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Tout sur les séries... Télévisées, mais aussi webséries ou VOD ( type Netflix )

Babylon 5 - saisons 1,2,3,4,5

Message » 19 Sep 2009 10:27

un de ces jours , si je n'ai plus rien d'autre a me mettre sous la dent , j'essai a nouveau .
neo
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Message par Google » 19 Sep 2009 10:27

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Message » 20 Sep 2009 17:00

yrad a écrit:Autant Ben Browder en Cameron Mitchell (dans Stargate SG-1) n'a quasiment aucun intérêt, autant Ben Browder en John Crichton (dans Farscape) est un personnage très intéressant et à l'évolution passionnante !
Car dans les séries, tout tient à l'écriture !

Le personnage évolue peut-être de manière intéressante, mais l'acteur est vraiment une calamité vivante. Je ne suis pas surpris que Stargate – que j'ai toujours trouvé bon enfant mais divertissant – soit mort deux saisons après son arrivée.

Il est vrai que je n'ai vu que la première saison et la fin de la seconde, mais il y a trop de choses que je déteste dans Farscape : Browder, Scorpius et son pyjama SM grotesque, la musique psychédélique, les couleurs psychédéliques, la décoration intérieur du vaisseau, les maquillages/costumes ridicules. Tout cela fait que je n'accroche ni aux personnages, ni aux situations, ni à la réalisation. Et j'allais oublier le prix délirant des DVD.

S'il y a une série SF que j'aimerais bien voir, c'est “Earth: Final Conflict", mais ça n'a pas l'air de vouloir sortir en France.
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Message » 20 Sep 2009 21:11

Pyjam a écrit:Le personnage évolue peut-être de manière intéressante, mais l'acteur est vraiment une calamité vivante. Je ne suis pas surpris que Stargate – que j'ai toujours trouvé bon enfant mais divertissant – soit mort deux saisons après son arrivée.

Mouais... De nombreux trekkers hostiles à Star Trek Enterprise tiennent le même raisonnement envers Jolene Blalock...

Pyjam a écrit:Il est vrai que je n'ai vu que la première saison et la fin de la seconde, mais il y a trop de choses que je déteste dans Farscape : Browder, Scorpius et son pyjama SM grotesque, la musique psychédélique, les couleurs psychédéliques, la décoration intérieur du vaisseau, les maquillages/costumes ridicules. Tout cela fait que je n'accroche ni aux personnages, ni aux situations, ni à la réalisation. Et j'allais oublier le prix délirant des DVD.

L'ironie est que j'avais à l'origine (au début des années 2000) exactement la même révulsion que toi envers Farscape...

Tes doléances portent finalement uniquement sur la forme. Or les connaisseurs de séries de SF - que nous sommes tous ici - savent que la richesse est dans le fond, et qu'il ne faut surtout pas s'arrêter à la forme... sans quoi ST TOS serait la première à en faire les frais je crois...

Valorisant autant que possible Babylon 5 sur d'autres forums, je me heurte souvent à de pareilles révulsions envers sa forme : "design de la station B5 très laid en comparaison de la station DS9 ou de la cité d'Atlantis" (sic), "interfaces de commandes cheap" (sic), "effets spéciaux pourris" (sic)... et j'en passe. Et parce que ces spectateurs ne parviennent pas à "dépasser" ces détails subjectifs, ils passent à côté d'une œuvre pourtant monumentale. C'est bien dommage.

En ce qui concerne Farscape, tous les choix de forme que tu déplores résultent pourtant de réelles volontés d'innovation :
- John Crichton est l'astronaute contemporain type, totalement formaté par la culture SF de sa jeunesse, et plongé sans préparation, sans ménagement, et sans retour possible dans un pur phantasme de geek.
- Scorpius est au départ un personnage de cauchemar caricatural digne de Freddy Krueger, mais qui se révèle être avec le temps l'un des "méchants" les plus complexes & mémorables de la SF ; il aura offert une hantise unique en son genre, à très grande valeur ajoutée culturelle (bourrée de références aux classiques), en comparaison de laquelle celle de Baltar par n°6 semble bien fade.
- Dans la lignée de Gomtuu (premier vaisseau organique de la SF audiovisuelle) du magnifique Star Trek TNG 03x20 Tin Man, le vaisseau vivant Moya possède un style bio et organique, à l'image de la série Farscape elle-même, sensuelle et décomplexée, prenant le contrepied des SF militarisées et sexuellement aseptisées (Star Trek, Babylon 5, Stargate...).
- Les marionnettes des studios Henson peuvent de prime abord sembler ridicules pour une SF sérieuse, mais elles sont en fait très expressives et finalement plus convaincantes que les aliens en CGI ; la volonté étant de réduire l'anthropomorphisme usuel des séries de SF.

Dans mon classement des grands univers de SF (les fondatrices The Twilight Zone et The Outer Limits étant à part), j'accorde à Star Trek la première place, à The X-Files la seconde, à Babylon 5 la troisième; et à Farscape la quatrième.
Farscape ne possède ni la portée philosophique de B5, ni des personnages aussi exceptionnels que Londo Mollari... Mais Farscape partage avec Babylon 5 sa profondeur, sa cohérence profonde, et son absence de manichéisme. Et Farscape se démarque en témoignant d'une créativité débridée (parfois même barrée), d'une crudité plus convaincante que celle de BSG 2003, et d'un sens de l'hommage (à toute la culture SF) unique en son genre.

Mais je t'accorde que le prix des coffrets DVD français de Farscape est délirant et totalement injustifié (inutilement volumineux, et absence de 16/9 et de sous-titres anglais pour les saisons 2 & 3).

Pyjam a écrit:S'il y a une série SF que j'aimerais bien voir, c'est “Earth: Final Conflict", mais ça n'a pas l'air de vouloir sortir en France.

Qualitativement, Earth Final Conflict (Invasion planète Terre) est assez loin derrière Star Trek, The X Files, Babylon 5, et Farscape.
En fait, pour être plus précis, la première saison de Earth Final Conflict (la plus conforme à ce que Gene Roddenberry voulait en faire) est un pur chef d'œuvre ! Extrêmement subtile et fine, elle cultive l'ambivalence et elle évite tous les pièges du manichéisme à la V, en se gardant bien de faire des Tealons de méchants envahisseurs.
Malheureusement dès la seconde saison, les scénaristes ont pris des libertés envers le projet originel de Gene Roddenberry et ont transformé Earth Final Conflict en une lutte primaire contre d'odieux envahisseurs, pour un V (je parle de la piètre série, non des téléfilms de qualité) à peine amélioré. Les saisons 2 à 5 offriront tout de même quelques moments mémorables dans le registre ultra-paranoïde, mais de manière générale (et saison 1 mise à part), Earth Final Conflict représente le gâchis d'un potentiel immense.

