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Discussions sur le matériel Haute-Fidélité

Comparo d'enceintes chez Igor Kirkwood: NS-1000x/Baltic II

Message » 27 Juil 2010 0:05

haskil a écrit:
JACBRU a écrit:C'est vrai, mais pour la restitution sonore de qualité on n'investit pas. D'ailleurs peu de démonstrations de chaînes de haut niveau par les distributeurs (Fnac et autres, avec des documents sonores de haute tenue, sont organisées. Il est plus facile de proposer d'énormes écrans (attention, je ne suis pas contre), la différence est immédiatement perceptible. C'est plus valorisant quand les amis passent à la maison. Il y a aussi l'encombrement, l'esthétique, le WAF veille... Et puis, l'écran acheté, il reste éventuellement 300€ pour la "chaîne" sonore. Justement les "satellites" sont petits et mignons !

Tout simplement, parce que comme le rappelait Dub... la qualité de que l'on trouve actuellement pour quelques petites centaines d'euros est meilleure que ce que l'on trouvait autrefois pour des milliers et des milliers de francs ?
Et justement, sous ma télé à la campagne j'ai un tout en "Un" : ampli, tuner, lecteur CD avec des satellites : un machin à moins de 300 euros... le son est bon, vraiment bon. Car homogène, plus sans aucun doute que l'électrophone de luxe, stéréo à tubes, de mes 12 ans ! Valant bien plus cher !

C'est vrai dans une certaine limite, rien à voir avec les débuts de gamme, y compris les intégrés lecteur CD + tuner + amplis, chez Cambridge, NAD, Rotel ou consorts associés à un pack d'enceintes Q-Acoustics (par exemple). Les exigence aussi peuvent augmenter à l'époque du son HD, non ?
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Message par Google » 27 Juil 2010 0:05

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Message » 27 Juil 2010 0:34

KurtLil a écrit:Plus je lis les arguments des uns et des autres, plus cela me conforte dans l'idée que P Muller à raison.
On ne sait plus vraiment écouter la musique.
J' ai enregistré sur mon I phone des disques en haute résolution, cela n'a rien à voir avec l'original.
Je viens d'acheter, après être passé chez Igor un CD de Brassens, je suis allé à la FNAC j'ai demandé conseil au vendeur (erreur) un bon enregistrement, il m'a conseillé une nouvelle édition Mercury avec Master HD en fait c'est comprimé à mort et le son est tout juste bon pour un auto-radio.
On ne peut plus aller à un concert sans bénéficier d'une sono et d'une belle compression voire de distorsions volontaires.
Heureusement qu'il nous reste quelques concerts de musique classique et quelques autres en acoustique naturelle pour se rincer les oreilles.
Quand j'étais jeune ce genre de situation était plus fréquente.
Pour Dub, en 75 on pouvait aller à des concerts pas chers sur Lille, j'étais abonné à cette époque au tout jeune orchestre philharmonique cela se passait au Sébasto
Tout cela ne rajeuni pas le vieux con que je suis :o

D'accord avec toi, surtout pour une reprise "électronique" qui donnait du poids aux solistes d'un orchestre symphonique lors d'un concert. Par contre, c'est extraordinaire le nombre de festivals d'été en Rhône-Alpes et dans d'autres régions (classique, jazz, rock, rap, variété).
Pour la musique en boîte, il y a aussi quelques bonnes prises de son, les BluRays en LPCM HD ou en DTS Master audio me réconcilient aussi parfois avec le son enregistré. Ma propre chaîne me fait bien souvent frissonner, parfois pleurer, comme lors d'un concert. Sur les bonnes prises de son elle me donne une vraie intimité avec l'artiste, c'est souvent magique. Tout n'est pas perdu.
Le problème, il me semble que nous, les amoureux du son, ne représentons qu'un marché de niche, petit par rapport aux téléchargeur MP3, mais nous sommes prêts à payer la qualité. Merci monsieur Müller d'exister, merci aussi à toi Igor, pour la qualité de vos productions.
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Message » 27 Juil 2010 8:47

KurtLil a écrit:Pour Dub, en 75 on pouvait aller à des concerts pas chers sur Lille, j'étais abonné à cette époque au tout jeune orchestre philharmonique cela se passait au Sébasto

Tout celà ne rajeuni pas le vieux con que je suis :o


Je sais, j'y suis allé ensuite, quand je suis devenu étudiant. Mais depuis la cité minière où je passais mon adolescence, Lille était à peu près aussi inaccessible que la planète Mars…
Bref, je trouve que la musique est devenue plus accessible. Et pas seulement la musique, les films, et aussi les livres — que ce soit en occasion, en neuf ou via gallica.fr et google.books (même par rapport aux années 90, c'est sans comparaison grâce à internet).
J'ai aussi l'impression (fausse?) qu'il y a proportionnellement plus de festivals, plus de concerts, et plus de possibilités d'accès. Et pour en revenir à la haute fidélité, car c'est plutôt ça que j'avais en tête: là aussi, j'ai quand même l'impression d'un gros progrès.
Ici, on découpe les poils de pattes de mouche en 36000 parties égales dès qu'il s'agit de hifi — et moi le premier. Mais si on reprend la question à un niveau beaucoup plus basique, j'ai eu l'occasion il n'y a pas longtemps d'aider des amis à se faire chacun leur système, l'un à base d'un intégré AV Onkyo (577), d'un pack d'enceintes Q Acoustics QAC1000 et d'un lecteur Sony CD-DVD-BR S-360 (au tarif même d'il y a un an, ça faisait un ensemble à moins de 1500€), l'autre avec un intégré-tuner de chez Yamaha (que j'ai encore suggéré à un autre copain ensuite), d'une paire de Mission (des E34: àmha, injustement méconnues), et d'un lecteur Denon (une série 3900 achetée d'occasion à ~100€ et paramétré en stéréo), là encore dans un tarif à peu près identique: une fois tout cela branché et correctement installé, si on cherche la petite bête, on trouvera des défauts, mais à supposer que je puisse me fier à mes souvenirs, ça me paraît quand même infiniment supérieur à ce qu'on pouvait trouver entre 75 et 85……

