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Toutes les enceintes HiFi

Well well well....mettons fin aux idées reçues...

Message » 02 Sep 2010 8:04

Denis (et Robert sur le forum cité) signalent que le bicablage n'a, à leur connaissance, pas de justification théorique.
Point de vue que je partage.
Mais leur déduction (si j'ai bien compris) est que dans les faits, le bicablage ne peut donc rien apporter (à part bien sur le doublement des conducteurs).
Là, je ne fais pas comme eux (et ne suis pas le seul), suite aux expérimentations et aux ressentis d'écoute.
Je peux me tromper (et beaucoup d'autres avec moi), mais le phénomène (l'apport du bicablage sur certaines systèmes, pas tous bien sur) me semble bien exister.
Si le fait est réel (ce qui est un des points de conflit, parce que non démontré formellement pour l'instant), il y a apparente contradiction avec le fait qu'on n'en trouve pas d'explication.
Mais cette contradiction n'empêche pas en elle même la possibilité de l'existence du phénomène.
Chacun peut donc camper sur ses positions, ou (et néanmoins) être ouvert aux arguments et témoignages opposés, la pensée scientifique ne s'oppose pas à ça (la possibilité d'évènements, de phénomènes pour lesquels les explications ne sont pas connus, ou opérationnelles). C'est une position permise par la pensée scientifique: le doute, l'acceptation de la possibilité de phénomènes non répertoriés / théorisés/mesurés.
Et ce n'est pas une acceptation supersticieuse, ou forcément due à des erreurs d'appréciation, mais à des ressentis persistants, récurrents, largement partagés (je n'ai pas dit largement majoritaires, ce n'est pas le cas. Juste que c'est loin d'être anecdotique) par des personnes ayant fait ces constatations sincèrement, de toute bonne foi, et dans des conditions d'expérimentations les plus diverses.

Pour moi, la chose certaine est que:
-soit le phénomène d'apport du bicablage n'existe pas, son ressenti est une erreur d'appréciation du rendu sonore,
-soit il existe, mais n'est pour l'heure pas démontré par des expérimentation irréfutables, ni (à ma connaissance, mais c'est une offre d'expression d'avis, d'hypothèses, ...) théorisé. Ce qui n'empêche pas sa possible existence.
grand x
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Message par Google » 02 Sep 2010 8:04

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Message » 02 Sep 2010 8:39

grand x, as-tu comparé de façon sérieuse: test aveugle / ABX?
Diyers, ne copiez pas, créez ! c'est bien plus gratifiant. Et si vous ne vous en sentez pas capables, apprenez..., votre jour viendra.
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Message » 02 Sep 2010 8:58

J'ai comparé de façon sérieuse, et récurrente, mais pas en ABX:
Les ABX nécessitent, pour leur réussite, l'identification (en plus de l'existence) de différences identifiables immédiatement, et marquées, à un point tel que des amplis "normaux" par exemples ne sont pas différenciables en ABX, sauf problèmes sur l'un d'eux.
Dans ces conditions, je ne tenterais même pas un ABX tant je suis sur de ne pas le réussir.

Si un jour les ABX évoluent de façon à permettre de réussir un test ABX sur amplis normaux, je tenterai des ABX sur le rodage, le bicablage, et sur toutes sortes de phénomènes intéressants dont il me semble (et bien d'autres personnes avec moi, dont des scientifiques ingénieurs, fabricants, mélomanes et musiciens non au fait des théories, ...) ressentir les effets.

