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[BD] Monsters : Coffret Universal (1931-1954)

Message » 07 Oct 2012 22:53

jhudson a écrit:C'est vraiment bien qu'ils aient mis la version Espagnol de Dracula,cette version n'a jamais été vu en France il me semble !

Je ne pensais pas qu'ils la sortiraient un jour en blu ray,c'est surement a cause de la population hispanique assez importante aux Usa,les blu ray us ont souvent plus des Sous titres en Espagnol qu'en français.


Bah non, pas du tout. C'est ce que j'expliquais déjà dans le message initial.

La version espagnole de Dracula est en fait plus prisée de certains cinéphiles et j'en ai entendu parler pour la première fois il y a 15 ans, de la bouche de quelqu'un qui avait vu les deux.

Lors du tournage de la version en anglais, le producteur américain a suivi d'assez près ce que faisait Tod Browning et a imposé un script très précis.

À côté de ça, le réalisateur et les techniciens qui tournaient à la va-vite la version espagnole ont eu accès aux rushs, savaient quels avaient été les cadrages et ont souvent peaufiné les angles et les effets pour leur propre version. Et, comme ils avaient un producteur plus ouvert et amateur du Nosferatu de Murnau, ils ont pu modifier le script dans une direction plus cinématographique (la version en anglais est avant tout une transposition de la pièce de théâtre qui avait été un succès à Broadway dans les années 20), ce qui fait que malgré la perte d'une bobine la version en espagnol est plus longue que la version standard.

Bela Lugosi et l'acteur qui joue Renfield sont apparemment meilleurs dans la version la plus connue, mais la version espagnole a d'autres qualités et c'est intéressant d'avoir les deux, rien que pour pouvoir enfin les comparer à tête reposée.
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Message par Google » 07 Oct 2012 22:53

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Message » 07 Oct 2012 22:58

jhudson a écrit:
tenia54 a écrit:Les 2 coffrets UK sont identiques. Le coffret cercueil ne fait que rajouter un sur-fourreau "cercueil". On trouve des vidéos Unboxing sur youtube.


Ils le font payer cher ce cercueil en carton dans les 30 $ deplus que la version normale sur Amazon

Universal est un des rares éditeurs a sortir des coffrets français différents des autres pays,voir le coffret Galactica !

Espérons que ce seront des digipacks


Ici, on est loin du coffret Galactica, puisque les disques sont identiques aux disques UK (et probablement à ceux des autres pays européens). Par contre, le packaging est différent, effectivement.

Pour BSG, il faut se souvenir qu'Universal France avait sorti le grand jeu, bien plus qu'une simple différence de packaging. Outre une VF proposée en DTS HD MA, il y a une panoplie de bonus inédits, l'inclusion du pilote en HD, la reprise de tous les bonus US qui avaient disparus des coffrets FR individuels, les ST des com' audio avec les noms et photos des intervenants et surtout des bonus musicaux avec les pistes M&E et l'heure de concert.
tenia54
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Message » 07 Oct 2012 23:24

Sledge Hammer a écrit:
jhudson a écrit:C'est vraiment bien qu'ils aient mis la version Espagnol de Dracula,cette version n'a jamais été vu en France il me semble !

Je ne pensais pas qu'ils la sortiraient un jour en blu ray,c'est surement a cause de la population hispanique assez importante aux Usa,les blu ray us ont souvent plus des Sous titres en Espagnol qu'en français.


Bah non, pas du tout. C'est ce que j'expliquais déjà dans le message initial.

La version espagnole de Dracula est en fait plus prisée de certains cinéphiles et j'en ai entendu parler pour la première fois il y a 15 ans, de la bouche de quelqu'un qui avait vu les deux.

Lors du tournage de la version en anglais, le producteur américain a suivi d'assez près ce que faisait Tod Browning et a imposé un script très précis.

