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Musique enregistrée : BLURAY, CD & DVD musicaux, interprètes...

La bande-originale, force vive de la musique classique ?

Message » 10 Avr 2015 13:24

Vous avez un article détaillé dans l'HH 113 sur le sujet :

HCFR L'Hebdo n°113






Le pont de Khazad Dum, BO :

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Message par Google » 10 Avr 2015 13:24

 
 
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Message » 11 Avr 2015 10:47

Cylon a écrit::mdr: Mais oui, avec du John Williams tu es dans le ton.

Pour l'extrait du Seigneur des Anneaux, il y a quelque chose de dommage, c'est la présence de l'écran derrière. :wink: C'est le même problème que dans les ciné-concerts, il n'y a qu'une partie du chemin qui est faite...

Pourtant, la partition est écrite dans sa version de concert, et fonctionne d'ailleurs autant pour l'oeuvre de Tolkien que son adaptation à l'écran - et rappel les innombrables transpositions de la littérature à la musique des compositeurs avant l'existence du cinéma.



Magnifique ! :love:

Et ?

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Message » 20 Avr 2015 13:25

J'en profite pour vous partager l'émission que nous avions enregistré il y a un an sur les BO :
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Message » 18 Mai 2015 8:30

Bear, compositeur et papa au top 8)
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Message » 19 Mai 2015 23:52

Ouais, elle est mimi Sonatine ! :D
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Message » 24 Mai 2015 0:41

Bonjour Cylon
ton article est très intéressant, il a le mérite de reposer sur des bases solides, il me donne même envie de reconsidérer mes positions

... quoique ...

j'ai beau me confondre en doutes, la musique de film et la "musique classique", voilà deux domaines bien différents, et que des compositeurs "sérieux" fassent des BO à l'occasion, ou que leurs élèves en fasse carrière, n'y change rien

à force d'amalgamer, on confond tout : un exemple (puisque tu parles d'Arvo Pärt) : ton dieu Mahler (!) est d'une richesse incomparable (comparé à Pärt je veux dire, quoi qu'on puisse penser de ce qui se dégage de sa musique, positivement). Et quand sa partition est riche, a-t-on seulement remarqué que Pärt joue le 14° quatuor à cordes de Beethoven à quelques notes près, mais juste au quart du tempo original ?

Il y a une différence majeure entre Mahler (et les réminiscences militaires de son enfance comme tu le dis si bien) dans la solitude de sa chambre avec vue sur le lac et Hanz Zimmer dans son studio avec force Waldorf, Moog, synthés virtuels tels le Zebra (ça c'est cool) et autres sampleurs (ça c'est moins bien) ... la sincérité ! Le premier écrit de son sang, le second fait son job ... et ça s'entend.
Voilà sur le plan de la composition.

Sur le plan de la production c'est pire encore. N'importe quel disque de Mahler reflète l'orchestre dans se beauté naturelle. Les productions hollywoodiennes délivrent un son calibré pour les systèmes ciné et Home-Cinéma avec renfort de basse tonitruantes et effets soit tonitruants soit sirupeux.

Pauvre Zimmer, il a certainement un talent fou (l'article le prouve) mais il est réduit désormais à des "traits" qu'on dit "cinématiques" avec comme trace toutes ces banques de sons et ces logiciels d'écriture automatique qui simulent les phrases "standards", souvent estampillées Hans Zimmer. Quelle misère.
Juste un exemple :
http://www.native-instruments.com/fr/pr ... n-strings/

Et tout le monde se prend pour Hans Zimmer (donc plein de petits génies pour nous fournir en BO "originales")

Après on écoute Mahler et on se dit ... Ah c'est tout de même autre chose (j'aime bien ton exemple de Mahler comme introduction, c'est super bien vu !)

Je répète : aucune critique de ton article, qui est très bien mené, mais voilà simplement l'expression d'un désaccord :wink:

Autre désaccord : au lieu de donner comme exemple la musique absolument stressante et inintéressante (artificiellement symphonique et diablement bâtarde) de Remember, j'aurais proposé celle de l'Homme sans âge (Coppola post-hollywood) comme alternative à la soupe habituelle. Ou mentionné Cliff Martinez par exemple.