Les trois premières saisons de Earth Final Conflict ont été diffusées en France sur C+ (la VF existe donc bien). En revanche, les deux dernières saisons sont inédites à la diffusion en France, mais elles ont été sous-titrées par les subbers. Il n'y a malheureusement (en effet) aucune édition DVD française à l'horizon (sauf d'anciennes VHS Secam, incomplètes de surcroît).
Il existe toutefois une édition DVD britannique (PAL zone 2) de la première saison de Earth Final Conflict (mais sans sous-titres ni anglais ni français), une édition DVD australienne (PAL multi-zone) des saisons 2 et 3 (sans sous-titres ni anglais ni français), et une édition DVD américaine (NTSC sone 1) des saisons 3, 4 et 5 (sans sous-titres ni anglais ni français).
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Message » 21 Sep 2009 14:42

yrad a écrit: De nombreux trekkers hostiles à Star Trek Enterprise tiennent le même raisonnement envers Jolene Blalock...

Jolene Blalock a fait un excellent travail sur Enterprise, j'aime son jeu tout en subtilité. Et T'Pol est l'épouse idéale : elle parle peu, et même quand elle ne dit rien on sait tout ce qu'elle pense ! :D

Je te remercie pour ces informations sur EFC. J'essayerai donc essentiellement de me procurer la première saison.

Pour ce qui est de la forme, il est normal qu'on ne puisse pas en faire abstraction parce qu'elle participe grandement au plaisir de visionner une série, mais aussi à la crédibilité qu'on lui accorde. Tu connais assez bien le principe de la "suspension d'incrédulité" il me semble. Quand je vois Browder en astronaute, je n'y arrive pas, parce que pour moi un astronaute ça à la gravité (ah ah!) d'un Neil Armstrong, ça ne ressemble pas un joueur de football américain. En revanche, quand je vois Peter Weller en astronaute dans "Odyssey 5", là j'y crois. :D
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Message » 21 Sep 2009 17:25

Pyjam a écrit:
yrad a écrit: De nombreux trekkers hostiles à Star Trek Enterprise tiennent le même raisonnement envers Jolene Blalock...

Jolene Blalock a fait un excellent travail sur Enterprise, j'aime son jeu tout en subtilité. Et T'Pol est l'épouse idéale : elle parle peu, et même quand elle ne dit rien on sait tout ce qu'elle pense ! :D

Je suis tout à fait d'accord avec toi au sujet de T'Pol. Mais je citais cet exemple pour montrer à quel point la crédibilité d'un personnage est quelque chose de subjectif.
Pour toi et moi, T'Pol est une Vulcaine convaincante, et j'ajouterais fidèle au jeu de Leonard Nimoy, c'est à dire souple et empreint d'une indéfinissable ironie... loin de la rigidité (excessive à mon sens) de Tuvok.
Mais pour de nombreux trekkers, T'Pol est juste une potiche siliconée, à l'interprétation bien trop émotionnelle pour une Vulcaine... :roll:

Pyjam a écrit:Je te remercie pour ces informations sur EFC. J'essayerai donc essentiellement de me procurer la première saison.

N'hésite pas à me contacter en MP si tu as des difficultés à trouver ce que tu cherches...

Pyjam a écrit:Pour ce qui est de la forme, il est normal qu'on ne puisse pas en faire abstraction parce qu'elle participe grandement au plaisir de visionner une série, mais aussi à la crédibilité qu'on lui accorde. Tu connais assez bien le principe de la "suspension d'incrédulité" il me semble. Quand je vois Browder en astronaute, je n'y arrive pas, parce que pour moi un astronaute ça à la gravité (ah ah!) d'un Neil Armstrong, ça ne ressemble pas un joueur de football américain. En revanche, quand je vois Peter Weller en astronaute dans "Odyssey 5", là j'y crois. :D

Ce n'est pas moi qui te contredirais au sujet de Peter Weller en Chuck Taggart, étant donné la façon dont j'adore Odyssey 5. Je l'ai assez fait savoir sur le topic dédié. ;)
Chuck Taggart est le plus pur parangon des astronautes des programmes Gemini et Apollo, totalement porté par l'esprit The Right Stuff (L'étoffe des héros) ! Et le personnage de Jonathan Archer dans Enterprise est également fidèle à cette typo, et c'est bien pour ça qu'il est à mes yeux l'un des trois plus intéressants capitaines de Star Trek (avec Picard et Sisko dans des genres très différents).

Je t'accorde que John Crichton ne rentre pas tellement dans la catégorie des fous volants des temps héroïques.
Mais ce qui peut gêner certains spectateurs dans le style et le look de Ben Browder est exactement ce qui en gênera d'autres dans l'apparence de Jolene Blalock...

L'essentiel réside pourtant dans l'écriture d'un rôle et dans son interprétation. Or je trouve que Ben Browder a été globalement à la hauteur dans Farscape, même si je lui préfère instinctivement Peter Weller ou Scott Bakula.

Pour prendre une analogie qui te rappellera certains de nos débats passés, pour moi John Crichton est à Chuck Taggart ce que John Sheridan et à Jeffrey Sinclair. Les premiers sont moins convaincants et moins subtils que les seconds, mais grâce à la qualité d'écriture de leur rôle, on finit par s'y faire, et ce n'est finalement pas si mal.

En effet, je n'ignore rien de la notion de suspension d'incrédulité, mais tu n'ignores pas non plus qu'il n'y a rien de plus subjectif que cette notion, dans la mesure où chaque spectateur possède ses propres critères de suspension d'incrédulité.
Pour la majorité des spectateurs, la forme sera un facteur d'immersion essentiel, et c'est ce qui explique les difficultés d'un chef d'œuvre comme Babylon 5 à atteindre la majorité des gens lorsqu'une foutaise comme Star Wars y parvient sans difficulté.
Tandis que pour une minorité dans mon genre, la forme est secondaire, car j'assimile les bonnes séries télévisée à des pièces de théâtre filmées. Dès lors, la crédibilité des décors et des effets spéciaux m'indiffère largement, et seul m'importe vraiment les qualités d'écriture et d'interprétation.
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Message » 21 Sep 2009 19:37

yrad a écrit:Pour la majorité des spectateurs, la forme sera un facteur d'immersion essentiel, et c'est ce qui explique les difficultés d'un chef d'œuvre comme Babylon 5 à atteindre la majorité des gens lorsqu'une foutaise comme Star Wars y parvient sans difficulté.

