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Colorado (FR)

Message » 07 Juil 2013 22:00

Image
Colorado (The Big Gundown / La resa dei conti) - Sergio Sollima


Wild Side, 2013 (FR)
BD-50, Zone Free
2.35, couleurs

Director's Cut :

1080p, AVC, débit vidéo moyen : 22975 kbps
Italian / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 904 kbps / 16-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 768 kbps / 16-bit)
STF, forcés

Montage cinéma :

1080p, AVC, débit vidéo moyen : 22976 kbps
Italian / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 900 kbps / 16-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 768 kbps / 16-bit)
English / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 867 kbps / 16-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 768 kbps / 16-bit)
French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 845 kbps / 16-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 768 kbps / 16-bit)
STF adaptés à chaque option sonore choisie, amovibles

Globalement, chaque montage possède son lot et hauts et de bas.

Il faut bien avouer que le Director's Cut possède une copie plutôt jolie, très stable, et très propre. Pas de poussières ou de rayures, et seule une poignée d'instabilités à déplorer sur la durée du film.

Pour autant, 3 points de comparaison avec le montage court pointe des limites notables sur l'un ou l'autre montage :

- la colorimétrie du DC est bien plus saturée, et semble parfois presque trop saturée. Cela reste évidemment purement subjectif mais le look plus naturel du montage cinéma semble plus juste.
- l'aspect global du DC est plus lisse et moins défini comparé au montage cinéma, qui possède un grain bien plus visible, mais aussi très variable en fonction des plans. Cependant, de nombreux halos sont visibles un peu partout dans le montage cinéma, ce qui pointe vers une utilisation de rehausseur de contours, absent du montage DC.
- la copie du DC est bien plus propre et stable que celle du montage cinéma. Le montage cinéma possède en effet des tâches, des instabilités du cadre et de la luminosité, ainsi que des rayures verticales ci et là.

Aussi, on notera cette différence assez étrange entre les 2 montages : à environ 1h18 du montage court, on voit Tomas Milian courir dans le désert, avec derrière lui des oiseaux volant dans le ciel, et qui semblent comme ajoutés par superposition à l'image, avec comme un découpage blanc autour d'eux. Le montage DC n'a ni les oiseaux, ni le découpage flagrant.

DC :

Image

Cinéma :

ImageImage

En somme, donc, il y a à boire et à manger sur les 2 montages. En définition pure, le montage cinéma est le mieux loti, mais le montage DC est bien plus propre. Dans l'ensemble, cependant, ça reste plus que correct et tout à fait recommandable.


Côté son, les pistes italiennes sont les plus équilibrées. La musique possède même une belle dynamique et un rendu large agréablement surprenant pour un film de cet âge, mais des distorsions peuvent se faire entendre par moment (au moins sur le DC). Les dialogues y sont aussi bien retranscrits, sans craquements, ni sécheresse. Par contre, la piste italienne de la DC possède un souffle constant facilement audible.

La piste anglaise trouvable sur le montage cinéma est quasi identique, mais sonne moins ouverte. La piste française, par contre, est minuscule et obsolète, avec une ouverture aux abonnés absents, sonnant complètement étouffée.

Image (montage court) : 8/10
Image (DC) : 8/10
Son (VO Italienne 2.0) : 8/10
Film : 7.5/10
tenia54
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Message par Google » 07 Juil 2013 22:00

 
 
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Hotel Transylvanie 2D (FR)

Message » 07 Juil 2013 23:18

Image
Hotel Transylvania - Genndy Tartakovsky


Sony, 2013 (FR)
BD-50, Zone Frr
1.85, couleurs
1080p, AVC, débit vidéo moyen : 24488 kbps
English / DTS-HD Master Audio / 5.1 / 48 kHz / 2224 kbps / 16-bit (DTS Core: 5.1 / 48 kHz / 1509 kbps / 16-bit)
French / DTS-HD Master Audio / 5.1 / 48 kHz / 2253 kbps / 16-bit (DTS Core: 5.1 / 48 kHz / 1509 kbps / 16-bit)
STF, STA, amovibles

Visuellement, le nouveau Tartakovsky est un régal. Si les personnages principaux n'impressionneront que peu (la faute à l'aspect lisse habituel des productions actuelles du genre), ce sont les détails sur les personnages secondaires (les momies, notamment) et surtout les décors et arrière plans qui impressionneront. C'est beau comme tout, ultra détaillé et pointu, avec des couleurs et un contraste impeccables. Rien d'étonnant pour un film d'animation 2012-2013, mais tout de même.

Même son de cloche pour le son, avec une VO qui dépote comme il faut. Si le film manque de scènes permettant l'envolée des enceintes, la scène sonore est ample et généreuse, avec notamment une belle utilisation du caisson (notamment lors des quelques séquences pop, comme à la 59e minute, ou en fin de film) et une constante utilisation de l'ensemble des enceintes.

Image : 10/10
Son : 9.5/10
Film : 7.5/10


Hotel Transylvania est d'un classique presque décontenançant : enfilant les poncifs avec une régularité impressionnante, c'est son rythme qui ne faiblit jamais et sa réalisation au top qui permettent de le boire comme du petit lait.

L'introduction est un peu longuette, il faut bien l'avouer, surtout pour positionner une intrigue on ne peut plus simplette : papa Dracula couve sa petite fille, et n'ose pas la laisser sortir dans le monde plein de méchants humains. Il a donc fait construire un hotel pour monstres, loin des humains, dans lequel il organise tous les ans une fête pour l'anniversaire de sa gamine. Pour ses (1)18 ans, celle ci souhaite partir, mais voilà que débarque un ado, tout ça tout ça.

