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(Le) Mans 66

Message » 03 Avr 2020 18:02

Image

(Le) Mans 66

Note artistique : 9.5
Qualité vidéo : 9.5
Qualité audio : 10


Spécifications techniques (4K Ultra HD - France - 20th Century Fox - 18 mars 2020)
- Format vidéo : 3840x2160 / 24p - HDR10 / BT.2020 - YCbCr 4:2:0 / 10 bit - Encodage HEVC - Format 2.39 - Master intermédiaire 2K
- Pistes sonores : Anglais Dolby Atmos (core Dolby TrueHD 7.1), Anglais DTS-HD MA 2.0, Français DTS 5.1, Anglais Audiodescription
- Sous-titres : Français, Anglais pour malentendants

Film : S'il est (à raison) lent à l'allumage pour poser le contexte et présenter les personnages, ce biopic de sport automobile dans la lignée de Rush trouve rapidement sa vitesse de croisière. Aventure humaine avant tout (les relations entre le visionnaire Carroll Shelby et son pilote hors pair Ken Miles) filmée à hauteur d'homme, il fait montre d'un savoir-faire indéniable (mise en scène élégante, montage énergique, récit haletant, interprétation au cordeau et courses grisantes) pour enchaîner les tours de piste sans baisse de régime. Une belle réussite « à l'ancienne » !

Image : Nettement plus organique dans son rendu, le grain ajouté en post-prod ressortant beaucoup plus clairement sans envahir le cadre, ce transfert UHD HDR10 à la compression en titane n'a de cesse de flatter la rétine. Les plans gagnent en clarté (cf. l'intro couverte de brume en POV), la définition est encore plus précise, les niveaux de détails sont notablement améliorés (les visages, les tenues, les décors, les véhicules), les couleurs profitent d'une saturation accrue (le ciel bleu, les peintures rouges) et d'un naturel retrouvé (la carnation), les contrastes sont bien enrichis (les personnages ne disparaissent plus dans la pénombre) et les sources lumineuses sont plus rutilantes que jamais (les reflets sur les carrosseries chromées, la lumière du jour, le coucher du soleil, l'éclairage nocturne). Pour faire simple, l'image est épatante !

Son : Récompensée à raison de l'Oscar du meilleur montage sonore, la VO Dolby Atmos est à ce jour la meilleure proposition acoustique disponible en 4K Ultra HD !!! Usant de sa verticalité dès que nécessaire (le vrombissement des moteurs, la voix des présentateurs, le survol d'une voiture, le passage d'un avion, les explosions, la pluie, le tonnerre) tout en engageant l'ensemble des enceintes horizontales avec une directivité tout bonnement incroyable (la spatialisation est fabuleuse), elle profite aussi d'une dynamique ultra-sportive, d'un score ample, de voix toujours audibles et de basses phénoménales (les rugissements mécaniques). Très démonstrative à sa hauteur, la VF nous laisse pourtant simples spectateurs là où sa consœur anglaise, qui parvient à monter plus aisément dans les tours, nous embarque au côté des pilotes; et croyez-moi sur parole, les émotions et sensations y sont décuplées. Ça dépote !

Matériel et condition de test (Config. HP : 7.2.4)
Diffuseur vidéo : Sony KD-55AF9 (Mode de l'image Expert HDR)
Source : Oppo UDP-203 Audiocom Reference (Sortie directe / Modes colorimétriques Auto)
Amplification : Marantz SR7013 (Mode d'écoute Dolby Atmos et post-traitement DTS Neural:X), Emotiva XPA-DR3
Enceintes : Focal Electra CC1008 BE2, Electra 1028 BE2, Chorus B8V W, Chorus 706V, Sub 300P; Klipsch RP-140SA

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Message par Google » 03 Avr 2020 18:02

 
 
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Color Out of Space

Message » 05 Avr 2020 14:32

Image

Color Out of Space

Note artistique : 8
Qualité vidéo : 8.5
Qualité audio : 9.5


Spécifications techniques (4K Ultra HD - États-Unis - RLJ Entertainment - 25 février 2020)
- Format vidéo : 3840x2160 / 24p - SDR / BT.709 - YCbCr 4:2:0 / 10 bit - Encodage HEVC - Format 2.39 - Master intermédiaire 4K
- Pistes sonores : Anglais DTS-HD MA 5.1
- Sous-titres : Anglais pour malentendants

Film : Portée par un Nicolas Cage en grande forme, cette courageuse adaptation d'une nouvelle de H.P. Lovecraft (La Couleur tombée du ciel parue en 1927) est un cauchemar éveillé ultra-malaisant, où l'innommable prend chair au travers d'une forme de « body horror » (les effets spéciaux sont bien foutus) âprement répugnante. Parvenant sans peine (une première !) à accoucher de l’ambiance si particulière qui émane des écrits du maître, ce film terrifiant aux évènements monstrueux est à conserver précieusement au côté du sous-estimé Dagon du regretté Stuart Gordon.

Image : Très étudiée au niveau des couleurs (le « personnage central » venu d’ailleurs) et des éclairages, la fantastique photographie de l'œuvre volontairement restituée en SDR (un souhait du chef op qui l'a travaillé de cette façon) va plus loin sur cette présentation UHD. Un peu plus vives et mieux contrastées (les niveaux de noir) en raison d'un encodage en HEVC 10 bit (malgré de petites traces de solarisation), les images profitent surtout d'une source nativement 4K où les détails s'affichent avec nettement plus de précision (cf. les prothèses et autres maquillages).

