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Musique enregistrée : BLURAY, CD & DVD musicaux, interprètes...

Alfred Cortot

Message » 02 Nov 2012 15:18

olivier le normand a écrit:Je crois qu'ils se sont réconciliés peu de temps avant la mort de Cortot.

Sinon, j'espère que la remastérisation des bandes sonores du coffret a été effectuée par le studio Art et Son, comme cela a été le cas pour les coffrets Marcelle Meyer et Samson François (avec une belle réussite d'ailleurs pour le coffret Samson François), et le tout supervisé par Philippe Morin (que je regrette de ne plus entendre sur France Musique- son émission sur l'actualité des disques qu'il présentait au début des années 90 était merveilleuse- et je me rappelle que le générique, c'était le second mouvement du Concerto pour deux pianos de Poulenc) et Remi Jacobs!

Enfin, plus que quelques jours à attendre!!!!!


Philippe a dépassé les 70 piges ! Il travaille actuellement à un livre sur l'histoire du Théâtre des Champs-Elysées...

Pour Cortot : hélas ! si les enregistrements originaux de Marcelle Meyer et de Samson ont été faits en France et s'ils sont disponibles ici : les matrices des 78 tours de Cortot sont pour l'essentiel, ainsi que les quelques bandes, conservées à Londres... il aurait fallu represser des 78 tours en vinyles pour rééditer avec le moins de bruit possible en partant des matrices originelles... mais les Anglais d'EMI se seraient alors occupés des rééditions : et là, cata assurée... suffit d'écouter ce qu'ils font chez EMI avec les 78 tours : idem, d'ailleurs des Américains qu'ils soient salariés de maisons de disques ou free lance...
Apparemment, on est reparti pour Cortot de sources japonaises : avec un peu de chance, les Nippons avaient leurs propres éditions 78 tours : plus siliencieuses que les pâtes anglaises qui sont bruyantes... chez eux : la qualité des pressages, c'est comme la hifi anglaise d'aujourd'hui :lol:

Exemple : les rééditions Rachmaninov sont tragiques quand on compare avec les originaux 78 tours... et pourtant ce coffret a reçu un grammy award pour la qualité des reports...

Autre exemple : pour entendre vraiment le jeune Horowitz, il faut avoir le coffret Dante fait en France... et surtout aucun des reports EMI...

Idem des Etudes symphoniques par Cortot : Dante les as remis au diapason... ce qu'EMI n'avait jamais fait...

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Message par Google » 02 Nov 2012 15:18

 
 
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Message » 02 Nov 2012 23:50

Petit espoir!

Les ingénieurs d'Art et Son ont visiblement travaillé sur le coffret Cortot, d'après l'image du verso du coffret, disponible sur Amazon!

Image
olivier le normand
 
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Message » 03 Nov 2012 0:08

Un petit avant goût de ce qui attend le discophile et mélomane:

http://youtu.be/IJnZ2BI-WWk

Je trouve cette interprétation extraordinaire, et le début de cette Ballade surtout, où il arrive en quelques notes à créer un climat, une atmosphère qui nous font entrer dans sa vision de l'oeuvre et qui nous ensorcelle, nous enchante jusqu'à la fin! Et ce toucher de piano!

Je crois que c'est la version de 1933, mais je ne suis pas spécialiste!
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Message » 03 Nov 2012 10:32

olivier le normand a écrit:Un petit avant goût de ce qui attend le discophile et mélomane:

http://youtu.be/IJnZ2BI-WWk

Je trouve cette interprétation extraordinaire, et le début de cette Ballade surtout, où il arrive en quelques notes à créer un climat, une atmosphère qui nous font entrer dans sa vision de l'oeuvre et qui nous ensorcelle, nous enchante jusqu'à la fin! Et ce toucher de piano!

Je crois que c'est la version de 1933, mais je ne suis pas spécialiste!


C'est effectivement extraordinaire ! Et voyez comment la nature même du son est d'une beauté suffocante malgré l'âge de l'enregistrement et peut-être même grâce à cet âge : il y a l'instrument lui-même qui est un exemplaire extraordinairement beau, le pianiste, et l'on sait que Cortot était légendaire pour sa sonorité, et le talent des preneurs de son qui savaient où mettre le micro pour capter l'essence même de la sonorité émise par le piano touché par Cortot.