L'ensemble est d'un convenu quasi sidérant et la fin est devinable avant même le début du film. Mais la pléthore de monstres secondaires permettent des blagues de tout instant, des petits clins d'oeils, des petites remarques ci ou là qui remplissent sans problème le film, et lui permettent de ne jamais retomber, malgré un trio principal pas forcément les plus passionnants du monde.

Pour autant, difficile de voir plus dans le film d'un honnête divertissement sans grande ambition, ni originalité. Ce qui lui manque, c'est plus de passion, et plus de finesse.
tenia54
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Pierre Etaix (US) - 1ere partie

Message » 07 Juil 2013 23:24

Image
Coffret Pierre Etaix


Criterion, 2013 (US)
BD-50, Zone A

Rupture

1.33, N&B
1080p, AVC, débit vidéo moyen : 15707 kbps
French / Dolby Digital Audio / 1.0 / 48 kHz / 192 kbps
STA, amovibles

La copie est plutôt belle et très propre, mais des faiblesses ont évidemment subsisté. En particulier, le bord gauche du cadre reste souvent plus clair que le reste de l'image, au demeurant bien contrastée, et dans l'ensemble, la stabilité du cadre est variable. Cependant, la définition est dans l'ensemble très satisfaisante, malgré une mise au point pas toujours parfaite, et la restauration a été effectuée avec un beau respect du grain d'origine (ce sera le cas pour tous les films du coffret). Au vu du résultat final, il est en tout cas difficile de soupçonner des éléments d'origine quasi-irrécupérables (ce qui est, là aussi, le cas pour l'ensemble des films du coffret).

La piste sonore est ce qu'elle est et rappelle directement sa conception : les bruitages ont été enregistrés un peu à la va-vite, complètement séparément du tournage, et sonne donc assez étrange. Il y a parfois un côté très chaotique dans la piste qui lui donne un manque de clarté. Cependant, l'accompagnement musical, lui, est très clair. Enfin, de légers craquements se font entendre à 2-3 reprises mais rien de gênant.

Image : 8/10
Son : 6.5/10


Heureux anniversaire

1.33, N&B
1080p, AVC, débit vidéo moyen : 15639 kbps
French / Dolby Digital Audio / 1.0 / 48 kHz / 192 kbps
STA, amovibles

Plus belle que celle de Rupture, et plus homogène aussi, l'image d'Heureux anniversaire confirme l'impression donnée par la restauration de Rupture : une restauration respectueuse et efficace, même si quelques défauts d'origine subsistent invariablement, et quelques plans restent donc en retrait d'un point de vue du piqué.

Le son s'améliore aussi légèrement, grâce à un enregistrement d'origine de meilleure facture, et la piste est ainsi plus nette et surtout plus agréable à l'oreille.

Image : 8.5/10
Son : 7/10


Le soupirant

1.66, N&B
1080p, AVC, débit vidéo moyen : 23956 kbps
French / LPCM Audio / 1.0 / 48 kHz / 1152 kbps / 24-bit
STA, amovibles

Equivalente en rendu à Heureux anniversaire, la copie HD du Soupirant est d'excellente tenue. Un grain fin est, à nouveau, retenu et respecté, et le piqué et le niveau de détails sont régulièrement agréablement surprenants (on ne peut, évidemment, que regretter qu'Arte n'ait pu sortir de coffret Blu Ray de ces films en France). La copie est très stable, et immaculée, avec un contraste bien géré, permettant une belle palette chromatique.

La piste mono s'inscrit dans la continuité, avec un accompagnement musical clair et assez ample (et ne saturant jamais), mais aussi un bon rendu des dialogues, qui restent intelligibles et rarement sourds.

Image : 8.5/10
Son : 7.5/10
Film : 7.5/10


Yoyo

1.66, N&B
1080p, AVC, débit vidéo moyen : 23975 kbps
French / LPCM Audio / 1.0 / 48 kHz / 1152 kbps / 24-bit
STA, amovibles

Même rendu global que Le soupirant : copie extrêmement propre et stable, grain fin retenu, remarquable piqué et très bon niveau global de détails (certains plans, comme dans le bureau de Yoyo en fin de film, sont particulièrement beaux).

Même combat aussi pour le son, malgré une poignée de lignes de dialogues un peu moins claires que les autres. La musique est là aussi très claire et ne sature jamais.

Image : 8.5/10
Son : 7.5/10
Film : 7.5/10


Inspiré par Chaplin et Linder, entraîné par Tati (pour qui il dessinera plusieurs affiches), Etaix est aussi clown de formation (sa femme, Annie Fratellini, 1ere femme Auguste de l'histoire, formera d'ailleurs les cirques et l'académie Fratellini), musicien, dessinateur, réalisateur du tout 1er film au format Omnimax, et doux rêveur avant tout. Bref, un touche à tout resté modeste, comme de peur d'être comparé à ces modèles, et dont les films, bloqués par un imbroglio juridique, sont restés invisibles pendant 20 ans.

Ses films sont à cette image : amusants et constamment inventifs, avec un sens du rythme et du comique trouvé dans le moindre recoin de la vie quotidienne, Etaix s'y amuse à transformer en gags tout ce qu'il trouve. Avec sa silhouette fine et allongée, son élégance récurrente, quasi mondaine, et son visage comme absorbé par l'horizon, difficile d'ailleurs ne pas penser à Keaton et à son sens du comique burlesque, où toute action banale devenait une folle aventure.

Son 1er court métrage, Rupture, part ainsi d'une histoire toute bête : un homme, qui vient de se faire plaquer par sa petite amie, va passer le court métrage à se battre avec sa table, son papier et ses stylos afin de lui écrire une lettre de rupture.

Dans son 2ème court, Heureux anniversaire, notre héros passe son après midi à chercher dans Paris des cadeaux pour fêter son anniversaire de mariage avec sa femme. Peine perdue, évidemment, lui se battant avec les embouteillages parisiens, elle picorant pendant ce temps le repas qu'elle avait préparé pour cette occasion. Là aussi, un point de départ banal ouvre un horizon de périples.

