Test HCFR du casque Meze Audio Empyrean

Test HCFR du casque Meze Audio Empyrean

Le contexte des écoutes

J’ai effectué les écoutes sur un système qui me semble en adéquation avec le niveau de gamme du Meze Empyrean.

  • Source : PC Windows10, Jriver, cartes SOtM et filtrage des alimentations
  • DAC : OPPO HA-1 SE by Audiocom
  • Amplificateur : Modwright Tryst
  • Filtrage secteur : Isotek Sigmas GII
  • Câbles : courant et de modulation DIY
  • Câble USB : Wireworld Platinum Starlight + filtre totalDac
  • Sélecteur de source passif : Luxman AS-44

 

Playlist

Anna Calvi / Live at Meltdown / 24 bits – 44.10 kHz / Qobuz

En 2015, David Byrne invitait Anna Calvi à se produire au Meltdown Festival dont il assure la direction artistique. La Britannique opte pour une configuration atypique – entourée d’un chœur de douze voix – pour revisiter les chansons piochées dans ses deux premiers albums, Anna Calvi et One Breath. L’enregistrement de ce show unique donné à Londres avait été publié en 2017 à l’occasion du Record Store Day dans un double vinyle rouge. Le voilà un an plus tard en version officielle en qualité Hi-Res 24Bit. Drapées dans ce halo vocal singulier, les chansons d’Anna Calvi trouvent un second souffle épique voire mystique assez bluffant. On se laisse ainsi porter par ce rock onirique déconnecté de son temps et ces chansons à la poésie sombre et envoûtante. Magnifique. © Marc Zisman/Qobuz

Jacob Collier / Djesse Vol.1 / 24 bits – 96 kHz / Qobuz

Petit prodige boosté par des vidéos croulant sous les vues YouTube, Jacob Collier s’est fait connaître pour son jazz-fusion et vocal qu’il trempe dans les eaux mélangées du groove, du folk, du trip hop, du classique, de la musique brésilienne, du gospel et de la soul. En 2016, avec son premier album logiquement intitulé In My Room (clin d’œil aux Beach Boys dont il revisitait la chanson du même nom), il construisait son univers autour de valeurs soul solides et il était alors difficile de ne pas penser à Stevie Wonder, Bobby McFerrin ou Ed Motta.

Deux ans plus tard, avec Djesse Vol.1 qu’il a enregistré avec le Metropole Orkest dirigé par Jules Buckley, Collier dévoile une nouvelle facette de sa virtuosité et de sa créativité sans œillère. Pour ce projet dont il signe les compositions et les arrangements, il s’éloigne clairement du jazz pour embrasser un peu tous les styles. Pop, gospel, comédie musicale, world, soul, la liste est sans fin. Sa musique symphonique et on ne peut plus mélodieuse est portée par les voix des ensembles Take 6 et Voces8, de la soul sister Laura Mvula, du Marocain Hamid El Kasri et même de sa mère, Suzie Collier ! Dans ce patchwork à 360°, Jacob Collier reprend même Every Little Thing She Does Is Magic de Police et All Night Long de Lionel Richie, histoire de rendre son voyage encore plus fou. © Clotilde Maréchal/Qobuz

John Mellencamp / Other People’s Stuff / 24 bits – 96 kHz / Qobuz

On sait depuis belle lurette que John Mellencamp n’est pas un sous-Springsteen comme certaines mauvaises langues n’ont cessé de le crier. La discographie de ce natif de l’Indiana possède assez de pépites pour prouver la qualité d’un songwriter qui jongle avec dextérité avec le rock, la country, le blues et le folk et raconte le quotidien des petites gens avec style. Des genres musicaux dont il a également revisité les grands classiques. Avec Other People’s Stuff, son 24e album, Mellencamp réunit justement certaines de ces relectures. Des chefs-d’œuvre piochés dans le Great American Songbook et parmi lesquels on croise Gambling Bar Room Blues(Jimmie Rodgers), Mobile Blue (Mickey Newbury), Dark As a Dungeon (Merle Travis) ou encore Stones in My Passway (Robert Johnson) dans une version furibarde à réveiller son auteur. © Max Dembo/Qobuz