Ça ne veut pas dire que je n'ai pas de bons souvenirs des années 70: j'en garde encore les disques que j'ai pu acquérir ensuite, durant les années 80-90 etc…
Et ça ne me rajeunit pas non plus! Cela dit, vu qu'on a été jadis des jeunes cons (moi en tout cas), j'estime que ça nous (me!) donne le droit de savourer d'en être devenu un vieux! :lol:

Cdlt :wink:
Dernière édition par dub le 27 Juil 2010 14:18, édité 1 fois.
Longtemps je me suis casqué de bonne heure…
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Message » 27 Juil 2010 11:01

dub a écrit:
KurtLil a écrit:Pour Dub, en 75 on pouvait aller à des concerts pas chers sur Lille, j'étais abonné à cette époque au tout jeune orchestre philharmonique cela se passait au Sébasto

Tout celà ne rajeuni pas le vieux con que je suis :o


Je sais, j'y suis allé ensuite, quand je suis devenu étudiant. Mais depuis la cité minière où je passais mon adolescence, Lille était à peu près aussi inaccessible que la planète Mars…
Bref, je trouve que la musique est devenue plus accessible. Et pas seulement la musique, les films, et aussi les livres — que ce soit en occasion, en neuf ou via gallica.fr et google.books (même par rapport aux années 90, c'est sans comparaison grâce à internet).
J'ai aussi l'impression (fausse?) qu'il y a proportionnellement plus de festivals, plus de concerts, et plus de possibilités d'accès. Et pour en revenir à la haute fidélité, car c'est plutôt ça que j'avais en tête: là aussi, j'ai quand même l'impression d'un gros progrès.
Ici, on découpe les poils de pattes de mouche en 36000 parties égales dès qu'il s'agit de hifi — et moi le premier. Mais si on reprend la question à un niveau beaucoup plus basique, j'ai eu l'occasion il n'y a pas longtemps d'aider des amis à se faire chacun leur système, l'un à base d'un intégré AV Onkyo (507), d'un pack d'enceintes Q Acoustics QAC1000 et d'un lecteur Sony CD-DVD-BR S-360 (au tarif même d'il y a un an, ça faisait un ensemble à moins de 1500€), l'autre avec un intégré-tuner de chez Yamaha (que j'ai encore suggéré à un autre copain ensuite), d'une paire de Mission (des E34: àmha, injustement méconnues), et d'un lecteur Denon (une série 3900 achetée d'occasion à ~100€ et paramétré en stéréo), là encore dans un tarif à peu près identique: une fois tout cela branché et correctement installé, si on cherche la petite bête, on trouvera des défauts, mais à supposer que je puisse me fier à mes souvenirs, ça me paraît quand même infiniment supérieur à ce qu'on pouvait trouver entre 75 et 85……
Ça ne veut pas dire que je n'ai pas de bons souvenirs des années 70: j'en garde encore les disques que j'ai pu acquérir ensuite, durant les années 80-90 etc…
Et ça ne me rajeunit pas non plus! Cela dit, vu qu'on a été jadis des jeunes cons (moi en tout cas), j'estime que ça nous (me!) donne le droit de savourer d'en être devenu un vieux! :lol:
Cdlt :wink:

Mon père m'a donné le virus, il avait "confectionné" une chaîne mono. Il passait ses week end fer à soudé en main. Platine vinyl Lenco, tuner à lampe, ampli à lampe 10watts. La cheminée de la salle de séjours était cloisonnée (au moins 300 litres en bass-réflex) et chargeait un FERRIVOX de 35cm. Aimant de 17000 Gauss, Fs 35Hz, filtré à 4000Hz, tweeter à compression. Le rendement était d'environ 100dB. Je me rappelle des disques "Capitol" de très haute qualité, très lourds, gravure sans compression. C'était de la vrai haute fidélité et c'était dès les années 60. J'en ai encore des souvenirs émus, même si mon système actuel est plus neutre et donne un véritable ressenti de présence.
Si les bons systèmes peuvent, maintenant, être plus abordables qu'à l'époque, quelques uns, rares, emmènent vraiment dans le monde de la musique, s'effacent, c'est le cas des chaînes de restitution décrites ici.
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Message » 28 Juil 2010 12:23

En Montage et Mastering intensif ces derniers temps, je reviens au post NS-1000x / Baltic II.
Retour sur ces intéressantes considérations de Syber:

syber a écrit:Effectivement, il y a une forte similitude entre les différentes versions de la Yamaha et la Baltic. A un point qui m'a à la fois rassuré compte tenu du précédent annoncé plus haut et à la fois conforté dans les critères qui me font apprécier la chaine d'Igor. A la réflexion, ce n'est pas la première fois que je suis confronté à un tel phénomène de similitude entre deux enceintes de conceptions différentes. Un amis m'a fait écouter à une semaine d'écart, chez lui dans son salon, une paire de Baltic EVO (la remplaçante de la Baltic II) et une paire de JBL K2 9800. Nous avions été tous les deux très troublés de constater la similitude timbres entre ces deux enceintes. D'autres paramètres étaient bien différents, notamment la directivité des enceintes, mais les timbres nous semblaient tellement proches ... est-ce que l'acoustique d'un local pouvait avoir une telle influence que deux enceintes pouvaient sonner de la même manière dans celui-ci ?