Dans les 2 cas, le sens du rythme et du détail fait la force des courts métrages.

Etaix est concis, drôle, jamais répétitif ou ennuyeux, et les 2 courts témoignent déjà d'une thématique qui reviendra régulièrement : le calme apparent du héros face à un environnement qui semble lui en vouloir. La frustration pointe doucement, jusqu'à un final qui, le plus souvent, emmène notre héros ailleurs : dans Rupture, sa chaise à bascule l'envoie par la fenêtre. Dans ses 2 longs métrages suivants, il s'émancipera de ses parents (et finira, symbole évident, dans un quai de gare) ou finira par fuir l'endroit à dos d'éléphant.

Le soupirant, son 1er long métrage, et probablement le mieux accueilli par la critique et le public, retrouve ces éléments : la transformation du quotidien en aire de jeu géante, l'anecdote et le détail devenant propices à un absurde décalage comique.
C'est ainsi que le héros passera une séquence entière à ramener chez elle une jeune femme dans sa chambre, située dans les étages d'un hôtel particulier, elle perdant ses chaussures et vêtements dans les escaliers, au grand dam des habitants passant par là, croyant que le protagoniste la déshabille sans aucune pudeur à même la cage d'escalier.

Dans la lune (presque littéralement, le héros étant passionné d'astronomie), fantasmant sur une star (nommée Stella...), passant le film à essayer de rencontrer une fille pour lui sans voir celle qu'il a sous les yeux, notre soupirant traverse l'écran complètement ailleurs : étranger aux choses du flirt, étrangers à la communication avec ses parents ou avec sa fille au pair suédoise. Et lorsque le héros finit par accéder aux coulisses du show où doit apparaître Stella, c'est en fait lui la bête de foire, l'élément source d'action, et non tous ces acteurs et clowns et danseurs gravitant dans le music hall.

Pour son 2e long, Etaix fracture sa narration, là où Le soupirant était très direct : dans Yoyo, un millionnaire (Etaix) se retrouve ruiné suite au krash de 1929, retrouve son ex femme qui travaille dans un cirque avec Yoyo, son fils (leur fils, en fait), et part avec eux pour devenir clown. Ellipse subite. 10 ans plus tard, le fils a grandi, et Yoyo, devenu clown lui aussi, est maintenant joué par Etaix.

Le film est aussi morcelé formellement : les 30 1eres minutes, situées en 1927, sont du cinéma muet, sauf pour quelques bruitages sonores. Puis, le film avance en 1929, et avec l'arrivée du cinéma parlant, le film le devient lui aussi (bien que, chez Etaix, les dialogues soient rarement nombreux et/ou vitaux).

Thématiquement, cependant, le film reste cohérent avec ce qui précède. Tout d'abord avec une construction des gags souvent inventive et visuelle, Etaix transformant tout dans des jeux d'échelles et de cadrages : on croit voir une cheminée, c'est en fait le haut d'une caravane; une peinture de nature morte devient un trompe l'oeil inversé où un servant cache une bouteille de whisky; et lorsqu'Etaix dit au revoir à une charmante gymnaste de cirque dans un couloir d'hotel, c'est pour mieux que le bout du couloir s'illumine, et donne directement sur la piste étoilée où la gymnaste s'élance alors.

Mais surtout, Etaix profite de Yoyo pour mettre en scène le monde du cirque qu'il aime tant.

Yoyo est avant tout un film sur un clown, imaginaire mais aussi bien réel. Etaix est un clown, il aime faire le clown, et lorsque le film boucle la boucle, ramenant le fils en fin de film là où était le père en début de film, c'est à dire enfermé dans une tour d'ivoire, tous puissants mais profondément mélancoliques et bourrés d'ennui, c'est pour mieux s'échapper à dos d'éléphant, comme dans un rêve d'enfant. Comme quand Yoyo avait 10 ans.

Magique et poétique, le cinéma d'Etaix l'est sans aucun doute.
tenia54
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L'assassin habite... au 21 (UK)

Message » 07 Juil 2013 23:25

Image
L'assassin habite... au 21 - Henri-Georges Clouzot


Masters Of Cinema, 2013 (UK)
BD-25, Zone B
1.37, N&B
1080p, AVC, débit vidéo moyen : 34999 kbps
French / LPCM Audio / 2.0 / 48 kHz / 1536 kbps / 16-bit
STA, amovibles

Compte tenu des éléments à disposition, des conditions de tournage, etc etc, on peut légitimement se demander si le film peut être en meilleure forme que cela, mais en l'état, le Blu Ray permet un visionnage plus qu'agréable du film. Le rendu, assez hétérogène, est plaisant pour la majeure partie du film, avec des plans dotés d'un très bon contraste, d'un beau piqué, et de noirs profonds. Cependant, une partie non négligeable du film possède un rendu autrement moins folichon. De prime abord, on pourra se demander si ses plans ne sont pas simplement issus d'éléments de moins bonne qualité que le reste du film, ou s'il n'y a pas eu trop de bidouilles lors de la restauration. En pratique, cela donne une image moins fine, plus lisse, avec un grain quasi-absent, et parfois un chouia cireuse (bien que la frontière ne soit, heureusement, pas franchie). Aussi, malgré une stabilité globale très agréable, tant du cadre que du contraste et de la luminosité, ces plans inférieurs possèdent aussi un contraste plus faible et des noirs très gris et tirant sur le bleu. A la louche, ces plans doivent représenter environ 20% du film.

