Test HCFR du Sony VPL-VW260ES, projecteur video 4K, màj avec CR utilisateurs Olivier_muscle & Cyrille_ektor

Test HCFR du Sony VPL-VW260ES, projecteur video 4K, màj avec CR utilisateurs Olivier_muscle & Cyrille_ektor

Sans concurrence sur le marché des projecteurs 4K à moins de 10 000€, Sony parvient malgré tout à proposer sur sa nouvelle gamme un projecteur encore moins cher cette année. Le Sony VW260 est donc le nouveau projecteur d’entrée de gamme 4K proposé à 4990€ que nous testons aujourd’hui. Un autre nouveau modèle VW360 (6990€) fait son apparition et vient remplacer le VW320. Le VW550 (9900€) testé l’année dernière par HCFR (http://www.homecinema-fr.com/test-hcfr-du-projecteur-sony-vw550es/) reste au catalogue, tout comme le très haut de gamme Sony VW5000ES (65000€) testé également l’année dernière par HCFR (http://www.homecinema-fr.com/sony-vw5000es/). Cette nouvelle gamme inaugure également le VW760 (14990€) en cours de test sur HCFR.

Conditions de test:

  • Salon non dédiée traitée contre les réflexions lumineuses
  • Ecran Cine-Screen Acoustique 4K Reference (transonore) 240cm Gain 0.91
  • Distance écran/projecteur 3.1m
  • Zappiti mini 4K HDR, PANASONIC DMP-UB700, PCHC GTX1080Ti
  • Sonde i1D3, Luxmètre Multimetrix LM76
  • Appareil photo Panasonic TZ10
  • Logiciel Color HCFR 3.3.6
  • Leo Bodnar input lag testeur
  • Firmware projecteur 7.003
  • Lampe 61H – 200H

Premières impressions :

Panneau de connecteurs Sony VW260

 

Le boitier reste inchangé depuis le VW500 tout comme la connectique et la télécommande. Les entrées Hdmi 2.0 gardent la même limitation comme sur le grand frère VW550 (UHD-4K 60p 4:2:0, 8 bits). L’optique est toujours entièrement motorisée (zoom et focus) mais ne dispose pas de mémoire (disponible à partir du Sony VW360), avec des amplitudes permettant de ne pas trop se poser de questions sur le placement du projecteur (voir tableau constructeur).

Niveau sonore:

Difficile de donner un avis sur le bruit généré par le projecteur, car je l’avais installé dans mon local technique. Chez Stéphane_Chewee_Levelu, j’ai trouvé le mode lampe bas relativement silencieux et le mode lampe haut acceptable mais pas inaudible. Je pense que le Sony est plus silencieux que mon JVC X35 quel que soit le mode de lampe utilisé.

 

Mires et convergences :

Malgré l’utilisation du zoom quasiment au maximum et un décalage important du lens-shift vertical, les convergences sur ce VW260 de test sont vraiment très bonnes pour du tri-matricielle. De plus, elles sont homogènes sur l’ensemble de la grille.

Il est possible de les corriger aux pas de 1/16 pixels sur l’ensemble de la grille ou localement par zones.

Convergences :

zoom sur le centre de l’écran (avant/après réglages)

zoom en bas à gauche de l’écran (avant/après réglages)

 

Mires UHD :

Merci à Richard_Moudugnou pour le partage de ces mires.

Mire UHD originale

Mire UHD projeté par le VW260

 

zoom mire UHD projetée par le VW260

Mire UHD texte:

mire originale UHD texte

Mire UHD texte projetée par le VW260

zoom mire UHD texte projetée par le VW260 (centre écran)

Mire UHD originale

Mire UHD projeté par le VW260

zoom mire UHD projetée par le VW260 (centre écran)

Mire 4K:

Mire 4K originale

Mire 4K projeté par le VW260

Zoom mire 4K projetée par le VW260 (centre écran)

Les mires UHD et 4K sont projetées par le Sony VW260 sans artefact. Tous les pixels sont affichés correctement sur l’ensemble de la grille. Pour ce faire, il faut appliquer certains paramètres, comme par exemple le RC qui doit être désactivé et l’algorithme de netteté qui est positionné sur 30, entre-autre.

Shading:

Mire projeté par le Sony VW260

Aucune trace de shading

Overscan:

Mire projeté par le Sony VW260

La mire est affichée sans rognage

 

Mesures et calibrations:

En sortie de carton, le mode référence est celui qui se rapproche le plus de la norme D65 SDR REC709. Avec un DeltaE moyen mesuré de 2.41 et un gamma moyen mesuré de 2.08 en mode lampe BAS, le VW260 est parfaitement exploitable pour la lecture de Bluray.

Le projecteur propose plusieurs courbes de gamma allant de 1.8 à 2.6, toutes relativement linéaires. Mais l’éditeur de gamma n’est pas disponible directement. Il faut passer par un PC externe avec le logiciel « Image Director ». Comme sur les autres modèles de la gamme, un système de gestion des couleurs (CMS) pour les 6 couleurs primaires et secondaires est présent pour le réglage du Gamut ainsi qu’une correction classique sur les RVB.