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Message » 24 Mai 2015 9:39

... André Rieu, non, ne fait aucun tort à la musique classique. Ma mère par exemple, qui écoute de la variété allemande, adore bien évidemment Rieu. Elle me prend pour un taré quand elle entend la musique que j'écoute, Bach, Beethoven, Messiaen. Donc non, pour elle, Rieu et la musique classique sont des concepts totalement différents, et en ce sens Dédé ne peut porter aucun préjudice à la musique classique (ou Cladyerman, ou Rondo Veneziano, etc ...). Et puis si l'un ou l'autre fan de Dédé découvre et aime les quatuors à cordes de Shostakovitch, c'est ça de gagné :wink:

Ensuite, me disant que j'ai été bien incorrect hier soir avec Hans Zimmer, je me suis mis Interstellar, le disque, pas le film. Grâce à Qobuz hifi, j'ai dégusté en qualité CD, pas un vulgaire mp3 tombé d'un camion. J'ai été psychologiquement prêt à me fouetter pour ma médisance et à me plonger avec délectation dans cette musique. Mais hélas, c'est l'ennui, sans le support visuel.

La composition et l'arrangement sont très pauvres, bien qu'il y ait de jolies trouvailles harmoniques. Bon, finalement Martinez n'est pas loin, mais qui est l'oeuf et qui est la poule ? Je me dis que c'est pas parce qu'il y a un orchestre symphonique qu'il s'agit de "musique classique".

Si Rieu fait son job, cette BO Interstellar (un exemple que je me permets de généraliser car elle me fait l'effet de les entendre toutes en une seule fois) "se veut" (et on parle bien de "BO, force vive de la musique classique") être de la musique classique d'aujourd'hui (?). Dans ce sens, contrairement à Rieu, Zimmer fait du tort à la musique classique car on joue sur une ambigüité.

La sonorité, je veux bien admettre que ça fasse son effet avec un sub-woofer, mais est elle très très moyenne. Timbres pas très beaux, à la limite du réalisme (je ressens entendre des banques de son et non une prise acoustique d'un orchestre), des synthés loin des perles sonores qu'on peut entendre dans la "vraie" musique électronique. Quelque chose de très plat, sans aucune transparence. Des compresseurs de dynamique réglés au max sur "MasterGlue".

Pour s'en convaincre (à la fois de la pauvreté de la partition et de la production réductrice) il suffit d'enchaîner avec le concerto pour orgue (pour rester dans le ton) de Poulenc. Ou ceux de Haydn dans un autre genre. Et même celui de Thierry Escaich. La claque est saisissante. Et pourtant Escaich n'a rien d'un novateur, il reprend le flambeau post-romantique. Une musique convenue et très classiquement tonale. Je me demande souvent ce que feraient Bach ou Mozart s'ils vivaient aujourd'hui ?

S'il fallait classifier ces musiques de BO, elles ont tous les ingrédients pour être qualifiées "new-age dramatique".

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Message » 24 Mai 2015 11:45

@bluedream: tu le dis très bien !

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Message » 24 Mai 2015 19:23

Bonjour Blue Dream, merci pour ce fantastique retour !

Concernant ton 1er post,

"voilà deux domaines bien différents, et que des compositeurs "sérieux" fassent des BO à l'occasion, ou que leurs élèves en fasse carrière, n'y change rien (...) à force d'amalgamer, on confond tout (...) la sincérité ! Le premier écrit de son sang, le second fait son job (...) Les productions hollywoodiennes délivrent un son calibré pour les systèmes ciné et Home-Cinéma (...) Et tout le monde se prend pour Hans Zimmer"