Par contre, le plus impressionnant, de manière surprenante, est la piste son 2.0 offerte ici. Si vous regardez régulièrement des films français de catalogue en Blu Ray, vous aurez certainement remarqué que de nombreux films possèdent des pistes sons étriquées, mais avec surtout un rendu des dialogues pas toujours intelligibles : tour à tour marmonnés, assourdis, saturés ou en retrait, c'est parfois à la limite de forcer à activer les sous-titres pour être sûr de ne rien manquer.
Et bien bonne nouvelle : ici, ce n'est pas du tout le cas. La piste stéréo est claire, avec des dialogues très compréhensibles. Aucun souffle, craquement ou distorsion n'est à déplorer, et les quelques séquences où le personnage de Suzy Delair donne de la voix permet de facilement le vérifier.
Alors évidemment, ce n'est pas une piste de folie à la Blow Out, mais compte tenu, à nouveau, de l'histoire du film et des techniques de production de l'époque, c'est extrêmement plaisant à l'écoute.

Image : 7.5/10
Son : 8.5/10
Film : 9/10


En son temps, Clouzot fut très mal perçu. La faute, évidemment, au fait que le bonhomme tourna en étroite collaboration avec la Continental, maison de production collabo dirigée de près par le gouvernement nazi de la 2nde guerre mondiale. Qui plus est, sa relation avec Suzy Delair, qui ne cachait pas alors ses sentiments pro-allemands, n'arrangeait pas vraiment les choses, et surtout, son film Le corbeau, accusé de tous les maux par tous les bords tant celui ci dérangea une France alors fragile et délationniste.

Bref, quoiqu'il en fut, Clouzot fut banni des caméras à la sortie de la guerre, jusqu'à son grand retour avec Manon, en 49, Lion d'or à Venise, mais surtout Le salaire de la peur en 53, même s'il fut dialoguiste sur Quai des Orfèvres en 47.

Voir rétrospectivement L'assassin habite au 21 70 ans après sa réalisation est assez intéressant, tant il contient des choses qui reviendront chez le réalisateur, mais des choses aussi bien plus légères que les films qui lui succéderont.

En effet, L'assassin habite au 21 est avant tout une comédie policière drôle et enlevée, et surtout menée à un train d'enfer. Les prémisses sont simples : un tueur en série, signant ses méfaits d'une carte de visite au nom de Monsieur Durand, sévit dans Paris. Toute la chaîne hiérarchique de la police est donc, évidemment, menacée de sauter devant tant d'incapacité à arrêter le malfrat. Heureusement, notre malin héros (Fresney), ainsi que sa compagne branchée sur du 220V (Delair), vont mener l'enquête dans une auberge où, d'après un indic de notre héros, se tapirait le tueur...

S'en suit un nombre incalculable de piques, de blagues plus ou moins cyniques, de déguisements et retournements en tout genre où Fresney, stoïque mais piquant, vole la vedette à une troupe d'acteurs pourtant pas en reste. Ce qui surprend encore aujourd'hui, c'est la maîtrise d'un rythme sans aucun temps mort, d'une écriture qui fait mouche quasiment à tous les coups avec une facilité désuète, malgré Suzy Delair qui, si elle est rafraîchissante et dotée d'un personnage pas forcément désagréable, pourra gentiment taper sur les nerfs tant sa Mila Malou fait un peu héroïne type : un peu co-conne, tour à tour chiante et adorable, et surtout alternativement maligne et à la ramasse.

Reste un film où l'on pourra, comme certains l'ont fait pendant 60 ans, trouver des dizaines de parallèles entre Clouzot accusé de collaboration ("oh, regardez, à la fin du film, le personnage reste le bras en l'air comme s'il faisait un salut nazi !"), le cinéma sous l'Occupation ("oh regardez, l'écrivain se fait tuer avant d'avoir pu écrire une ligne car ça aurait démasqué le tueur, c'est une métaphore de Clouzot qui était pied et poing liés !"), mais aussi regarder sans aucune arrière pensée, sauf celle du divertissement familial rondement mené.
tenia54
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Berberian Sound Studio (UK)

Message » 07 Juil 2013 23:27

Image
Berberian Sound Studio - Peter Strickland


Artificial Eye, 2012 (UK)
BD-50, Zone B
1.85, couleurs
1080p, AVC, débit vidéo moyen : 26000 kbps
Italian-English / LPCM Audio / 2.0 / 48 kHz / 2304 kbps / 24-bit
Italian-English / DTS-HD Master Audio / 5.1 / 48 kHz / 3335 kbps / 24-bit (DTS Core: 5.1 / 48 kHz / 768 kbps / 24-bit)
STA uniquement sur les dialogues en Italien, amovibles

Film très récent, et pourvu d'une photographie travaillée, Berberian Sound Studio est édité dans un Blu Ray anglais qui ne faiblit pas. Que ce soit au niveau du contraste, de la restitution de la photo, ou du niveau de détails, on a affaire à une belle édition côté technique, si ce n'est une légère tendance au banding (confirmée via screenshots de blu-ray.com). Du bon boulot, qui permet de visionner confortablement le film, surtout vu sa distribution foireuse dans les salles françaises...

La partie sonore est probablement plus intéressante. Pour un film sur les effets sonores, Berberian Sound Studio possède, logiquement, un mixage sonore très travaillé et très bien rendu ici. Si la spatialisation et l'utilisation des enceintes arrières est assez timide, l'ensemble ne manque pas pour autant de pêche ni de dynamique. Le caisson n'est pas non plus en reste, même si le film l'utilise avec parcimonie.

Image : 9/10
Son (5.1) : 9/10
Film : 9/10


A la fois objet théorique, mais aussi follement improbable et divertissant, Berberian Sound Studio fait partie de ces petites perles qui sortent discrètement, sans faire de bruit, mais qui finissent logiquement par avoir leur dossier dans Positif.