Son : Pourvu d'une excellente dynamique et d'une forte activité multicanale (les ambiances plus ou moins naturelles abondent à l'arrière), ce surprenant mixage (notamment lors des interférences cosmiques) aux dialogues distincts, à l'étrange musique insidieuse et aux basses saisissantes, ne renonce jamais à nous impressionner.

Matériel et condition de test (Config. HP : 7.2.4)
Diffuseur vidéo : Sony KD-55AF9 (Mode de l'image Expert)
Source : Zappiti Pro 4K HDR authentic cinema (Sortie directe / Modes colorimétriques Auto)
Amplification : Marantz SR7013 (Post-traitement DTS Neural:X), Emotiva XPA-DR3
Enceintes : Focal Electra CC1008 BE2, Electra 1028 BE2, Chorus B8V W, Chorus 706V, Sub 300P; Klipsch RP-140SA

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(La) Belle et la Bête (1991)

Message » 05 Avr 2020 15:59

Image

(La) Belle et la Bête (1991)

Note artistique : 10
Qualité vidéo : 9
Qualité audio : 9


Spécifications techniques (4K Ultra HD - États-Unis - Disney - 10 mars 2020)
- Format vidéo : 3840x2160 / 24p - HDR10 / BT.2020 - YCbCr 4:2:0 / 10 bit - Encodage HEVC - Format 1.78 - Master intermédiaire 2K
- Pistes sonores : Anglais Dolby Atmos (core Dolby TrueHD 7.1), Français Dolby Digital Plus 7.1, Anglais Audiodescription
- Sous-titres : Français, Anglais pour malentendants

Film : À presque 30 ans, La Belle et la Bête reste un chef-d'œuvre de l'animation. L'histoire d'amour est magnifique, les personnages sont forts et attachants, l'ambiance romantique est merveilleuse, les chansons sont mémorables et les visuels somptueux. L'un des plus beaux DA de la firme aux grandes oreilles avec Le Roi Lion.

Image : Un transfert UHD HDR10 qui procure un émerveillement de tous les instants. Le master est immaculé, le piqué est stupéfiant (le grain du papier est parfois décelable) avec un p'tit gain du côté des contours loin d'être anodin, la déjà resplendissante palette colorimétrique qui se voie « transformée » est d'une plus grande richesse et nous offre des couleurs autrement plus vives (cf. la densité des primaires), les contrastes sont encore plus percutants (les blancs sont plus purs et les ombres mieux dessinées) et les sources lumineuses brillent d'un éclat nouveau (la lumière du jour, les éclairages de C'est la fête, les brillances sur la robe dorée de Belle lors de la scène du bal). Seulement voilà, il y a des traces d'aliasing (une poignée de plans) qui étaient jusqu'à aujourd'hui absentes.

Son : Malgré des basses un peu en retrait (choix du mixage déjà d'actualité lors des précédentes parutions sur support physique), voilà des pistes sonores très vivantes aux dialogues d'une grande clarté, à la scène frontale dynamique (oui oui !) et aux enceintes surround particulièrement actives. Profitant d'une extension verticale régulièrement franche (les oiseaux, le tonnerre, la pluie, la magie) et de séquences musicales encore plus enveloppantes, la VO Dolby Atmos est plus immersive que la VF(F)… proposée en Dolby Digital Plus 7.1 là où elle été encodée en DTS-HD High Resolution 7.1 sur le Blu-ray paru en novembre 2011. Mais dans les deux cas, Disney oblige, il ne faudra pas hésiter à pousser le volume de votre ampli pour obtenir le résultat escompté.

Matériel et condition de test (Config. HP : 7.2.4)
Diffuseur vidéo : Sony KD-55AF9 (Mode de l'image Expert HDR)
Source : Zappiti Pro 4K HDR authentic cinema (Sortie directe / Modes colorimétriques Auto)
Amplification : Marantz SR7013 (Mode d'écoute Dolby Atmos et post-traitement Dolby Surround), Emotiva XPA-DR3
Enceintes : Focal Electra CC1008 BE2, Electra 1028 BE2, Chorus B8V W, Chorus 706V, Sub 300P; Klipsch RP-140SA

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Message » 06 Avr 2020 9:41

Chers lecteurs,

En ces temps difficiles, je pense à toutes les personnes affectées par le virus et/ou impactées par la situation actuelle de par le monde. La stratégie nationale de lutte anti-coronavirus dépendant de tous les citoyens, il est impératif de respecter le confinement.

Ne pouvant à mon humble niveau aider le corps médical et affilié, que je tiens à saluer pour leur dévouement, je peux néanmoins continuer à tester de nombreuses éditions Blu-ray et 4K Ultra HD.

Les loisirs étant aujourd’hui limités, nous avons la chance, nous autres passionnés de HC, de pouvoir continuer à profiter du nôtre; le cinéma à domicile pouvant toujours être consommé sans modération.

Pour vous aider à choisir au mieux votre programme, restez donc derrière votre écran afin de prendre connaissance des 26 tests du présent numéro 18.

Prenez soin de vous et de vos proches, gardez le moral et gavez-vous de films et séries.

En vous souhaitant bonne lecture.