Cette deuxième écoute me fait relativiser cette hypothèse par un second argument qui la contrebalance. Il ne me parait pas impossible de penser et d'écrire que des constructeurs sérieux et non-ésotériques - qu'ils soient d'enceintes où d'électroniques - qui ont pour but de reproduire le plus fidèlement possible un signal enregistré finissent au bout de plusieurs dizaines d'années de recherches et de développements ... par y arriver ! Et donc arriver à peu près au même résultat, même si les moyens et les technologies employées diffèrent.

Image
Image
Similitude des timbres entre la Baltic EVO et les JBL K2 9800, différences pour la directivité.
Donc convergence de qualité dans le TTHG, et ce avec des enceintes encore plus dissemblables que celles du test Baltic II/NS-1000x. :o
Pas de perturbation signalée par la masse bien plus imposante des JBL K2 (par rapport a une Yamaha NS-1000x) vis a vis des Baltic EVO? :-?
Je reste sceptique vis a vis de cette possible perturbation pour deux raisons:
1/Le résultat auditif entre la position de comparaison 1 (a gauche, plus défavorable) et la position 2 (au centre,plus favorable), n'a pas été différent.La position centrale n'amenait aucun mieux auditif pour la Baltic II , ce qui aurait du être le cas dans l'hypothèse ou la thèse de la perturbation s'avérait être une réalité tangible.
2/Mon expérience des écoutes comparatives tend a estimer cette comparaison équitable (du moins au centre du Studio).

Par ailleurs wald et ? t'ont demandé Syber de décrire les différences entre l'écoute des baltic II chez toi et celle au Studio ? Nous n'avons pas constaté le " trou" dans le bas médium que tu évoquais chez toi, mais un très léger "manque de matière".

Igor Kirkwood

haskil: MP
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Message » 29 Juil 2010 2:27

Igor Kirkwood a écrit:L'idée de dub : la Haute Fidélité décrite comme la reproduction crédible de la réalité, me convient assez bien.
Avec d'une part les instruments acoustiques reproduits et d'autre part les instruments "préparés" piano de Cage etc...
Mais pour ces deux hypothèses c'est la prise de son, et non la chaine haute fidélité qui va être sollicitée en tout premier lieu.
Je ne vois pas de dissensus réel sur cette idée. J'ignore le motif du grand attachement de dub a la reproduction par casque d'écoute....peut être n'a t il jamais écouté un système d'enceintes qui lui convienne ? :-? .
Igor Kirkwood

Oui, « reproduction crédible de la réalité » me convient aussi. Des chaînes de restitution comme la tienne ou celle de Syber, je dirais aussi la mienne, permettent de réaliser cet objectif. Mais elle ne peuvent rien si la chaîne de capture qui créé le document source proposé à la restitution n'est pas à la hauteur. Dans ce cas, le résultat à l'écoute est forcément mauvais, parfois insupportable.
Globalement la chaîne électro-acoustique va de l'artiste dans le lieu de sa prestation, capturée par l'ingénieur du son, au système neuro-auditif de l'auditeur. Le résultat final dépend de l'ensemble de la configuration, et donc de l'élément le plus faible.
J'ai déjà eu l'occasion de parler de celle d'Igor et d'avancer une comparaison, à distance malheureusement, avec mes dipôles. Permettez moi quelques remarques sur Cabasse en général et les Baltic en particulier.

Le système acoustique est certainement un élément fondamental d'une chaîne, in fine il restitue le signal. Ces trois chaînes de restitution ont des résultats audibles très proches, leurs concepts sont pourtant nettement différents. Proches ne veut pourtant pas dire identiques. Chaque chaîne sérieusement configurée est aussi un concept spécifique, répondant à des objectifs plus ou moins précis qui définissent des caractéristiques et des points forts, parfois des faiblesses. Dans les cas présents, seules des caractéristiques particulières font les différences.
Vous êtes tous des experts de Cabasse, je ne vous apprendrais rien au sujet des Baltic, je ne me permettrais pas. Je vous proposerai simplement quelques réflexions personnelles sur les caractéristiques qui font la différence entre Cabasse et Yamaha..

Chaque marque pérenne a son histoire, sa logique, ses techniques qu'elle a patiemment développées. A titre indépendant, je ne suis pas non plus venu par hasard au concept de charge ouverte et d'évitement du filtrage ''électrique''.
Yamaha ne se distingue pas particulièrement par la complexité du design général, les charges et le filtrage (passif). Son ''truc'', c'est la technicité des membranes de ses haut-parleurs, en particulier du béryllium pur de son médium à dôme et de son tweeter (remplacé par le Focal Be dans le cas d'Igor). Le reste reste très « classique » sinon un peu daté. Nous en avons déjà suffisamment parlé.