J'en ai longuement parlé dans différentes discussions sur les tests ABX: ces tests sont, pour l'heure, trop peu différenciants pour avoir une utilité réelle pratique dans le choix de ses appareils et de certaines mises en oeuvre. Je tente toujours d'en cerner les principes et causes possibles de limitation, comme l'absolue (pour l'instant) nécessité d'identification de différence pour la réussite d'un test, qui fait que des différences pourtant audibles ne sont pas toujours repérées, et autres problèmes évoqués ailleurs.
Si on ne se fie qu'aux résultats apportés par les seuls ABX, on prend une paire d'enceintes bonne aux mesures, n'importe quels cables normalement constitués, tout ampli ne souffrant pas de défaut particulier, et le résultat est sensé (enceintes mises à part) donner toujours le même rendu audible.
Je suis loin de partager cette manière de penser, pas par principe, mais pour ce que j'ai pu constater au fil des très nombreuses écoutes très diverses dans les configurations et types d'écoutes auxquelles ma situation me donne accès tous les jours.
Malheureusement, les ABX, pour moi, aujourdhui, ne sont bons qu'à expérimenter quelques limites de l'oreille humaine (seuils d'audibilité sur certains critères limités: niveaux, fréquences, distorsions, ...), et ne sont d'aucune utilité pour l'évaluation de matériels ou de principes de mise en oeuvre particuliers.

Je n'ai donc à disposition, comme tout le monde, que les écoutes "normales" pour évaluer des différences ou des impacts de modification de tel ou tel maillon ou telle mise en oeuvre. Ce qui n'empêche pas de le faire avec une certaine rigueur, sincérité et honnêteté, en sachant se prémunir un minimum contre les biais assez nombreux possibles. Expérimentations et évaluations longues, contre évaluations, évaluations "à l'aveugle" (par exemple par personnes non averties qui manifestent des réactions spontanées non sollicitées), résultats d'évaluation parfois opposés à ce qui était attendu, ou pas de résultat manifeste, ...: tout un tas de dispositifs les plus variés possibles, dont la concordance de résultats finit par donner un certain sens, une certaine valeur, une certaine force de conviction. Et puis aussi la concordance des résultats d'évaluations avec des personnes extérieures jugées comme sérieuses ayant abouti de leur coté aux mêmes conclusions d'évaluations, dont les indications ne sont pas un simple oui/non, mais de vraies caractérisations, sur des aspects sonores précis, et variés, qui font que, ayant été faites dans des conditions totalement extérieures aux nôtres, et si précises et concrètes dans les caractérisations, et la concordance avec nos propres résultats, que le hasard ou la "croyance" n'ont plus vraiment leur place.

Et toujours un doute, car on n'a jamais avec les écoutes "normales" la certitude que procurent seuls les ABX réussis.
Dernière édition par grand x le 02 Sep 2010 16:47, édité 1 fois.
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Message » 02 Sep 2010 15:01

Mon petit avis perso basé sur mes expériences à moi. Je suis resté très longtemps en bi-câblage ne jurant que par cela.
Un jour j'ai voulu changer de câble HP mais, comme tout le monde le sais, il faut doubler la mise lors de son achat.
J'ai donc du abandonner ce fameux mode bi-câblage (enfin pas tout à fait).

Comme tout passionné, déglingué pour ma part :mdr:, car trop de tests, j'ai aussi voulu vérifier l'influence des maudits straps !!!
Pour ceux qui l'ont fait vous noterez qu'en remplaçant les simples straps en cuivre par un bon cable, vous notez un changement normalement positif.
Dans ces tests, j'ai remarqué aussi que:
-Dès qu'on positionne le plus en haut ou en bas (pareille pour le moins) le rendu change.
-Dès que l'on se branche totalement en haut ou en bas, le rendu sonore change.

Résultat, j'ai dégagé les straps mais pour aller plus loin j'ai démonté le bornier puis soudé (comme décrit qqs pages avant) la partie des tweeters sur la partie grave.
Electriquement parlant, c'est qq part du bi-cablage sauf que le point commun est au niveau du bornier au lieu d'être au niveau de l'ampli.
A l'écoute, en parlant de ressenti (y'a trop de Einstein dans le coin :mdr:), j'ai trouvé l'ensemble plus aéré, plus profond et chouilla plus dynamique.
En plus, c'est plus économique :wink:

Voilou
++
:)
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Message » 02 Sep 2010 16:30

grand x a écrit:...Ah, oui: quand je parle de courant, c'est "en général", je parle de courant électrique, sans savoir s'il est précisément en courant ou en tension. Je pense que Powerdoc fait de même.
...