Van Morrison / The Prophet Speaks / 24 bits – 96 kHz / Qobuz

On ne l’arrête (toujours) plus ! Avec The Prophet Speaks, Van Morrison publie son quatrième album en à peine plus d’un an ! Après Roll With the Punches, Versatile et You’re Driving Me Crazy, le vieux barde irlandais s’attaque à ses éternelles marottes. Ce patrimoine jazz, blues et rhythm’n’blues dont il reprend des merveilles signées notamment John Lee Hooker, Sam Cooke, Willie Dixon ou Solomon Burke. Mais comme Van The Man est doué, il s’approprie ces classiques en moins de deux ! Au passage, il glisse six nouvelles compositions personnelles (Got to Go Where the Love Is, 5 am Greenwich Mean Time, Love Is Hard Work, Spirit Will Provide, Ain’t Gonna Moan No More et The Prophet Speaks) qui, elles aussi, fleurent bon le jazz’n’blues’n’soul.

« C’était important pour moi de recommencer à enregistrer de nouvelles musiques et aussi de reprendre ces blues qui m’ont inspiré à mes débuts », précise un Van Morrison qui sait de quoi il parle. Une fois de plus, le virtuose tueur de l’orgue Joey DeFrancesco (déjà coauteur de You’re Driving Me Crazy) est de la partie avec le guitariste Dan Wilson, le batteur Michael Ode et le saxophoniste Troy Roberts. Un gang de virtuoses qui signe un album classe et classique qui ne cherche pas à réinventer le genre mais plutôt à en restituer l’âme originelle. © Max Dembo/Qobuz

Coldplay / LiVe In Buenos Aires / 24 bits – 96 kHz / Qobuz

Il faut sacrément assurer en concert pour oser sortir un cinquième album live en seulement dix-huit ans de carrière. Mais la scène est un tel domaine de prédilection pour Coldplay que le groupe de Chris Martin peut se permettre de publier ce Live in Buenos Aires plutôt qu’un huitième album studio tant attendu par leurs fans… Enregistré pendant le A Head Full of Dreams World Tour, celui-ci encage (dans une prise de son parfaite) le show surpuissant donné le 15 novembre 2017 dans la capitale argentine. Comme à leur habitude, les quatre Britanniques jouent en permanence avec la complicité d’un public totalement acquis à leur cause. Un peu comme l’a toujours fait U2, dont Coldplay est clairement l’héritier le plus fidèle. Et de l’hymne de stade (Viva La Vida) aux classiques des débuts (Yellow, Clocks), Coldplay maîtrise chaque recoin de sa fiesta électrique. © Clotilde Maréchal/Qobuz

Chris Cornell / Chris Cornell / 16 bits – 44.1 kHz / Qobuz

Loin d’être une simple exploitation commerciale comme on l’a trop souvent vu lorsqu’un artiste disparaît prématurément, surtout ces derniers temps, ce Chris Cornell a été initié par sa famille et certains de ses proches. Cette compilation “hommage” est proposée en une version 4 CD et une simple ramenée à 17 titres. Mais l’idée maîtresse semble être plutôt de faire connaître l’immense chanteur et musicien à tous ceux, beaucoup trop nombreux, qui sont passés “à côté” depuis plus de trente ans et, surtout, de transmettre un message d’amour à “l’ami, le mari et le père, le téméraire et l’innovateur, le poète et l’artiste” (Vicky Cornell). Pour ceux qui lui étaient fidèles quelles que soient ses orientations musicales – et on sait qu’il n’était pas toujours facile à suivre –, il y a quelques inédits ou raretés appréciables, dont ce When Bad Does Good, étonnamment resté au fond d’un tiroir, même si  quelques initiés avaient pu l’entendre. Un pur joyau que Cornell a enregistré seul il y a quelques années et qui prenait la poussière jusqu’à ce que l’acteur Josh Brolin, grand ami du couple, ne recommande à Vicky de le rendre enfin disponible. Mais ce n’est pas le seul trésor à retenir, même si la sélection “light” en est un peu chiche de ce côté. Avec cette voix phénoménale qui vous donnerait le frisson même s’il chantait La Danse des canards. Exemples flagrants, Cornell s’approprie ainsi le Nothing Compares 2 U, dans une version à faire pâlir d’envie Sinéad, et sa relecture en mode “désespéré” de Billy Jean aurait certainement eu l’approbation de Michael Jackson.

