de plus pour ce qui est des abonnement et autre demat je n'aime pas , sur ce type de support le "zapping" est de mise
Le zapping est un choix de consommation : on ne nous l'impose pas. L'écoute "zapping", ça va en voiture ou en mobilité (et encore...)
Je préfère un process plus "méthodique" que permet le streaming : je me cogne chaque mois l'écoute "express" des sorties toutes catégories, je retiens ce qui semble "écoutable" (on fait ça avec ma moitié : c'est notre petit trip de jouer au jury de la Nouvelle Star sur la partie variété...), puis on les garde qqs semaines en favori pour les... écouter "vraiment". Et enfin on décide si cela "vaut la peine" de les acheter pour les ajouter à la musithèque "locale", avec nos divergences de goûts et d'exigence technique... Arrive un moment où "nettoyer" la musithèque n'est d'ailleurs pas inutile : collectionner les albums ne fait pas partie de nos plaisirs, et comme une journée ne fait que 24h, il faut accepter de déclasser les gloires passées (ou plus humblement les erreurs d'achat). D'ailleurs Qobuz ne permet pas de dégager un album de ses achats, ce qui est de ce point de vue pénible.
L'autre utilisation de Qobuz, c'est de partir d'un morceau ou une oeuvre top (généralement un standard qu'on a oublié ou négligé ou shazamé) de rechercher toutes les interprétations qui en ont été faites pour trouver la meilleure (ou parfois la moins pire) qui fait une bonne synthèse entre la qualité d'interprétation, d'orchestration et de prise de son. Et perso, c'est une super satisfaction.
Et pour la HD... il y a parfois qqs bonnes surprises (notamment sur de vieux enregistrements) mais effectivement, le marketing vend beaucoup de... vent, mais Qobuz propose de ce point de vue "au moins" du format CD.
Et le streaming type SoundCloud permet(tait, parce que marketing fait là aussi des ravages) d'accéder à des "work in progress" d'album et de donner son avis en étant "en lien" avec l'artiste. J'ai eu 1 ou 2 pétages de plombs où je me suis permis de donner mon avis de vieux c*n audiophile sur des "pré albums" et ou le mixage a été radicalement revu sur la version finale (y'a des ingénieurs du son qu'il faudrait pendre...).
Bref, pour tous ces aspects, j'ai du mal a regretter l'époque où j'allais à la Fnac pour bredouiller le titre d'un artiste ou d'un album pour lequel le vendeur tout-sachant vous disait d'abord qu'il n'existait pas puis vous le commandait avec un délai de 3 semaines puis vous autorisait à l'écouter sur sa platine et son casque pourri dans le brouhaha... Et où vous vous rendiez compte, après avoir déboursé 120F que l'enregistrement était une bouze une fois à la maison.
Pour ma part, le streaming a certainement changé ma trajectoire d'audiophile de ce point de vue ; je serais peut-être toujours en train d'écouter le même CD Turbulence de Portal 30 ans après, mais au milieu de 12 paires d'enceintes et 15 amplis (j'exagère volontairement)....