Je mesure un peu : c'est finalement la volonté de miser sur la forme, d'incarner au maximum son univers (et on peut effectivement discuter sur ce dernier mot) sur la dernière trilogie, qui casse la magie de l'évocation bien présente dans la première trilogie et peut donc, de manière peut être excessive, te faire appréhender l'ensemble comme une foutaise. Pour ma part le pouvoir évocateur de la première trilogie est bien présent.
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Message » 21 Sep 2009 19:38

(mais à dix mille de Babylon 5 :D !)
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Message » 21 Sep 2009 20:35

Ginzu a écrit:Je mesure un peu : c'est finalement la volonté de miser sur la forme, d'incarner au maximum son univers (et on peut effectivement discuter sur ce dernier mot) sur la dernière trilogie, qui casse la magie de l'évocation bien présente dans la première trilogie et peut donc, de manière peut être excessive, te faire appréhender l'ensemble comme une foutaise. Pour ma part le pouvoir évocateur de la première trilogie est bien présent.

Bon ok, j'y suis allé un peu fort en utilisant le vocable "foutaise" au sujet de Star Wars. C'était surtout une petite provoc. :oops:
Mais il est vrai que je n'aime pas tellement cette œuvre, ni la fantasy en général... que je trouve intellectuellement pauvre au contraire du reste de la SF.
Il n'empêche que j'ai parfaitement conscience que Star Wars représente en soi un gros travail créatif non dénué de qualités, y compris dans la prélogie. Je comprends aussi que cet univers puisse envoûter bien des spectateurs... Simplement, je n'en fait pas partie.

Si je devais noter les univers de SF audiovisuels sur 10, voici ce que cela pourrait donner :

10/10 :
Star Trek
The X-Files / MillenniuM
Babylon 5
Farscape
The Twilight Zone
The Outer Limits 1995
The 4400
Odyssey 5
Twin Peaks
Riget
Carnivàle
American Gothic
The Prisoner
Nowhere Man
Jeremiah
Brimstone
Dark Skies
UFO
Space 1999 - saison 1
Terminator
Alien - films 1 à 3

9/10 :
Earth Final Conflict - saison 1
Firefly
Torchwood
Red Dwarf
Buffy TVS / Angel
Roswell
G versus E
Futurama
Total Recall - le film et la série
Invasion
Medium
The Matrix I
The Collector
Highlander - saisons 3 à 6
Earth II
The Planet Of The Apes - films et série
Logan's Run
Wonderfalls
The Invaders
Harsh Realm
The Outer Limits 1963
Tales From The Crypt

8/10 :
Battlestar Galactica 2003
True Blood
Alien Nation
V - les téléfilms
Threshold
The Dead Zone
Tru Calling
Dollhouse
Charlie Jade
Max Headroom
Space Above And Beyond
Life On Mars
Seven Days
Sleepwalkers
Quantum Leap
Sliders - saisons 1 & 2

7/10 :
Doctor Who - celle de 1963 et le revival de 2005
Stargate
Surface
Hellboy
Dead Like Me
Supernatural
Warehouse 13
Dark Angel
Kingdom Hospital
First Wave
Mysterious Ways
The X-Men
Hellraiser
The Crow
The Champions

6/10 :
Heroes
Smallville
Lexx
Earth Final Conflict - saison 2 à 5
Department S
Battlestar Galactica 1978
Highlander - films & saisons 1 & 2
Forever Knight
Kindred: The Embraced
Misfits Of Science
Pushing Daisies
Back To The Future
Dune - les deux séries (pas le film)
Sliders - saisons 3 & 4

5/10 :
Lord Of The Rings
Star Wars
The Matrix II et III
Harry Potter
Narnia
Andromeda
Witchblade
Early Edition
Eureka

4/10 :
Charmed
Mork & Mindy
ALF
Painkiller Jane
Buck Rogers
Space 1999 - saison 2
Joan Of Arcadia

3/10 :
V - la série
Fringe
The Time Tunnel
Hercules: The Legendary Journeys
Xena: Warrior Princess
Cleopatra 2525

2/10 :
Dark Shadows
Mutant X
Lost In Space
Transformers
Touched By An Angel
Fantasy Island
Sliders - saison 5

1/10 :
Lost

Ce palmarès - fait de tête - est loin d'être exhaustif. Il ne considère ni les films isolés, ni l'animation, ni les séries anthologiques.
10/10 ne signifie évidemment pas que l'œuvre est parfaite, c'est simplement un positionnement qualitatif global.
Dernière édition par yrad le 04 Déc 2009 19:13, édité 7 fois.
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Message » 22 Sep 2009 3:41

yrad a écrit:En effet, je n'ignore rien de la notion de suspension d'incrédulité, mais tu n'ignores pas non plus qu'il n'y a rien de plus subjectif que cette notion, dans la mesure où chaque spectateur possède ses propres critères de suspension d'incrédulité.
Pour la majorité des spectateurs, la forme sera un facteur d'immersion essentiel, et c'est ce qui explique les difficultés d'un chef d'œuvre comme Babylon 5 à atteindre la majorité des gens lorsqu'une foutaise comme Star Wars y parvient sans difficulté.
Tandis que pour une minorité dans mon genre, la forme est secondaire, car j'assimile les bonnes séries télévisée à des pièces de théâtre filmées. Dès lors, la crédibilité des décors et des effets spéciaux m'indiffère largement, et seul m'importe vraiment les qualités d'écriture et d'interprétation.