Dans ce domaine ,il vaut mieux être précis ,d'autant plus qu'il s'agit de choses simples et que le bon sens permet de comprendre . Nul besoin d'être électronicien ! La tension est au courant ,ce que la pression (d'eau si tu veux ) est au débit (ou la dénivellation, c'est pareil) . Attention cette analogie tension/ pression est exacte , ce n'est pas une approximation et elle est très employée, y compris par les professionnels
Donc le mouvement du HP ,en fait sa vitesse ,génère en permanence une tension dont le facteur de proportionnalité est le fameux BL ,au signe près .Cette tension ,générée à l'intérieur de la BM se trouve donc en série avec celle le l'ampli , le circuit électrique étant refermé par la self (Le) , la résistance de la BM et celle des câbles. Le courant qui en résulte (donc la force appliquée au cône) est donné par la loi d'ohm qui dit que ce courant est la somme des tensions divisée par la somme des impédances. C'est vrai quand on parle des valeurs instantanées . Pour les valeurs en alternatif il faut tenir compte des
déphasages , le courant étant en phase avec l'accélération, la fem avec la vitesse , lesquelles sont en quadrature .(décalées d'un quart de période,en sinus)
grand x a écrit:Pour le bicablage, sur le principe, ça ne devrait effectivement rien changer électriquement, puisque ça ne consiste qu'à déplacer le point de contact des voies du bornier de l'enceinte (monocablage) vers le bornier de l'ampli (bicablage).
Ca, c'est la théorie.

Oui mais: sans que je puisse, ni bien d'autres (ni même personne à ma connaissance) expliquer pourquoi, cet éloignement du point de contact (à supposer que ce soit la cause) semble (prudence est mère de sureté) avoir un effet de limitation de pollution inter-voies, une sorte de stade intermédiaire entre le monocablage et la multiamplification. La proximité de ce retour au plus près de l'ampli et au plus loin des autres voies fait-elle que la FCEM est plus facilement (plus rapidement ?) traitée par l'ampli ?

...

Edit : je rajoute ce petit mot pour répondre à la question . Ce que tu dis est parfaitement exact , mais on bute ici sur les limites des approches purement qualitatives . La vraie question est "combien ?"
grand x a écrit:...Je sais que ces considérations peuvent faire bondir les puristes électri- et troni-ciens.
...

Non, pas du tout , l'expérimentation fait partie de toute approche sérieuse , simplement comme cet effet n'est pas prévu par les modèles actuels , il faudra lui trouver une explication et le modèle associé
Dernière édition par Robert64 le 02 Sep 2010 16:47, édité 2 fois.
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...la raison est une frêle chandelle... pour nous éclairer dans le monde actuel où les charlatans sont légion qui nous susurrent sans cesse à l'oreille: "Souffle cette chandelle, tu y verras bien mieux"
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Message » 02 Sep 2010 16:40

Perso j'ai toujours trouvé étrange (mais certainement assez caractéristique de l'esprit humain, lol) que certains, échouant à un ou plusieurs tests simple aveugle ou ABX, puissent penser plus facilement: "je n'entends pas la différence entendue par ailleurs, donc ce type de test n'est pas pertinent" (ou adapté ou incomplet ou le qualificatif qu'on veut), plutôt que d'admettre que cette différence "entendue par ailleurs" puisse ne pas être physiquement réelle (un son effectivement différent) et donc ne représenter que la conséquence d'un phénomène psycho-acoustique...
Et ce d'autant plus que la majorité des études rigoureuses menées sur les principes de l'audition humaine laissent à penser que la mémoire auditive s'amenise avec le temps.
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Message » 02 Sep 2010 19:23

Pour répondre à ton étonnement, je peux en indiquer d'autres, et des pistes de réponses:

Perso j'ai toujours trouvé étrange ... que certains, échouant à un ou plusieurs tests simple aveugle ou ABX

Ce n'est pas exactement ça.
Dans les faits, sur les tests ABX de matériels (genre amplis, DACs, lecteurs, ...), il n'y a que très très peu de réussites. Déjà, ce simple fait amène logiquement à envisager une remise en questioin (pas nécessairement un refus) de l'outil d'évaluation que constituent les tests ABX

