Test HCFR du Optoma UHZ65, projecteur video DLP wobulation 4K_laser

Test HCFR du Optoma UHZ65, projecteur video DLP wobulation 4K_laser

Coco 68

Impressions :

Nicolas (DTSman) nous a invité avec la bande locale à venir découvrir l’Optoma UHZ65 dans sa très belle salle dédiée. Je suis arrivé un peu après Laurent (minirama90) et Michel (michelm). L’appareil était déjà en fonctionnement.

Première impression : Une image très dynamique avec un très bon piqué. Une fois la première impression très positive passée, je constate rapidement que l’interpolation à quelques ratés et engendre quelques artefacts. Rien de rédhibitoire, mais celle-ci est moins bonne que chez Sony ou JVC. Cela se complique avec les problèmes d’AEC, très dérangeant pour ma part.

Je repars de chez Nico avec une certaine fatigue visuelle.

Deux jours plus tard, je récupère le projecteur pour 2 petites soirées de test à la maison.

Salon optimisé avec un écran 16/9 plein de 3.05m pour une distance de visionnage de 3.85 et en source UHD Oppo 203.

Je joue la totale en démontant mon 260 du support plafond pour y installer l’Optoma. Cela passe tout juste, mon support étant pourtant collé au plus près du plafond, le lens shift est très faible. Cela change de Sony, JVC et Epson.

Premier test : Le dernier pirate des Caraïbes

Je décèle de suite une image un peu moins propre que celle du 260. Le piqué est très bon mais semble inégal en fonction des plans. Ce projecteur doit mettre à mal les prises de vue moyennes à mon avis.

Je retrouve la fluidité disons moyenne mais tout à fait acceptable.

En revanche, je trouve les hautes lumières brûlées. Echange avec Nicolas qui me dit qu’après notre départ, il avait réussi à éradiquer le problème sur l’HDMI 1. J’étais sur la 2, seule compatible HDCP 2.2 pour les UHD.

Essai donc de l’HDMI 1, mais tous les paramètres avaient disparu. Même après reconfiguration, les blancs étaient toujours brûlés. Je me dis tant pis, je vais essayer des démos UHD et UHD HDR.

Et là je dois l’avouer c’était superbe, une claque visuelle à tous niveaux !

Du coup je sors mes films en UHD. Je commence par the Revenant et découvre circonspect une importante solarisation dans le ciel. Je vérifie les paramètres de l’Oppo 203: direct, 4:2:0, 10 bits. Je passe en 12 bits et toujours pareil.

Je vais dans le menu info du projecteur, et je constate que celui-ci est en UHD 24p, HDR mais en 8 bits. Je passe en 4:2:2 et 4:4:4 et là le 10 bits est bien pris en charge.

Un de ses soucis est qu’il bug souvent. Mais son plus gros défaut concerne les AEC. Je dois y être assez sensible. C’est assez dérangeant et devient vite fatiguant. Ma compagne a ressenti la même gêne.

Niveau contraste, le dynamic black est obligatoire. Sans, l’image est vraiment fade. Revers de la médaille, celui-ci engendre des dérives colorimétriques.

Et sur certaines scènes comme par ex dans Billy Linn quand les soldats marchent dans le couloir du stade, celui-ci s’active et se coupe, provoquant une étrange sensation visuelle et enlève tout le naturel de la scène.

Vous l’aurez compris je n’ai pas été convaincu. À 5000€ PPI, il a face à lui Sony, JVC et Epson qui sont beaucoup plus équilibrés et sans défauts notoires. Il a cependant le mérite de nous montrer l’avenir de la projection grand public, comme la démocratisation du Laser sur un projecteur 4K HDR, une fois ses qualités bien mises en œuvre.

Les plus :
  • Très bon piqué,
  • Lumineux,
  • Peu bruyant même laser à 100%,
  • Très bon contraste intra image (ANSI).

 

Les moins :
  • AEC assez violents,
  • Contraste séquentiel,
  • Dynamique black perfectible,
  • Placement difficile.

 

Coco68
HCFR – Février 2018

 

– Lien vers le sujet HCFR dédié au projecteur Optoma UHZ65 : http://www.homecinema-fr.com/forum/projecteurs-uhd-4k/optoma-uhz65-ultra-hd-dlp-4k-simule-laser-hdr-t30083392.html

 

 

 

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