Quant à l'interprétation de cette Quatrième Ballade... la première phrase hésitante, volontairement hésitante évidemment, donne l'impression de sortir d'un songe pour mieux nous y entraîner, le balancement à 6/8 de la mesure est idéalement restitué : pour trouver interprétation de ce niveau de compréhension de l'oeuvre, il faut aller voir chez Vlado Perlemuter (Nimbus), Samson François (EMI), Arthur Rubinstein (RCA)...

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Message » 06 Nov 2012 19:53

Je l'ai!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! :love:

Il est arrivé aujourd'hui!

Coffret classique, dans le style de celui consacré à Ciccolini ou Samson François!

Le livret n'est pas mal, l'auteur de la notice est l'historien qui consacre une thèse à Cortot, et dont on a parlé plus haut. D'ailleurs sa notice reprend, dans les grandes lignes, ce qu'il a écrit dans le Diapason de septembre dans le dossier Cortot, ce qui est un peu décevant, je m'attendais à quelque chose de plus étoffé! Les photos sont assez nombreuses, et bien choisis, et maintenant, les 40 CD!!!!

Là, j'écoute les Ballades de Chopin dans la version de 1929: outre l'interprétation qui est magnifique, je trouve que le son est bien restitué! Alors, attention, je ne suis pas un grand spécialiste, mais j'espère qu'il y a eu un effort de fait sur la qualité des bandes!

En tout cas, je me promets de belles heures d'écoute!!!!
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Message » 10 Nov 2012 10:28

Si Alain passe par là, peut-il nous dire ce qu'il pense de ce coffret Cortot, s'il a commencé à l'écouter bien sûr?

Et surtout sur la qualité des transferts?

Merci
olivier le normand
 
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Message » 10 Nov 2012 13:27

J'en suis au 4e CD : Préludes de Chopin de 1926. Ils auraient pu mieux faire. Mais pour le moment, c'est bon.

Quel pianiste !

Je trouve le texte de présentation déséquilibré dans sa proportion Politique/musique et maladroitement exprimé en ce qu'il semble absoudre Cortot d'un engagement politique, ce qui n'est pas la volonté du signataire du texte.

Mais il y a des mots maladroits qui le laissent penser : parler de projets innovants, parler de l'"intransigeance" de Casals... qui n'a eu, au regard de l'histoire qu'une attitude normale), parler des réformes visionnaires d'un Cortot apolitique est à mon avis déplacer le centre de gravité du problème : Cortot a prêter serment à Pétain et a accepter de présider les comités Cortot qui exigeaient des musiciens qu'ils ne soient pas juifs... du jour où le statut des juifs a été promulgué, il aurait dû démissionner et surtout pas l'appliquer comme il l'a fait en tant que membre du gvt de Vichy... toute chose qui seront, je l'espère, développer dans la thèse que va publier l'auteur.

Car là, je dois dire qu'écrire : "on peut considérer Cortot comme un collaborateur en raison de sa participation à de multiples manifestations culturelles organisées par l'occupant"... alors qu'il adhère à la Révoltution nationale de Pétain en 1940, qu'il devient dignitaire du régime de Vichy est un peu fort : du fait, j'en suis certain, d'une mauvaise maitrise du propos par l'auteur qui n'a pas mesuré ce qu'il écrivait ... Car cela veut tout simplement dire dire qu'un membre du gvt de Vichy, musicien, qui n'aurait pas joué en public n'aurait pas été collaborateur... :o Et qu'un musicien qui aurait seulement joué en public avec les boches sans prêter son concours à l'administration de Vichy en aurait été un :o

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Message » 10 Nov 2012 16:49

haskil a écrit:J'en suis au 4e CD : Préludes de Chopin de 1926. Ils auraient pu mieux faire. Mais pour le moment, c'est bon.

Quel pianiste !

Je trouve le texte de présentation déséquilibré dans sa proportion Politique/musique et maladroitement exprimé en ce qu'il semble absoudre Cortot d'un engagement politique, ce qui n'est pas la volonté du signataire du texte.