2°, la contradiction que nous relevons entre la quasi absence de résultats positifs en ABX, en contradiction avec l'apparence de sensation de rendus différents assez récurrents, et partagée assez largement (mais non unanimement): comment peut être résolue cette contradiction?
Et bien potentiellement par les 2 termes de cette contradiction, et non comme tu sembles le faire par un seul de ces termes (les différences ressenties seraient- selon toi exclusivement dans les faits des tromperies provoquées majoritairement par des phénomènes psycho-acoustiques, et l'ABX ne montrant pas de différences ne ferait que transcrire l'expression de la réalité. Donc selon ton opinion, ABX 1, écoutes normales 0.
Désolé, mais comme indiqué, la résolution de la contradiction qu'il nous faut traiter a bien 2 termes, et non un seul.
Le 2° terme étant la pertinence de l'outil ABX (et en l'occurence son absence de résultat, qui par essence ne contredit rien, contrairement à ce que tu fais). Est ce l'outil adapté ? Il convient aussi de se poser la question, elle est aussi juste que de se poser la question de la réalité des ressentis (et non par principe leur rejet, comme trop pratiquent d'office, quasi par religion).

3° les 2 aspects évoqués ci dessus et leur logique de raisonnement partent d'après tes propos et les conséquences que tu sembles en tirer, du fait que les ABX non réussis portent résultat, affirmation qui n'est pas recevable pour des raisons maintes fois évoquées sur lesquelles je ne vais pas revenir.
Ton opinion exprimée sur ton message ci dessus est basée sur l'absence de résultat des tests ABX, sur lesquels tu fondes tes conclusions ou ton démontage des opinions différentes des tiennes. Pas bon.
Tu peux avoir raison, les écoutes normales peuvent affirmer des choses fausses, mais les points que tu prends pour l'affirmer ne sont pas les bons, et tu ne remets absolument pas en cause le résultat ABX (le non résultat plus exactement, en plus), alors que la rigueur de raisonnement impose d'envisager aussi cette possibilité.
Et enfin tu négliges, volontairement ou non, le sérieux et la rigueur, ainsi que le faisceau de présomption que peuvent constituer les écoutes normales.
Ecoutes normales qui, par ailleurs, dans des domaines précis maintes fois cités, montrent la pertinence, la justesse, la précision, la durabilité dans le temps.

Je pose une analogie pour répondre à ton étonnement, sur le simple plan de ton déroulement de raisonnement:
-Je ressens des températures différentes selon différents endroits, différentes salles dans une grande maison par exemple.
Ces sensations de différences de températures sont caractérisées, parfois augmentées de sensations sur l'hygrométrie. Qui me fait avoir la conviction, au bout d'un certain nombre d'expérimentations, de contre expérimentations, du fait que j'ai eu parfois des résultats de sensations inverses de celles à quoi je me serais attendu, qu'en plus ces différences sont relevées aussi et dans le même sens, et avec les mêmes caractérisations par d'autres personnes avec lesquelles je ne suis pas en contact. Bref, un faisceau de faits, témoignages, expérimentations diverses, variées, dont le résultat est concordant, durable, répété.

-Je vérifie au thermomètre, qui ne relève aucune différence de température, jamais.

Que dois-je penser ?
Que puis-je raisonner à partir de ces faits ?
Qu'il y a apparente contradiction, qui ne peut se résoudre que de 2 manières:
-soit mes sensations sont erronnées, ainsi que celles de tous ceux qui ont apporté des témoignages et caractérisations identiques ou concordantes,
-soit le thermomètre utilisé est impropre à la fonction. Le doute principal à ce sujet est que le thermomètre s'obstine à ne donner aucun résultat, hors pièces anormalement sur ou sous chauffées.