Berberian, c'est le giallo des coulisses, le film d'horreur sans mort ni meurtre ni sang. A l'opposé de tout graphisme, Berberian sculpte suggestivement à contre-lumière sa galerie de personnages, dont les frustrations de la vie quotidienne se cristallise autour d'un film d'horreur (film dans le film) dont on verra jamais rien, sauf un générique (rouge sang et rappelant le Suspiria d'Argento, notamment grâce à une bande son ramenant directement au film), et une narration factuelle du contenu afin d'aider à effectuer la post synchronisation du film.

Mais le vrai film d'horreur, ne serait-ce pas plutôt celui de Gilderoy, protagoniste perdu dans un endroit, une culture, une langue qu'il ne comprend pas ? Ce qu'il y a d'amusant et hautement divertissant, c'est précisément cela : en déplaçant le regard de l'écran aux coulisses, Strickland y déplace aussi les actions : l'horreur, c'est ne plus réussir à faire chauffer de l'huile sur une poêle. Pourquoi ? Parce que ce bruitage est censé soutenir une scène où une jeune femme, supposément une sorcière, se fait enfoncer un tisonnier rougeoyant dans le vagin, façon Fulci ou Bava... L'insoutenable, dans Berberian, ce n'est donc pas cette violence, ce sont ces choux-fleurs tour à tour poignardés ou noyés et ces pastèques éclatées à coup de masses, ces femmes à qui on vrille les tympans pour les faire crier juste, ces notes de frais perdues dans l'administration du boui-boui qu'est le fameux Berberian Sound Studio.

Pourtant, porté par une durée courte (1h30 au compteur), un rythme lancinant mais avec uniquement de rares "temps morts" (appellation somme toute relative au sein d'un film où il ne se passe tout de même pas grand chose), mais surtout une mise en scène léchée et travaillée, le film prend et perd rarement de sa superbe. Et quand, dans un espèce de délire final complet, le film bascule dans le film dans le film dans le film pour ses 25 dernières minutes, il y a (pour peu que l'on adhère) de quoi jubiler comme un gosse. Est-ce notre protagoniste qui perd la boule ? Se fantasme héros d'un film italien ? Rêve tout simplement ? Il faut bien avouer : peu importe. Berberian Sound Studio, c'est avant tout un hommage à la fabrication d'un film, aux hommes de l'ombre et tout ce qui peut graviter autour, du petit artisan honnête au réalisateur imbu de lui-même. A une nuance près : ici, le projectionniste est ganté de cuir, comme un assassin. Mais alors, qui est la victime ? Nous, les personnages, ou le film lui-même ?
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Jack Reacher (FR)

Message » 07 Juil 2013 23:28

Image
Jack Reacher - Christopher McQuarrie


Paramount, 2013 (FR)
BD-50, Zone Free
2.35, couleurs
1080p, AVC, débit vidéo moyen : 27543 kbps
English / DTS-HD Master Audio / 7.1 / 48 kHz / 4173 kbps / 24-bit (DTS Core: 5.1 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
French / Dolby Digital Audio / 5.1 / 48 kHz / 640 kbps / DN -4dB
STF, STA, amovibles

Visuellement, Jack Reacher est tout ce qu'on peut attendre d'un film récent : l'encodage pointu permet de retranscrire parfaitement le film qui, hormis quelques gros plans moins détaillés que ce qu'on pourrait attendre, bénéficie d'un transfert de 1er ordre. Niveau de détails excellent, contraste bien géré évitant des noirs bouchés, bref, tous les points positifs habituels qui font de Jack Reacher un excellent disque pour les HC-philes.

Côté son, la VO 7.1 envoie du lourd. Avec une préférence pour des scènes d'action sans musique, le film bénéficie de séquences assez impressionnantes en rendu. Dotées d'une excellente spatialisation, et d'un sound design profitant de l'ensemble de l'espace sonore, ces passages sont assez impressionnants, réverbérant les coups de feu ou les bruits de tôles froissées. Pour le reste, que ce soit la musique orchestrale ou les dialogues, l'ensemble es très bien rendu, jamais trop frontal, ni sourd.

En zappant très succinctement sur la VF, celle ci est ostensiblement mixée plus haut que la VO, et tend à mettre les effets sonores beaucoup trop en avant. La séquence finale, dans le chantier de construction, devient du coup assez proche de la boucherie sonore, perdant toutes les nuances du mixage original en balançant les coups de feu à un volume sonore bien trop proéminent.

Image : 9.5/10
Son (VO 7.1) : 9.5/10
Film : 6.5/10


Il y a de quoi rester perplexe face à l'assez grande quantité de critiques positives reçues par le film. Alors effectivement, ça aurait pu être bien pire, à tous les niveaux, et certaines choses tentées par le film (notamment un usage intelligent de l'absence de musique, quand la tendance actuelle est plutôt d'avoir 95% du temps une grosse bande son orchestrale qui tâche) en font un objet supérieur à une triste moyenne des blockbusters d'action policière du moment.

A ce titre, il faut saluer les moments forts du film, en particulier les 15 1eres minutes, qui sont joliment montés.

Mais pour autant, Jack Reacher reste immanquablement creux et vain, avec ses méchants très méchants, ses gentils 2nds couteaux idéalistes mais plutôt cons (Rosamund Pike, notamment, s'en tire avec un rôle de blonde de service complètement débile), et évidemment, son héros dark mais plus malin que l'intégralité des équipes de CSI et NCIS cumulées. L'action tarde. Le montage est redondant. L'émotion ou une quelconque intensité absente. Et quand ça grimpe un peu, comme cette longue course poursuite en voitures, ou ce combat final, c'est étiré comme pas permis, pour finir le plus souvent en baudruche se dégonflant.

C'est dommage car il y avait là la possibilité de faire un film brut et rêche, à l'ancienne.