Mais il y a des mots maladroits qui le laissent penser : parler de projets innovants, parler de l'"intransigeance" de Casals... qui n'a eu, au regard de l'histoire qu'une attitude normale), parler des réformes visionnaires d'un Cortot apolitique est à mon avis déplacer le centre de gravité du problème : Cortot a prêter serment à Pétain et a accepter de présider les comités Cortot qui exigeaient des musiciens qu'ils ne soient pas juifs... du jour où le statut des juifs a été promulgué, il aurait dû démissionner et surtout pas l'appliquer comme il l'a fait en tant que membre du gvt de Vichy... toute chose qui seront, je l'espère, développer dans la thèse que va publier l'auteur.

Car là, je dois dire qu'écrire : "on peut considérer Cortot comme un collaborateur en raison de sa participation à de multiples manifestations culturelles organisées par l'occupant"... alors qu'il adhère à la Révoltution nationale de Pétain en 1940, qu'il devient dignitaire du régime de Vichy est un peu fort : du fait, j'en suis certain, d'une mauvaise maitrise du propos par l'auteur qui n'a pas mesuré ce qu'il écrivait ... Car cela veut tout simplement dire dire qu'un membre du gvt de Vichy, musicien, qui n'aurait pas joué en public n'aurait pas été collaborateur... :o Et qu'un musicien qui aurait seulement joué en public avec les boches sans prêter son concours à l'administration de Vichy en aurait été un :o


Oui.
Au point où la biographie de Bernard Gavoty pourra paraître parfois plus équilibrée, même si elle aussi ne décortique pas la "légende noire" ( expression de François Anselmini) autant qu'il le faudrait...
Ceci dit, l'auteur de la notice met en avant dès le deuxième paragraphe l'adhésion de Cortot à la Révolution Nationale et son statut de dignitaire du régime...le texte introduisant d'ailleurs la problématique collaborationniste en...introduction. Il y a effectivement ici un problème de formulation...
J'ai écouté les Beethoven enregistrés à l'Ecole Normale de Musique en 58 et 59, les trois derniers disques...Je ne me lasse ni des commentaires ( :grad: ), ni, surtout (et c'est une révélation), du jeu...poids et liquidité.
Comment Cortot aurait-il abordé les derniers opus pianistiques de Brahms? Question à jamais sans réponse...mais je les imagine bien (façon de parler) sous ses doigts...
Dernière édition par bruno parfait le 10 Nov 2012 17:04, édité 1 fois.
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Message » 10 Nov 2012 17:04

haskil a écrit:J'en suis au 4e CD : Préludes de Chopin de 1926. Ils auraient pu mieux faire. Mais pour le moment, c'est bon.

Quel pianiste !

Je trouve le texte de présentation déséquilibré dans sa proportion Politique/musique et maladroitement exprimé en ce qu'il semble absoudre Cortot d'un engagement politique, ce qui n'est pas la volonté du signataire du texte.

Mais il y a des mots maladroits qui le laissent penser : parler de projets innovants, parler de l'"intransigeance" de Casals... qui n'a eu, au regard de l'histoire qu'une attitude normale), parler des réformes visionnaires d'un Cortot apolitique est à mon avis déplacer le centre de gravité du problème : Cortot a prêter serment à Pétain et a accepter de présider les comités Cortot qui exigeaient des musiciens qu'ils ne soient pas juifs... du jour où le statut des juifs a été promulgué, il aurait dû démissionner et surtout pas l'appliquer comme il l'a fait en tant que membre du gvt de Vichy... toute chose qui seront, je l'espère, développer dans la thèse que va publier l'auteur.

Car là, je dois dire qu'écrire : "on peut considérer Cortot comme un collaborateur en raison de sa participation à de multiples manifestations culturelles organisées par l'occupant"... alors qu'il adhère à la Révoltution nationale de Pétain en 1940, qu'il devient dignitaire du régime de Vichy est un peu fort : du fait, j'en suis certain, d'une mauvaise maitrise du propos par l'auteur qui n'a pas mesuré ce qu'il écrivait ... Car cela veut tout simplement dire dire qu'un membre du gvt de Vichy, musicien, qui n'aurait pas joué en public n'aurait pas été collaborateur... :o Et qu'un musicien qui aurait seulement joué en public avec les boches sans prêter son concours à l'administration de Vichy en aurait été un :o


Moi, je suis absolument fasciné par ses gravures des années 20 et 30, surtout les Schumann et les Chopin, je suis moins enthousiaste de ses Debussy. Mais effectivement, quel piano!