Du fait que le projecteur ne soit pas équipé d’un iris mécanique ou autre pour juguler la luminosité, il ne sera pas possible de régler correctement la luminosité cible recommandée (14FL).

N’étant pas équipé correctement pour régler le projecteur en HDR REC2020, j’ai laissé le projecteur avec ses réglages par défaut.

Mesures après calibration du projecteur :

Mesure du gamma après calibration

Mesure RVB après calibration

Mesure de la température couleur après calibration

Mesure du gamut REC709 après calibration

Voir fichiers de calibration ici: http://www.homecinema-fr.com/forum/projecteurs-uhd-4k/sony-vpl-vw260es-t30082338.html

Le contraste séquentiel est très bon sans artifice de modulation (> 12000:1).

Avec plus de 1200 lumens calibré D65 REC709 SDR, le VW260 pourra projeter sur des largeurs bases de maximum 3.2m avec un gain de 1.

En HDR je pense qu’il ne faudra pas dépasser les 2.4m de base gain 1 pour obtenir un résultat convenable.

Le projecteur se calibre assez facilement, sans atteindre toutes les valeurs cibles (notamment sur le diagramme CIE) il est possible de s’en approcher sans trop de difficulté.

Tout comme sur le Sony VW550,  la couverture du gamut en REC2020 n’atteint même pas le DCI-P3. Le VW550 couvre un peu plus les verts mais légèrement moins les rouges.

Autre différence notable, le VW260 délivre 300 lumens de moins que son grand frère VW550 une fois calibré (D65 REC709 SDR) ce qui est relativement logique puisque le projecteur délivre 300 lumens de moins selon les données constructeur (VW260: 1500 lumens, VW550: 1800 lumens).

Mesures contrastes ANSI :

Le Sony VW260 étant dépourvu d’iris, la mesure du contraste ANSI n’a pas pu être effectuée au 14FL requis.

J’ai donc mesuré chez moi  en mode lampe bas sur mon écran de 2.4m avec le projecteur placé à 3.5m de celui-ci. Ensuite, j’ai effectué la même opération en lampe Haute chez Stephane_Chewee Levelu (merci pour son accueil) sur son écran de 2.70m projecteur placé à 5m.

Les valeurs de contraste ANSI peuvent sembler très importantes pour un projecteur tri-matriciels, mais après avoir refait les mesures à plusieurs reprises, je ne peux que les confirmer.

Traitements vidéo:

Pour tester les différents algorithmes vidéos , j’ai utilisé comme source le lecteur Panasonic 700  (process vidéo sur 0) avec des disques Bluray et UHD Bluray.

Il est possible d’utiliser différents algorithmes sur ce projecteur pour améliorer le rendu de l’image projetée. Ces algorithmes sont fonctionnels même sur du contenu UHD / 4K.

Algorithme “Netteté” :

Extrait notice Sony VW260

Extrait du Bluray Deadpool

Extrait du Bluray UHD Deadpool

Extrait du Bluray Seul sur Mars

Extrait du Bluray UHD Seul sur Mars

Extrait du Bluray Sully

Extrait du Bluray UHD Sully

Extrait Bluray The revenant

Extrait Bluray UHD The revenant

Extrait Bluray Xmen Apocalypse

Extrait Bluray UHD Xmen Apocalypse

Algorithme “Résolution”:

Extrait notice Sony VW260

Extrait du Bluray Deadpool

Extrait du Bluray UHD Deadpool

Extrait du Bluray Seul sur Mars

Extrait du Bluray UHD Seul sur Mars

Extrait du Bluray Sully

Extrait du Bluray UHD Sully

Extrait Bluray The revenant

Extrait Bluray UHD The revenant

Extrait Bluray Xmen Apocalypse

Extrait Bluray UHD Xmen Apocalypse

Algorithme “Filtrage bruit”:

Extrait notice Sony VW260

Extrait du Bluray Deadpool

Extrait du Bluray UHD Deadpool

Extrait du Bluray Seul sur Mars

Extrait du Bluray UHD Seul sur Mars

Extrait du Bluray Sully

Extrait du Bluray UHD Sully

Extrait Bluray The revenant

Extrait Bluray UHD The revenant

Extrait Bluray Xmen Apocalypse

Extrait Bluray UHD Xmen Apocalypse

Les curseurs peuvent être poussés très loin sans remontée d’artefacts dans l’image ni aucun bruit vidéo (au-delà de 50 je trouve que l’image durcit). L’upscaling interne (mise à l’échelle FullHD vers UHD) est excellent , je l’ai trouvé supérieur à celui de la Panasonic 700.

Par contre, je ne suis pas convaincu par le gain en projection d’un Bluray UHD HDR comparativement à un Bluray SDR. D’une part, je ne perçois pas le gain en résolution et d’autre part le rendu HDR n’est pas sans défaut (noirs bouchés, blancs brulés, problème de dynamique). Concernant le HDR, il faudrait sans doute calibrer correctement le projecteur en HDR pour améliorer le résultat visuel, par contre pour la résolution, ma base est peut-être trop faible pour percevoir une différence ou bien je ne suis pas assez sensible à ce critère.