Il reste un doute sur la réalité des différences de températures ressenties (tant que l'on n'aura pas un thermomètre capable de mettre en évidence des différences de températures des pièces non anormales), mais on ne peut, il me semble, se permettre de rejeter d'un revers de main les ressentis, ou en imputant des phénomènes psycho acoustiques (qui de toutes manières sont incompatibles avec la concordance et la permanence des résultats de ressentis).
Dernière édition par grand x le 02 Sep 2010 20:14, édité 2 fois.
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Message » 02 Sep 2010 19:55

Vous pouvez retrouver dans la NRDS de septembre 1989 la chronique de Jean Hiraga "A propos du bi-câblage" Etonnant, car il commence à dire qu'il ya plus de 20 ans les amateurs s'étaient déja aperçus de certaines choses.
l'article tient sur 4 pages quand même, avec des mesures à l'appui.
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Message » 02 Sep 2010 20:10

Robert64 a écrit:...
grand x a écrit:...Je sais que ces considérations peuvent faire bondir les puristes électri- et troni-ciens.
...

Non, pas du tout , l'expérimentation fait partie de toute approche sérieuse , simplement comme cet effet n'est pas prévu par les modèles actuels , il faudra lui trouver une explication et le modèle associé


Je suis ravi de cette approche, qui correspond sur ce point à la mienne, avec cependant les compétences techniques en moins pour moi 8) .
C'est effectivement trouver un modèle qui puisse satisfaire aux éléments de la contradiction apparente qui me semble intéressante.
Ou la réfutation certaine d'éléments non exacts, non réels, faux ou biaisés, comme l'ouverture à l'introduction possible de phénomènes ou d'implications encore peu ou pas pris en compte.

Sur ces points, les ABX, sensés apporter des certitudes, ne font, par leur absence de résultat, que renforcer les incertitudes, sans toutefois être en mesure de les démentir formellement.
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Message » 02 Sep 2010 21:07

grand x:

- ce que j'ai dit dans mon dernier post ne se référait qu'en partie à tes propres expériences de tests ABX; je déplorais simplement le fait que beaucoup d'audiophiles n'aillent pas assez loin dans leur raisonnement ou dans la rigueur de la méthodologie utilisée lors de tests comparatifs; et qu'en conséquence ils avaient parfois une fâcheuse tendance à trop vite dénigrer ce genre de tests rigoureux
- je ne considère pas les tests ABX (et particulièrement ceux utilisant des comparaisons rapides) comme étant la panacée; je conviens tout à fait que des appareils développant des qualités subjectives de l'ordre de la subtilité du ressenti ne puissent se différencier les uns les autres par des tests ABX; c'est le cas notamment (tu le vis d'ailleurs personnellement) des électroniques, dont les différences dans leurs caractéristiques sonores sont plus ténues que celles des enceintes par exemple

Enfin, il est vrai que j'admets également que quelque part ma vision des choses soit assez étroite dans ce domaine...pourquoi? tout simplement parce que dans ma passion, qui est celle de "faire sonner au mieux quelques hps jetés dans une caisse", je n'ai jamais constaté une différence de rendu sonore sans que celle-ci n'ait été corroborée à la mesure, que ce soit en terme de réponse en fréquence ou de phase acoustique. :wink:
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Message » 02 Sep 2010 22:24

Si effectivement ton souci concerne "quelques hps jetés dans une caisse", je comprends que la réponse en fréquence ou la phase acoustique puissent te suffire, exprimées par des mesures, à confirmer ta constatation de différences.
Tu caricatures volontairement, j'en profite honteusement. :oops: :wink:


Mais dans les faits, pour qui veut pousser les problèmes et les gestions de phénomènes dans une direction de qualité sonore et musicale la plus poussée possible, sur un nombre de critères assez élevé, avec des compromis et des limitations inévitables (l'enceinte parfaite et/ou universelle est encore loin de voir le jour), les mesures, indispensables pour accéder à un certain stade de qualité, sont insuffisantes, passés certains seuils. Et les modélisations sont encore bien plus loin de la réalité, au fur et à mesure que l'on veut pousser la qualité sonore et la fidélité au message sonore enregistré.
La modélisation pose des principe, des choix, des compromis, qui ne valent en précision que ce que valent la précision des composants modélisés, et uniquement, au maximum, sur les critères modélisables, et parmi ceux ci, ceux modélisés et entrés dans le système expert de modélisation. Entre un résultat de cette modélisation et la réalité, il y a au moins la différence entre les caractéristiques entrées (quand elles sont disponibles, avec des précisions parfois aléatoires) et celles réelles.
Un simple exemple:
Pour le coffret, utilisation de médite ou de médium. Quels chiffres sont entrés? des chiffres standards, des résultats de mesures extérieures, qui valent vraiment pour ce type de médite, fabriqué avec de type de bois (résineux, feuillu), type de colle, hygrométrie résiduelle, densité, pression de fabrication, orientation des fibres, ... ? Rien que pour ce composant, le matériau du coffret, les possibilités de combinaison et de dispersion de la réalité par rapport aux informations gérées par le système expert sont infinies.
Exit donc, sur son principe même, tout espoir de calque parfait entre le modèle et la réalité.
Il y a heureusement les mesures. Mais tout est-il mesurable, et si oui, avec suffisamment de précision, sachant que toute combinaison d'imprécisions implique la possibilité et la multiplication des dispersions possibles des résultats ?

Il y a des principes théorisés, puis des modélisations qui permettent d'approcher un problème, puis les mesures soit des composants pour affiner la modélisation, soit des phénomènes résultants pour évaluer la pertinence du résultat. A chaque étape, des corrections peuvent être apportées pour approcher la qualité.
Et les mesures sont elles mêmes assez limitées.
Soit parce que pas assez précises pour certains critères et aspects, soit parce qu'elles ne sont possibles ou disponibles qu'avec des valeurs fixes, où il n'y a qu'une seule variable, ou dans les cas les meilleurs quelques variables en nombre très limité, forcément réducteur par rapport à un comportement en régime musical, et qui est par là inapte à mettre en évidences certaines dérives qualitatives de comportement des systèmes.
Là, l'évaluation par l'écoute, possiblement et majoritairement multicritères, a son potentiel d'action dans l'évaluation fine.
Qui a, jusqu'à l'arrivée progressive des instruments de mesures mécaniques, puis électriques et électroniques, permis des réalisations de haute tenue que nous peinons encore parfois à égaler par nos moyens, et connaissances actuelles (certains instruments, ...)
Tous les éléments de cette chaine (principes, modélisations, mesures expérimentations et oreilles) forment un système assez complet et efficace. Avec des avantages et inconvénients pour chacun de ces termes. Mais la qualité poussée nécessite vraiment chacun d'entre eux, écoutes comprises. Peu d'oeuvres, de fabrication réellement qualitatives ne comportent pas, au cours du développement, des phases d'écoutes, qui amènent à elles seules des ré-études, modifications, nouvelles mesures. Je ne doute pas que de nouveaux types de mesures sont à mettre en oeuvre, du type des courbes Waterfall par exemple, mesures multicritères et multifactorielles, trop peu nombreuses dans ce domaine si riche de possibles interaction que constitue la retranscription sonore.

Dans cette course à la qualité (la plupart du temps course contre soi même, une sorte d'auto défi que se lance un constructeur désireux de progresser), les ABX formels ont dans les faits vraiment peu de place, parce que sujets aux difficultés que nous rencontrons, avec leur relatif mutisme à dire les effets de changements. Changements que ces mêmes constructeurs sentent sincèrement pour certains dispositifs qu'ils expérimentent, développent, modifient, règlent, par les mesures bien sur, mais aussi très souvent in fine à l'oreille (j'en ai, comme je le rappelle régulièrement, le témoignage par des fabricants très divers, que je juge (appréciation subjective depuis les qualités perçues des appareils) plutôt très performants, avec de réelles (à mon sens) avancées régulières qui plus est. (mais pas toujours, ce qui donne plus de sens aux vraies réelles avancées).
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Message » 02 Sep 2010 23:09

Je vois les choses assez simplement, par expérience: plus j'arrive à rapprocher un reproducteur de l'idéal théorique dans ses différents aspects techniques, mieux il sonne, quel que soit ses synergies avec les autres maillons de la chaîne de reproduction ou avec son environnement acoustique; cette constatation est à mes yeux bien plus parlante que certaines rhétoriques s'appuyant sur des points de vue...disons...plus intellectuels/subjectifs/conjecturels :wink:
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Message » 03 Sep 2010 8:04

... plus j'arrive à rapprocher un reproducteur de l'idéal théorique dans ses différents aspects techniques, mieux il sonne ...


