Test HCFR Sony KD-65AF9, TV OLED

Test HCFR Sony KD-65AF9, TV OLED

Compte-rendu de François_Fafa

Ce téléviseur, référence AF9, constitue le sommet de la gamme de téléviseurs Sony OLED s’intégrant dans le concept « Master Series ».

Cette « Master Series » constitue une sorte d’aboutissement de la qualité vidéo. Cela se traduit par une dalle d’excellente qualité, un processeur video X1 Ultimate, mais également par des options de calibration que l’on est peu habituées à trouver sur un téléviseur.
Sony vante également les mérites du système sonore Acoustic Surface Audio+ qui équipe cet écran.

1) Le design

Difficile aujourd’hui pour un constructeur de téléviseurs de se distinguer de ses concurrents sur l’aspect visuel du produit.
Une dalle rectangulaire noire, le plus souvent brillante, difficile d’y trouver de l’originalité. Les constructeurs ont essayé de se distinguer par les pourtours de l’écran. Mais aujourd’hui, les écrans ont des bords extrêmement fins, donnant quasiment l’illusion qu’il n’y en a pas.Il reste donc le support de table pour se distinguer : un pied central, plein ou creux, ou deux pieds à chaque extrémité de l’écran.
Pour cette « Master Series », Sony a choisi… de ne pas mettre de pied !
Ou plutôt, il n’est pas visible de face.
Le design est donc très épuré. La dalle, d’une finesse extrême, est posée sur la table, simplement soulignée par un bord fin métallique laissant apparaitre une petite LED blanche.

La dalle est inclinée légèrement vers l’arrière, le pied étant à l’arrière.
L’ensemble est réellement classe et l’inclinaison donne l’impression d’un mince tableau posé sur le meuble, mais soutenu « dans le vide ».De côté, le support devient alors visible. Sony en ayant bien conscience, le design est donc aussi étudié sur cette partie. Composée de plusieurs éléments, il s’agit d’une belle pièce en métal, recouverte en partie interne de plastique et en partie externe d’un cache en tissu joliment dessiné permettant de cacher 2 haut-parleurs.De par la conception de ce support, il n’est pas pertinent de fixer ce téléviseur au mur.
L’épaisseur importante du support, qui se repliera alors contre la dalle, ne permettra pas de la « coller » au mur.
Cela dit, et c’est dommage que je n’ai pas le courage de tester, cela pourrait donner l’impression d’un tableau « flottant ».

Il est dommage, face à un design si bien étudié, de constater que cela n’a pas profité à la télécommande.
Il s’agit du même modèle qui existe depuis plusieurs années et qui concerne beaucoup de téléviseurs de la gamme.

Elle intègre un micro pour pouvoir dicter à l’assistant vocal des demandes ou des recherches.
Dans l’ensemble, il s’agit d’une télécommande basique, certes agréable et pratique à utiliser, mais sans commune mesure avec le prix et l’aspect haut de gamme du téléviseur qu’elle pilote.

L’assistant vocal est aussi disponible sans la télécommande puisque le téléviseur intègre un micro en façade, afin de pouvoir l’allumer à la voix. On peut d’ailleurs directement énoncer une demande après la fameuse commande « OK Google ». Le téléviseur s’allumera alors sur le résultat de la recherche.
Merci Google ! Ma femme s’amuse à lancer régulièrement « OK Google : Trois cafés gourmands ». Et hop, ça chante à tue-tête dans le salon (et merci Sony pour la puissance et la bonne qualité sonore de ce téléviseur : je n’ai plus qu’à me réfugier dans ma pièce pour être tranquille).

La transition est donc toute trouvée pour nous amener au chapitre suivant :

2) le son :

La partie sonore d’un téléviseur ne m’intéresse pas.
Que ce soit dans mon salon, ou bien évidemment dans ma pièce dédiée, je dispose d’une installation sonore pour éviter d’utiliser le système audio du téléviseur, à priori peu puissant, peu précis et sans assise dans le bas.
Sony mettant en avant la technologie sonore Acoustic Surface Audio+ présente dans ce téléviseur, je vais tout de même prendre le temps de l’écouter.
On trouve tout d’abord 2 haut-parleurs classiques encastrés dans le support arrière. Ils sont chargés de reproduire les basses.
De manière nettement moins classique, on ne trouve pas d’autres HP conventionnels qui auraient pu être dédiés à la reproduction du reste du spectre sonore. Cependant, 3 transducteurs sont intégrés directement au dos de la dalle (en position L C R) et ont pour but de la faire vibrer. C’est ainsi la dalle elle-même qui produit le son (hors fréquences graves).
L’avantage est que le son provient vraiment de l’image, comme au cinéma ou en vidéoprojection avec des enceintes placées derrière un écran transonore.