Mastered in 4K :

Extrait du Bluray Batman vs Superman

Si vous ne souhaitez pas vous embêter à régler ces algorithmes pour chaque film, l’option Mastered in 4K propose des réglages clés en main à partir d’une base de données fournie par Sony. Cette option n’est pas accessible sur des sources UHD/4K.

Compensateur de mouvement :

Tout comme le reste de la gamme et ce jusqu’au VW550, le MotionFlow n’est pas fonctionnel sur du contenu UHD/4K. C’est logique vis-à-vis de la gamme, mais franchement très frustrant au vu de la qualité de ce compensateur. Bien qu’en général, je ne sois pas adepte des compensateurs de mouvement, je reconnais que le MotionFlow en mode bas apporte un confort visuel non négligeable sur les travellings et les mouvements rapides. Tout cela sans dénaturer la cadence originelle du film (en mode bas). Je l’ai même trouvé indispensable sur du contenu en 3D.

Bluray 3D :

Pour une fois, le projecteur de test était livré avec une paire de lunettes Sony pour les visionnages en 3D (Lunettes livré normalement en option).

Pour effectuer les essais en 3D, j’ai utilisé comme source la platine Zappiti 4K HDR avec quelques extraits du dessin animé « les cinq légendes » et des films « Tron l’héritage » et « Avatar ». Lorsque le projecteur détecte un film en 3D, il bascule dans un mode dédié à cet usage. La colorimétrie derrière les lunettes est correcte sans calibration. Mais une calibration apporterait à mon avis un plus. La luminosité en lampe basse est suffisante pour ma base d’écran (2.4m gain 0.91) et je pense que le mode lampe haute peut arroser une base d’écran jusqu’à 2.6m voir 2.7m sur un écran plein (gain 1). La fluidité en mode bas du Motionflow apporte un confort non négligeable. Les effets de jaillissement sont très prononcés sans effet fantôme apparent. La profondeur est très bonne sans effet néfaste sur la netteté. Pour résumer, je pense que les amateurs de 3D seront comblés par ce projecteur.

 

Jeux vidéo:

Comme sur les autres projecteurs de la gamme, Sony a intégré l’option “réduction délai entrée” qui permet de réduire l’input lag sur son VW260.

Si vous jouez en 60 images par seconde, le temps de latence est de 2 images (réduction délai entrée sur “on”). L’appareil de mesure utilisé (Leo Bodnar input lag) envoi un signal Full HD qui doit être mis à l’échelle (upscalé) par le projecteur pour remplir l’intégralité de sa matrice. Je pense donc, que si vous jouez en 4K la latence sera encore inférieure à ce score.

C’est dans le domaine des jeux vidéo que le VW260 m’a le plus impressionné. Je conseille à tous les joueurs (fortunés…) d’essayer ce projecteur dans sa pleine résolution (4096 x 2160). L’utilisation d’un PC avec une carte graphique GTX 1080Ti est obligatoire pour assurer les 60 images par seconde en mode ULTRA. Dans cette configuration, l’expérience de jeu devient très immersive d’autant plus que les derniers jeux sortis sont compatibles HDR.

Autre avantage dans le monde du PC, des mires HDR très bien pensées permettent de régler correctement les paramètres HDR du projecteur.

L’utilisation complète de la matrice permet de grappiller quelques lumens en plus (6% de plus en théorie). Le format 17/9 ne gêne en rien bien au contraire. Couplé à un faible input lag, le plaisir de jeu est au rendez-vous.

Sur des titres comme resident evil 7, les faisceaux de lumière traversant les fenêtres sont vraiment très réalistes. La scène d’ouverture du dernier Call of Duty WWII (scène du débarquement) est impressionnante d’immersion et de réalisme. Sur le dernier Forza l’impression de vitesse est excellente.

J’ai aimé :

  • Contraste ANSI très important
  • Très bonne convergences
  • Input lag faible et résolution 4K pour les jeux vidéo
  • Traitement interne excellent
  • Rendu en 3D

Je n’ai pas aimé :

  • Absence d’iris mécanique
  • Motionflow inactif en UHD/4K
  • Réglages HDR non intuitifs
  • Gamut REC2020 peu étendu

Conclusion :

Je trouve que le Sony VW260 a un excellent rapport qualité / prix. Pour la moitié du prix de son frère VW550, on perd seulement un peu de luminosité (300 lumens calibré en SDR), tout en gardant le reste des performances (contraste, traitement interne). Le seul défaut gênant dans mon cas (base de 2.4m), est l’absence d’un iris mécanique permettant de diminuer la luminosité. En effet, sur le long terme, il s’avère fatiguant de regarder des Bluray en SDR à plus de 80 nits.

Merci à l’Association des Membres HCFR et à Sony pour le prêt du projecteur.

Nicolas_1000K
HCFR – Mars 2018

 

– lien vers le sujet HCFR dédié au projecteur Sony VPL-VW260ES : http://www.homecinema-fr.com/forum/projecteurs-uhd-4k/sony-vpl-vw260es-t30082338.html

 

 

 

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