Brice_le loup celeste
HCFR – Avril 2020

>>> Tests HCFR Blu-ray & 4K Ultra HD par le loup celeste – 04/2020 (cliquer) <<<

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Avengers: Endgame

Message » 11 Avr 2020 18:12

Image

Avengers: Endgame

Note artistique : 8
Qualité vidéo : 9
Qualité audio : 9


Spécifications techniques (4K Ultra HD - France - Disney - 30 août 2019)
- Format vidéo : 3840x2160 / 24p - HDR10 / BT.2020 - YCbCr 4:2:0 / 10 bit - Encodage HEVC - Format 2.39 - Master intermédiaire 2K
- Pistes sonores : Anglais Dolby Atmos (core Dolby TrueHD 7.1), Français Dolby Digital Plus 7.1
- Sous-titres : Français, Anglais pour malentendants

Film : Moins spectaculaire et plus intimiste, cette conclusion pleine d'émotion à la saga de l’infini, où les survivants font leur introspection et luttent pour avancer après les conséquences du claquement de doigts du tout-puissant Thanos, est un bouquet final « synthèse » (en quelque sorte une relecture de son propre univers) faisant preuve d'un cœur et d'une âme au milieu du (lourd) cahier des charges du MCU. Et s'il a des défauts (les raccourcis et autres facilités scénaristiques), le spectacle est là tout du long... des batailles homériques aux destinées tragiques.

Image : Captées en numérique avant d'être numérisées en 2K (faut dire qu'il y a énormément de CGI), les images homogènes de ce transfert UHD HDR10 présentent une petite amélioration de la netteté (les arrière-plans) et une pointe de finesse supplémentaire des détails (les traits du visage, la texture des costumes, les ravages subis par les décors) en comparaison du superbe Blu-ray. Ce n'est donc en rien une redécouverte même s'il y a du mieux grâce à la résolution accrue (et certainement aussi à la meilleure compression). Toujours est-il que la profondeur augmentée des couleurs (les teintes sont plus riches) et des noirs (les contrastes sont plus solides), couplée à l'intensité tout autre des sources lumineuses (la majesté des étoiles, les éclairs de Thor, la lumière du jour, le bouillonnement des portails magiques et j'en passe), creusent une réelle différence avec l'édition HD.

Son : Une fois n'est pas coutume chez Disney, il est inutile de vraiment pousser le volume (seulement de 3dB) pour goûter cet excellent mixage Atmos. Pourvu d'une dynamique retrouvée (!) même si d'autres blockbusters vont plus loin dans ce domaine, il s'engage également dans le bas du spectre avec des basses lourdes (mais pas tonitruantes non plus) et loin d'être timides (!!). Mais que se passe-t-il ? Les environnements grouillent d'effets (notamment sur le champ de bataille) et d'ambiances naturelles sur l'ensemble des enceintes, bien aidés par des canaux aériens qui soutiennent ardemment l'action (les héros volants, les navires interstellaires), les dialogues se livrent avec transparence et le score dramatico-épique ne manque vraiment pas d'ampleur. Plus effarouchée dans tous les domaines (surtout en ce qui concerne la plus confuse scène arrière) et souffrant d'un doublage souvent mal intégré à l'espace, la VF est (très) loin d'égaler la VO… surtout qu'elle nécessite une hausse du niveau d'écoute d'au moins 7 dB.

Matériel et condition de test (Config. HP : 7.2.4)
Diffuseur vidéo : Sony KD-55AF9 (Mode de l'image Expert HDR)
Source : Oppo UDP-203 Audiocom Reference (Sortie directe / Modes colorimétriques Auto)
Amplification : Marantz SR7013 (Mode d'écoute Dolby Atmos et post-traitement Dolby Surround), Emotiva XPA-DR3
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Rebelle (2012)

Message » 13 Avr 2020 15:21

Image

Rebelle (2012)

Note artistique : 8
Qualité vidéo : 9
Qualité audio : 9


Spécifications techniques (4K Ultra HD - États-Unis - Disney - 10 septembre 2019)
- Format vidéo : 3840x2160 / 24p - HDR10 / BT.2020 - YCbCr 4:2:0 / 10 bit - Encodage HEVC - Format 2.39 - Master intermédiaire 2K
- Pistes sonores : Anglais Dolby Atmos (core Dolby TrueHD 7.1), Français (VFQ) Dolby Digital Plus 7.1, Anglais Audiodescription
- Sous-titres : Français, Anglais pour malentendants

Film : Une belle héroïne féministe à la longue crinière rousse, une superbe relation mère / fille, un folklore écossais riche, un humour bon enfant, un zeste de magie et une propension à l'aventure au cœur des décors envoûtants des landes, sont les ingrédients de ce récit initiatique à la beauté picturale incroyable et au rythme trépidant, qui se rapproche pourtant plus des contes animés du studio Disney que des pépites de Pixar; la faute à une ambition scénaristique revue à la baisse et à un certain manque d'émotion. Néanmoins, Rebelle reste un bien beau film d'animation.

Image : Il faut bien l'avouer, la précision du piqué, le foisonnement de détails, la féerie éclatante des couleurs, la richesse des contrastes et la profondeur des noirs sont un véritable émerveillement pour les yeux. Mais n'était-ce pas déjà le cas en HD ? Certes, mais les technos WCG et HDR se pavanent comme jamais ! Les images sont plus lumineuses, la palette colorimétrique est plus vive (à commencer par les cheveux roux de Mérida qui sont plus ardents), les blancs sont plus sains (cf. les nuages et les barbes), les noirs sont plus réalistes (80% du film se déroule dans l'obscurité) et les sources lumineuses sont plus intenses (les rayons du soleil, la lueur des torches, les reflets sur les surfaces métalliques, la phosphorescence des feux follets). Et si l'amélioration apportée à la définition et au piqué n'est pas radicale, la résolution accrue autorise légèrement plus de netteté aux environnements (les intérieurs en bois et en pierre du château), aux visages (les imperfections telles que les rides) et aux vêtements (les coutures et autres ornements).

