis de nombreuses années. J'ai découvert une firme qui a gardé un savoir faire et qui a misé sur la technologie class D pour ses amplis "haut de gamme". Se trouver à choisir un amplificateur Classe D me surprend aussi beaucoup.
J'ai longtemps pensé que seul Marantz était dans mes budgets, ou des amplis vintage chez Luxman ou Sansui. J'ai même envisagé des hybrides Kora ou Hartley à lampes/transistor.
Puis j'ai décidé de laisser "parler" mes oreilles et d'essayer d'écouter des choses à priori moins conseillées en association avec Triangle. J'ai donc essayé la marque Yamaha, boudée en France et pourtant portée au nues outre-Atlantique où elle est même considérée comme supérieure et meilleur marché face à Marantz.
J'ai également beaucoup appris en écoutant le modèle Advance Acoustic, qui se trouve à des tarifs raisonnables en occasions et avec lesquels on peut prendre beaucoup de plaisir.
J'ai enfin accepté de tester sérieusement le Pioneer en mettant de côté mes à priori et les légendes négatives qu'on peut lire sur le net sur la class D. Il est donc possible de faire de bons ampli en Classe D et je peux en témoigner.

Un grand merci à Jean-François, qui a éclairé ma lanterne avec son Marantz PM7005 aux qualité indéniables. Ce fut une rencontre sympa autour de notre passion.
Rendez-vous est pris pour écouter mon Pioneer autour d'un café ou d'une bière, c'est quand tu veux !!! :)
Merci aussi à Frantz. Les quelques écoutes agréables qu'on a faite chez lui, sur ses nombreux amplis vintage qu'il a brillamment restaurés, étaient des super moments. Merci aussi pour le prêt de l'Advance Acoustic dont l'écoute fut enrichissante.
Enfin merci au magasin Audio Vidéo Passion, à Eric plus particulièrement, qui m'a superbement accueilli et très bien conseillé. Une bonne adresse à connaitre si on est passionné et que l'on cherche du matériel d'une certaine gamme tout de même. A noter qu'on peut aussi y dénicher de bonnes affaires en occasions.

L'amplificateur finalement choisi est le Pioneer A-70 dans une finition silver que j'adore :)
alexcelsius
 
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Message » 03 Avr 2019 0:26

Très beau CR. :bravo:
Merci :thks:

La configuration dans mon profil


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Message » 03 Avr 2019 1:18

Bonjour,

voilà quelque chose de rare, du subjectif censé et crédible :bravo:

Michel...
MickeyCam
 
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