A l’écoute de clips via les applications Youtube ou Spotify intégrées, il apparait que le son est puissant, propre, sans saturation ou agressivité, avec des basses franches et un medium clair.
Le volume sonore peut vraiment être conséquent pour sonoriser un séjour.
Evidemment, il faut relativiser mes propos. Ce téléviseur n’a pas pour prétention de concurrencer la scène frontale d’un système haut de gamme ou de remplacer une “boom-box” pour des soirées festives. En revanche, il est en mesure de concurrencer une barre de son ou un système d’entrée de gamme.

D’ailleurs, Sony a pensé à une fonction très intéressante pour intégrer la partie audio de son téléviseur dans une installation HC existante : on peut l’utiliser en tant qu’enceinte centrale.
Ainsi, le téléviseur dispose d’un bornier « enceinte » pour y brancher un amplificateur Home Cinema. Vues les prétentions audio de ce téléviseur, ce n’est pas du tout aberrant.

Je n’ai pas tenté de le confronter à l’installation HC de ma pièce dédiée. Cela n’aurait pas de sens car les forces en présence ne sont pas équitables.
En revanche, dans le salon, je dispose d’un petit système que j’ai pensé dans le but d’avoir un son correct et plus puissant que ce qu’est capable de sortir un téléviseur classique, sans pour autant sortir la grosse artillerie.
Il est composé d’un ampli intégré Yamaha RX-V 3900, de deux frontales encastrées Focal IW706 et d’un caisson Dali E-Sub12.

Après avoir effectué le branchement nécessaire sur l’ampli HC, j’ai lancé une calibration via le module YPAO intégré à l’ampli. Ce dernier a coupé la partie audio du téléviseur à 80hz, tout comme mes deux frontales. Les fréquences graves situées sous 80hz sont donc renvoyées vers le caisson de basse.
Une fois cette étape terminée, j’ai lancé l’intro du film Mad Max Fury Road dont la bande son est pour le moins chargée.

Le téléviseur remplit bien sa fonction d’enceinte centrale et accompagne avec brio mes deux enceintes encastrées. Profitant de l’absence de la famille, j’ai pu pousser le volume à de bons niveaux.
La « centrale » ne sature pas et résiste bien au volume des basses (vue qu’elle est coupée à 80hz, c’est plutôt au caisson de basse qu’il faudrait s’intéresser…). La voix off, très rauque, n’est pas dénaturée ; les différents grondements de moteurs sont bien restitués également. Je craignais que ce ne soit pas le cas.

Bref, test passé avec succès.

N’ayant pas d’enceinte centrale dans le salon, si je disposais de ce téléviseur, je le connecterais avec plaisir à mon ampli HC.

3) A l’image :

Ce n’est pas la première fois que je vois un téléviseur OLED, mais c’est la première fois que j’en teste un sans contrainte.
Par rapport à un LCD, évidemment, la qualité première d’un OLED concerne le noir, d’une telle intensité que si aucune image n’est affichée, on peut croire que l’écran est éteint.

A contrario, la puissance lumineuse est inférieure à celle d’un LCD.
Du coup, j’ai eu du mal à régler cet écran, surtout en HDR, cherchant à retrouver la luminosité de ma dalle LCD (Sony 65XF9005).
A l’image, je suis cependant bluffé par la chaleur de l’image, ce côté « argentique » un peu oublié ces derniers temps.

En SDR, la luminosité est bien suffisante.
David555 a d’ailleurs dû la baisser pour effectuer la calibration.

