Test HCFR du casque Meze Audio Empyrean

Test HCFR du casque Meze Audio Empyrean

Le confort lors de l’utilisation

J’ouvre une traditionnelle parenthèse pour m’attarder un peu sur le confort du Meze Empyrean. D’après la description technique de ses coussinets et de la sangle de son arceau, tout laisse supposer un confort exemplaire. La conclusion est immédiate, l’objectif est atteint avec un brio qui se passe de toutes critiques. Il m’est arrivé d’essayer des casques confortables mais montrant des défauts, ou d’autres présentant des lacunes manifestes à ce niveau. Il s’agit parfois de casques coûteux, comme quoi le niveau de gamme n’est pas toujours synonyme du meilleur confort.

L’Empyrean réalise un sans faute. La sensation autour des oreilles est très légère et celle sur le haut de la tête quasiment imperceptible. Evidemment d’autres casques présentent également un confort exceptionnel, mais je ne pense pas m’avancer en affirmant que l’Empyrean offre le meilleur confort du lot.

Point primordial, car à son prix on aura envie d’écouter longuement ce casque. Seul un confort parfait et universel vis à vis des morphologies peut assurer cette prestation. L’Empyrean se veut adaptatif et étudié à cet effet. Je dois dire que Meze Audio marque un premier point, ce qui est promis au niveau du confort est réalisé en parfaite adéquation avec sa description.

Cependant, n’oublions pas qu’il s’agit d’un casque ouvert. Il faudra donc l’écouter au calme dans un environnement silencieux.

Les Ecoutes

Des écoutes qui furent un véritable bonheur.

Première constatation, les mesures ont donné le ton de ce casque : équilibre et régularité. C’est effectivement la description principale que l’on peut imputer à l’Empyrean. Neutre donc, posé, fluide mais certainement pas ennuyeux bien au contraire. Abordons l’analyse point par point.

Côté graves l’Empyrean donne ce qu’il faut sans exagération ni retenue. L’équilibre général de ce casque commence donc par les basses fréquences, rien d’étonnant au vu des mesures que nous avons obtenues. La prestation offre une restitution quasi parfaite de ce registre avec des graves tendus, fermes et précis. La performance est très perceptible sur les percutions et les basses qui gagnent en intelligibilité et en assise. Le rendu est alors très réaliste et ne s’impose pas sur le reste du spectre comme pourraient le faire certains casques typés, plus généreux en grave mais aussi moins linéaire et moins précis. Il faut explorer les enregistrements et s’orienter vers des références concernant le grave pour mettre l’Empyrean à l’épreuve afin qu’il puisse démontrer tout son potentiel. Une petite entrave à ma playlist me conduit à écouter la bande originale de Tron Legacy par Daft Punk, puis Akira Symphonic Suite (BO du film d’animation Akira par Geinoh Yamashirogumi). Je me félicite d’avoir poussé ma curiosité vers ces deux enregistrements, en particulier Akira Symphonic Suite. Quelle écoute avec le Meze Empyrean, alors que cet enregistrement dispose d’un niveau élevé et une compression certainement nulle ou proche du néant. La dynamique est omniprésente y compris dans le grave (point clé de cette bande son), il n’est donc pas si évidement de reproduire cette BO sans qu’elle soit agressive et sans devoir baisser le niveau d’écoute. De quoi mettre à mal bon nombre de dispositifs d’écoute. L’Empyrean s’en sort avec une facilité déconcertante tant la reproduction du grave est alors présente sans excès. L’énergie développée est dosée au juste niveau d’équilibre tonal, soutenue par une dynamique bien perceptible qui pourtant pourrait être en retrait sur la reproduction des graves. Avec l’Empyrean rien de cela, le bas registre est reproduit avec une virtuosité rare sur un casque qui emprunte sa technologie aux principes des transducteurs planar.

La section des transducteurs dédiés aux graves fait donc son travail et délivre la prestation escomptée, vu la définition technique particulière développée par Rinaro.

Les médiums ne sont pas en reste et profitent quant à eux de la section concentrique dédiée des transducteurs, elle-même partagée par les aigus. L’Empyrean brille à nouveau par sa performance et offre une reproduction réaliste à l’extrême des instruments et des voix. L’Empyrean fait décidément très fort. La régularité et l’équilibre de ce casque lui confère une réelle capacité à reproduire le son avec exactitude en s’appuyant sur un rendu organique et fatalement vrai. Attention à son efficience, nul besoin de pousser le potard de volume très haut. C’est dans le registre médium / aigu que l’on constate cet aspect : l’Empyrean affirme sa présence et sa dynamique mais sait rester modéré. Cela implique des écoutes sans agressivité ni fatigue auditive. Dit autrement, l’Empyrean développe une dynamique parfaitement maîtrisée qui démontre également des niveaux de distorsion extrêmement bas.

Cette dynamique ciselée se met au service du haut du spectre et permet une reproduction des hauts médiums et des aigus avec une précision, sans nul doute, des meilleures qu’il m’ait été donné d’écouter sur un casque. L’Empyrean, de prime abord sage, sait en réalité donner du rythme et tenir aussi bien les transitoires rapides et complexes de la musique électronique, moderne, rock et pop, que d’assurer la fluidité naturelle des enregistrements jazz ou classiques. L’Empyrean serait presque un caméléon capable de s’adapter à tout type de musique. En réalité il n’y a pas de réels secrets. La définition technique de ce casque et les mesures nous indiquaient déjà une neutralité qui tend vers le naturel. En finalité un tel dispositif sans coloration ni dominante, peut tout reproduire car il ne s’impose pas au spectre sonore, il le reproduit avec le plus de respect possible. Cette justesse assure aussi la polyvalence musicale de ce casque capable de faire sonner admirablement tout type de musique.

Bien entendu la reproduction du spectre en terme de tonalité n’est pas le seul atout de l’Empyrean. Ce casque assure également la reproduction d’une superbe scène sonore, ouverte, limpide et aérée. C’est bien l’enregistrement qui imposera là aussi la teneur du rendu immersif. Mais ceci ne serait pas possible si l’Empyrean n’était pas capable d’assurer la prestation. Si vous écoutez un enregistrement chargé en effet stéréophonique, l’Empyrean fera ce qu’il faut pour affirmer l’immersion et l’interactivité sonore voulue au moment du mixage. Cette scène sonore ne sera pas expansive comme certains casques sont capables de le faire (Fostex TH-900 par exemple). L’Empyrean table à nouveau sur une justesse qui vise à ne pas tricher sur la reproduction.

– Lien vers le sujet HCFR dédié au casque meze Audio Empyrean : https://www.homecinema-fr.com/forum/casques-sedentaires/meze-empyrean-t30086085.html

 

 

 

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