la forme est bien pour moi un facteur d'immersion essentiel et cela ne m'empeche pas de considerer babylon 5 comme faisant partie des 2 series que je considere comme majeures parmi les quelques series que j'ai visionnées durant ces deux dernieres decennies.l'autre etant twin peaks dont les codes televisuels se retrouvent dans beaucoup des series qui l'ont suivi,tout domaine confondu,x-files en etant un parfait exemple.
je suis totalement en accord avec ce que tu dis quant à l'assimilation des bonnes series televisees à des pieces de theatre filmées et pourtant l'importance de la forme redevient graduellement presente en rapport direct avec une evocation qui s'eloigne ou de nos connaissance ou de notre temps.je dirais que la valeur ajoutée ou la difference,c'est selon,du visuel par rapport à la litterature c'est que l'imaginaire doit etre comblée par justement le visuel sinon quel interet au visuel qui ne peut etre qu'un frein à l'imaginaire.
tout ce qui est hors de notre temps et tout ce qui echappe à nos connaissances culturelles immediates declenche de fait la curiosité monsieur decker...l'insatiable curiosité :wink: ,
le passé et l'eloignement geographique declenche donc cela,mais cette partie est encore quelque part connue au contraire du futur ou l'envie de decouvrir devient là encore plus forte.
et de tout ce qui est visuel,voir et donc decouvrir tout ce qui compose un univers inconnu de nous est fondamental,ce n'est pas notre imaginaire qui est convié mais bien notre curiosité,notre soif de decouverte.la forme est donc primordiale dans ce contexte.
je ne connais pas farscape,les quelques fois ou j'aurais pu m'installer devant cette serie n'ont pas ete car la forme que j'en ai perçu etait pour moi par trop redhibitoire.je ne nie pas les qualités de fond que peut posseder cette serie d'apres ce que tu en dis mais apres ce que je viens succintement d'expliquer,il est facile de comprendre que de mon point de vue,la forme en sf audio visuelle ne peut en aucun cas etre un simple habillage mais fait partie integrante du fond.et la reussite des sfx n'est pas en soi obligatoire pour qu'une forme soit credible mais ce qui est surtout important c'est que le spectateur sente la veracité du visuel que n'importe quel humain connait au fond de lui sans forcement en avoir conscience et qui fait partie de notre experience sensorielle developpée tout au long de notre construction.ce qui fait qu'un film comme planete interdite est toujours superbe à mes yeux malgré des sfx depassés de longue date.
et babylon 5 n'a donc pour moi aucun probleme de forme meme si des sfx du futur ne peuvent qu'ameliorer la puissance visuelle d'une oeuvre de sf.
je considere que babylon 5 est la plus grande oeuvre de sf televisuelle que j'ai jamais eu l'occasion de voir.je dis bien televisuelle car je ne peux jauger une serie de tele de la meme façon que je jaugerais un film.
tu as fais une petite allusion à star wars :D ,il est vrai que si l'on parle de sf pure et dure,l'oeuvre de lucas ne peut lutter mais son positionnement n'a jamais eu vocation à cela.je comprends ton ressenti puisque tu fais allusion au fait que tu n'aime pas la fantasy .je trouve en meme temps cette remarque curieuse car je ne considere pas du tout la fantasy comme etant un genre de la sf meme si,quelque fois,les deux genres peuvent se melanger pour donner par exemple une serie litteraire comme "gor".star wars etant bien un space opera,donc de la sf,le fait que sa mythologie puisse sembler proche de celle d'un seigneur des anneaux n'est en aucun cas une transgression des genres puisque ces similitudes sont le fait de la psychée humaine.
pour terminer,je ferais allusion à matrix,l'ensemble,car si je devais faire une hierarchie des trois films,ou plutot 2 devrais je dire car le decoupage cinematographique des deux suites ne masque pas le fait qu'elles ne sont qu'un film coupé tout simplement en deux,ce n'est certainement pas,mais alors pas du tout le premier qui aurait mes faveurs.que ce soit dans la forme ou dans le fond,l'oeuvre matrix est un monument de la sf au cinema,digne de certains developpements complexes comme seule la litterature sf peut en donner,cette oeuvre a au moins 5 niveaux de lecture et je ne peux que feliciter la mise en place visuel du propos developpé.j'avoue que ton classement concernant cette oeuvre m'a laissé circonspect .mais comme ce post est consacré à ce monument sf televisuel qu'est babylon5,je ne m'eternise pas sur matrix.
invasion planete terre avait un potentiel pour suivre les traces de babylon 5.
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Message » 22 Sep 2009 7:35

Yrad, j'ai cru comprendre que tu appréciais les univers SF qui font preuve d'une grande rigueur scientifique, de sérieux et qui abordent de grands thèmes (philosophiques, sociologiques, etc), à la manière de Star Trek et que tu apprécies moins les oeuvres plus légères et divertissantes comme Star Wars.

A partir de là, j'ai de la peine à comprendre ton 10/10 à la saga Terminator. Je suis également fan de cet univers, mais pour moi, il est plus à ranger du côté de Star Wars que du côté de Star Trek ! C'est une oeuvre légère, décomplexée, ultra fun, mais sans aucune rigueur scientifique (multiples paradoxes temporels). C'est du divertissement de très grande qualité, mais ça n'a pas le profondeur des oeuvres que tu sembles apprécier.

Tu pourrais développer un peu ?
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Message » 23 Sep 2009 16:19

yrad a écrit:Si je devais noter les univers de SF audiovisuels sur 10, voici ce que cela pourrait donner :

10/10 :
Star Trek
The X-Files/MillenniuM
Babylon 5
[…]
Ce palmarès - fait de tête - est loin d'être exhaustif. Il ne considère ni les films seuls, ni l'animation, ni les anthologies. 10/10 ne signifie évidemment pas que l'œuvre est parfaite, c'est simplement un positionnement qualitatif global.

Yrad, je te trouve bien généreux avec Sliders saison 3, seconde moitié qui ré-explore sans imagination les thèmes classiques du fantastique et de l’horreur est tout de même affligeante.

Je remarque qu’il manque quelques titres : « Harsh Realm », mais est-il bien nécessaire de l’ajouter ?!; l’excellent « Tru Calling » mais ce n’est pas à proprement parler un « Univers de SF ».
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Message » 23 Sep 2009 17:02

5/10, pour lord of thte rings ..... :evil:
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Message » 24 Sep 2009 6:32

Je me doutais bien que mon petit palmarès improvisé allait susciter... des réactions... colorées. :mdr:

marck5 a écrit:la forme est bien pour moi un facteur d'immersion essentiel et cela ne m'empeche pas de considerer babylon 5 comme faisant partie des 2 series que je considere comme majeures parmi les quelques series que j'ai visionnées durant ces deux dernieres decennies.l'autre etant twin peaks dont les codes televisuels se retrouvent dans beaucoup des series qui l'ont suivi,tout domaine confondu,x-files en etant un parfait exemple.

Certes, mais cela illustre ce que j'ai écrit. Chacun possède ses propres facteurs d'immersion, et aussi ses propre facteurs de forme. Les éléments de forme rédhibitoires (c'est à dire rendant impossible l'appréciation du fond) ne sont pas les mêmes pour tous.

Oui, Twin Peaks est une œuvre fondatrice, et c'est bien pour ça que je lui attribue un 10/10.
Elle a de toute évidence influencé The X-Files, mais cette dernière a de son côté témoigné d'une telle créativité, d'une telle richesse thématique, qu'elle est à son tour devenue une œuvre fondatrice, sans cesse imitée et copiée depuis (mais avec bien moins de talent).

marck5 a écrit:je suis totalement en accord avec ce que tu dis quant à l'assimilation des bonnes series televisees à des pieces de theatre filmées et pourtant l'importance de la forme redevient graduellement presente en rapport direct avec une evocation qui s'eloigne ou de nos connaissance ou de notre temps.je dirais que la valeur ajoutée ou la difference,c'est selon,du visuel par rapport à la litterature c'est que l'imaginaire doit etre comblée par justement le visuel sinon quel interet au visuel qui ne peut etre qu'un frein à l'imaginaire.
tout ce qui est hors de notre temps et tout ce qui echappe à nos connaissances culturelles immediates declenche de fait la curiosité monsieur decker...l'insatiable curiosité :wink: ,
le passé et l'eloignement geographique declenche donc cela,mais cette partie est encore quelque part connue au contraire du futur ou l'envie de decouvrir devient là encore plus forte.
et de tout ce qui est visuel,voir et donc decouvrir tout ce qui compose un univers inconnu de nous est fondamental,ce n'est pas notre imaginaire qui est convié mais bien notre curiosité,notre soif de decouverte.la forme est donc primordiale dans ce contexte.