Et puis, il y a Tom Cruise. Non pas qu'il soit mauvais, car il s'en sort plutôt bien. Mais il est juste un sacré mauvais choix de casting, tant sa carrure, son physique font de son personnage quelque chose de complètement à côté de la plaque. Il faut se souvenir qu'à la base, Jack Reacher fait près de 2m pour 110 kg... Dans ces conditions, voir Cruise s'en prendre à des armoires à glace et leur botter le cul comme à des fillettes devient involontairement ridicule.

Reste qu'en pointant à 2h10 (tout de même), le film, malgré une mise en scène et un montage assez atypique pour une production du genre en 2013, est long et peu palpitant, mais reste assez divertissant.
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Intersections

Message » 08 Juil 2013 12:23

Image

Année : 2013
Durée : 101 min (version cinéma) / 117 min (version longue)
Réalisateur : David Marconi
Acteurs : Roschdy Zem, Frank Grillo, Jaimie Alexander, Marie-Josée Croze, Moussa Maaskri

Le Blu-ray Disc : Image

- Format vidéo : 1080p24 (AVC) / [2.35]
- Pistes sonores : Anglais DTS-HD Master Audio 5.1 (VC + VL) et Français (VFF) DTS-HD Master Audio 5.1 (VC)
- Sous-titres : Français imposés sur la VO

• Image : De jour (95 % du film), le transfert HD est magnifique avec une précision d'orfèvre, des détails remarquables, une profondeur de champ ahurissante, des couleurs solaires idylliques et des contrastes fermes. Mais de nuit (les 05 % restants), le résultat se gâte sensiblement avec un piqué en berne, des contrastes inconsistants, des noirs loin d'être profonds et des traces de colour banding.
• Audio : Des pistes sonores riches en ambiances et bien spatialisées aux voix claires, à la dynamique qui s'envole lors des scènes d'action, à l'exploitation généreuse des voies arrières, à la musique enveloppante et aux basses rigoureuses.

- Région : B (France)
- Éditeur : EuropaCorp
- Date de sortie : 30 mai 2013

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One Way Trip

Message » 09 Juil 2013 12:47

Image

Année : 2011
Durée : 89 min
Réalisateur : Markus Welter
Acteurs : Sabrina Reiter, Melanie Winiger, Herbert Leiser, Martin Loos, Aaron Hitz

Le Blu-ray Disc : Image /// Image

- Format vidéo : 1080p24 (MVC) / [1.78]
- Piste sonore : Allemand DTS-HD Master Audio 5.1
- Sous-titres : Aucun

• Image : Un transfert HD propre, détaillé et contrasté à la palette colorimétrique riche et aux noirs solides. Il n'y a finalement que les scènes nocturnes qui pâtissent d'une petite baisse de définition.
• Audio : Une piste sonore musclée et puissamment immersive qui ne lésine ni sur les ambiances ni sur les effets chocs. L'ouverture frontale est très dynamique et précise, la scène arrière est abondamment exploitée, la directivité des effets est maîtrisée et l'impression d'enveloppement ne déçoit à aucun moment.
• La 3D : Cette première incursion dans le domaine de la 3D pour la Suisse et l'Autriche s'avère assurément concluante malgré la présence infime de diaphonie lors de la dernière (très sombre) partie. La fenêtre de profondeur et la perception de l'espace impressionnent de jour (les vues de l'intérieur du véhicule et les plans larges de la forêt) et restent plus classique de nuit, la sensation de volume et le détachement des éléments sont concluants en toutes circonstances, les débordements sont omniprésents (bustes, visages, décors) et les cinq jaillissements, dont deux violentes projections, sont suffisamment prononcés (l’œil au bout du couteau) pour assurer le spectacle.

- Région : B (Allemagne)
- Éditeur : Ascot Elite Home Entertainment
- Date de sortie : 13 mars 2012

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Hôtel Transylvanie

Message » 11 Juil 2013 23:06

Image

Année : 2012
Durée : 91 min
Réalisateur : Genndy Tartakovsky
Doubleurs : Adam Sandler, Andy Samberg, Selena Gomez (VO), Alex Goude, Virginie Efira (VF)

Le Blu-ray Disc : Image /// Image

- Format vidéo : 1080p24 (MVC) / [1.85]
- Pistes sonores : Anglais et Français (VFF) DTS-HD Master Audio 5.1
- Sous-titres : Anglais et Français

• Image : Un transfert HD de folie qui délivre une quantité incroyable de détails, une définition généreuse, une palette colorimétrique merveilleuse (une vraie explosion de couleurs), des contrastes d'une splendeur effrayante et surtout, une fluidité et une netteté d'une extrême précision que l'on doit à une technique d'animation inédite qui fluidifie le moindre mouvement des personnages. Un émerveillement de tous les instants !
• Audio : Un mixage formidablement travaillé qui permet aux deux pistes sonores (d'aussi bonne qualité) de proposer des effets explosifs et des ambiances délectables d'une précision redoutable, une musique enveloppante et des basses prégnantes. Un spectacle acoustique réjouissant !
• La 3D : Convaincante, constante et sans image fantôme mais peu éblouissante pour une production animée. Il y a de la profondeur mais elle manque souvent de mordant en dehors des plans en extérieurs et/ou de la scène avec les tables volantes, de trop nombreux arrière-plans sont floutés, le détachement entre les premiers et seconds plans n'est pas aussi prononcé qu'attendu et les effets de jaillissement ne sont ni assez nombreux ni suffisamment prononcés. Il n'y a par contre rien à reprocher aux multiples et très agréables débordements.
• Bonus à ne pas manquer : Le court métrage fort sympathique "Goodnight Mr Foot " (4 min) proposé en HD et VOST Dolby Digital 2.0.

