Et bien maintenant le voile est levé...et le gagnant s'appelle....Conrad Johnson MV50.
Ce n'est pas une victoire par KO, c'est bcp plus subtile...
Alors, avant que mes hôtes de ce matin évoquent leurs points de vue, je vais vous faire part des raisons de mon choix.
Vendredi après-midi dernier, Marc.G arrive à la maison, nous écoutons mon MC225 qu'il envisage de m'acheter. Il lui plaît, OK çà c'est
emballé-plié.
C'est au tour du MV50 qu'il avait amené pour essai. Et marc me propose alors d'essayer d'abord le MV50 seul. Je rappelle que mon idée de départ était de le mettre sur les medium/aigus, comme je comptais le faire avec un MC240.
On se connaît à peine tous les deux. Je ne l'avais rencontré qu'une fois
auparavant et échangé qques mails. Je n'ose donc pas lui faire part
ouvertement de ce que m'évoque cette proposition qui me paraît totalement saugrenue. Un 50w seul sur des SP100 il va s'écrouler direct!
On le branche, je mets un premier disque et là.... Rata-boum!!!! Une claque monumentale. Ca marche pas, ça marche furieusement bien. Non seulement ça marche mieux que mon couple MC225+MC7150 mais mieux encore que le couple MC240+MC7150 testé une semaine avant. J'avais donc l'écoute encore bien présente à l'oreille.
Je tourne sur moi-même et tourne encore comme un fauve en cage en me prenant la tête dans les mains tellement je suis désorienté parce que j'écoute et qui se confirme disque après disque. Hallucinant!
Seul le grave perd en lisibilté. (Mes SP100 sont juste posées sur des pointes et ma femme, pour ceux qui l'ignoreraient encore, refuse les pieds-qui-vont-bien. Bon, ça c'est une autre histoire... qui est en train de se résoudre...)
Mais le reste! Mon Dieu le reste!!!...il n'est pas en reste...
Une dynamique et une réserve de courant qui font chanter mes SP100 comme jamais.
Etrangement d'ailleurs je retrouve un peu l'écoute de l'AR V35.
Une scène sonore qui se déploie majestueusement. Il ya plus d'air entre les interprètes et chaque note est mieux détourée.
C'est une écoute qui se compare difficilement avec celle d'un Mc Intosh. Le
CJ MV50 offre une écoute plus tendue, plus aérée.
Là où un Mc Intosh met bcp de matière et de consistance dans le medium (ce qui fait qu'on aime Mc Intosh ou qu'on l'execre) procurant une écoute suave et sensuelle en qque sorte, le CJ propose une écoute plus fine, plus aérée, décallant du coup toute la scène sonore vers le haut au sens physique. C'est à dire qu'il y a réellement un décallage vers le haut de la scène. C'est saissant!
Le grave reste néanmoins un peu insistant.
On inverse la phase, c'est mieux.
On raccorde l'ampli sur 16 Ohms au lieu de 8 Ohms, c'est mieux encore!
Mais encore perfectible dans le haut grave.
Nous essayons donc ensuite le MV50 en config bi-amp. Et là, ça ne marche plus.
Autant l'homogénéité Mc+Mc fonctionne très bien, autant le dynamisme du CJ tire l'écoute vers le haut.
Du coup, on assiste à une écoute très "monitoring" (et de mauvaise qualité). Criard et nasale dans le haut, un grave plus lisible et mieux maîtrisé mais plus rien dans le medium. Les deux électroniques jouent chacune de leur côté sans grande cohérence, et le piano du disque de Marc prend soudainement des allures de piano mécanique, voire de Fisher-Price...
Donc, j'abandonne l'idée de la bi-amp.
Je comprends mieux à présent pourquoi une config. en bi-amp passive fait se dresser sur la tête les cheveux de qques uns.
Ce matin, maintenant:
Première écoute: MC240+MC7150.
Je connais ce couple par coeur. Ecoute que l'on pourrait qualifier de "confortable". Bcp de matière et de poids dans les notes, surtout de le médium.
Le type-même d'écoute que j'affectionne.
Je laisse donc le soins aux autres de la qualifier selon leur sensibilité.
Ensuite: MV50 seul.
Une bande passante bien plus étendue que mes Mac. Du coup je découvrir une qté de détails dans cette région du spectre qui passaient totalement à l'as auparvant.
Une dynamique démoniaque, avec une réserve de courant disponible permettant de mieux soutenir les forte.
Une écoute plus claire, plus détaillée et plus aérée. Plus neutre...? Oui
sans nul doute.
Du coup, la scène sonore s'est furieusement modifiée et offre des dimensions en profondeur et en hauteur nvelles pour moi. Il y a plus d'espace entre les interprètes, les notes sont mieux détachées. Ca, c'est très net.
Reste ensuite le test ultime: Rehausser les SP100. Je possède 2 tabourets en teck de 40 cm de hauteur.
On pose donc les enceintes dessus. Elles sont maintenant à bonne hauteur.
On branche, et là... c'est un bonheur total! La scène gagne en ampleur et devient spectaculaire de réalisme.
Le grave est enfin propre, quasiment débarrassé de toute fausse opulence.
Les disques s'enchaînent, un peu rapidement sur la fin car j'ai un RDV à 250 Km de Paris.
En conclusion, j'abandonne contre toute attente mes amplifications Mc Intosh pour un fabuleux Conrad Johnson qui me fait entrer dans un univers presque nvo pour moi et qui me semblait incompatible avec ma sensibilité.
En effet, ce bougre de MV50 sait être droit, tendu (comme un string), aéré, fin, d'une dynamique époustouflante tout en étant ni ennuyeux, ni hyper analytique ou désincarné.
Lâcher mes Mac, ce n'est pas rien pour moi. Ce sont des repères de longue date que je laisse avec eux, mais je crois en avoir fait maintenant le tour.
Une page est tournée.
JérômeB