Je vais répondre à ces points. Je constate évidemment notre désaccord sur l'approche et la conception du répertoire, de ce qui rend une musique sérieuse (ou non). Ensuite je pense que tu te trompes pour la sincérité de Zimmer : bon nombre de ses œuvres furent écrites "de son sang" (même si pour Mahler, je pense devoir remplacer le "bon nombre" par "toutes"). Pour le son calibré : dans le cadre d'un film, le mixage et le montage font en effet en sorte que... Mais non, les compositeurs n'écrivent pas pour un orchestre en "calibrant" leur composition pour un son spécifique ! De Marianelli à Doyle, de Beltrami à Giacchino, ils composent, en suivant leur enseignement, leur héritage, leurs influences, leur âme, et basta. Quand à ta dernière phrase que je cite, c'est indéniable, hélas. :wink:


Pour le 2ème post :

- Concernant Rieu (et Clayderman...), tu auras compris que je parle de mon vécu, auprès de ma génération. Et si je n'en connais aucun qui n'en écoute, je sais à quel point il peut-être un symbole de la musique classique (oui !) auprès de celle-ci, et l'impact de son image niaise et ringarde qu'il jette dessus. Et pour les clients plus âgés que j'ai côtoyé du 3ème, 4ème (5ème et 6ème :mdr: ) âge, combien de fois ai-je entendu "Moi mon jeune monsieur, je n'écoute que de la très grande musique classique, comme du André Rieu" [sous-entendu que comme j'avais 19 ans, je n'écoutais forcément que de la merde, alors que c'était ma plus fervente époque mahlerienne :P ]. Ceux-là, une majorité de son public que j'ai pu croiser, n'avaient hélas pas le recul de ta mère. Mais je ne veux vraiment pas m'acharner sur Dédé : cette image, il n'est pas le seul à la porter, et beaucoup d'acteurs culturels et commerciaux en sont responsables, les majors en première ligne.

- Concernant Zimmer, je souligne une fois de plus que j'ai volontairement tendu la perche pour cet exemple, qui ne sert pas vraiment mon article : pour certains compositeurs avec qui j'en ai parlé récemment, je sens bien des positions très fermes, voire dogmatiques, sur Zimmer et toute sa progéniture. Mais militant toujours pour la modération et l'ouverture d'esprit, et considérant sa quête de simplification comme pas forcément néfaste (et loin d'être opposé à la mutation électronique qui arrive à notre monde, aussi), j'ai cru bon de l'évoquer. Évidemment, si l'on considère la complexité comme indissociable de qualité, passer après Poulenc, je compatis :oops: :mdr: . Pour Interstellar, il y a peut-être des sons que tu prends pour synthétiques, alors qu'ils sont bien mécaniques (il a expérimenté des trucs dans l'église du temple, notamment différents usages des cordes).

Une remarque pour finir : tes réponses se concentrent (s'acharnent :mdr: ) sur Zimmer, mais il n'est qu'un seul cas de la grosse vingtaine de compositeurs que j'évoque, dont certains plus longuement. C'est dommage, la "musique de film" étant si vaste, et les ponts si nombreux... Et je dis cela en regardant le concert de Dudamel dirigeant le L.A. Philharmonic, jouant du Williams sur Arte (depuis 17h30). J'aurais préféré qu'on débatte sur Williams, car il n'est ni moins sincère, ni moins "sérieux", ni moins riche et intéressant, que Mahler, justement. Et Dudamel vient de s'adresser au public avec ce genre de propos : "Nous, musiciens, rêverions toujours de rencontrer Beethoven, Bach, Mahler ou Chostakovitch. Et nous avons cette chance, il y a John Williams".

Et au moment où j'écris ces lignes, Williams explique en coulisse, qu'enfant il allait au cinéma principalement pour écouter le son de l'orchestre, et que c'est ce qui l'a amené à son éducation musicale. C'est exactement ce que je prône : le cinéma - et les autres nouveaux médias - comme véhicules principaux de culture, pouvant brasser et éduquer un public en l'amenant vers tout autre chose (dont l'héritage musical de notre civilisation :wink: ), et ayant le passif (= légitimité historique) et le potentiel (= c'est aussi un gagne-pain incontournable pour les compositeurs actuels et futurs), de le faire sans nivellement par le bas.
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Message » 24 Mai 2015 22:50

merci à vous deux d'avoir lu :thks:

c'est vrai que je m'acharne sur Hans Zimmer :hehe: mais il faut bien simplifier pour aller droit au but