- Région : B (France)
- Éditeur : Sony Pictures Entertainment
- Date de sortie : 14 juin 2013

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Safety Last ! (US)

Message » 11 Juil 2013 23:23

Image
Safety Last ! (Monte là-dessus !) - Fred C. Newmeyer & Sam Taylor


Criterion, 2013 (US)
BD-50, Zone A
1.33, N&B
1080i, AVC, débit vidéo moyen : 28849 kbps
Score de Carl Davis / LPCM Audio / 2.0 / 48 kHz / 2304 kbps / 24-bit
Score de Gaylord Carter / LPCM Audio / 1.0 / 48 kHz / 1152 kbps / 24-bit
Pas de ST

Avec 90 ans au compteur, Safety Last ! ne ressemble évidemment pas à des démos HD comme certains films N&B des années 50-60 (Vivre sa vie, 3:10 To Yuma, On The Waterfront, Sweet Smell of Success, etc) : la copie est parsemée de légères pulsations lumineuses, et les poussières et rayures sont souvent visibles, bien que souvent située en bordure de cadre (ce qui les rend moins gênantes). Aussi, le cadre est souvent réduit sur les 4 coins, ce qui est courant pour les films muets, mais un peu gênant ici car irrégulier.
Cependant, il faut avouer que l'image est d'une précision assez impressionnante, avec une définition et une profondeur de champ régulièrement surprenante. Aussi, si la luminosité est variable, le cadre, lui, est d'une stabilité à toute épreuve.

Ainsi, derrière les récurrentes poussières et les limites de la copie, certainement du à l'âge du film, la copie est très agréable, et l'apport HD immédiatement évident.
A noter que le film est encodé en 1080i afin de coller au plus près de la vitesse de défilement originale (ici environ 22 fps). Cela génère des effets de peigne intermittents, mais invisibles en mouvement.

Côté sonore, le film est proposé avec 2 partitions : une partition stéréo de Carl Davis de 1989 et une partition mono de Gaylord Carter de 1969. Le score de Carl Davis est très agréable et très dynamique. Bien encodé, il ne souffre ni de souffle, ni de distorsion, et est toujours clair et sans saturation. Le score de Carter, seulement en mono, semble bien plus timide et limité.

Image : 8.5/10
Son (Carl Davis) : 8.5/10
Film : 8.5/10
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Série noire (FR)

Message » 11 Juil 2013 23:50

Image
Série noire - Alain Corneau


Studio Canal, 2013 (FR)
BD-50, Zone B
1.66, couleurs
1080p, AVC, débit vidéo moyen : 25991 kbps
French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1643 kbps / 16-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 16-bit)
STF, amovibles via le menu

"Dites... votre blouse, là... elle est tombée."

La copie oscille entre des choses assez jolies et moins jolies. Ca commence plutôt bien, avec un générique en excellent état, doté d'un joli grain et d'une belle profondeur de champ. Une constante tout le long du film : une copie vierge de toute poussière, rayure et autres, et d'une stabilité (cadre et luminosité) à toute épreuve. Pour autant, la définition et le piqué sont régulièrement un peu plus en retrait que ce générique introductif, avec une image moins fine, moins détaillée. Aussi, il y aurait eu un léger dégrainage qu'on n'en serait pas étonné, car l'image parait parfois dotée d'un grain bien moins présent que ce qu'il devrait. Enfin, le contraste global est débattable, car il donne l'impression de nombreux noirs bouchés.
Ainsi, dans sa globalité, le Blu Ray est légèrement décevant. Un travail de fond a vraisemblablement été effectué pour nettoyer au maximum la copie utilisée, mais le résultat semble laisser encore de la place pour de l'amélioration.

"C'est pas que j'm'ennuie, moi, mais j'ai les joues qui brûlent."

La partie sonore est elle aussi variable. La musique (uniquement diégétique) participe grandement à la dynamique de la piste mais les dialogues, notamment ceux régulièrement marmonnés par Dewaere, restent typiques des films de patrimoine français : parfois un peu rêches et pas toujours très clairs.

Image : 7/10
Son : 7.5/10
Film : 8.5/10
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Contre-enquête (FR)

Message » 14 Juil 2013 21:30

Image
Contre-enquête (Q&A) - Sidney Lumet


Carlotta, 2013 (FR)
BD-50, Zone B
1.77, couleurs
1080p, AVC, débit vidéo moyen : 33833 kbps
English / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1740 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 2026 kbps / 24-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 24-bit)
STF, amovibles

Ouh, le vieux master daté tout pourri. Ouh, comment Carlotta s'est fait refiler une vieille couleuvre discrètement par la FOX. A moins qu'ils aient décidé de sortir le film en Blu Ray malgré un rendu tout à fait limite ?

Quoiqu'il en soit, c'est pas folichon du tout. Le transfert HD manque de détails, tout est lisse, sans grand piqué ou profondeur de champ, et, pour couronner le tout, des halos blancs, vraisemblablement synonymes de bidouilles genre filtre pour rehausser les contours, sont visibles quasiment tout le long du film.

Dieu que c'est complètement obsolète et pas impressionnant pour un sou.

Et côté son ? Même joueur joue encore.

Tourné en prise directe, le film souffre d'une sérieuse carence de punch dans le rendu des dialogues. Dès la 6e minute, lorsque Timothy Hutton discute avec Patrick O'Neal, on se retrouve à monter le son, car les lignes de Hutton sont presque inaudibles, complètement sous mixées (ce qui fait que les lignes de O'Neal sont maintenant gueulées). Ce défaut de mixage se retrouve tout le long du film, sauf que cela fait ressortir un vilain souffle, parfois très fortement audible (notamment en milieu de film). De plus, la piste ressort extrêmement rachitique, ténue, et trop claire avec un manque patent de reprise dans les graves.