En ce qui concerne le Cortot des "années noires", je trouve qu'il y a dans l'historiographie actuelle une tendance à chercher à minimiser, de la part des historiens, des chercheurs, etc. le rôle de certains collaborationnistes (pas tous, je ne fais pas de généralité, attention) durant la guerre, en invoquant le fait qu'ils ne prenaient pas part directement aux décisions du régime de Vichy, qu'ils n'avaient pas dénoncé de juifs, par exemple.

Comme le dit Alain très justement, Cortot a adhéré, dès l'armistice de 1940, aux idéaux du régime de Vichy, il en a été un des dignitaires, il a porté la francisque, il a obéi à leurs décisions, etc! Alors, sans doute n'était-il pas antisémite, mais les lois d'exclusion des juifs, qui sont intervenus dès octobre 1940 ne l'oublions pas, ne l'ont visiblement pas dérangé,il s'en est bien accomodé même! Et il n'a pas aidé certains de ses anciens élèves, comme Clara Haskil ou Perlemuter. A sa décharge, certains autres, comme Manuel Rosenthal, ont témoigné en sa faveur.

Surtout, Cortot n'a jamais, sauf si je me trompe, exprimé le moindre regret sur ses engagements durant cette période.

Je pense qu'effectivement il faudra lire l'ensemble de la thèse qu'Anselmini va consacrer à Cortot pour se faire une idée des activités du pianistes durant la seconde guerre mondiale, savoir si ses idéaux ne prennent pas racine bien avant 1940, en résumé, connaître le pourquoi du comment.

En revanche, je ne pense pas qu'un historien qui prépare une thèse ne maîtrise pas, ou ne mesure pas, ce qu'il écrit, ce qui serait, dans ce cas, assez grave. Il a justement une certaine connaissance de la période, du contexte, pour bien mesurer ce qu'il avance comme argument. Peut-être aussi a-t-il une théorie sur les actes politiques de Cortot pendant la guerre, ce qui serait intéressant à lire, quand sa thèse sera soutenue et publiée. Mais enfin, comme le souligne si bien Jean-Pierre Azéma, l'historien n'est pas un juge, il doit relater ce qui s'est passé, sans prononcer de sentence!

Enfin, en ce qui concerne Cortot, je ne m'en tiens qu'à admirer le pianiste, qui est effectivement prodigieux!
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Message » 10 Nov 2012 20:14

En revanche, je ne pense pas qu'un historien qui prépare une thèse ne maîtrise pas, ou ne mesure pas, ce qu'il écrit, ce qui serait, dans ce cas, assez grave.


Relis attentivement le passage que je mentionne... désolé mais l'auteur écrit autre chose que ce qu'il veut écrire au sujet de ce qui fait un collaborateur.

Et le choix de certains mots est terrible : utiliser le mot "intransigeance" pour parler de Casals... alors qu'il n'a pas été intransigeant, Casals, qu'il a juste fait ce qu'un artiste aussi riche et fêté que lui pouvait faire : refuser la compromission sans risquer de crever de faim.

Cortot n'a pas dénoncé de juif ou de résistant, c'est avéré et c'est ce qui le sauve au regard de l'Histoire. Il n'en a pas moins été un collaborateur plein et entier du gouvernement de Vichy et il a appliqué sans états d'âmes les lois anti-juives à la direction des Comités Cortot. Et de là, il envoyait des circulaires officielles demandant aux musiciens de déclarer leur aryenneté et judaïté. Mettre en avant les réformes qu'il a fait ou auxquelles il a pensé, en ce cadre, justifie sont action... car le propos s'accompagne du fait qu'il est dit que Cortot comme Furt sont apolitiques ! Et puis quoi encore ! Apolitique, quand on fait partie du gvt de Vichy en 44 et qu'on y est depuis le début ? Peut-on écrire, sans trembler, que "Accaparé par ses fonctions jsqu'en 1944 (...) le pianiste ne prend aucunement ses distances avec le régime, malgré l'évolution de plus en plus autoritaire de celui ci et sa sujétion croissante aux Allemands !" Tout homme d'honneur qui aurait fait l'erreur de se mettre au service de la Révolution nationale de Pétain et Laval et de l'Etat français qui a remplacé la République française, sait depuis la promulgation des lois anti-juives et la confiscation des biens, depuis l'instauration du STO, des milices sait que le régime de Pétain est ignoble. L'évolution autoritaire et la sujétion croissante de vichy aux nazis ne s'est pas produite en trois semaines en 44 !

