Test HCFR du Marantz AV8805, processeur HC 13.2 canaux – mis à jour avec 2 comptes-rendus d’utilisateurs

Test HCFR du Marantz AV8805, processeur HC 13.2 canaux – mis à jour avec 2 comptes-rendus d’utilisateurs

5.1- Pourquoi L’audio 3D?

Aujourd’hui et à l’image de ce qu’il est possible de découvrir sur cette photo :

L’audio, le “ramage” du processeur HC Marantz AV8805 – ayant une capacité de processer 13.1 canaux – a pour vocation de principalement mettre en oeuvre les processings audio immersifs du type 3D :

  • Dolby Atmos et son upmixer Dolby Surround
  • DTS:X et son upmixer DTS Neural X,
  • Auro 3D et son upmixer Auromatic,

De nouveaux processings mis sur le marché au cours des 4 ans dernières années, qui permettent une immersion audio du type 3D. Ceci offre la possibilité de mettre en oeuvre des configurations 7.x.2 ou 7.x.4 par exemple, correspondant à des installations avec respectivement 2 ou 4 enceintes en hauteur ou au plafond.

Un contexte d’installation avec des enceintes en hauteur ou au plafond qui va créer un volume de reproduction et permettre ainsi à l’utilisateur d’être “immergé” dans le son. Avec à la clé la possibilité d’identifier et discriminer en audio des composantes sonores en hauteur…

… Ceci par opposition à l’audio du type 2D, où les configurations 5.1 ou 7.1 forment un plan où l’on est “entouré” par le son, avec un contexte où la différenciation entre les plans sonores en “haut” et en “bas”, ne peut matériellement pas se faire.

Tout ce qu’il est possible de découvrir en détails dans les 2 articles HCFR qui ont été rédigés en vue de détailler tout cela :

Ainsi et avec notamment les extraits du film Lucy de Luc Besson qui ont été utilisés au cours des tests décrits dans les articles ci-dessus – et dont les effets sonores 3D sont détailles – chacun peut essayer et apprécier à sa guise, les différences qui existent entre :

  • L’audio 3D où on est immergé dans le son, et
  • L’audio 2D où on est entouré par le son,

Sachant que d’expérience, lors de ce type de comparaisons, il est préférable de commencer par l’audio 3D, ce qui permet de plus facilement identifier ce qui manque en 2D.

Maintenant et afin de visuellement se faire une idée du contexte audio 3D d’un des extraits utilisé ci-dessus, cette petite video du film Lucy, extraite de cet article HCFR consacré à la conversion 24i/s -> 25i/s de Lucy en contexte Dolby Atmos (lien – cliquer ici -) :

Une vidéo du moniteur Dolby lors de la reproduction de la bande-son Dolby Atmos du film Lucy, où dans le volume à droite il est ainsi possible de voir toute l’activité sonore, avec l’apparition_disparition et déplacements des divers objets sonores Atmos au sein de cette séquence.

Comment ceci est-il possible? C’est ce que nous allons voir maintenant.

5.2- La reproduction audio 3D

Comme on peut le voir sur cette photo, où le rectangle à gauche représente schématiquement la vue en plan de la configuration 7.1.4 de base utilisée pour la reproduction ici :

Avec 7 canaux_enceintes du niveau “oreilles” (“Floor” en Anglais) répartis aux extrémités du rectangle, les 4 canaux_enceintes Top_plafond répartis symétriquement au milieu du rectangle, le sub étant en haut à gauche.

Tout ce qui fait que par interactions entre les positions et niveaux sonores de chacun des canaux_enceintes de cette configuration – au besoin haut et bas, comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessus -, il devient ainsi possible de positionner des “points” sonores au sein du volume qui est créé.

Sachant que dans le contexte d’une reproduction_écoute en dehors du contexte optimal utilisé_indiqué sur le moniteur, plus le positionnement physique de chaque canal_enceinte sera proche de son idéal théorique positionné sur le moniteur…

… Et plus le positionnement sonore dans le volume de la pièce de reproduction_écoute, deviendra proche de ce qui était_est prévu par le réalisateur pour les localisations sonores au sein de cette bande-son 3D.

De la même façon, plus le nombre de points canaux_enceintes augmente au sein d’une configuration (par exemple configuration 21.1.8 testée ci-dessus et qui était pilotée par le THDG Trinnov Altitude 32) et plus il devient possible de d’autant mieux positionner_référencer un point sonore, dans le volume de la pièce d’écoute. Avec à la clé une meilleure fidélité de reproduction en termes de positionnement de l’effet sonore au sein du volume créé.