Son : S'il faut pousser le volume de quelques décibels pour plonger dans l'aventure, ces pistes sonores ne manquent pas de fougue… la présence incroyable des ambiances (la faune et la flore), la sensation permanente d'espace (la bagarre au chapitre 7), les détails saisissants de la spatialisation (les portes qui claquent), l'engagement du score écossais, l'intelligibilité des voix et la robustesse des basses (bien palpables lors du rugissement des ours) n'y étant certainement pas étrangers. Créant un paysage sonore encore plus enveloppant, la VO Dolby Atmos (exploitée au cinéma) intègre une composante aérienne toujours à-propos (le bruissement des feuilles, la pluie qui tombe, le vol des flèches, la résonance du cliquetis des épées) et profite d'une ampleur décuplée. Un pur régal !

Matériel et condition de test (Config. HP : 7.2.4)
Diffuseur vidéo : Sony KD-55AF9 (Mode de l'image Expert HDR)
Source : Zappiti Pro 4K HDR authentic cinema (Sortie directe / Modes colorimétriques Auto)
Amplification : Marantz SR7013 (Mode d'écoute Dolby Atmos et post-traitement Dolby Surround), Emotiva XPA-DR3
Enceintes : Focal Electra CC1008 BE2, Focal Electra 1028 BE2, Focal Chorus B8V W, Focal Chorus 706V, Klipsch RP-140SA, Dali Sub E-12 F

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(La) Petite Sirène (1989)

Message » 14 Avr 2020 17:21

Image

(La) Petite Sirène (1989)

Note artistique : 9
Qualité vidéo : 8.5
Qualité audio : 9


Spécifications techniques (4K Ultra HD - États-Unis - Disney - 26 février 2019)
- Format vidéo : 3840x2160 / 24p - HDR10 / BT.2020 - YCbCr 4:2:0 / 10 bit - Encodage HEVC - Format 1.78 - Master intermédiaire 4K
- Pistes sonores : Anglais Dolby Atmos (core Dolby TrueHD 7.1), Français (VFQ) Dolby Digital 5.1
- Sous-titres : Français, Anglais pour malentendants

Film : 36e long-métrage d'animation des studios Disney, La Petite Sirène est une petite bulle magique entre terre et mer qui s'inspire du conte éponyme d'Andersen, dont l’adorable héroïne (archétype classique de la princesse chez Disney) qui rêve de liberté et d'amour, le romantisme de l'histoire, la sympathie des personnages (sauf la méchante sorcière Ursula), les magnifiques chansons et la beauté des images colorées, devraient continuer de passionner les petites filles du monde entier mais aussi les adeptes de beaux dessins-animés. Voilà donc une belle romance océanique qui reste encore aujourd'hui l'un des chefs-d’œuvre du studio aux grandes oreilles.

Image : Malgré de légères douceurs, voilà une restauration fidèle et de très grande qualité dont le master 4K parfaitement nettoyé délivre beaucoup de détails, des textures raffinées, des couleurs resplendissantes, des contrastes équilibrés, des noirs profonds comme l'océan et un léger grain agréablement vivant (l'infime bruit parasite du transfert HD est de l'histoire ancienne). Mais il ne faut pas se leurrer, l'amélioration de la définition reste marginale (les contours crayonnés ne sont pas plus précis) et la netteté des plans inchangées… surtout que la palette colorimétrique est à présent plus sombre que sur le Blu-ray, ce qui est en fait une bonne chose ! Moins fades (la carnation n'est plus blafarde), les teintes s'affichent avec plus de richesse et de nuances (les cheveux roux et le soutien-gorge coquillage violet d'Ariel, les écailles jaunes de Polochon), là où la surface est plus ensoleillée et les sources lumineuses plus intenses (les yeux brillants de Flotsam et Jetsam les murènes, le trident du Roi Triton, les éclairs, les couchers de soleil, les reflets sur l'eau).

Son : Des pistes sonores dynamiques et délicatement équilibrées qui ne semblent jamais artificielles (contrairement à la VF de 1989 proposée en DTS-HD HR 5.1 sur le Blu-ray français). Les voix sont propres, la musique est enveloppante à souhait, la scène arrière est enjouée (surtout en VO où les quatre canaux surround accentuent les ambiances) et le canal LFE animé quand il le faut (le naufrage, l'attaque du requin et l'affrontement contre la sorcière des mers). Élevant verticalement de nombreux éléments du mixage (les voiles des navires, les vagues déferlantes, les vents, la pluie et certains instruments), la bande-son Dolby Atmos se veut plus immersive.

Matériel et condition de test (Config. HP : 7.2.4)
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VFW

Message » 18 Avr 2020 11:17

Image

VFW

Note artistique : 7
Qualité vidéo : 7
Qualité audio : 8.5


Spécifications techniques (4K Ultra HD - États-Unis - RLJ Entertainment - 31 mars 2020)
- Format vidéo : 3840x2160 / 24p - SDR / BT.709 - YCbCr 4:2:0 / 10 bit - Encodage HEVC - Format 2.39 - Master intermédiaire 4K
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Film : Entre Assaut sur le central 13 et Hobo with a Shotgun, cette chouette série B en huis clos qui revisite le cinéma de John Carpenter (dans sa période 80's) voit s’affronter vétérans et punks mutants dans un bar. Les références (visuelles et narratives) abondent, le casting de vieux briscards se fait plaisir, l'ambiance est crasseuse à souhait et les scènes d'action sont bien bourrines (cf. les effusions gores). À défaut d'être du grand cinéma (il n'en a de toute façon pas l'ambition), VFW est un divertissement très fun.