Cabasse est un éminent représentant de « l'école acoustique française » des années 60-70. Georges Cabasse et Joseph Léon avaient des points communs dans leurs objectifs. Ils voulaient un son plus respectueux de la source, comparativement aux concepteurs Kef, Spendor, Rogers et autres membres de l'école anglaise, souvent plus ''jolie'' à l'écoute.
Dans ces années les enceintes françaises, particulièrement Cabasse, revendiquaient un bon rendement au détriment de la reproduction de l'extrême grave. Le médium et l'aigu, très ''dégraissés'' avaient une bonne réponse transitoire. Les charges complexes et les résonateurs étaient employés chez Elipson. Georges Cabasse a fait des choix plus simples pour la charge de la voie grave en préférant des charges closes, sans rechercher d'une extension vers le bas par un quelconque résonateur. Par contre, le travail concerne la configuration des haut-parleurs et des filtres pour favoriser la dynamique ainsi qu'un bon rendement, autour de 94 dB/watt. Pour l'extrême grave, le choix, déjà, se tourne vers des caissons séparés actifs ou passifs avec des charges accordées, parfois symétriques. J'ai toujours défendu cette méthode pour la première octave pour mes propres développements. On peut maintenant apprécier à quel point cette stratégie reste d'actualité.

Créé en 1950 par Georges Cabasse, la société qui porte son nom a rapidement établi ses spécificités. En 1952 elle s'intéresse aux son cinéma et au multicanal en équipant la salle du Grand Rex à Paris. La configuration est basée sur des haut-parleurs de 36cm concentriques (déjà !) Diaphone, première production de la marque.
Depuis le départ, la technologie est un support indispensable. Les enceintes actives multi-amplifiées apparaissent en 1958 et le chambre sourde à Brest est utilisée dès 1960. Au début début des années soixante, l'entreprise ''travaille'' les matériaux et développe des haut-parleurs à haute technologie. Les médiums et tweeters coniques utilisés jusque là sont progressivement remplacés par des tweeters (1') et médiums à dômes (2') rigides, sans altération notable du rendement. Les haut-parleurs de grave reçoivent des membranes nid d'abeille rigides et concaves. Les brevets sont très convoités. Dans le même temps les ingénieurs font évoluer les enceintes actives avec l'apparition d'un double asservissement (vitesse et accélération). À cette époque, pas si reculée que cela, des techniques sophistiquées sont développées. Elles sont loin d'être caduques ! Daniel Delahaye travaillait dans le même sens chez 3A, marque malheureusement disparue.
Les années quatre vingt voient le développement de techniques multicanales. La société Cabasse devient une référence dans le domaine. L'infrastructure ''son'' de la Géode au parc de la Villette (12 canaux !) devient sa ''vitrine".
Très tôt les technologies Cabasse sont donc bien établies. La cohérence des fronts d'onde et l'homogénéité de leur dispersion sont particulièrement recherchées. La technologie S.C.S. appliquée à des haut-parleurs concentriques deux et trois voies permet un meilleur respect des timbres et de la phase, une stabilité des plans sonores et un respect de la profondeur de l'image.
Georges Cabasse n'était pas seul a proposer des haut-parleurs coaxiaux, Altec ou Tannoy, par exemple, aussi. Par contre il les a porté à un développement extrême représenté par les haut-parleurs triaxiaux et même quatre voies pour l'exceptionnelle ''sphère''.
Dès 1992, les Baltic, basées sur un haut-parleur triaxial (Baltic I/TC21, II/TC22, EVO/TC23) équipant aussi les Atlantis, Adriatis, Kara, Karissma et même Sphère, sont à la croisée des techniques coaxiales et du multicanal. C'est le cœur du savoir-faire actuel de Cabasse. Les Riga sont les petites sœurs des Baltic avec un ''simple'' deux voies BC17.

Dans l'article paru dans SonVidéo Magazine N°281 - octobre/novembre 1998, on relève les propos recueillis par G.STENFORT :
« Cabasse et le Home cinéma : L'intérêt de Cabasse pour le cinéma et la diffusion multicanaux existe depuis de nombreuses années. Dans les années 50, ce sont les haut-parleurs Cabasse qui furent utilisés pour sonoriser les premières salles françaises en CinémaScope, dont le Rex à Paris. Ce procédé utilisait déjà le son magnétique Haute-fidélité à quatre pistes indépendantes.
Toujours dans le domaine du cinéma, Cabasse a conçu pour la Géode un système de sonorisation exceptionnel à douze canaux indépendants qui fait toujours référence. Et aujourd'hui, le concept CHF (Cinéma Haute-Fidélité) dérivé de cette installation équipe de nombreuses salles de cinéma. Pour Cabasse, la reproduction en multicanaux ne se limite pas au seul cinéma. Toute forme de reproduction sonore mérite la meilleure définition possible, surtout la musique. Dans les années 60, Cabasse présentait au Palais d'Orsay des écoutes en quatre canaux. Et c'est encore Cabasse, qui, en 1994, fut le premier à présenter au public la pentaphonie. en démontrant qu'il était possible de confondre un orchestre et sa rediffusion à travers un système haut-parleurs à cinq canaux. Bon nombre de constructeurs se sont reliés à ce principe de reproduction qui s'est avéré évident avec l'apparition des nouveaux standards multicanaux. »