 

5.3- Le processing audio 3D :

Comme on vient de le voir, en contexte de reproduction audio 3D, le positionnement physique dans l’espace de chaque canal_enceinte, permet de déterminer le volume au sein duquel seront plus ou moins précisément reproduites, les localisations sonores.

Ainsi plus le positionnement de chaque canal_enceinte sera proche du référentiel standard utilisé lors de la conception de la bande-son et plus la reproduction chez soi sera fidèle à ce qui était prévu au départ.

Aussi et parce qu’il n’est pas forcément possible à tout un chacun de faire des trous dans son plafond, le processing audio 3D va permettre de virtuellement plus ou moins bien “re-formater” chaque configuration d’installation, afin de la faire coller au mieux, avec le référentiel standard.

D’où des schémas tels que celui-ci – correspondant à une page issue du manuel d’emploi du Marantz AV8805 – qui vont permettre à chaque utilisateur :

  • Soit d’installer une enceinte_canal au sein des positionnements recommandés possibles, avec les tolérances angulaires verticales possibles et indiquées ici,
  • Soit si les enceintes sont déjà installées, d’indiquer au processeur, quel critère d’emplacement il doit utiliser pour les calculs des positionnements au sein du volume qui est défini.

Ainsi et très concrètement, si on souhaite avoir un contexte Dolby Atmos parfaitement optimisé, il est recommandé de positionner les enceintes en fonction de ce schéma.

Sachant qu’afin d’être complet, il y a lieu d’indiquer que dans le contexte des capacités de processing audio 3D, aujourd’hui la majorité des marques de processeurs, à l’exemple de Marantz, utilisent des solutions technologiques génériques à base de DSP_puces de décodage Atmos, DTS:X, Auro fournies par des spécialistes comme Texas Instruments ou Analog Devices.

Analog Devices, dont comme on l’a vu plus haut 2 puces de décodage ADSP-21573 sont utilisées dans le 8805.

Toutefois à côté de cette approche de decoding sur la base de chipset génériques, il existe une démarche propre à la marque Française Trinnov. PME de réputation mondiale, qui au sein de ses processeurs HC Trinnov Altitude 32 et le tout nouveau Altitude 16,  met en oeuvre des matériels spécifiques, non génériques, permettant l’exploitation d’un soft propriétaire.

Un soft qui lors de la calibration à l’aide d’un micro particulier Trinnov, permet d’identifier la position physique de chaque enceinte au sein de l’espace d’une configuration HC quelconque. Ceci afin d’au besoin, virtuellement “re-mapper” chacune des positions physiques d’enceintes, pour la faire correspondre au mieux, à un référentiel standard.

Ainsi et par exemple, si une enceinte est décalée à 45° de l’axe, alors même qu’elle devrait être à 30°, le processeur Trinnov pourra virtuellement repositionner celle-ci à 30°.

Ce qui dans le contexte Trinnov 21.1.8 ultime que l’on peut découvrir dans l’ Article_Test HCFR partie 2 – processing Trinnov Altitude 32 (lien – cliquer ici -) cité plus haut, permet d’obtenir par re-mapping, un contexte optimisé, à l’exemple de ce qu’il est possible de ici :

Même si le positionnement physique des enceintes au sein de l’installation en question, ne correspond pas précisément  à un référentiel standard.

 

 

Maintenant et par avance merci aux divers amateurs éclairés et_ou professionnels qui prendront la peine de lire cet écrit – qui ne fait volontairement pas mention des notions “objets” ou “beds” – de bien vouloir garder en mémoire le fait que les éléments et raccourcis pris lors de cette présentation rapide, n’ont pas vocation à être techniquement décortiqués à la virgule près.

En effet tout cet écrit didactique s’adresse – d’abord et essentiellement – à un public d’amateurs souhaitant comprendre l’intérêt des processings de configurations au-delà de 7.1.4. Un contexte 7.1.4 qui correspond à l’expression de la limitation issue d’une capacité de processing générique limitée à 11.1 canaux.

Tout ce qui singularise directement le Marantz AV8805 qui est en test HCFR ici et qui possède la capacité de dépasser cette limite de processing de 11.1 canaux, pour la passer à un processing générique de 13.1 canaux, ce qui in-fine permet la mise en oeuvre de configurations de type 9.1.4 ou 7.1.6 par exemple.

D’où l’installation 9.2.6 de canaux en sortie au sein de laquelle s’est déroulé ce test HCFR du Marantz AV8805 et que nous allons maintenant voir.

 

 

– lien vers le sujet HCFR dédié au processeur HC Marantz AV8805 : http://www.homecinema-fr.com/forum/son-audio-preamplificateurs-decodeurs-homecinema/marantz-av8805-proc-hc-13-2-canaux-dv-audyssey-app-t30083454.html

 

 

 

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