Ca semble évident, sous réserves que
-l'idéal théorique, le modèle, soit effectivement bien défini, ce qui est loin d'être toujours le cas (par exemple: le calcul modèle des volumes de charges et des évents n'est, semble-t-il, qu'approchant. L'accord précis doit être affiné aux mesures et ajustements faits sur un proto),
-l'idéal théorique ne dit que peu de choses sur les différentes interactions entre composants et critères, qui multiplient à l'infini les possibilités de manifestation du réel acoustique en partant de quelques valeurs de base,
-l'idéal théorique reste bien théorique en regard des dispersions des valeurs de composants pris en statique, et pour certains pris en régimes musicaux, où certains régimes de fonctionnement font parfois fortement dévier les valeurs théoriques (élévations de températures, effets de déphasages électriques ou acoustiques, ...).
Tout ça pour dire et répéter que la réalité de la retranscription sonore est particulièrement complexe dans le nombre de critères en jeu, le fait que leurs variations ne soit souvent pas du simple oui/non, mais des possibilités de valeurs glissantes sur des plages très larges, et que dans ces conditions, tant les modèles que les mesures, forcément ponctuels, réducteurs, ne pourront à eux seuls rendre compte de la totalité des phénomènes et des résultats produits. Ce qui me fait dire et répéter que des systèmes bons car respectant des modèles, et bons aux mesures peuvent parfois présenter des déficiences, des déséquilibres, des manques d'aboutissement, ...
L'écoute est un moyen supplémentaire à mes yeux (et oreilles) indispensable pour pousser au plus loin l'évaluation des systèmes et parfaire leur mise au point et leur contrôle.
L'utilisateur final est bien l'oreille, non les appareils de mesure, qui sont loin d'être en mesure de traduire l'intégralité des éléments de retranscription dans leur complexité. L'oreille est le seul système d'évaluation qui, bien que pas forcément la plus précise ou efficace sur de nombreux critères, permette une analyse multicritères, avec la facilité de son caractère immédiat et particulièrement léger en infrastructure et mise en oeuvre. Il est évident que seule, elle ne saurait permettre d'aboutir à des résultats satisfaisants. Mais combinée aux autres moyens d'évaluation, elle permet dans certaines conditions de pousser plus haut le résultat qualitatif, et je ne connais pas de constructeurs de matériels de retranscription (électroniques, enceintes, cables, ...) qui ne fasse pas appel à ce moyen d'évaluation, pour une part non négligeable du résultat final (ça, c'est pour répondre à "cette constatation est à mes yeux bien plus parlante que certaines rhétoriques s'appuyant sur des points de vue...disons...plus intellectuels/subjectifs/conjecturels". Ce n'est pas de la rhétorique, mais bien une constatation de faits et de pratiques des professionnels constructeurs, pour lesquels l'idéal théorique est nécessaire, mais largement insuffisant).
Dernière édition par grand x le 03 Sep 2010 8:25, édité 3 fois.
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Message » 03 Sep 2010 8:18

wuwei a écrit:Vous pouvez retrouver dans la NRDS de septembre 1989 la chronique de Jean Hiraga "A propos du bi-câblage" Etonnant, car il commence à dire qu'il ya plus de 20 ans les amateurs s'étaient déja aperçus de certaines choses.
l'article tient sur 4 pages quand même, avec des mesures à l'appui.