Sur une soixantaine de titres pour l’édition “deluxe”, la sélection survole ainsi plus de 30 ans de la carrière riche et bigarrée de Cornell, de Soundgarden à Temple of the Dog, en passant par Audioslave et une carrière solo où il n’a pas eu peur de surprendre, voire de brouiller les pistes. Et ça ne concerne pas que l’album en collaboration avec Timbaland ou sa prestation dans le difficile exercice, plus ou moins imposé, des chansons thèmes pour un film de James Bond. Son formidable You Know My Name est définitivement à classer parmi les quatre ou cinq meilleures du genre, à l’instar des Live and Let Die de Paul McCartney, auquel il a certainement beaucoup pensé, Thunderball de Tom Jones, Goldfinger de Shirley Bassey ou Skyfalld’Adele… Passionné par Led Zeppelin autant que par les Beatles, un grand écart que lui permettaient ses capacités vocales hors normes, il n’avait pas froid aux yeux en se mesurant aux maîtres, même seul avec une guitare. Dans un monde idéal, ses reprises de A Day in the Life ou Imagine auraient eu le même impact que le With a Little Help de Joe cocker et l’auraient placé au sommet des plus grands chanteurs de l’histoire. Mais, dans un monde idéal, c’eût été de son vivant et il serait encore parmi nous pour toujours tenter quelque chose de nouveau. Et si les larmes ne vous viennent pas en l’écoutant chanter avec sa fille Toni leRedemption Song de Bob Marley, c’est tout simplement que vous n’avez pas plus d’oreille que de cœur. © Jean-Pierre Sabouret/Qobuz

Jean-Michel Jarre / Equinoxe Infinity / 24 bits – 48 kHz / Qobuz

Cinq albums en trois ans ! Après les deux volumes d’ElectronicaOxygène 3, la compilation rétrospective Planet Jarre, voici Equinoxe Infinity, qui voit Jean-Michel Jarre donner une suite à son œuvre majeure de 1978. Une sequel qui n’était pas prévue à l’origine, mais qui a trouvé du sens avec cette idée qui lui trottait dans la tête : partir du visuel d’une pochette pour composer un album. C’est donc une sorte de BO de film que le parrain de la musique électronique propose ici, en s’inspirant des watchers (les observateurs) qui ornent la pochette de l’original.

Le premier mouvement s’appelle d’ailleurs The Watchers, qui donne l’impression de se réveiller dans l’estomac affamé d’un robot, puis Jarre illustre des scènes nées dans son esprit (désertique et épique sur Flying Totems, thriller/duel de cow-boys sur All That You Leave Behind). Quarante ans après, mais en utilisant des machines contemporaines, Jarre livre une suite réussie à cet album qui aura marqué sa carrière, avec des compos épurées pour ce qui constitue sans doute l’un de ses disques les plus mélodiques. © Smaël Bouaici/Qobuz