Réglages issus calibration :
Menu Luminosité
Luminosité : 21
Contraste : 90
Gamme : 0
Niveau de noir : 50
Artifices dynamiques désactivés
Menu Couleurs :
Couleurs : 50
Teinte : 0
Temp Couleur : Expert1
Température de couleur Avancée
Gain rouge : -11
Gain vert : -6
Gain bleu : -11
Polarisation Rouge : -7
Polarisation Vert : -3
Polarisation Bleu : -5
Décalage V, R et B : tous à 0
Couleur naturelle : non
Réglage des couleurs individuelles : non touché, réglage à 0

Je trouve ce réglage vraiment dans l’esprit du cinéma : Très beau rendu des couleurs, beaucoup de douceur dans les blancs, un noir intense…

J’apprécie bien ce réglage, mais j’y ajouterai malgré tout un peu plus de luminosité afin d’avoir une image plus lumineuse.

En HDR, les pics lumineux sont bien présents mais force est de constater qu’ils ne sont pas aussi puissants que sur mon LCD. En revanche, ils ne viennent aucunement entacher les noirs.
Alors que sur un LCD, les noirs avaient tendance à subir la présence d’un pic lumineux, ce n’est aucunement le cas sur un OLED, où les noirs restent imperturbables.
Je trouve dommage de ne pas pouvoir combiner le meilleur des deux mondes.
Le début de The Revenant est très parlant sur ce que j’attends d’un pic lumineux, sur cette célèbre scène d’attaque des indiens où le soleil rasant passe à travers les arbres.

Sur la scène d’intro de Mad Max Fury Road, l’OLED est plus à l’aise et parvient à restituer la chaleur des couleurs du désert et des carrosseries rouillées. Le HDR propose ici des pics lumineux convaincants pour restituer les reflets métalliques de la carrosserie à nu. Mais de base, ces pics ne sont pas très puissants.

Aussi, je dois avouer avoir une préférence pour le LCD, dont le HDR prend vraiment toute son ampleur en affichant des pics lumineux intenses.
A noter que la faiblesse de luminosité que je déplore en HDR n’est pas liée spécifiquement à Sony.
J’ai pu constater la même chose récemment sur un Panasonic FZ800, OLED également.

Au sujet de la luminosité globale, je regrette également l’absence du processus X-tended Dynamic Range qui permettait de bien dynamiser la luminosité des sources SDR.

En Dolby Vision, ce téléviseur a été testé sur Fast and Furious 8 et Jurassic World Fallen Kingdom où les paysages cubains de l’un et tropicaux de l’autre sont superbement retranscrits.

Spécifiquement avec ce type de sources, Sony propose 3 modes d’affichages :
– Intense
– Dolby Vision lumineux (par défaut)
– Dolby Vision sombre
Les deux modes DV proposent une image à la coloration assez chaude. Le DV sombre est fort logiquement un peu moins lumineux.
En revanche, le mode « Intense » porte bien son nom. La coloration « chaude » disparait au profit d’une image bien plus lumineuse qui peut me faire rappeler celle de mon LCD, quitte malheureusement à un peu bruler les blancs.
Cela est visible sur un ciel clair, où quelques détails peuvent disparaitre. Cela dit, ça reste acceptable et j’hésite bien à préférer ce mode « Intense » au mode « DV lumineux ».

A partir de bluray Full HD, on retrouve toutes ses qualités associées à un upscaling de grande qualité (Sony, depuis pas mal de temps, est à la pointe sur ce critère).
Sur un film de grande qualité video, tel le Hobbit, on ne ressent aucunement un manque dans la définition ou la netteté.
L’upscaling parvient à se satisfaire sans souci des détails présents en Full HD pour les magnifier sur la dalle UHD.
Au niveau des couleurs, l’aspect colorimétrique est excellent de même que la luminosité générale.

Concernant la TNT, sa qualité étant ce qu’elle est (ça ne s’est pas arrangé depuis que toutes les chaînes sont passées en HD sans augmentation de la bande passante globale), l’image affiche clairement une qualité moindre.
Cependant, l’upscaling a la bonne idée de ne pas chercher à prononcer le piqué sur des détails inexistants et à ne pas mettre en évidence du bruit.
On se retrouve donc avec une image propre, agréable, manquant bien évidemment de netteté mais sans qu’aucune bouillie de pixels ou solarisation ne soit à déplorer.
Evidemment, j’aurais nettement mieux préféré tester ce téléviseur il y a quelques années, quand la HD n’était présente que sur quelques chaînes qui pouvaient bénéficier d’une large bande passante et donc d’une qualité d’image supérieure.