D'une façon générale, les BO sont hyper standardisées, on sait d'avance exactement le rôle de chaque pupitre et de ses articulations. On sent le cahier des charges. A part les gros effets, on est rarement surpris par la musique. C'est un avis personnel et peu importe en réalité à partir du moment où s'il s'agit d'un genre en soi. Mais que cela reste un genre, avec ses propres codes etc ... La question (et c'est d'ailleurs le titre de ta discussion, avec le point d'interrogation) est Pourquoi ce genre doit-il se réclamer de la musique classique ? Il s'en inspire certes (de Tchaikovsky, de Bruckner, etc ...) mais nous semblons d'accord pour dire que nous avons affaire à des registres différents. Pourquoi la musique de film ne s'affranchit-elle pas de cet héritage pour inventer enfin quelque chose de nouveau, au moins aussi nouveau que l'est le cinéma lui-même ? Et alors réserver certaines places, lorsque cela se prête, à la musique classique : les deux Strauss et Ligeti fonctionnent si bien dans l'Odyssée, Mahler dans Mort à Venise, Mascagni dans Le Parrain, Mozart dans Out of Africa, Ligeti encore dans Shining et Eyes Wide Shut, etc ... Cela laisserait de la place à une plus grande créativité. On a eu de beaux spécimens, mais trop rarement, avec W Carlos dans le début de Shining, Popol Vuh dans Aguirre, Martinez dans Solaris, ... Je reconnais d'un autre côté que sans John Williams et sa verve symphonique, La Guerre des Etoiles ou Les dents de la mer ne seraient pas ce qu'ils sont.

Je ne suis pas certain que les BO "symphoniques" amènent les gens vers la musique classique, pas convaincu du tout.

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Message » 25 Mai 2015 0:11

je regarde The Words et dès les premières scènes, je ne peux m'empêcher de penser à notre discussion, ce qui rend cette musique particulièrement insupportable puisqu'en alerte rouge, j'identifie encore plus facilement tous les ingrédients : il n'en manque pas un, avec un dosage à la double-croche près, comme la recette d'un big mac
Suis-je tombé ce soir un spécimen particulièrement caricatural :wtf:
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Message » 25 Mai 2015 0:34

"Pourquoi ce genre doit-il se réclamer de la musique classique ? (...) nous semblons d'accord pour dire que nous avons affaire à des registres différents."

Oui, des registres différents (ou genres, plutôt), comme la musique liturgique ou l'opéra : ces deux "registres" ont de la même manière que la musique de film leurs propres codes, leur méthode de construction et de plan, leur cahier des charges et leurs exigences, leur système de collaboration et de mise en oeuvre. Des registres au sein de la même famille, celle de la tradition séculaire de la musique classique occidentale, avec un patrimoine, un enseignement et une continuité. Souvent on oublie qu'avant les écoles nationales au XIXème et une certaine intellectualisation (même si elle n'a jamais échappé à des fonctions commerciales), la musique classique obéissait aux mêmes impératifs que la musique de film : une commande précise, un budget donné, et un délai de réalisation, soit exactement les arguments de certains pour dénoncer les buts artistiques des B.O.

Pourquoi toute cette réflexion ? Comme je l'ai dit, parce que des orchestres occidentaux sont régulièrement budgétairement menacés (le nombre de pétitions que je vois passer...), en plus des débats régulièrement relancés sur le vieillissement du public "classique", le faible renouvellement du répertoire, etc. (cf. tous les articles et études qui font du bruit ces dernières années), et que ce type de question revient (Dudamel fait-il bien d'ouvrir sa saison avec du Williams ? N'est-ce pas une popularisation "dangereuse" brrr ?).