Image : Captées en 16 mm, les images ultra-granuleuses et pas toujours bien définies (même si les textures sont d'une grande précision lorsqu'elles sont bien éclairées) ne sont en rien démonstratives puisqu'elles évoquent intentionnellement les films d'exploitation à faible budget qui pullulaient à l'époque des VHS. Plongée dans la pénombre (les ombres sont fantastiques), particulièrement rugueuse, éclairée par la lueur de néons vacillants, et régulièrement couverte d'une écrasante teinte rouge vive (les couleurs sont extrêmement saturées) émaillée de-ci de-là de bleus profonds, la photographie conserve tout son caractère grâce à un encodage très solide qui laisse les artefacts de compression (colour banding, bruit et fourmillements) à son homologue HD. Spectaculaire dans ce qu'il cherche à reproduire, ce transfert UHD SDR n'en reste pas moins « limité » par les choix artistiques marqués de l’œuvre. Est-ce beau ? Vraiment pas non ! Mais est-ce bien fait ? Carrément oui !

Son : Malgré des canaux surround peu sollicités pour les effets et autres ambiances, si ce n'est lors des réverbérations des explosions, cette bande-son compense cela par une plage dynamique impressionnante, une partition électronique (le moteur du présent mixage) agressive qui s'étend largement à l'arrière, des coups de feu d'un fort impact et des basses manifestes tout du long.

Matériel et condition de test (Config. HP : 7.2.4)
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(Les) Trolls

Message » 22 Avr 2020 11:36

Image

(Les) Trolls

Note artistique : 6
Qualité vidéo : 9
Qualité audio : 8


Spécifications techniques (4K Ultra HD - États-Unis - DreamWorks - 07 février 2017)
- Format vidéo : 3840x2160 / 24p - HDR10 / BT.2020 - YCbCr 4:2:0 / 10 bit - Encodage HEVC - Format 2.35 - Master intermédiaire 2K
- Pistes sonores : Anglais Dolby Atmos (core Dolby TrueHD 7.1), Français (VFQ) Dolby Digital 5.1, Anglais Audiodescription
- Sous-titres : Français, Anglais pour malentendants

Film : Divertissement familial anodin mais réjouissant, Les Trolls est un conte déjanté au rythme endiablé et à la bande-son pop enfiévrée, où les visuels psychédéliques et les petites créatures mignonnes adeptes du « peace and love » (en musique et câlins) s'adressent au jeune public tel un sachet de bonbons garni de friandises acidulées.

Image : Plus nettes et mieux définies (cf. les textures « cotonneuses »), les images de ce transfert UHD HDR10 sont aussi plus sombres et moins gratuitement « voyantes » avec des couleurs vives autrement plus nuancées, des contrastes qui claquent plus raffinés et des sources lumineuses éclatantes mieux canalisées. En somme, ça pétille de toutes parts sans virer dans l'excès du Blu-ray.

Son : Moins puissante (la dynamique a été un peu réduite) et enveloppante (!) que sa consœur DTS-HD MA 7.1 présente sur le Blu-ray, la VO Dolby Atmos bénéficie cependant d'effets/ambiances réguliers, d'enceintes surround très actives, d'une fidélité musicale à toute épreuve, d'une scène aérienne qui a le mérite d'exister (mais qui dans les faits est peu présente en plus de n'être jamais inspirée) et de basses décentes (notamment lors des chansons). Plus timide et moins festive, la VF(Q) n'en reste pas moins entraînante.

Matériel et condition de test (Config. HP : 7.2.4)
Diffuseur vidéo : Sony KD-55AF9 (Mode de l'image Expert HDR)
Source : Zappiti Pro 4K HDR authentic cinema (Sortie directe / Modes colorimétriques Auto)
Amplification : Marantz SR7013 (Mode d'écoute Dolby Atmos et post-traitement Dolby Surround), Emotiva XPA-DR3
Enceintes : Focal Electra CC1008 BE2, Focal Electra 1028 BE2, Focal Chorus B8V W, Focal Chorus 706V, Klipsch RP-140SA, Dali Sub E-12 F

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Dumbo (2019)

Message » 22 Avr 2020 16:12

Image

Dumbo (2019)

Note artistique : 8
Qualité vidéo : 9.5
Qualité audio : 8.5


Spécifications techniques (4K Ultra HD - France - Disney - 31 août 2019)
- Format vidéo : 3840x2160 / 24p - HDR10 / BT.2020 - YCbCr 4:2:0 / 10 bit - Encodage HEVC - Format 1.85 - Master intermédiaire 2K
- Pistes sonores : Anglais Dolby Atmos (core Dolby TrueHD 7.1), Français Dolby Digital Plus 7.1, Anglais Audiodescription
- Sous-titres : Français, Anglais pour malentendants

Film : Tout en restant fidèle à l’esprit Disney, cette version moderne en prises de vues réelles du grand classique Dumbo est aussi subversive (l'attaque en règle contre l'industrie du spectacle XXL - Disneyland !? - qui dévore les petits artisans à taille humaine) que personnelle (l'ode à la différence, la célébration de la liberté). Empli de poésie et d'un brin de naïveté, ce récit d'apprentissage nostalgique d'un monde passé réinvente ses personnages (interprétés par un casting quatre étoiles) et profite d'une direction artistique à la beauté renversante. En ressuscitant cet adorable éléphanteau volant (plus vrai que nature), Tim Burton vient de renaître de ses cendres ! Il faut dire aussi que l'univers du cirque lui sied à merveille... souvenez-vous de Big Fish.