En jeu video, on retrouve les mêmes caractéristiques.

Ceci est assez perturbant car les écrans LCD sont depuis longtemps associés à l’utilisation de jeu video, que ce soit sur consoles portables, sur PC ou sur consoles de salon (avant l’arrivée des OLED).
L’image proposée est donc très douce, notamment en HDR.

Par exemple, sur le circuit de Dubaï de Forza Motorsport 7, la différence avec mon LCD Sony est flagrante.

PC gamer relié au Sony 65AF9,  je me suis rendu dans les options video du jeu pour pousser les réglages de gamma et de puissance du HDR au maximum, chose qu’il ne fallait pas faire lorsque ce dernier était relié à mon LCD.
Une fois le test effectué et le PC rebranché sur mon écran LCD, j’ai cru que j’allais prendre un coup de soleil !
Il m’a vraiment fallu baisser les paramètres et malgré tout, la puissance lumineuse du LCD est bien supérieure à celle de l’OLED.

A contrario, la colorimétrie était plus prononcée sur l’OLED.

Au niveau de l’input lag, pas de secret : il est nécessaire de désactiver les artifices d’amélioration de l’image pour éviter un décalage trop important, à commencer par la compensation de mouvement qui est l’artifice le plus chronophage.
En désactivant ces artifices, l’input lag est à 30ms (chiffre officiel Sony), ce qui est très correct. Evidemment, on peut trouver mieux… et moins bien également.
A l’usage, toujours sur Forza Motorsport 7, je n’ai pas noté de lag gênant. J’ai tout de suite pu reprendre mes marques et enchaîner les trajectoires.

Concernant le banding que l’on a pu découvrir lors du tournage de la video d’unboxing, il s’est atténué à la fois avec le temps et également avec les réglages.
Il est indécelable en cours de film y compris sur des scènes particulièrement sombres ou grises ; test effectué avec Oblivion dont l’une des scènes sombres est une torture pour l’uniformité des écrans.

En revanche, il peut toujours subsister sur des fonds d’écran d’applications… mais de manière si faible qu’il faut réellement le chercher.
A titre personnel, je considère la dalle comme ayant validé ce test haut la main.
Il reste cependant dommage que les constructeurs ne sachent toujours pas éliminer TOTALEMENT ce défaut et qu’il subsiste donc chez les acheteurs une certaine psychose liée à la crainte de tomber sur « le mauvais cheval ».

Technologie OLED oblige, on peut noter quelques effets de marquage. Heureusement, ils ne sont pas définitifs. Mais pour un joueur de jeu video, je pense qu’il est nécessaire de faire attention.

Au niveau de la fluidité, chacun sur le forum sait qu’il s’agit du critère sur lequel je suis le plus pointilleux.
La notion de fluidité est parfaitement subjective. Chacun y va de son ressenti et de ses propres mots pour l’exprimer. Certains estiment même que le cinéma est suffisamment fluide, voire totalement fluide… Je ne suis évidemment pas de ceux-là.

Sony, comme tous les constructeurs, propose son artifice « maison » pour fluidifier le 24hz propre à nos films issus du cinéma.

Il offre deux avantages et deux inconvénients :
– le 1er avantage est qu’il est réglable.
Pour ceux qui n’apprécient pas la compensation de mouvement, le réglage intermédiaire est intéressant pour fluidifier légèrement le film et donc en améliorer la lisibilité dans les mouvements sans pour autant en modifier le rendu visuel.
– le 2nd avantage est lié à la philosophie de ce compensateur de mouvement. Même réglé au maximum, il ne propose pas une fluidité parfaite comme peut l’être la fluidité d’une vidéo nativement 60hz.
Ainsi, l’image est fluide, mais ne créé pas un effet « fenêtre ouverte sur la réalité du film », comme ça peut être le cas chez Philips ou Samsung, par exemple.
– le 1er inconvénient est directement lié à l’avantage précédent. Pour ceux qui veulent une fluidité optimum, type vidéo 60hz, ce téléviseur ne pourra leur convenir
– le 2nd inconvénient est lié à la performance du processeur gérant cet artifice.