Ton point de vue se défend, et je le comprends.
Cela dit, je refuse d'accorder au visuel une aussi grande importance, même au bénéfice du futurisme et de l'exotisme.
La différence entre le support littéraire et le support audiovisuel doit demeurer à mon sens l'incarnation ! Dès lors que les dialogues sont inspirés et l'interprétation convaincante, ils doivent être capable de transcender le visuel. C'est l'essence même du théâtre, où le cadre s'efface devant le vérité de l'écriture et de son incarnation.
Voilà pourquoi j'ai la plus grande estime par exemple pour Le paltoquet de Michel Deville, et plus encore pour Dogville de Lars von Trier - l'un de mes dix films préférés.

Toutefois, pas de malentendu ! Je n'ai écrit nulle part que je crachais sur la forme !
Pour être plus précis que je ne l'ai été dans mes posts précédents, j'estime en fait que la forme doit impérativement être au service du fond, et non l'inverse comme on le voit trop souvent. Dès lors, la forme n'est ni une condition suffisante, ni même une condition nécessaire ! La forme est une valeur ajoutée, un incontestable plus, auquel je suis le premier sensible, mais qui ne doit jamais devenir une prérequis, sauf s'il sert directement le fond (comme certains effets pour communiquer des sensations indicibles).
Et c'est bien pourquoi j'apprécie au plus haut point la remasterisation des effets spéciaux de Star Trek TOS. Je regrette même que la modernisation de la forme de cette série fondatrice ne soit pas allée beaucoup plus loin !
Car tout travail de forme susceptible de crédibiliser le fond est à encourager. Il n'empêche que le fond doit toujours demeurer appréciable même si la forme est fauchée ou bâclée...

marck5 a écrit:je ne connais pas farscape,les quelques fois ou j'aurais pu m'installer devant cette serie n'ont pas ete car la forme que j'en ai perçu etait pour moi par trop redhibitoire.je ne nie pas les qualités de fond que peut posseder cette serie d'apres ce que tu en dis mais apres ce que je viens succintement d'expliquer,il est facile de comprendre que de mon point de vue,la forme en sf audio visuelle ne peut en aucun cas etre un simple habillage mais fait partie integrante du fond.et la reussite des sfx n'est pas en soi obligatoire pour qu'une forme soit credible mais ce qui est surtout important c'est que le spectateur sente la veracité du visuel que n'importe quel humain connait au fond de lui sans forcement en avoir conscience et qui fait partie de notre experience sensorielle developpée tout au long de notre construction.ce qui fait qu'un film comme planete interdite est toujours superbe à mes yeux malgré des sfx depassés de longue date.

Je ne crois justement pas que Farscape accuse des problèmes objectifs de forme !
Star Trek TOS et Babylon 5 ont quant à elles souffert de budgets limités, et leur "défauts" de forme résultaient simplement d'un manque de moyens (décors, SFX), et bien sûr du format télévisuel lui-même (qui demeure rédhibitoire aux yeux de certains).
Tandis que Farscape a toujours disposé de remarquables SFX et de spacieux décors pour une série télévisée (du niveau de Battlestar Galactica 2003, de Star Trek Enterprise, ou de Stargate Atlantis). Les autres facteurs de forme de Farscape ne sont pas des faiblesses ou des impuissances, mais des partis pris d'auteurs, innovants et iconoclastes.
C'est la raison pour laquelle la série Farscape a divisé le public, comme au fond toute œuvre d'auteur. De nombreux spectateurs n'y ont vu qu'une foutaise assez grotesque, tandis que d'autres en sont littéralement tombés amoureux. Farscape s'est taillée une communauté de fans inconditionnels (appelés scapers), qui sont par leur degré d'exigence la preuve vivante que cette série possède quelque chose d'unique.
Et pour ma part, je n'ai pas découvert ce quelque chose d'unique du premier coup ! Il a en fait fallu que je m'y reprenne à plusieurs reprises... :oops:

marck5 a écrit:jet babylon 5 n'a donc pour moi aucun probleme de forme meme si des sfx du futur ne peuvent qu'ameliorer la puissance visuelle d'une oeuvre de sf.
je considere que babylon 5 est la plus grande oeuvre de sf televisuelle que j'ai jamais eu l'occasion de voir.je dis bien televisuelle car je ne peux jauger une serie de tele de la meme façon que je jaugerais un film.

Je peux témoigner que j'ai tenté de faire découvrir Babylon 5 à de nombreux amis amateurs de SF audiovisuelle, et ils ont implacablement butté sur sa forme ! Le plus pathétique fut de voir certains d'entre eux m'avouer qu'ils "sentaient" bien par les dialogues que cette série était brillante, mais qu'ils se découvraient "physiologiquement" incapables de s'accommoder des "mauvaises images de synthèse" et de la "laideur du cadre" (sic).
Ce phénomène illustre toute la part de subjectivité qui existe dans les attentes et les vecteurs d'appréciation.

A dire vrai, je suis soulagé de ne m'être finalement jamais arrêté à la forme d'une œuvre !

Et justement, parce que je ne m'arrête pas à la forme, je refuse de jauger différemment une série et un film. Les moyens et les façons de filmer diffèrent bien entendu, mais le propos est toujours fonction des talents d'écriture. Or je constate que statistiquement, l'écriture est généralement plus ambitieuse dans le monde des séries et dans le monde du théâtre que dans le monde du cinéma.

marck5 a écrit:tu as fais une petite allusion à star wars :D ,il est vrai que si l'on parle de sf pure et dure,l'oeuvre de lucas ne peut lutter mais son positionnement n'a jamais eu vocation à cela.je comprends ton ressenti puisque tu fais allusion au fait que tu n'aime pas la fantasy .je trouve en meme temps cette remarque curieuse car je ne considere pas du tout la fantasy comme etant un genre de la sf meme si,quelque fois,les deux genres peuvent se melanger pour donner par exemple une serie litteraire comme "gor".star wars etant bien un space opera,donc de la sf,le fait que sa mythologie puisse sembler proche de celle d'un seigneur des anneaux n'est en aucun cas une transgression des genres puisque ces similitudes sont le fait de la psychée humaine.