Image : La définition fait un bond en avant (les arrière-plans sont plus limpides), les détails sont plus attractifs (les costumes et décors), la palette colorimétrique aux teintes rétro est plus riche, les contrastes sont plus fermes (cf. l'amélioration des noirs), et les sources lumineuses définitivement plus précises (les intérieurs faiblement éclairés) et flamboyantes (la lumière solaire et les éclairages à Dreamland).

Son : « Handicapée » par des basses filtrées (et c'est la même chose sur la piste DTS-HD MA 7.1 du Blu-ray) alors que de nombreux passages auraient pu pousser le subwoofer dans ses retranchements (à commencer par le pas lourd des éléphants), cette bande-son néanmoins impeccable côté spatialisation demande de régler le volume à un niveau plus élevé, une habitude chez Disney, pour en profiter à fond. La dynamique musicale (le score est signé Danny Elfman) est entreprenante, les effets/ambiances réalistes, la scène arrière généreusement étendue et la restitution des dialogues d'une grande clarté. La VO Dolby Atmos prend néanmoins le dessus sur l’artistiquement réussie VF grâce à un enveloppement plus conséquent (l'usage des canaux de hauteur lors des numéros de cirque) et une présence musicale à l'ampleur accrue.

Matériel et condition de test (Config. HP : 7.2.4)
Diffuseur vidéo : Sony KD-55AF9 (Mode de l'image Expert HDR)
Source : Oppo UDP-203 Audiocom Reference (Sortie directe / Modes colorimétriques Auto)
Amplification : Marantz SR7013 (Mode d'écoute Dolby Atmos et post-traitement Dolby Surround), Emotiva XPA-DR3
Enceintes : Focal Electra CC1008 BE2, Focal Electra 1028 BE2, Focal Chorus B8V W, Focal Chorus 706V, Klipsch RP-140SA, Dali Sub E-12 F

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Rollerball (1975)

Message » 23 Avr 2020 16:32

Image

Rollerball (1975)

Note artistique : 9
Qualité vidéo : 6
Qualité audio : 5


Spécifications techniques (4K Ultra HD - Allemagne - Capelight Pictures - 17 avril 2020)
- Format vidéo : 3840x2160 / 24p - HDR10 / BT.2020 - YCbCr 4:2:0 / 10 bit - Encodage HEVC - Format 1.75 - Master intermédiaire 4K
- Pistes sonores : Anglais DTS-HD MA 5.1, Allemand DTS-HD MA 5.1 (version remasterisée), Anglais LPCM 2.0 Stereo (bande originale restaurée), Allemand LPCM 2.0 mono (bande originale restaurée), Allemand LPCM 2.0 mono (version remasterisée)
- Sous-titres : Anglais, Allemand

Film : Classique avant-gardiste des 70's, cette dystopie sportive qui dénonce la violence en tant que spectacle (qui servirait à purger les pulsions de la société), tout en s'y complaisant lors de matchs particulièrement impressionnants, est un Spartacus de l'anticipation sociale où l'aristocratie décadente (les cadres dirigeants) d'un système capitaliste (pour ne pas dire fasciste) se voulant juste (un soi-disant confort égalitaire) est ébranlée par les victoires successives d'un homme (James Caan a les épaules). Toujours indispensable et plus que jamais d'actualité (le contexte socio-politique).

Image : Tiré d'un scan 4K opéré aux États-Unis à partir des négatifs 16 bits, ce master HDR (travaillé indépendamment du très différent master SDR) réalisé par la société de restauration allemande TLEFilms est loin d'être idéal… même s'il est vrai que l'écart avec les précédents Blu-ray est juste éloquent; l'image étant enfin nette (la définition n'ayant plus rien à voir), piquée et non sursaturée. Pourtant, le Blu-ray inclus dans la présente édition délivre un rendu plus harmonieux aux plans mieux nettoyés. Laissant poindre énormément de saletés (particules, scratchs et autres lignes verticales), le transfert UHD endure en outre, ce qui n'est pas le cas de son homologue HD, une compression dépassée par la situation qui se fait visible en tout temps (du fourmillement et des artefacts de mouvement). Et c'est bien dommage puisque le grain argentique (un tournage 35 mm) s'y affiche avec plus de finesse. Fort heureusement, DI 4K oblige, les détails se révèlent beaucoup plus à travers les vêtements et les décors. De même, la palette colorimétrique, moins chaude et moins neutre que sur le Blu-ray, retrouve de sa splendeur passée (Technicolor) avec des primaires au réalisme mesuré et une légère teinte verdâtre retrouvée. Enfin, les contrastes sont clairement moins marqués (des noirs délavés « à l'ancienne » sur l'UBD face à des noirs un peu bouchés sur le BD) et les sources lumineuses autrement mieux soulignées (la lumière du jour, les phares, l'éclairage des arènes). Ne vous y trompez pas, Rollerball n'a jamais été aussi « beau » ! Du coup, comment ne pas être déçu par des imperfections visuelles qui auraient pu (dû) être évitées ?