Un article paru sur http://www.sciences-ouest.org/ fait références aux techniques SCS :
« Le département recherche de l’usine travaille toujours discrètement sur les nouveaux matériaux, mais aussi sur la cohérence spatiale. " Il s’agit de créer un son homogène à partir de haut-parleurs situés sur la face avant d’une enceinte. Il faudrait idéalement une source ponctuelle qui reproduise tout le spectre... "
explique Olivier Cabasse. Mais dans un haut-parleur, une membrane légère et de faible surface peut "vibrer" à une fréquence élevée et produire des sons aigus (et selon le réglage, des sons médiums) : on obtient un "tweeter". Pour un "boomer", une membrane large déplace un volume d’air plus grand et produit des basses.
Pour remédier au décalage spatial décrit, on développe chez Cabasse des produits où 2, voire 3 membranes sont disposées concentriquement, avec leur équipage mobile... Un principe retenu pour les autoradios, mais rare en hi-fi domestique et professionnelle. " Il y a d’autres pistes : par exemple mieux maîtriser les paramètres de l’équipage mobile pour augmenter la bande passante, c’est à dire la capacité à produire des fréquences variées. Il y a en tout plus de 600 paramètres à optimiser ! " sourit Olivier Cabasse. En attendant, l’une des dernières réalisations professionnelles de la maison, qui sonorise discothèques et cinémas dans toute l’Europe, a été la sonorisation du pont d’envol du porte-avions nucléaire Charles de Gaulle ! »

Les Baltics ont un cahier de charge initial différent des Yamaha NS1000/2000. Créés pour la stéréophonie, ces dernières sont des systèmes professionnels de monitoring prisés des audiophiles. Relativement encombrants, ils sont plus utilisables en deux canaux qu'en 5 ou 7. Courageux et Jusqu'auboutiste Igor a pu adapter son studio au multicanal sans totalement adapter son studio aux normes, ouf !
Dans l'actuelle gamme ARTIS, la Baltic évo et la Riga, grâce à leur compacité ''sphérique'' permis par les transducteurs SCS, possèdent des caractéristiques ciblées multicanal. Ces sources à cohérence spatiale essaient de s'approcher du haut-parleur idéal ''point-source''. Remarquons sa courbe de réponse limitée à 95Hz pour la Riga et son coaxial BC17 dans un volume de charge clos plutôt réduit. La Baltic est plus satisfaisante en ajoutant une voie ''grave'' dans un volume un peu plus grand. La coupure basse passe à 80Hz. En fait la voie grave est confiée à un caisson qui doit assurer les deux ou trois premières octaves ce qui demande une polyvalence qui n'est pas toujours assurée par les sub. Le Santorin 30 a été étudié dans cet objectif. Il est clair que le Velodyne DD15 fait, lui, face à toutes les situations.
Nous sommes pratiquement en face d'un système complet multicanal, type Io et Ki, ou équivalents chez Focal (Dôme), B&W (MT30) ou KEF (KHT), ou etc., mais en très haut de gamme et sans leurs limitations habituelles. Finalement c'est un développement logique du concept de sphère, peut être plus logiques que les Atlantis, Adriatis, Kara et Karissma qui étaient des vraies enceintes large bande intégrant un vrai grave (jusqu'à respectivement 20, 32, 35Hz, 22Hz pour le Santorin). Bon, il y a la ''grande'' Sphère (20Hz).
Le haut-parleur triaxial TC22 de la Baltic II est une évolution majeure par rapport au TC21. Sa structure est totalement différente. Il est probable que le but des ingénieurs était d'éviter des chemins d'onde complexes, favorisant des réflexions multiples sur la structure du haut-parleur et peut-être des rotations de phase et trainages. L'émission du TC 22 est beaucoup plus directe, proche de celle des dômes, mais avec des anneaux concentriques. Par contre, la masse mobile du médium annulaire est certainement plus élevée qu'avec le dôme Yamaha. Il s'agit bien d'un anneau, mais les impulsions sont transmises par un cône. Les matériaux sont certainement légers, mais l'inertie est plus grande qu'avec le béryllium. De toutes façons il ne faut pas rêver, impossible de faire une structure tri ou quadri-axiale simple ! On a rien sans rien. Merci quand même le néodyme...
Le TC23 de la Baltic évo semble surtout se distinguer pour les modifications au niveau du tweeter, gages d'extension vers l'extrême aigu.

Deux questions me viennent :

- Vu le volume de la sphère on aurait pu imaginer un haut-parleur concentrique de 17cm. Plus simple dans sa structure, il pourrait très bien assurer la même bande passante. On en revient aux dilemme deux ou trois voies et leurs avantages et inconvénients réciproques. Le problème avec la plupart de ces 17 est la taille du dôme du tweeter peu favorable à une fréquence de résonance basse, donc avec une bonne transition avec la membrane conique du dôme. J'utilise actuellement des Tannoy ''Dual Concentric'' comme enceinte centrale (Tannoy Saturn 6C) et de moniteurs passifs professionnels Tannoy Precision 6. Le pavillon du tweeter permet une position du dôme plus propice aux grands diamètres, donc une résonance plus favorable au recoupement et une bonne adaptation à l'impédance acoustique du local. Le volume d'une Tannoy Saturn 6 est compact, elle descend mieux que la Baltic, sa dispersion est homogène. Cinq Saturn et un caisson sont tout à fait crédibles pour un excellent système multicanal. C'est moins cher mais moins esthétique que la Cabasse. La question, cette troisième voie concentrique est elle indispensable ? Inconvénients ? Avantages ?