Le pire, c'est de la comparer à la VF et de trouver celle ci presque plus agréable. Evidemment, c'est de la triche, la VF étant ici d'un remixage pour un doublage, mettant évidemment les dialogues plus (trop, en fait) en avant, et compensant les problèmes de prise directe. Mais dès la chanson générique, il s'avère que la VF possède une rondeur manquant à la VO, et en compensant les dialogues sous mixés, la VF sonne plus "tout terrain". Seul problème, lors de la poignée de scènes où les effets sonores éclatent (notamment l'explosion en fin de film), la VF est comme assourdie face à la VO.

Dans les 2 cas, cependant, ça reste là aussi en manque désespéré d'un grand coup de nettoyage.

Image : 6/10
Son (VO) : 6.5/10
Son (VF) : 7/10
Film : 7.5/10
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Tetsuo : The Iron Man (UK)

Message » 14 Juil 2013 21:31

Image
Tetsuo : The Iron Man - Shinya Tsukamoto


Third Window, 2012 (UK)
BD-50, Zone B
1.33, couleurs
1080p, AVC, débit vidéo moyen : 28212 kbps
Japanese / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 1724 kbps / 16-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 1509 kbps / 16-bit)
STA, amovibles

Difficile de juger (sur tous les niveaux) ce Tetsuo.
Tourné en 16mm, le Blu Ray possède les caractéristiques visuelles typiques de ce genre de production : un grain prononcé, un niveau de détails limité, et un aspect global très brut, que le montage épileptique du film n'aide pas.

Pour autant, ce Blu Ray, supervisé par Tsukamoto lui même, possède un rendu assez impressionnant. Malgré les limites liées à la production même du film, il faut bien avouer que l'ensemble s'avère très convaincant en HD. Le noir et blanc contrasté est très bien géré, avec un contraste permettant une palette chromatique large (même si certaines scènes ont des noirs un peu voilés). Le tout est très naturel et aucun post processing abusif ne semble avoir été appliqué, ce qui permet un visionnage confortable.

On pourra cependant pointer de nombreuses poussières ci et là ainsi que, de manière plus surprenante, quelques décrochages de l'image, notamment en début de film. Enfin, certains images, vraisemblablement tirées de sources vidéos basse définition, ont un rendu pâteux et peu détaillé logique mais irrécupérable.

Côté sonore, le peu de dialogues du film semble un peu mal implémenté, et sonne étrange et en retrait. Cependant, ils ne représentent qu'une partie extrêmement congrue du film, dont la bande son est avant constituée d'un mélange d'effets sonores industriels (et de nombreux cris...) et de la musique de Chu Ishikawa. De ce côté là, il faut bien avouer que la piste est plutôt efficace, avec une absence de souffle et un rendu assez équilibré, malgré un côté un peu plat par moments.

Image : 8/10
Son : 7.5/10
Film : ?/10
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The Secret

Message » 20 Juil 2013 11:45

Image

Année : 2012
Durée : 105 min
Réalisateur : Pascal Laugier
Acteurs : Jessica Biel, Jodelle Ferland, Stephen McHattie, William B. Davis, Samantha Ferris, Colleen Wheeler

Le Blu-ray Disc : Image

- Format vidéo : 1080p24 (AVC) / [2.35]
- Pistes sonores : Anglais et Français (VFF) DTS-HD Master Audio 5.1
- Sous-titres : Français

• Image : D'une précision constante et d'une finesse rare ce transfert HD est tout simplement irréprochable. Les détails sont nombreux, la palette colorimétrique est magnifiquement nuancée, les contrastes sont splendides et les noirs sont d'une profondeur sans faille. C'est magnifique !
• Audio : Des pistes sonores dont la clarté des voix, la dynamique de la centrale, l'ampleur de la musique et la richesse des ambiances ne pâtissent que d'un manque de force dû à M6 Vidéo. Comme toujours chez cet éditeur, il ne faut pas hésiter à augmenter le volume pour profiter convenablement du mixage sonore.

- Région : B (France)
- Éditeur : M6 Vidéo
- Date de sortie : 09 janvier 2013

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Paperhouse (FR)

Message » 21 Juil 2013 23:38

Image
Paperhouse - Bernard Rose


Metropolitan, 2013 (FR)
BD-50, Zone B
1.85, couleurs
1080p, AVC, débit vidéo moyen : 26320 kbps
French / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 942 kbps / 16-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 768 kbps / 16-bit)
English / DTS-HD Master Audio / 2.0 / 48 kHz / 961 kbps / 16-bit (DTS Core: 2.0 / 48 kHz / 768 kbps / 16-bit)
STF, amovibles

En l'état, cette exclusivité française (pour une fois) n'est pas mal du tout. La photographie du film reste assez douce, mais la définition globale est constamment de qualité. Cependant, l'ensemble du film, en particulier les plans d'extérieur, possèdent des contours assez agressifs, et il ne serait pas étonnant que cela soit le résultat de l'utilisation d'un filtre de rehaussement des contours afin de "gonfler" artificiellement le sentiment de netteté. Des halos sont parfois visibles, ce qui confirmerait cette supposition, mais l'ensemble conserve malgré tout une patine naturelle. Globalement, on sent l'apport HD (détails des vêtements, texture des décors, résolution des cheveux), mais c'est loin d'être ultime, notamment, donc, à cause de la photo du film, typique des productions de l'époque.

Jolie VO, prodiguant un beau design sonore. La piste est ample, ouverte, mais un peu limite côté dynamique. Qui plus est, elle est un peu brouillonne quand ça s'agite beaucoup (par exemple, à la 66e min). Cependant, elle permet un très joli rendu musical.

Image : 8/10
Son (VO) : 8.5/10
Film : 8/10
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