Marcus Stickland Twi-Life / People Of The Sun / 24 bits – 96 kHz / Qobuz

Avec son groupe Twi-Life qui comprend le trompettiste Keyon Harrold, le bassiste Kyle Miles, le batteur Charles Haynes et l’organiste et pianiste Mitch Henry, Marcus Strickland a toujours escaladé le jazz par plusieurs versants. Produit par Meshell Ndegeocello, le premier album pour Blue Note/Revive du saxophoniste empruntait aux styles musicaux les plus divers, s’inspirant tant du défunt producteur hip-hop J Dilla que de l’afrobeat de Fela, de la musique de Charles Mingus voire de celle de Bartók ! Avec People of the Sun, Strickland retrace musicalement et socialement la diaspora africaine du présent au passé dans le but de dépeindre sa propre identité : « Je me suis interrogé sur d’où nous venons et comment cela se heurte et va de pair avec ce qu’on a créé ici en tant que Noirs américains. » Le résultat est un beau disque dense, complexe et viscéralement accueillant où se carambolent des influences d’Afrique de l’Ouest (la culture des griots, l’afrobeat) et d’Amérique (post-bop, funk, soul) et sur lequel on croise Bilal, Pharoahe Monch, Greg Tate, Jermaine Holmes, Weedie Braimah et Akie Bermiss. Un éclectisme guère surprenant quand on sait que Strickland a grandi à Miami en écoutant des sons haïtiens, des rythmes afro-cubains et du southern rap. Sans oublier du Stevie Wonder, du John Coltrane et du P-funk, les disques préférés de son père… A l’arrivée, il signe une œuvre protéiforme slalomant entre jazz, soul, funk et rhythm’n’blues et livrant grâce à son sax félin des pépites mélodiques. © Max Dembo/Qobuz

David Crosby / Here If You Listen / 24 bits – 88.2 kHz / Qobuz

Loin des Byrds et de l’époque Crosby, Stills & Nash, David Crosby a toujours bien évolué en groupe. A 77 ans, le vieux morse américain est un artiste prolifique, qui avance avec générosité. Enregistré au Studio Atlantic Sound de Brooklyn, Here If You Listen fait appel à trois autres artistes avec qui l’osmose est immédiate : Becca Stevens, Michelle Willis et Michael League du groupe de jazz barge Snarky Puppy. Un quatuor original qui joue sur des textures variées, des thèmes hypnotisants, des ballades folk aux inflexions pop, le tout dans une écriture musicale partagée. Produit par League, Here If You Listen est un disque qui ne cherche pas uniquement la mise en lumière de Crosby. Celui-ci sait se faire discret lorsqu’il faut mettre ses partenaires en valeur. Dès l’ouverture, une danse légère entre les guitares et les voix de Crosby et Becca Stevens débute sur Glory. Une superposition d’harmonies délicates pour un chant presque religieux et mystique. Puis c’est vers une ballade électrique que le duo continue. Vagrants of Venice est une inspiration au voyage dans le temps, avec pour thème un conte poétique assez sombre qui semble sortir d’une œuvre shakespearienne. S’enchaîne un contraste subtil avec 1974, une chanson qui sonne rock 70’s et rappelle parfois la douceur de Bill Fay. Une fois de plus, David Crosby montre qu’il a du nez pour les collaborations et que son inspiration reste intacte. © Clara Bismuth/Qobuz

David Elias / Crossing / DSD64 / David Elias

“Doesn’t get any better than this. Euphoric! David has hit on all cylinders with this one. May as well be as inviting him and his wonderful band into your living room. Every aspect from composition,personel and end results in the mastering process are as good as these 55 year old ears have heard. I can’t wait til the next one.” – Tom Huffstutler

“When describing the sound of Elias’ previous Super Audio CD release The Window, I described it as “a reference quality recording”. Crossing is clearly in the same category and some might even say it sounds a bit better. Listening to Crossing on a quality Super Audio CD Surround Sound system is a true pleasure. As with his previous Super Audio CD, Crossing features a mix of soft singing that some have referred to as almost a lullaby style and other tunes that have a more upbeat tempo.” – High Fidelity Review

 

 

– Lien vers le sujet HCFR dédié au casque meze Audio Empyrean : https://www.homecinema-fr.com/forum/casques-sedentaires/meze-empyrean-t30086085.html

 

 

 

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