- Deuxième question, les front d'ondes homogènes, hémisphériques, sont-ils indispensables ? Autrement dit, une directivité homogène verticalement et horizontalement est elle la meilleure solution pour un auditorium ? Autrement dit, si l'absence de directivité horizontale est très souhaitable, une directivité verticale plus marquée peut limiter les réflexions sur le sol et le plafond. Autrement dit, des fronts d'onde hémicylindriques sont ils plus efficaces que des fronts hémisphériques ?
Qui dit ondes hémicylindriques dit alignement vertical de haut-parleurs dans une symétrie horizontale. Entre la disposition de d'Appolito et les ''line array'', je recherche depuis une trentaine d'années les ''compositions'' les plus adaptées à une utilisation domestique. Elles ont été utilisées pour mes propres multivoies à médium dôme et mes charges ouvertes. Dans le premier cas j'ai obtenu des colonnes hautes et étroites. La symétrie par rapport à un tweeter, centre acoustique de l'ensemble, permet de profiter, dans le sens horizontal, d'une absence de directivité et une homogénéité de l'image sonore proche des Baltic, tout en contrôlant la directivité verticale. Autre avantage, j'ai pu choisir les tweeters (rubans), médiums (dômes 2') et bas médium haut grave (10cm à cône). Il y a moins de compromis sur chaque haut-parleur spécialisé, adapté à son utilisation sans faire appel à une structure concentrique complexe.

Ceci n'est pas une critique de la Baltic mais une réflexion sur les choix conceptuels. Je constate que la symétrie verticale existait sur la Pacific MC ou, maintenant, l'Ambrose 3.
Ne parlons pas de la sphère Baltic mais des systèmes Baltic 2.1, 5.1, 7.1 ou même 7.2. Je n'ai pas entendu la dernière version évo, mais la II était déjà pas mal...
Si le rendu Baltic est proche de celui de la NS1000x active, ceci ne veut pas dire identique, chacun est un compromis et a certainement ses propres caractéristiques. Je l'avais aussi constaté par rapport à mon propre système. Les performances de l'anneau médium Baltic ne peuvent concurrencer celles du dôme béryllium Yamaha. Le filtrage actif permet d'en optimiser tous les paramètres. A 80Hz, fréquence de transition avec le Velodyne, le 12 pouces Yamaha, chargé par un volume relativement grand, est certainement plus à l'aise que l'anneau de 20cm Baltic. La distorsion doit s'en ressentir. Par contre, l'ébénisterie NS1000x, plus armoire, n'a certainement pas l'homogénéité de dispersion de la ''petite Sphère''. Je sais bien que TMS rattrape tout !
La NS1000x est donc plus adaptée à la ''simple'' stéréophonie. Ce qui ne veut pas dire qu'on ne peut pas tenter d'en mettre quatre ou cinq dans un salon...

Clairement le système Baltic est taillé pour le multicanal, ce qui ne veut pas dire qu'il est inadapté à la stéréophonie, et même la monophonie. Il est plus polyvalent et garde vivaces toutes les caractéristiques ''historiques'' Cabasse. On rêve pour lui de multiamplification numérique active,... une sorte de sphère ''du pauvre''.

Toutes ces remarques faites en dehors de toute écoute comparative, qu'en pensent ceux qui ont entendu ? J'aurais aimé me faire une idée perso ...
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Message » 29 Juil 2010 2:48

Igor Kirkwood a écrit:Par ailleurs wald et ? t'ont demandé Syber de décrire les différences entre l'écoute des baltic II chez toi et celle au Studio ? Nous n'avons pas constaté le " trou" dans le bas médium que tu évoquais chez toi, mais un très léger "manque de matière".

Ceci correspondrait-il à ma remarque sur le meilleur traitement du grave par la Yamaha NS1000x "active" ?
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Message » 29 Juil 2010 12:28

JACBRU a écrit:

[...]

- Deuxième question, les front d'ondes homogènes, hémisphériques, sont-ils indispensables ? Autrement dit, une directivité homogène verticalement et horizontalement est elle la meilleure solution pour un auditorium ? Autrement dit, si l'absence de directivité horizontale est très souhaitable, une directivité verticale plus marquée peut limiter les réflexions sur le sol et le plafond. Autrement dit, des fronts d'onde hémicylindriques sont ils plus efficaces que des fronts hémisphériques ?
Qui dit ondes hémicylindriques dit alignement vertical de haut-parleurs dans une symétrie horizontale. Entre la disposition de d'Appolito et les ''line array'', je recherche depuis une trentaine d'années les ''compositions'' les plus adaptées à une utilisation domestique. Elles ont été utilisées pour mes propres multivoies à médium dôme et mes charges ouvertes. Dans le premier cas j'ai obtenu des colonnes hautes et étroites. La symétrie par rapport à un tweeter, centre acoustique de l'ensemble, permet de profiter, dans le sens horizontal, d'une absence de directivité et une homogénéité de l'image sonore proche des Baltic, tout en contrôlant la directivité verticale. Autre avantage, j'ai pu choisir les tweeters (rubans), médiums (dômes 2') et bas médium haut grave (10cm à cône). Il y a moins de compromis sur chaque haut-parleur spécialisé, adapté à son utilisation sans faire appel à une structure concentrique complexe.

