» 15 Nov 2008 12:47
Pour PES2010, c'est ce que je dis depuis des semaines. Konami a quasiment fait l'impasse sur 2008 et 2009. La version 2010, selon les propres termes de Seabass, est en développement depuis bien longtemps. Donc, c'est cette version que j'attends.
Au sujet de ce que dis Sopor, il n'y a rien d'inutile à proprement parler sur Fifa. Les dribbles et compagnie, ça fait partie de la profondeur de jeu dont vous ne voulez absolument pas parler. Vous préférez évoquer l'aspect instinctif de PES. Oui, c'est très instinctif. On a pas vraiment besoin de construire. On fait les passes de manière machinale. Tout le déroulement d'une phase de jeu se fait de manière très stéréotypée, presque robotisée. En cela, c'est certain que PES reste PES. C'est zéro prise de tête, et c'est zéro challenge aussi. Tout y est trop facile, même au niveau de difficulté le plus relevé. PES n'a pas évolué d'un iota, et c'est bien ce qu'on lui reproche. Pourtant, c'est bien Fifa que l'on critiquait à force de nous resservir la même sauce tous les 6 mois. Tout s'est inversé récemment.
Auparavant, Konami n'avait aucun concurrent valable. On n'avait aucun point de repère pour juger le gameplay de PES. Car Fifa était lui-même hyper-arcade à l'époque, limite foot de cirque. Mais maintenant que la concurrence a travaillé dur, on peut dire que PES est typé arcade oui.
Ca n'a pas toujours été le cas. D'ailleurs je crois que cette tendance a été initiée depuis PES5. La véritable simulation sur un PES, elle était sortie au japon, et était dénommée Winning Eleven 8 Liveware Evolution. Je ne sais pas si WE8LE a été un échec commercial, mais depuis le jeu a lorgné de plus en plus vers le côté arcade. C'est un fait.
On passe facilement. On marque facilement. On remonte le terrain facilement. Le jeu se résume à croix, rond, triangle. On martèle les touches sans trop réfléchir à ce que l'on fait.
Sur Fifa, c'est autre chose. L'IA est telle que l'on étudie ce qui se passe sur le terrain, et chaque geste footballistique doit être pensé et dosé de manière très pertinente. Les duels avec les gardiens sont très intenses. On sent la pression monter. Et lorsque l'on marque, ce n'est jamais le fruit du hasard. Toute la construction qui a été engagée prend alors son sens. On exulte et on sue pour mériter la victoire.
A PES, le 2009 oui, je marque très souvent. Parfois sur des cafouillages, souvent sur des frappes surréalistes qui sortent deux ou trois fois par match. Je ne me prends pas la tête. Je fonce. J'essaye de sortir un dribble si ça peut faire la différence.
La différence entre PES et Fifa actuellement ?
A PES, on est dans le babillage. On peut jouer en discutant avec un pote, de manière très légère, en concentrant son attention à 50%. On babille. On se distrait.
Avec Fifa, c'est tout autre chose. Le jeu réclame une exigence de tous les instants. La moindre inattention ou légèreté se paie cash. C'est parfois frustrant. Mais ce sont de purs moments de jouissance qui nous envahissent lorsque l'on parvient enfin à maitriser le gameplay.