Et qui seront les compositeurs de demain, et ceux qui resteront dans l'histoire ? 1/ Les héritiers du marteau sans maître, post-sérialistes mordus de recherche acoustico-expérimentale ? 2/ Les poulains de la standardisation et de la simplification de Remote Control, avec un échange encore plus fréquent avec la musique populaire ? 3/ Les compositeurs équilibrés comme Glass ou Richter, qui utilisent les différents supports et les avancées technologiques tout en gérant intelligemment leur carrière (entre film, théâtre et musique de chambre) ? Mon souhait et mon pronostic sont évidemment dans la question.

Pour paraphraser l'article, dans 50 ans, tout comme on a mis du temps à intégrer Sibelius et Chostakovitch, je suis sûr que Williams sera très courant, et ne sera plus considéré comme un "recul" ("Chostak', il est pas assez atonal, quel branque !"). C'est à mon avis tout l'enjeu, qui décidera autant de la vivacité de la musique classique, que de l'orientation et l'influence des compositeurs de musique de film.

Quant à "amener les gens", là encore c'est ce que j'ai pu constater à de très nombreuses reprises dans mes différentes fonctions. Je sais que du vécu n'est pas un argument, mais c'est ce qui m'a permis de me forger une opinion. :)
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Message » 25 Mai 2015 1:12

Nous nous posons les mêmes questions et avons les mêmes craintes.
Tu penses vraiment que le spectateur qui a vu The Words va se ruer dans les salles de concert pour avoir entendu cette musique-là ? Ca fait un moment que ces musiques illustrent les films,ça se saurait, non ?
En revanche, les cinés retransmettent des opéras et concerts, peut-être une alternative intéressante pour faire découvrir et aimer les oeuvres ? je ne connais pas les stats ni n'ai été à une telle représentation (je crains que l'équipement si bien calibré pour les effets cinématiques ne soit adapté à une écoute encourageante de musique, à vérifier ...)
Pour la question du cahier des charges, tu as raison, et c'est pourquoi je demandais : que feraient Bach ou Mozart aujourd'hui ?
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Message » 25 Mai 2015 10:11

C'est marrant que tu parles de ça aujourd'hui blue dream alors qu'hier soir Arte diffusait un concert de papy Williams > http://www.arte.tv/guide/fr/054756-000/ ... autoplay=1

Justement, on assiste depuis un certain temps à une montée en puissance des concerts symphoniques autour de musiques de films ou de jeux-vidéo. Et ces concerts attirent beaucoup de monde et un public différent des concerts de musique classique ou opéras conventionnels, plus jeune et d'horizons variés.







Donc oui il a une demande du public sur ce type de musique et ça marche bien ;)
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Message » 25 Mai 2015 11:45

Bonjour et merci pour le lien, je ne manquerai pas de rattraper ça à l'occasion.

- Que du monde se déplace pour John Williams je veux bien, mais qui va écouter Marcelo Zarvos en concert ? (j'ai été voir qui a composé cette soupe en paquet de The Words)

- Que ce soit un un public différent des concerts de musique classique ou opéras conventionnels est bien ce que j'essaie de dire : ce n'est pas le même genre. Et donc je réponds NON à la question posée, La BO est-elle la force vive de la musique classique ? CQFD :siffle: Parmi les personnes que je connais et qui écoutent des BO, pas un seul n'écoute de la musique classique et n'a aucune envie d'aller la découvrir !! Bien sûr ce nombre est statistiquement insuffisant, mais un sondage ici-même pourrait confirmer ou infirmer cela, ce serait intéressant en tout cas : "Vous qui écoutez des BO, quels sont vos autres disques ?"

- Je regrette que toutes ces musiques (si on se limite aux BO de type "symphonique" dont parle l'article) ne font que répéter les mêmes "gimmicks". Comme conséquence de cette uniformisation, et même avec effet multiplicateur, les banques de sons qui permettent d'un appui sur une touche à reproduire ces mêmes traits dans n'importe quel home-studio ... et on en est effectivement submergé dans les reportages et téléfilms jusqu'à plus soif. Voilà qui ressemble plus à un formatage, et on le sait bien, cela attire les foules.

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