Ceci n'est pas une critique de la Baltic mais une réflexion sur les choix conceptuels. Je constate que la symétrie verticale existait sur la Pacific MC ou, maintenant, l'Ambrose 3.

[...]

Toutes ces remarques faites en dehors de toute écoute comparative, qu'en pensent ceux qui ont entendu ? J'aurais aimé me faire une idée perso ...


Tout cela est très intéressant, JACBRU.

Je ne peux pas dire grand chose de l'usage des Baltic en multicanal, sauf que, comme je l'ai dit plus haut, d'un point de vue pratique, le faible encombrement de ces enceintes invite à en faire un tel usage.

J'ai déjà entendu cinq Baltic II et plusieurs caissons (des Thor, je crois) dans un salon hifi de l'AAA (Association des Audiophiles Alsaciens) à Strasbourg : la capacité à créer un relief sonores stable comme du béton était impressionnante. Et il n'y avait aucun problème de "grave qui jouait dans son coin".

La symétrie verticale (apparente ; qu'en est-il dans le domaine de la propagation du son ?) des haut-parleur existait aussi sur les Iroises "historiques" (MC, MC300, MC MR, SCS, SCS500, SCS500EX).

Pour ce qui est du filtrage actif des Baltic, je dirais qu'on attend que ça. Dommage que Cabasse ne fasse plus d'enceintes actives, Sphère exceptée. Mais l'entreprise a déjà sorti un caisson de grave actif avec égalisation automatique à partir de plusieurs mesures effectuées avec un microphone fourni avec le caisson (Santorin 30 : un caisson qui passe un peu inaperçu, je trouve, alors que son principe même laissait attendre d'avantage de réactions). Ça commence donc à bouger à nouveau chez Cabasse. Peut-être qu'avec un peu de patience...
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Scytales
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Message » 29 Juil 2010 13:01

Scytales

sais tu la cote d'une Baltic 2 et celle d'une Evo ?
Merci à toi
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Message » 29 Juil 2010 15:08

Scytales a écrit:J'ai déjà entendu cinq Baltic II et plusieurs caissons (des Thor, je crois) dans un salon hifi de l'AAA (Association des Audiophiles Alsaciens) à Strasbourg : la capacité à créer un relief sonores stable comme du béton était impressionnante. Et il n'y avait aucun problème de "grave qui jouait dans son coin".
La symétrie verticale (apparente ; qu'en est-il dans le domaine de la propagation du son ?) des haut-parleur existait aussi sur les Iroises "historiques" (MC, MC300, MC MR, SCS, SCS500, SCS500EX).
Pour ce qui est du filtrage actif des Baltic, je dirais qu'on attend que ça. Dommage que Cabasse ne fasse plus d'enceintes actives, Sphère exceptée. Mais l'entreprise a déjà sorti un caisson de grave actif avec égalisation automatique à partir de plusieurs mesures effectuées avec un microphone fourni avec le caisson (Santorin 30 : un caisson qui passe un peu inaperçu, je trouve, alors que son principe même laissait attendre d'avantage de réactions). Ça commence donc à bouger à nouveau chez Cabasse. Peut-être qu'avec un peu de patience...

Les remarques que j'ai faites sont à relativiser et toutes théoriques. Dans mon expérience de conception de systèmes acoustiques je ne démarre jamais un projet sans cahier de charges et après longue réflexion sur les techniques (haut-parleurs, charges et filtrage à utiliser. je n'ai pas "droit à l'erreur". pour l'achat du matériel. Pour un bon système il faut avant tout un bon concept. Lorsque je "décortique" un modèle existant, je remarque toujours qu'un compromis reste un compromis avec ses forces et faiblesses. En tous cas les caractéristiques à l'écoute peuvent toujours être attendues si l'analyse préalable a été bien faite. Je peux donner un exemple. En quinze ans mes dipôles ont fait l'objet de quatre évolutions majeures. Ils ont connu trois type de membranes successives pour les 17 grave/médium : polypropylène, polypropyène/mica, Kevlar/Carbone. En fait, le type de membrane fait assez peu la différence, elle reste minime dans la mesure où les haut-parleurs sont de qualité équivalente. Par contre, le concept initial est fondamental pour le résultat subjectif. Ceci ne remet pas en question le fait que plus on est exigeant sur le résultat et la fidélité au document source moins les différences sont marquées. Par contre un système à pavillon, un transducteur à émission ponctuelle concentrique, un système multivoies à dôme ou une charge ouverte ont des spécificités qui restent reconnaissables. La comparaison NS1000x/Baltic le confirme.

Que la symétrie du système acoustique soit axiale ou verticale ne touche pas la qualité globale de la restitution. Par contre il me semble qu'une ligne acoustique vertical a des avantages en matière d'adaptation au local. Mais bien sûr les fronts d'ondes générés par les Baltic permettent un "remplissage" harmonieux du volume d'écoute, particulièrement avec les sources multicanales.

Par rapport à la Baltic ma réflexion sur le grave n'était pas une critique. Simplement il faut être très exigeant sur les caractéristiques et le réglage du caisson. Par contre, 5 ou 7 Baltic en multicanal leur permettent de faire face à l'impédance acoustique du local, mieux que deux (l'émission aux basses fréquences est limitée à un anneau dont la surface n'est pas grande tout comptes faits). J'insiste sur ce paramètre qui est trop méconnu. Il faut pouvoir "remuer" la masse d'air à toutes les fréquences. Mes prochains dipôles auront probablement six 17cm dans le médium ... et les tweeters qui vont avec pour équilibrer les rendements.