Bonjour

Sans donner copie de l'article (pas légal et hors charte), est-il possible d'avoir les idées maîtresses de l'article ?
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Message » 03 Sep 2010 10:56

[quote = "grand x"]
-...l'idéal théorique, le modèle, soit effectivement bien défini, ce qui est loin d'être toujours le cas (par exemple: le calcul modèle des volumes de charges et des évents n'est, semble-t-il, qu'approchant. L'accord précis doit être affiné aux mesures et ajustements faits sur un proto), oui, la majeure partie des simulations de charge sont effectivement incomplètes ; la mesure de l’impédance est par contre très précise-l'idéal théorique ne dit que peu de choses sur les différentes interactions entre composants et critères, qui multiplient à l'infini les possibilités de manifestation du réel acoustique en partant de quelques valeurs de base,
-l'idéal théorique reste bien théorique en regard des dispersions des valeurs de composants pris en statique, les bons composants voient leurs valeurs rester entre 2 et 5%, disparités assez réduites pour rendre les différences inaudibles et pour certains pris en régimes musicaux, où certains régimes de fonctionnement font parfois fortement dévier les valeurs théoriques (élévations de températures, effets de déphasages électriques ou acoustiques, ...).exact concernant les effets de température mais cependant très limités en usage domestique si composants de qualité; en grande partie faux en ce qui concerne les déphasages acoustiques car les données temporelles et physiques restent très généralement fixes (hors réflexions de la pièce d'écoute)
Tout ça pour dire et répéter que la réalité de la retranscription sonore est particulièrement complexe dans le nombre de critères en jeu, le fait que leurs variations ne soit souvent pas du simple oui/non, mais des possibilités de valeurs glissantes sur des plages très larges, et que dans ces conditions, tant les modèles que les mesures, forcément ponctuels, réducteurs, ne pourront à eux seuls rendre compte de la totalité des phénomènes et des résultats produits. Ce qui me fait dire et répéter que des systèmes bons car respectant des modèles, et bons aux mesures peuvent parfois présenter des déficiences, des déséquilibres, des manques d'aboutissement, ...d’accord, mais aucun système « bon » à l’écoute ne peut être mauvais aux mesures
L'écoute est un moyen supplémentaire à mes yeux (et oreilles) indispensable pour pousser au plus loin l'évaluation des systèmes et parfaire leur mise au point et leur contrôle. Oui, d’accord en grande partie ; il est effectivement très difficile de créer un produit sans l’écouter
L'utilisateur final est bien l'oreille, non les appareils de mesure, qui sont loin d'être en mesure de traduire l'intégralité des éléments de retranscription dans leur complexité. L'oreille est le seul système d'évaluation qui, bien que pas forcément la plus précise ou efficace sur de nombreux critères, permette une analyse multicritères, avec la facilité de son caractère immédiat et particulièrement léger en infrastructure et mise en oeuvre. Il est évident que seule, elle ne saurait permettre d'aboutir à des résultats satisfaisants. Mais combinée aux autres moyens d'évaluation, elle permet dans certaines conditions de pousser plus haut le résultat qualitatif, et je ne connais pas de constructeurs de matériels de retranscription (électroniques, enceintes, cables, ...) qui ne fasse pas appel à ce moyen d'évaluation, pour une part non négligeable du résultat final (ça, c'est pour répondre à "cette constatation est à mes yeux bien plus parlante que certaines rhétoriques s'appuyant sur des points de vue...disons...plus intellectuels/subjectifs/conjecturels". Ce n'est pas de la rhétorique, mais bien une constatation de faits et de pratiques des professionnels constructeurs, pour lesquels l'idéal théorique est nécessaire, mais largement insuffisant). Ma phrase était là pour défendre les aspects techniques par rapport aux aspects subjectifs, trop souvent mis en avant par les non techniciens ; je constate que nos points de vue voient leurs contenus se rapprocher au fur et à mesure de nos échanges
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Globalement je considère l'environnement acoustique (caractéristiques de la pièce d'écoute et sa synergie avec les caractéristiques des enceintes) comme 1ère et très majoritaire source de perturbation à la fidélité de reproduction d'un signal enregistré, devant toutes les autres. :wink:
Diyers, ne copiez pas, créez ! c'est bien plus gratifiant. Et si vous ne vous en sentez pas capables, apprenez..., votre jour viendra.
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Agnostic1er
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