Son : Souffrant d'une désynchronisation constante de 167 ms (due à l'absence de quatre images en début de programme), l'avance prise par les pistes sonores du 4K Ultra HD se doit d'être « rectifiée » (si possible par le lecteur et/ou l'ampli) pour ne pas être dérangé lors du visionnage. Néanmoins, le retard variable (jusqu'à 450 ms !) dont souffre par endroit (cf. la séquence dans le gymnase) la bande originale restaurée (LPCM 2.0) est lié, d'après les dires de l'éditeur, à d'énormes problèmes de synchronisation émanant de la source d'origine. Cette dernière, plus ouverte et dynamique que la piste artificiellement gonflée en 5.1 (présentée en DTS-HD MA) pâtit pourtant d'un omniprésent souffle loin d'être discret. Plus équilibrée même si moins puissante, la proposition multicanale et ses quelques toutes petites ambiances à l'arrière (qui semblent toujours lointaines) reste la VO la plus agréable à l'écoute… même si le mixage paraît aujourd'hui bien terne et trop resserré au niveau de la centrale (les voies latérales avant ne s'activant au final que lors des rencontres de Rollerball).

Matériel et condition de test (Config. HP : 7.2.4)
Diffuseur vidéo : Sony KD-55AF9 (Mode de l'image Expert HDR)
Source : Oppo UDP-203 Audiocom Reference (Sortie directe / Modes colorimétriques Auto)
Amplification : Marantz SR7013 (Mode d'écoute Stereo et post-traitement DTS Neural:X), Emotiva XPA-DR3
Enceintes : Focal Electra CC1008 BE2, Focal Electra 1028 BE2, Focal Chorus B8V W, Focal Chorus 706V, Klipsch RP-140SA, Dali Sub E-12 F

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Ne Zha

Message » 28 Avr 2020 9:06

Image

Ne Zha

Note artistique : 7
Qualité vidéo : 9.5
Qualité audio : 10


Spécifications techniques (4K Ultra HD - États-Unis - Well Go USA - 03 mars 2020)
- Format vidéo : 3840x2160 / 24p - Dolby Vision / BT.2020 - YCbCr 4:2:0 / 12 bit - Encodage HEVC - Format 2.39 - Master intermédiaire 2K
- Pistes sonores : Anglais Dolby Atmos (core Dolby TrueHD 7.1), Mandarin DTS-HD MA 5.1
- Sous-titres : Anglais, Anglais pour malentendants

Film : Cette épopée d'animation qui a détrôné Disney en Chine (deuxième plus grand succès de tous les temps dans son pays), relecture moderne d'une ancienne légende issue de la culture traditionnelle chinoise, est un blockbuster visuellement digne d'éloge qui ne véhicule peut-être pas suffisamment d'émotion mais se révèle réellement épique (les scènes d'action sont époustouflantes) tout en distillant un humour bon enfant adapté aux plus jeunes.

Image : Beaucoup plus éclatantes qu'en HD SDR, les images de ce transfert UHD Doby Vision sont un émerveillement pour les yeux ! La luxuriance de couleurs profite d'une nette augmentation de la saturation (les bleus et les rouges) et de nombreuses nouvelles teintes (les reflets oranges), la brillance des sources lumineuses (le feu, la lumière du jour) bénéficie d'une (forte) intensité supplémentaire, et la rigueur des détails s'enrichit de textures améliorées (les cheveux, les motifs sur le « rouleau des confins », les décors). À un plan près laissant poindre du colour banding (lors de l'ouverture), la note maximale été atteinte.

Son : Démonstrative en diable, cette piste Dolby Atmos à l'activité aérienne conséquente (des manifestations magiques en veux-tu en voilà), à la scène arrière régulièrement engagée et aux basses physiques, délivre un spectacle acoustique de tous les instants où la spatialisation fait montre d'une grande précision (cf. les effets environnementaux) et où la dynamique s'avère être méchamment explosive. Plus naturelle dans ses dialogues, la VO est tout aussi « amusante » malgré la perte des canaux de hauteur.

Matériel et condition de test (Config. HP : 7.2.4)
Diffuseur vidéo : Sony KD-55AF9 (Modes de l'image Dolby Vision lumineux et Expert HDR)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference, Zappiti Pro 4K HDR authentic cinema (Sortie directe / Modes colorimétriques Auto)
Amplification : Marantz SR7013 (Mode d'écoute Dolby Atmos et post-traitement DTS Neural:X), Emotiva XPA-DR3
Enceintes : Focal Electra CC1008 BE2, Focal Electra 1028 BE2, Focal Chorus B8V W, Focal Chorus 706V, Klipsch RP-140SA, Dali Sub E-12 F

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Aladdin (1992)

Message » 28 Avr 2020 10:54

Image

Aladdin (1992)

Note artistique : 9
Qualité vidéo : 8.5
Qualité audio : 8


Spécifications techniques (4K Ultra HD - États-Unis - Disney - 10 septembre 2019)
- Format vidéo : 3840x2160 / 24p - HDR10 / BT.2020 - YCbCr 4:2:0 / 10 bit - Encodage HEVC - Format 1.66 - Master intermédiaire 2K
- Pistes sonores : Anglais Dolby Atmos (core Dolby TrueHD 7.1), Français (VFQ) Dolby Digital 5.1, Anglais Audiodescription
- Sous-titres : Français, Anglais pour malentendants

Film : Que donne Les Mille et Une Nuits à la sauce Disney ? Un long-métrage animé de toute beauté qui nous emporte dans une aventure endiablée aux séquences musicales entraînantes et aux personnages hauts en couleur (le Génie est hilarant). Un (Grand) Classique indémodable.

Image : Retrouvant son ratio d'origine 1.66 (contre le 1.85 du précédent Blu-ray), l'image plus sombre (pour un réalisme que ne peut atteindre le trop lumineux transfert HD) et à peine plus nette du 4K Ultra HD (seuls quelques détails en arrière-plan bénéficient d'une p'tite amélioration des détails) exploite une palette colorimétrique largement plus profonde (les bleus du ciel et du Génie, les rouges de la tenue de Jafar), des contrastes clairement plus denses (les nombreuses scènes faiblement éclairées sont plus solides) et des sources lumineuses bien plus dynamiques (les étoiles et la lune lors de la chanson Ce rêve bleu, les couchers de soleil).

