Et voilà, l’énième projecteur passant entre mes mains et devant mes yeux. J’ai définitivement arrêté de compter. Petite caractéristique pour ce nouvel achat, il s’agit d’un appareil de plus de 3000 euros (limite symbolique que je m ‘étais promis de ne plus dépasser pour l’achat d’un diffuseur frontal). Mais une démonstration récente ayant flatté mes yeux m’a fait rompre cette promesse. Bref il apparaît que les bonnes résolutions sont faites pour ne pas être suivies.
Sur ces entrefaits passons au sujet principal de cet article, le dernier D-ila de JVC, le HD 100. Successeur du HD1, ayant fait couler beaucoup d’encre. Il est annoncé comme encore meilleur que son petit frère et bien découvrons ensemble ce que ces premières heures en sa compagnie m’ont emmené à conclure.
Petit rappel, j’ai été un des premiers chanceux à le découvrir en septembre 2007 à l’IFA, mais alors que j’avais été enchanté et des plus chauds partisans du HD1 présenté dans les mêmes conditions en 2006, la démonstration du dernier salon de BERLIN m’avait laissé une impression plus que mitigée, avec un gros problème de netteté sur une source Blu-ray.
Ce n’est que tout récemment que j’ai pu le redécouvrir dans sa version définitive au magasin MSCI de STRASBOURG et c’est cette dernière démonstration qui m’a conduit a délier les cordons de la bourse. Et il n’est pas donné le petit
Présentation technique :
Le projecteur :

Panneau de commande manuelle sur le dessus du projecteur :

Panneau de connectique arrière :

Lens shift horizontal et vertical sous l'objectif :

Télécommande :

Pour ceux qui l’ignore encore, le HD 100 est équipé de trois panneaux Lcos (D-ila étant l’appellation propriétaire de JVC). Un projecteur a technologie LCD réflective dont le principal concurrent est le SXRD propre à SONY.
JVC a réussi le tour de force dans le HD1 de proposer un contraste natif supérieur à 10000:1 à D65 avec une forte luminosité. Il s’agit pour l’instant de la seule marque a arriver à un tel résultat. Le petit nouveau annonce un contraste doublé par rapport au HD1. Prouesse due à l’adjonction de filtres polarisants dans le chemin de lumière. Autres innovations, une coque noire, 2 prises HDMI 1.3, un zoom et un focus motorisés commandables «difficilement » pas à pas à l’aide de la télécommande, un réglage de gamma).
Avec un prix public de 6490 euros TTC l’appareil n’est pas vraiment bon marché;
Concernant le positionnement, il est particulièrement flexible. Le projecteur est doté de deux lens shift. L’axe vertical peut être bougé de prêt de 80 % vers le haut ou vers le bas et de 34 % de droite à gauche.
Le zoom et le focus sont effectivement commandes avec la télécommande, mais pas à l’aide d’une touche direct, il convient de passer d’abord par une grille de test puis d’effectuer une pression longue sur une touche pour avoir accès au zoom et au focus.
La focale est de type courte et permet avec un recul de 2 mètres 90 environ d’obtenir une image de 2 mètres de base (particulièrement utile dans mon salon).
Le désentrelacement et la mise à l’échelle sont assurés par une puce VXP de Gennum reconnue pour sa qualité, mais curieusement les ingénieurs de JVC semblent ne pas maîtriser complètement son fonctionnement.
La lampe est de type UHP 200 watts. Elle est donnée pour 2000 heures et ce quelque soit le mode d’utilisation choisi (dixit la documentation technique). Bon point, elle est très bon marché, environ 200 euros au Luxembourg.
Autres options sympathiques d’installation, un ensemble de mires (échelle de gris, rouge, vert, grille de géométrie) permette de dégrossir des réglages usines très proches de la norme.
L’appareil est grand et lourd, à prendre en compte pour les installations plafond. (11,6 kg), presque 46 centimètres de profondeur.
Bruit de fonctionnement : Je l’utilise à 30 centimètres de moi et je le trouve discret. Il est mesuré à 31db en mode haut et 27db en mode normal.
Conditions de tests : écran type Firehawk; gain 2.8 de 2 mètres de base, salle non dédiée, 3 mètres de recul. Sources : PS3, TOSHIBA HD35, PIONEER LX-60.
Films testés : BR NE LE DIS A PERSONNE, ALIEN VS PREDATOR
HD DVD : TRANSFORMERS/BOURNE IDENTITY
SD : Film SHOW GIRLS (PAL transfert exécrable), vidéo : ZAZIE : le tour des anges, ZAZIE au BATACLAN
Quelques screenshots des films visionnés :