Historien est un métier. Ecrire en est un autre. Relire un texte pour aider l'auteur à ne pas faire passer autre chose que ce qu'il veut dire en est un aussi.

Mais enfin, comme le souligne si bien Jean-Pierre Azéma, l'historien n'est pas un juge, il doit relater ce qui s'est passé, sans prononcer de sentence!


Oui, mais selon la façon dont on avance les choses, le lecteur prend parti... toujours. Et là, dans ce texte qui ne présage en rien de la thèse, le sentiment né de la lecture est une forme de réhabilitation. Et je crains que cela n'ait échappé à l'auteur.

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Message » 10 Nov 2012 21:35

A te lire l'auteur du livret et proche du révisionnisme.
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Message » 10 Nov 2012 22:47

TELLOUCK a écrit:A te lire l'auteur du livret et proche du révisionnisme.


Pas le moins du monde ! :o :o

Tu sais le sens des mots que tu emploies ? A me lire, on ne peut pas croire du tout que l'auteur soit ce que tu en dis. :roll:

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Message » 11 Nov 2012 0:13

Tu dois confondre avec négationnisme.
Le mot révisionisme n'ètant pas spècialement attaché à la seconde guerre mondiale ou aux événements qui y correspondent.
TELLOUCK
 
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Message » 11 Nov 2012 0:15

doublon.
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Message » 11 Nov 2012 0:40

haskil a écrit:
En revanche, je ne pense pas qu'un historien qui prépare une thèse ne maîtrise pas, ou ne mesure pas, ce qu'il écrit, ce qui serait, dans ce cas, assez grave.


Relis attentivement le passage que je mentionne... désolé mais l'auteur écrit autre chose que ce qu'il veut écrire au sujet de ce qui fait un collaborateur.


Oui, c'est assez maladroitement exprimé de la part de l'historien en effet. Il aurait été plus judicieux d'écrire que Cortot fut un collaborateur, et pour ses idées politiques et sa participation au gouvernement de Vichy dès 1940, mais aussi de par ses participations aux activités culturelles organisées par l'occupant.

Je suis entièrement d'accord avec toi sur ce que tu écris par la suite.

Je ne pense pas qu'Anselmini cherche à le réhabiliter (effectivement, parler de révisionnisme dans ce cas est hors de propos et pas du tout adapté à la situation), mais, c'est mon sentiment à la lecture du livret du coffret Cortot- et peut-être me trompe-je, j'ai l'impression qu'il cherche à minimiser son action politique parce que ce fut l'un des plus grands pianistes du XXème siècle. Il n'est pas honteux de dire que Cortot fut un immense pianistes mais aussi un collaborateur entre 1940 et 1944. Distinguons l'artiste de l'homme public! Pour prendre un autre exemple, Céline fut un écrivain majeur du XXème siècle, mais ce fut aussi une grande pourriture qui lui écrivait explicitement sa haine des Juifs (et qui incitait au pire, s'il ne le préconisait pas explicitement, je n'ai pas ses écrits en tête). Je crois qu'aujourd'hui, l'on a assez de recul pour pouvoir distinguer l'artiste de l'homme public, avec ses idées politiques!

En tout cas, il y a une chose qui est sûre, au vu de nos échanges, c'est que 70 ans après, le sujet reste brûlant, et qu'effectivement, Vichy est "un passé qui ne passe pas"!

Et que le coffret est Cortot est passionnant à écouter, Vichy ou pas!
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