Son : Satisfaisante une fois le volume rehaussé de plusieurs crans (au moins 7 dB), la VO Dolby Atmos basée sur le mix 7.1 de l'édition précédente y ajoute une scène aérienne bien utilisée (l'accompagnement musical, l'effondrement de la caverne aux merveilles, le tapis magique, le « show » du Génie, les feux d'artifice) à défaut d'être pleinement exploitée. Qui plus est, les basses n'y font pas que de la figuration (l'écoulement de la lave, le rugissement du tigre) même si les fréquences les plus basses ne sont jamais vraiment attaquées. Pour le reste, l'intégration surround est toujours impressionnante (la foule à Agrabah) et le score largement étendu à l'avant. Plus plate et ne se servant que trop rarement du canal LFE, la VF(Q) (avec son Nouveau monde) fait pâle figure en comparaison.

Matériel et condition de test (Config. HP : 7.2.4)
Diffuseur vidéo : Sony KD-55AF9 (Mode de l'image Expert HDR)
Source : Zappiti Pro 4K HDR authentic cinema (Sortie directe / Modes colorimétriques Auto)
Amplification : Marantz SR7013 (Mode d'écoute Dolby Atmos et post-traitement Dolby Surround), Emotiva XPA-DR3
Enceintes : Focal Electra CC1008 BE2, Focal Electra 1028 BE2, Focal Chorus B8V W, Focal Chorus 706V, Klipsch RP-140SA, Dali Sub E-12 F

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187: code meurtre

Message » 29 Avr 2020 18:12

Image

187: code meurtre

Note artistique : 8
Qualité vidéo : 8
Qualité audio : 8


Spécifications techniques (4K Ultra HD - Allemagne - Capelight Pictures - 28 juillet 2017)
- Format vidéo : 3840x2160 / 24p - SDR / BT.709 - YCbCr 4:2:0 / 10 bit - Encodage HEVC - Format 1.85 - Master intermédiaire 4K
- Pistes sonores : Anglais DTS-HD MA 5.1, Allemand DTS-HD MA 5.1, Anglais LPCM 2.0
- Sous-titres : Allemand, Anglais pour malentendants

Film : Entre drame et thriller, cette œuvre protéiforme au ton radical, qui dénonce un système scolaire ne pouvant se dépêtrer d'une société de plus en plus violente où l'insubordination juvénile ne peut être régulée, est une tragédie à consonance éducationnelle portée par un Samuel L. Jackson fabuleux et mise en scène par un Kevin Reynolds désappointé.

Image : Réservé jusqu'alors au support DVD, 187: code meurtre peut enfin s'apprécier en Blu-ray mais aussi et surtout en 4K Ultra HD. Grâce à une restauration de qualité effectuée par TLEFilms à partir d'un scan des négatifs 35 mm (DI 4K), ce film n'a jamais été aussi beau. Fini donc les flous, les déformations et les couleurs peu respectueuses (de la photographie) de l'édition SD, et place à des images complètement « neuves » qui permettent de retrouver l'apparence originelle de l'œuvre. Le master est quasi-immaculé (une poignée de scratchs), le grain argentique est préservé avec finesse, la palette colorimétrique retrouve ses teintes de vert et de sépia, la netteté des plans est toujours excellente (hormis les bords supérieurs et inférieurs qui peuvent être délibérément vaporeux) et les contrastes ont clairement été accentués. Cependant, transfert UHD SDR oblige, l'écart entre le Blu-ray et le 4K Ultra HD reste limité à une résolution supérieure (la compression étant déjà excellente en HD), clairement visible dans la finesse accrue des textures (particulièrement celles des vêtements et du mobilier).

Son : Rythmé par une bande-son urbaine d'une ampleur certaine, ce mixage multicanal (la VO DTS-HD MA 5.1) parfaitement audible qui remplit généreusement l'espace même s'il est plus animé à l'avant qu'à l'arrière (quelques ambiances scolaires et/ou citadines), est armé d'une dynamique marquée et de basses d'une grande solidité.

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Message » 07 Mai 2020 9:35

Chers lecteurs,

Il a fallu être patient mais bonne nouvelle, la fin du confinement est proche. Mauvaise nouvelle, de nombreuses sorties ont été repoussées durant cette période difficile (L’Ascension de Skywalker, Jumanji: Next Level, etc.).

De ce fait, hormis les nouveautés parues à l’étranger, vous ne trouverez que peu de gros titres dans le commerce… redatées au plus tôt en juin (le 24 juin pour 1917). Vous m’excuserez donc si je n’ai pas été en mesure de tester les Star Wars à venir, si tout se passe bien, le 05 juin prochain (et non plus le 24 avril).

Du coup, comment ne pas craquer pour le Blu-ray français (un véritable évènement) du chef-d’œuvre de Ronny Yu The Bride with White Hair ? De même, difficile de ne pas s’intéresser à Rollerball, classique avant-gardiste des 70’s qui a réussi à se frayer un chemin outre-Rhin en 4K Ultra HD ! Ou alors, pourquoi ne pas simplement acquérir un film précédemment lancé (Avengers: End Game, Le Gangster, le Flic & l’Assassin, Roubaix, une lumière) ? Comme de coutume, laissez-moi vous guider.

En vous souhaitant bonne lecture.

Brice_le loup celeste
HCFR – Mai 2020

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