Résultats à l’image :
Couleurs :
En sortie d’usine le projecteur est proche de la norme, le résultat obtenu permet de se dispenser d’une calibration. Pour ceux qui envisagent d’utiliser le projecteur dans une salle dédiée, préférez le mode dynamique, pour les autres le mode naturel avec le gamme théâtre 1 vous apportera les meilleurs résultats sans calibration.
Luminosité, contraste :
L’adjonction des filtres polarisants dans le chemin de lumière, si elle entraîne une augmentation du contraste est également suivie d’une baisse de la luminosité. Ainsi le projecteur délivre 582 lumens en mode haut et 475 lumens en mode normal. Le contraste max à D65 est mesuré à 19240:1 (source audio vision numéro de mars 2008)
Sources SD :
La présence d’un traitement vidéo à base de puce GENNUM devrait être signe de qualité, malheureusement ce n’est pas le cas pour le HD 100. Il n’est pas particulièrement à l’aise avec les sources entrelacées, de désagréables effets d’escaliers sont présents sur les sources vidéos 576i que je lui ai donné à manger. La solution consiste ici à lui donner des sources progressives (et puis qui utilise encore des sources entrelacées ?
Les DVD upscalés en 1080p par l’intermédiaire du pioneer LX60 sont eux particulièrement bien rendus. L’effet est d’ailleurs assez bluffant même avec de mauvais transferts comme celui de SHOW GIRLS. J’avais débuté mes tests par de la haute définition et appréhendait à l’idée de passer ensuite à de la SD, mais le HD 100dispose de cette qualité rare de délivrer une image superbe aussi bien en SD qu'en HD (sur sources progressives cf. ma remarque plus haut).
Sources HDTV :
Petit rappel, le JVC HD 100 est un projecteur full HD conçu et développé pour la haute définition. Mission qu’il effectue quasiment à la perfection. Je m’expliquerais plus tard sur ce « quasiment ».
La combinaison optimale est obtenue avec une source HD en 1080p24. Le HD 100 produit une image fluide à souhait où aucun détail ne passe à la trappe et ce même dans les travellings mouvementés de BOURNE IDENTITY. Deux gros avantages sur la concurrence : le premier concerne le très haut contraste natif et le second, une belle profondeur de champ. C’est d’ailleurs ce point qui me séduit le plus sur ce projecteur, un effet 3D (et pas seulement dans les scène nocturnes) franchement bluffant. Tout au plus pourrait on lui reprocher de ne pas délivrer un image aussi piquée que celle d’un SONY VW 60. La faute vraisemblablement à un réglage des convergences moins précis que celui disponible sur le SONY.
Appréciations subjectives :
J’ai acheté le HD 100 pensant que même dans une salle non dédiée, le gain en contraste serait visible par rapport à un projecteur comme le sony VW 60. Quelle déception à l’arrivée ! Dans mes conditions d’utilisation les deux appareils font jeu égal, avantage même au SONY sur le plan du piqué, des convergences (dérive du vert sur le HD 100) et de l’uniformité (léger shading sur le HD 100, invisible pendant une projection mais visible avec une mire blanche).
Reste cette fabuleuse profondeur de champ et une belle luminosité, ça fait cher la différence, bref rendez moi mon BLACK PEARL.
Si vous avez une salle dédiée (test initial) foncez sur le HD 100 mais si vous utilisez ce projecteur dans un salon aux murs clairs, épargnez vous 1500 euros et foncez acheter le SONY.


Voici le panneau de connectique arrière du HD 100 :

Le dessus du HD 100 :

JVC a dévoilé le nom de son nouveau projecteur D-ila. Le JVC HD 100
Le projecteur sera à BERLIN sur le stand JVC. Il s'agit plus d'un successeur en gamme du HD 10 que du HD 1. Au niveau tarifaire, comme je l'ai indiqué plus haut, il sera positionné en concurrent direct du nouveau SONY remplaçant le RUBY.
Caractéristiques en français :
Contraste de 30 000:1 (matrices 40.000:1)
Lens Shift H/V manuel
Zoom et mise au point motorisés
2 entrées Hdmi 1.3
HDMI 1.3 "Deep Color"
Large bande passante 250MHz
Profondeur en milliards de couleurs
connectique arrière identique à celle du DLA-HD1
Objectif zoom X2 motorisé par Fujinon
Grand diamétre, lentille en verre minéral avec 16 éléments en 13 groupes
Mise au point motorisé avec moteur pas à pas
Lens Shift /-80% vertical et
/-34% horizontal
Il est cependant impossible d'utiliser les 2 corrections simultanément
Rapport de contraste 30.000 à 40.000:1
1920 x 1080
Mode V-Stretch pour un affichage sur écran 2.35