Il existe bien sûr de nombreuses "taxonomies" de la SF.
J'ai pour ma part adopté celle de l'un de mes auteurs favoris, Isaac Asimov, qui avait défini la SF comme la science de l'imaginaire, incluant le space opera, l'extrapolation, l'anticipation, la prospection, la hard science, l'uchronie, toutes les formes de fantasy, le fantastique, et l'horreur.
Le fond de Star Wars est de l'heroic fantasy (un sous-genre de la fantasy, lui-même un genre de la SF selon Asimov), tandis que la forme de Star Wars est du space opera (lui-même un genre de la SF).

Je suis un passionné de SF en général (littéraire au départ), mais je n'aime pas autant tous les genres de la SF. Et celui que j'apprécie le moins est sans nul doute la fantasy, même si je lui reconnais des pépites, comme par exemple The King of Elfland's Daughter (La fille du roi des Elfes) d'Edward Plunkett.
Les raisons de ma réserve envers la fantasy sont très nombreuses, et je n'ai pas le temps de les détailler présentement. Mais peut-être l'une des plus importantes d'entre elles est tout simplement que je ne parviens pas à y "croire", même en faisant les plus grands efforts du monde. Or la suspension d'incrédulité est à mes yeux un facteur déterminant.
Mais cela ne signifie pas pour autant que je ne connais pas et que je ne suis pas capable d'apprécier la valeur objective des univers de fantasy. Ainsi, JRR Tolkien est l'un des écrivains de SF pour lequel j'ai le plus d'estime au regard du degré d'élaboration et de cohérence du monde d'Arda. Et pourtant, ce monde imaginaire ne m'a jamais séduit, même si j'ai toujours été impressionné par le travail de son auteur (que j'ai lu en intégralité ou presque).

marck5 a écrit:pour terminer,je ferais allusion à matrix,l'ensemble,car si je devais faire une hierarchie des trois films,ou plutot 2 devrais je dire car le decoupage cinematographique des deux suites ne masque pas le fait qu'elles ne sont qu'un film coupé tout simplement en deux,ce n'est certainement pas,mais alors pas du tout le premier qui aurait mes faveurs.que ce soit dans la forme ou dans le fond,l'oeuvre matrix est un monument de la sf au cinema,digne de certains developpements complexes comme seule la litterature sf peut en donner,cette oeuvre a au moins 5 niveaux de lecture et je ne peux que feliciter la mise en place visuel du propos developpé.j'avoue que ton classement concernant cette oeuvre m'a laissé circonspect.

De manière générale, je relativise l'innovation que représente Matrix. Car 35 ans avant, il y eut Simulacron 3 de Daniel Francis Galouye ; et 25 ans avant, Welt am Draht (Le monde sur le fil) de Rainer Werner Fassbinder ! C'est un peu comme de s'extasier sur Vanilla Sky de Cameron Crowe lorsqu'il y a Abre Los Ojos de Alejandro Amenábar quatre ans avant (et deux ans avant Matrix).
J'ai accordé malgré tout un 9/10 au premier Matrix, car il a su brillamment synthétiser et populariser des thèmes philosophiques au cœur de la bonne SF depuis pas mal d'années, et parce qu'il a osé une fin aigre-douce et fataliste.

Mais je n'ai pas une aussi grande tolérance envers les deux opus suivants (dont j'ai parfaitement conscience que ce n'est en fait qu'un seul et même film découpé en deux), car la substance philosophique du premier a été diluée dans une pure fantasy, avec son insupportable croisade du "bien" contre le "mal", les concepts d'élection, de prédestination, de messianisme, et tout les poncifs habituels.
En fait, les volets II et III de Matrix embrassent en tout point le monomythe campbellien, c'est à dire le niveau 0 de la SF, plombant trop d'œuvres littéraires et audiovisuelles de ces dernières décennies.

Il y a tout de même quelques beaux moments et quelques lignes de dialogues inspirées dans les deux derniers volets de Matrix, tout comme dans les deux trilogies de Star Wars... et c'est bien pour ça que je leur accorde malgré tout la moyenne.

marck5 a écrit:mais comme ce post est consacré à ce monument sf televisuel qu'est babylon5,je ne m'eternise pas sur matrix.
invasion planete terre avait un potentiel pour suivre les traces de babylon 5.

Tout à fait d'accord pour Earth Final Conflict. Et son gâchis est d'autant plus impardonnable.

_Gimli_ a écrit:Yrad, j'ai cru comprendre que tu appréciais les univers SF qui font preuve d'une grande rigueur scientifique, de sérieux et qui abordent de grands thèmes (philosophiques, sociologiques, etc), à la manière de Star Trek et que tu apprécies moins les oeuvres plus légères et divertissantes comme Star Wars.

En effet, ma préférence va vers les SF rigoureuses et scientifiques, et bien moins vers les fantaisies fun et inconséquentes.
En revanche, je raffole des parodies et des pastiches...

_Gimli_ a écrit:A partir de là, j'ai de la peine à comprendre ton 10/10 à la saga Terminator. Je suis également fan de cet univers, mais pour moi, il est plus à ranger du côté de Star Wars que du côté de Star Trek ! C'est une oeuvre légère, décomplexée, ultra fun, mais sans aucune rigueur scientifique (multiples paradoxes temporels). C'est du divertissement de très grande qualité, mais ça n'a pas le profondeur des oeuvres que tu sembles apprécier.

Tu pourrais développer un peu ?

Je ne perçois pas du tout les choses ainsi pour Terminator !

Peut-être que la forme de Terminator possède en effet un côté fun, un côté gros film d'action bien bourrin où l'on mitraille non-stop. Mais encore une fois, je ne m'arrête pas à la forme, que celle-ci soit valorisante ou non, que celle-ci soit sympa ou non.

Le propos de Terminator demeure en réalité extrêmement sérieux et construit, et cela dans chacun de ses volets - même les moins appréciés par le public (Rise Of The Machines et The Sarah Connor Chronicles).
Terminator est originellement l'œuvre de l'un des plus importants auteurs de la SF "sérieuse" : Harlan Ellison !
Et le concept de voyage dans le temps n'est vraiment intéressant que lorsqu'il donne lieu à des paradoxes. La notion même de paradoxe temporel résulte d'une lecture scientifique de la question.
Au jour d'aujourd'hui, il est impossible de savoir si le voyage dans le passé est possible, et quels effets il engendrerait. Faute de disposer d'un corpus scientifique pour appréhender la question de façon véridique, il ne nous reste que la construction logique. Or la construction logique postule l'existence de paradoxes - et non des moindres.

De toutes les œuvres de SF audiovisuelle, c'est Star Trek qui aura proposé les histoires temporelles les plus élaborées et les plus cohérentes ! Or celles-ci générent justement les paradoxes les plus extrêmes...
Terminator a également su prendre toute la mesure des paradoxes qui résultent du voyage temporel, et la timeline de son univers est en constante évolution. Lorsqu'on dépasse le côté fun et qu'on comprend bien Terminator, les paradoxes sont même d'une élaboration extrême, sans jamais tomber dans l'aporie pour autant.
C'est justement ce dont n'ont pas été capables Back To The Future, Doctor Who, et Timecop... qui ont toutes évité les véritables paradoxes temporels... et ont de ce fait beaucoup perdu tant en cohérence qu'en portée.