Sur mon Sony 65XF9005, le compensateur de mouvement a tendance à décrocher régulièrement lorsque l’arrière-plan est flou ou l’image globalement sombre.
L’AF9 embarque un processeur plus puissant, les décrochages sont moins présents mais ils subsistent malgré tout. C’est un peu dommage.
Il peut également y avoir quelques micro-artefacts autour d’éléments de petites tailles en mouvement rapide. Cela n’est guère gênant dans le suivi de l’action et ne se remarque que si on les cherche.

Je note également que l’effet de halo est présent. Il s’agit d’une sorte d’entourage fantôme autour d’un objet ou d’un personnage en mouvement sur un fond assez complexe. C’est inhérent à la technologie de la compensation de mouvement et tous les constructeurs y sont confrontés. Ce n’est donc pas un défaut propre à ce téléviseur Sony.

En me relisant, je donne une image peu reluisante de la compensation de mouvement. Cependant, les défauts que je mentionne ne sont présents qu’avec le réglage de fluidité maximum. Les réglages intermédiaires étant moins gourmands en puissance, les défauts sont absents.

De plus, il faut bien comprendre l’intérêt d’un compensateur de mouvement. Certes, ces défauts sont présents… mais le rendu de l’image est fluide ce qui permet de garder toute la netteté et la lisibilité à une scène en mouvement.

Comme souvent, il s’agit d’une histoire de goût et de compromis. Si le cinéma évolue un jour vers plus de fluidité, on n’aura plus besoin de parler de compensation de mouvement. Peter Jackson a tenté l’aventure avec le Hobbit (et la technologie HFR). James Cameron également aimerait augmenter le débit d’images.
A noter que le film « Billy Lynn » est proposé nativement en 60hz sur le bluray et l’UHD.

Pour conclure ce chapitre « fluidité » avec un avis purement personnel, j’apprécie de voir un film totalement fluide comme peuvent l’être les vidéos que je tourne avec mon APN (en 1080p60). Aussi, j’aspire à utiliser un compensateur de mouvement plus fluide que celui proposé par Sony.

Cependant, le compensateur de Sony ne démérite pas mais s’inscrit dans une démarche d’amélioration plutôt que dans une démarche de transformation.

Le menu « mouvement » de beaucoup de diffuseurs Sony intègre également un mode « Clarté ». Il consiste à ajouter entre chaque image une trame noire ; en anglais BFI (Black Frame Insertion). Ce procédé a pour but de réduire optiquement le flou de mouvement.
A l’usage, je n’ai pas remarqué une différence franche sur la netteté. En revanche, cela diminue drastiquement la luminosité.
Sur l’OLED AF9, à la différence de mon XF9005, cela ajoute un effet de scintillement que l’on n’avait plus vu depuis les téléviseurs cathodiques 50hz ou le cinéma argentique.
Si ce scintillement est absent sur mon LCD, c’est que le BFI est obtenu par l’extinction du rétro-éclairage. Ce dernier a certainement un léger temps de latence l’empêchant de scintiller. A l’inverse, sur l’OLED, il est certainement obtenu par l’extinction des pixels. L’un des avantages de l’OLED étant la très grande réactivité de ses pixels, le scintillement se fait alors ressentir.

Dans tous les cas, c’est une fonction que je n’utilise pas.

4) Conclusion :

Ce téléviseur est incontestablement bien né.
Son design a fait l’objet d’un soin particulier pour qu’il puisse s’intégrer dans un salon moderne… ou ancien (créant alors un joli contraste entre un meuble ancien de qualité et une pointe de modernisme).

Le rendu sonore, souvent laissé de côté sur un téléviseur, fait ici pleinement partie de l’expérience.

Et on y retrouve les traitements d’image propres à Sony, y ajoutant des réglages de calibration très pointus (voir le CR de David555 à ce sujet).
En outre, la technologie OLED permet d’obtenir une image à la colorimétrie très riche comme peut le proposer le cinéma. C’est d’ailleurs cet adjectif qui convient le mieux à ce que j’ai ressenti lors de ce test.
On sent que les ingénieurs ont clairement choisi un parti pris propre à satisfaire les cinéphiles.

François_Fafa
HCFR – Janvier 2019

 

 

– lien vers le sujet HCFR dédié aux TV OLED Sony AF9 : hhttp://www.homecinema-fr.com/forum/ecrans-uhd-4k/tv-sony-af9-oled-t30088131.html

 

 

 

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