Lors de sa reprise, Mr Canon a semble-t-il fait le ménage dans les gammes Cabasse, il les a désactivées pour activer la firme. L'avenir nous en dira plus sur cette réactivation. Soyons confiant pour le THG de la marque. Rien empêche dans l'état des choses de refaire le coup d'Igor en activant deux Baltic...
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Message » 29 Juil 2010 16:24

JacBru,

j'espère que tu ouvriras un sujet sur tes dipoles actuelles et surtout tes futures
:D
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d'autres écoutes comparatives...

Message » 29 Juil 2010 17:24

Je salue le remarquable message :D de JACBRU concernant les Cabasses.
Bien sur, comme tu l'écris il est en théorie possible que les 0,6 grammes de la membrane en Béryllium du médium Yamaha fasse une différence, qui a été nettement constatée par Scytales et moi même.
C'est dommage JACBRU que tu n'ai pas pu assister a ce test passionnant. :(

Suite a la "déroute" des Dynaudio Air 20, je salue le courage de Syber d'avoir accepté de mettre sa Baltic II en compétition avec les deux Yamahas (l'active et la passive).
Le résultat premier de ce test n'étant pas la supériorité des Yamahas mais la convergence du type d'image reproduit par les deux systèmes, (cf Philippe Muller), Syber devrait d'être rassuré, plutôt que de rechercher l' analogie avec des régates a handicap, ou des réflexions faussant la comparaison. :roll:
Ah passion quand tu nous tient :lol:
J'aimerais maintenant commencer a préparer d'autres écoutes..... par exemple avec les K&H 300.
Ce post se voulant ouvert a d'autres écoutes comparatives intéressantes, si des volontaires se présentent, ils sont les bienvenus :D au Studio.

Igor Kirkwood
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Message » 29 Juil 2010 20:59

Quelques problèmes "d'édition" ! :evil:
Dernière édition par JACBRU le 29 Juil 2010 21:21, édité 2 fois.
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Message » 29 Juil 2010 21:04

bobim a écrit:JacBru,
j'espère que tu ouvriras un sujet sur tes dipôles actuelles et surtout tes futures
:D

J'attendrai un peu avant de publier mes "nouveaux petits" secrets. Je garde toujours un "coup d'avance, normal.

Je pense au sujet, je souhaite une discussion de fond sur les dipôles en général. J'ai déjà fait des allusions sur plusieurs fils. je désire tout rassembler sur le post de départ. J'y travaille, le temps manque, mais on y arrivera.

Les configurations électrodynamiques proposées en général sur les forum sont souvent des transpositions de configurations fermées en "ouvert". Elles vont parfois à l'encontre de la logique "dipôles". Ceux ci devraient être pensés en fonction de leurs caractéristiques particulières pour en optimiser les avantages et "contourner" les problèmes. Mes solutions sont absolument spécifiques et personnelles.

Pour constater le résultat à l'écoute il faudrait que je déplace ma configuration chez Igor. Je n'exagère absolument pas le résultat. Quand on veut faire évoluer une chaîne il faut être le plus objectif possible avec son "travail'. Depuis 45 ans j'ai eu le temps de mettre au point mes propres méthodes d'écoute.

En tous cas, en dehors des périodes de réglage, je ne me pose aucune question, ces systèmes vous emmènent dans la musique vivante sans s'en apercevoir. Les voix masculines et féminines sont particulièrement émouvantes de vie. Il n'y a pas de secret, comme je l'ai dit, avec les grands systèmes, tout tient dans la rigueur du concept. Je l'ai déjà raconté, même la musique de variété contient des "pièges" inattendus. Je me suis surpris à frissonner avec Killers de Michael Jackson ! Je n'en revenait pas moi même. Et je ne parle pas des larmes versées avec "Love me tender" ou Fiever par Elvis ou tout d'Edith Piaf ! C'est très émouvant d'entendre ces artistes disparus comme s'ils étaient à deux mètres de toi. Cela je ne l'ai eu intensément qu'avec quelques dipôles, pas tous. Même s'il s'agit d'effet DSP, comme le dit TMS, il arrive au DSP d'être "magique" !
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Message » 29 Juil 2010 23:07

J'aimerais maintenant commencer a préparer d'autres écoutes.....

c'est toujours intéressant une comparaison d'enceintes mais je propose un montage de test qui me parait plus pratique et sans doute plus efficace (je n'ai aucune confiance dans la mémoire auditive).
Image
C'est une solution que j'utilise chez moi : le DCX permet d'aligner le niveau de 2 sorties et éventuellement de filtrer et corriger une des enceintes en test. Avec le switch ABX et sa télécommande, on peut basculer instantanément entre les deux enceintes avec un niveau aligné.
Pour les anti-ABX, n'ayez crainte, le switch n'est ici utilisé que comme simple commutateur, le but n'est pas faire un ABX d'enceintes...Quoique.... :wink:
Si ça intéresse, je pourrais la mettre en place chez Igor (ce qui me permettrai d'emmener et comparer mon enceinte actuelle :D
En attendant, je peux aussi accueillir des essais chez moi.
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