Terminator est également d'une extrême richesse philosophique et sociologique, en évitant adroitement tous les écueils usuels (Joseph Campbell ou Don Simpson par exemple), et en étudiant l'éveil de la vie artificielle aussi pertinemment que le fit Isaac Asimov.
Alors oui, j'assume mon 10/10 pour Terminator, car je n'ai strictement aucun reproche à faire à cet univers (sauf certains recastings, mais bon, passons), et parce qu'il fait partie des rares à livrer de nouvelles richesses et de nouvelles sources de réflexions à chaque revisionnage (comme tous les univers auxquels j'accorde un 10/10).

Pyjam a écrit:Yrad, je te trouve bien généreux avec Sliders saison 3, seconde moitié qui ré-explore sans imagination les thèmes classiques du fantastique et de l’horreur est tout de même affligeante.

Je constate en me relisant que je me suis trompé d'un niveau pour les saisons 3 et 4 de Sliders, je pensais les avoir placées dans le niveau 6/10 (et non 7/10 à tort). Je viens de corriger.

Il y a deux baisses de qualité dans Sliders que je n'ai pas manqué de relever : la première en cours de saison 3 (la série s'est alors "banalisée"), et la seconde au début de la saison 5 (la série est alors devenue catastrophique).
Les deux premières saisons de Sliders sont de grande qualité, même si elles auraient plus être meilleures (d'où mon 8/10 "seulement")... étant donné que le pilote de la série était proprement exceptionnel (et méritait quant à lui un 10/10).
Même si la finesse et l'innovation ne sont plus vraiment au rendez-vous, les saisons 3 et 4 de Sliders offrent périodiquement de bons épisodes, et l'esprit originel de la série survit encore tant bien que mal (au contraire de la saison 5). C'est pour ça que je n'ai pas été plus sévère...

Pyjam a écrit:Je remarque qu’il manque quelques titres : « Harsh Realm », mais est-il bien nécessaire de l’ajouter ?!; l’excellent « Tru Calling » mais ce n’est pas à proprement parler un « Univers de SF ».

Bien entendu qu'il manque des titres, des tas de titres ! Je l'ai bien précisé !
Je n'ai pas voulu consacrer plus de dix minutes à dresser ce palmarès strictement indicatif (et rien de plus).
En outre, je me suis arrêté net de l'étoffer au moment où j'ai commencé à me demander à partir de combien de films ou d'épisodes on pouvait parler d'univers de SF... :roll:

Car en vérité, il y a univers à partir d'un seul film de SF, et même d'un seul épisode de série anthologique (de type The Twilight Zone ou Tales From The Crypt). Malheureusement, si je pars de ce principe, eh bien je ne suis pas près de la finir, ma liste !
Mais ça me navre de ne pouvoir de ce fait y faire figurer mes films de SF préférés comme 2001, Blade Runner, Forbidden Planet, Solaris, Contact, Dune, Lost Highway, Children of Men, District 9 et quelques autres...

Cela dit, il ne faut pas hésiter à me demander d'ajouter d'autres univers à mon petit palmarès. Ce que je viens justement de faire pour Harsh Realm et Tru Calling. ;)

Thierry.P a écrit:5/10, pour lord of thte rings ..... :evil:

Oui, c'est choquant, j'en conviens. :mdr:

J'ai toutefois précisé que je notais uniquement les univers de SF audiovisuels. Cela n'implique donc pas forcément les œuvres littéraires dont ils sont parfois issus.
Aussi réussie que soit - techniquement et artistiquement - la trilogie de Peter Jackson, elle s'est focalisée sur le moins intéressant du vaste monde d'Arda, à savoir l'épopée campbellienne, tout en la schématisant à outrance...
En fait, cette trilogie de Jackson cristallise précisément tout ce que je déplore dans la fantasy.

Comme je l'ai écrit plus haut, pour avoir lu et bien lu JRR Tolkien, j'ai la plus grande admiration pour cet auteur, et pour l'univers imaginaire qu'il est parvenu à créer. Sa cohérence est immense, et ses niveaux de lectures innombrables. C'est un tour de force historique qui aura fait école.
Mon seul problème est que c'est de la pure fantasy ! Avec tout ce que ça implique... Et je ne parviens donc pas à y "croire" une seule seconde !
Alors oui, je reconnais objectivement l'immense qualité de l'œuvre de Tolkien, mais subjectivement... disons qu'il existe des œuvres de SF qui m'interpellent cent fois plus...

Yves
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Message » 24 Sep 2009 10:47

- Scorpius est au départ un personnage de cauchemar caricatural digne de Freddy Krueger, mais qui se révèle être avec le temps l'un des "méchants" les plus complexes & mémorables de la SF ; il aura offert une hantise unique en son genre, à très grande valeur ajoutée culturelle (bourrée de références aux classiques), en comparaison de laquelle celle de Baltar par n°6 semble bien fade.


Tant qu'on y est à parler de forme et de B5 ( et un peu de farscape ;) ), j'avoue avoir du mal avec Scorpius.
Et je reconnais que c'est lié à son look ( excellente omparaison avec Freddy Krueger :idee: ) alors que pourtant, objectivement, il n'est pas plus ridicule à première vue que Londo Mollari ( et j'avoue avoir aussi eu du mal au début ).
Mais autant mon avis sur Londo a évoluer rapidement pour reconnaitre que c'est un personnage magnifique d'un infinie complexité, autant pour Scorpius, je suis resté "scotché" sur son look sans jamais arriver à en faire abstraction ( alors que je suis rentré sans problème dans le reste de l'univers Farscape y compris sa Majesté Rygel XVI :) ) et je comprends même pas pourquoi ??
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Message » 24 Sep 2009 13:19

