
Edition Française - Universal
Encodage: MPEG-4 AVC
VF (inutile) - DTS 5.1
VO - DTS HD Master Audio 5.1
Sous-titres: Français, Anglais...
Contrairement à l'édition UK, les sous-titres ne sont pas incrustés sur le master : aucun double sous-titrage n'est donc à déplorer dans cette édition française.Comme pour l'édition allemande, la croix gammée a été censurée sur le boîtier...
Vidéo: 5/5
L'encodage d'Universal ne souffre d'aucun défaut, et nous livre ce précieux opus dans les meilleures conditions qui soient. Le traitement parfois étrange des flous et des mises au point de Tarantino et de son chef op' titillera quelques HDphiles, mais la profondeur des contrastes et l'excellent traitement de la colorimétrie feront disparaître toute réserve. Impeccable.
Audio: 5/5
Malgré toutes les qualités de la VF et l'excellent travail des doubleurs, sa simple existence est un non-sens absolu : tourné et alternant entre 4 langues (Français, Allemand, Anglais et Italien), Inglourious Basterds ne peut se voir qu'en VO. Ne faites donc pas l'erreur d'opter pour la première solution, qui dénature totalement le film. Passé ce choix sans appel, le bonheur est total : le mixage original, parfaitement encodé en DTS HD Master Audio, utilise en permanence les surrounds, dans une précision fantastique. Utilisation encore et toujours idéale du LFE ainsi que du canal central, qui restitue les voix dans une clarté cristalline.
Film: 5/5
En se reposant entièrement sur son don de scénariste, Tarantino fait preuve d'une virtuosité absolue dans l'écriture de ses scènes, comme toujours peu nombreuses et longues, dans une tension et un suspense inouïs. S'amusant avec les faux-semblants et le mensonge, il explore les jeux de dupes et l'art de l'apparence, en n'oubliant jamais ses habituelles touches d'ironie et d'humour noir. Il exploite avec une maîtrise totale son casting, des premiers rôles (Brad Pitt, hilarant ou Christoph Waltz, sidérant) à la figuration millimétrée, et déchaîne sa passion pour la mise en scène et la perfection de ses cadres. Tour à tour loufoque, poignant, burlesque et palpitant, cet Inglourious Basterds est souvent jubilatoire, pousse les codes tarantinesques vers leurs sommets, et se propulse dans les oeuvres colossales des années 2000.