yrad,
je commence à percevoir ton appreciation des choses et donc là ou se situe mes points de divergence avec ta grille de lecture.
tout d'abord j'avoue avoir du mal avec ton postulat asimovien de depart.que l'on inclue l'heroique fantaisie issue bien entendu comme tu l'as dit de la fantasy qui serait elle un genre de la sf me gene (façon de parler :wink: )legerement car lorsque l'on se penche sur comment les differentes civilisations ont pu s'elaborer au fil du temps,que l'on observe les differentes evolutions socio politques,religieuses, et le rapport à l'observation de la nature,avec la philosophie mere des sciences,on peut percevoir la difference fondamentale qu'il existe entre ce qui est de l'ordre du fantastique et ce qui se rapporte à l'observation.
en rapport avec ce que j'essayais d'expliquer,le terme exotisme est quelque peu inaproprié ou reducteur puisqu'il renvoit à une hierarchisation en rapport direct avec l'ethnocentrisme ou tout ce qui n'est pas son monde ne peut etre que depaysant dans le sens d'amusant.je doute que les notions de mystere,crainte ou qui impressionne puissent declencher les sentiments auquels renvoit ce terme de la litterature du 19eme siecle. :wink:
j'ai moi meme une culture sf litteraire et je suis tres sensible à la coherence d'une oeuvre de sf audiovisuelle puisque la non coherence en sf litteraire se solde inexorablement par la qualification de ladite oeuvre comme non sf.or il y a beaucoup trop d'oeuvres audios visuelles qui se reclame de la sf sans souscrire à ce degré d'exigence fondamentale.ce qui a d'ailleurs pour consequence de laisser penser à ceux qui ne connaissent de la sf que l'aspect audiovisuelle(donc une partie non representative puisqu'encore sous-exploitée)que tout est permis puisque c'est de la sf :roll: ,ou comment ne justement rien connaitre à la sf.
il est bien evident que la forme ne peut prendre le pas sur le fond et n'est là que pour justement accrediter le fond.
mais je ne peux avoir la meme grille de lecture pour le format cinema et le format tele,non pas que le degre d'exigence ne soit pas le meme pour les deux et donc que la finalité ne soit pas la meme mais les moyens d'y parvenir ne peuvent tout simplement pas etre les memes.
pour imager mes deux propos quant à la coherence audiovisuelle et au format,je prendrais la saga terminator et la saga star trek cinema:

-pour moi la saga terminator ne se resume qu'à deux films,le 1 et le 2...ceux qui suivent ne sont soit pas coherent soit pas avec une atmosphere credible en rapport avec le serieux du propos.
ton allusion à ton gout pour les parodies et les pastiches peuvent peut etre egalement expliquer nos differences d'appreciation,non pas que je ne puisse pas apprecier les parodies mais uniquement quand elles sont annoncées comme telles.
rapidement pour la coherence,t4...debut du film john connor prend en chasse un vaisseau de skynet avec un helicoptere bell....hors sujet, l'approche credible est terminée.
pour ce qui concerne la saga terminator,donc le 1 et le 2,le 1 est un vrai bijou,je ne trouve objectivement rien à lui repprocher puisqu'independemment des sfx qui vont inexorablement paraitre depassés,la puissance du propos et la totale coherence sont toujours evidentes(comme tu le dis les paradoxes temporels sont une donnée logique et n'ont rien à voir avec les films funs ou pas serieux,d'ailleurs l'on voit souvent ces films funs se planter lamentablement avec les paradoxes car ils ne maitrisent pas du tout le sujet).
le 2 est une digne suite du 1er mais,du point de vue dramaturgique,ne peut avoir la puissance evocatrice du premier du fait de l'introduction de l'optimisme et de la fin de l'implacabilité d'une machine incarnée par la figure de schwarzeneger.
c'est un peu d'ailleurs ce que l'on peut voir avec un magnifique film comme alien construit sur les mechanismes de la peur,basé sur le concept de forme de vie pratiquement indestructible(le predateur ultime et nous la proie)alors que sa suite aliens,du fait de la multiplicité des aliens et donc la perte du concept forme de vie indestructible pour que le recit puisse rester coherent dans la confrontation humains aliens,perd le concept de proie face à son predateur puisque la proie peut maintenant combattre son predateur.les mecanismes psychologiques de la peur sont donc là bien moins sollicités.
la version cine du 3eme alien etait de mon point de vue moyenne mais sa version etendue l'a rehaussé qualitativement par un montage bien plus interessant sans toutefois l'amener au niveau des 2 premiers.le reste n'existe pas.

-la saga star trek film .je vois un film de cinema et 9 episodes portés au cinema,car bien evidemment le machin produit cette année n'existe pas.comme tu le souligne,il est vrai que la qualité d'ecriture est actuellement plus souvent du coté tele que du coté cinema mais ceci n'a pas toujours ete et ce n'est que le business qui a developpé cela pour multiplier les seances de cinema.eduquer les masses à accepter comme qualitatif un film de moins de deux heures qui ne peut evidemment pas traiter un sujet comme il le ferait en quatre heures.là dejà on peut discerner l'importance du format et la façon de pouvoir ou non developper la psychologie des personnages,developper l'attente du spectateur pour mieux l'impliquer emotionnellement.quand je vois certaines remarques sur les temps lents et chiants de certains films....je serais curieux de voir les auteurs de ces remarques dire en toute sincerité comment ils perçoivent des films comme par exemple lawrence d'arabie,cleopatre,le docteur jivago.....
comme parait il star trek the movie serait long et chiant avec pas assez d'action alors que c'est,et de loin,la plus belle adaptation de star trek au cinema avec la volonté d'emmener à la reflexion.
quand je disais que je vois un film de cinema et 9 episodes tv adaptés au cinema,c'est que la forme du 1er est bien une construction de film cinematographique alors que les autres sont des films dont la structure narrative est clairement televisuelle.
et les codes televisuelles ne sont pas les codes cinematographiques car les perceptions sensorielles ne peuvent etre les memes.une grande image ne declenche pas la meme chose qu'une petite,le langage cinematographique et la façon de filmer ne peuvent etre les memes et par voie de consequence les scenarios ne peuvent etre ecrit de la meme maniere,à tout cela se rajoutant le phenomene temps que j'evoquais plus haut.
ceci permet aisemment de comprendre que meme si le but est le meme,le chemin est different.une image montrée differement ne dit pas la meme chose

-matrix,l'ensemble....reduire matrix à une oeuvre sur le monomythe campbellien est un peu mal à propos.
ne voir que cela c'est ne pas voir que ce n'est que l'un des nombreux chemins qui menent au propos global de cette oeuvre qui est tres loin du mythe du heros.
reduire l'innovation de l'oeuvre matrix sous pretexte que d'autres films ont effleurés ces memes themes developpés de longue date dans un siecle de litterature sf me fait penser à ce que je rencontre souvent contre cette oeuvre.à savoir que par exemple dark city a exploré avant ces themes...alors que dark city,que j'aime bien,est construit comme une nouvelle et n'a pas du tout la portée,ni dans la forme ni dans le fond,d'une oeuvre comme matrix.
ou que par autre exemple le manga renaissance a aussi exploré ces themes,...toujours pas la meme portée forme ou fond.
quand à magnolia,n'etant que le simple remake d'ouvre les yeux et ceci sans attendre un nombre consequent d'annees,ne pouvait etre qu'inferieur à l'originel.
quand l'on sait que l'imaginaire ne partant jamais de zero ne peut s'elancer que sur la base du connu,l'originalité ne se situe pas au fait d'etre le premier.
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