À côté de ça, le réalisateur et les techniciens qui tournaient à la va-vite la version espagnole ont eu accès aux rushs, savaient quels avaient été les cadrages et ont souvent peaufiné les angles et les effets pour leur propre version. Et, comme ils avaient un producteur plus ouvert et amateur du Nosferatu de Murnau, ils ont pu modifier le script dans une direction plus cinématographique (la version en anglais est avant tout une transposition de la pièce de théâtre qui avait été un succès à Broadway dans les années 20), ce qui fait que malgré la perte d'une bobine la version en espagnol est plus longue que la version standard.

Bela Lugosi et l'acteur qui joue Renfield sont apparemment meilleurs dans la version la plus connue, mais la version espagnole a d'autres qualités et c'est intéressant d'avoir les deux, rien que pour pouvoir enfin les comparer à tête reposée.


je me demande si Universal n'essayait pas de cacher cette version Espagnole a une époque !

Il y a eu pas mal de films tourné en Français et anglais a Hollywood,notamment avec Maurice chevalier,mais surtout des comédies musicales

D’après ce que je sais,on a pu quand même voir en france des extraits de la version espagnol,il y a des effets de camera,elle est moins statique que dans la version Us ,et il faut dire que le jeu des acteurs Us ,Lugosi en tête est très théâtral!

Ils devaient penser que pour le parlant,imiter le théâtre était une bonne idée
jhudson
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Message » 16 Oct 2012 21:15

Dracula

Réalisateur : Tod Browning

Synopsis : Le comte Dracula quitte sa Transylvanie natale (?) pour s'installer en Angleterre, où il a très vite des vues sur sa voisine, Mina Harker.

1er film d'horreur parlant produit par la Universal, le Dracula de Tod Browning est efficace à défaut d'être vraiment inoubliable. Passé les 20 premières minutes, très découpées et ayant lieu dans des décors expressionnistes et gothiques, le film se borne en effet trop souvent à être l'adaptation d'une pièce de théâtre un peu statique plus que du roman d'origine (nettement mieux servi par l'adaptation "pirate" qu'était le Nosferatu de Murnau). Browning arrive toutefois à imposer de temps à autre sa marque (du vampire) au projet, notamment dans une belle scène de révélation impliquant un coffret et un miroir. L'interprétation de Bela Lugosi (avec ses nuances mélancoliques) et de Dwight Frye (Renfield, l'assistant fou du comte) pousse également le résultat vers le haut.

L'image : la restauration mise en oeuvre sur ce film est franchement remarquable, vu le mauvais état de conservation des éléments survivants et ce qu'on connaissait en DVD. L'artillerie lourde a été sortie pour les 100 ans du studio, associant aussi bien des procédés optiques et chimiques (nettoyage par immersion dans un bain de perchloroéthylène, qui a le même indice de réfraction que la pellicule) et ensuite réparation des images endommagées et manipulation du contraste sur des parties de l'image en numérique. Et c'est assez impressionnant. Il y a certes des moments où on se dit qu'il y a forcément eu nettoyage du grain, mais il n'y a pas eu élimination totale et surtout la définition a été très bien préservée. Quant à la dynamique, elle est étendue, restituant tout l'impact de la photo de Karl Freund (le chef op de plusieurs grands films allemands de Fritz Lang et de Murnau) et restant naturelle. Il y a notamment un plan où le visage de Lugosi se rapproche rapidement de la caméra (pour figurer le vampire qui fonce vers sa proie) particulièrement efficace grâce au niveau de détail de l'image (on distingue chaque ride et pore du visage de Lugosi) et à la transition rapide entre l'arrière-plan sombre et le visage livide de l'acteur.

Le son : vu en VOST. La dynamique est bien entendu réduite (pour un film de 1931...) mais le souffle qui caractérisait toutes les versions du film depuis sa sortie a été corrigé, ce qui permet de mieux apprécier le silence voulu par le réalisateur dans de nombreuses scènes.

Suppléments : un docu sur la restauration (10 mn, en HD), un commentaire audio d'un historien (sous-titré en français, le 2ème commentaire, plus anecdotique, figurant sur l'édition américaine n'a pas survécu à la traversée de l'Atlantique), et les bonus des éditions précédentes (notamment un documentaire sur le tournage, un portrait de Bela Lugosi) et enfin la version espagnole du film, dont je parlerai séparément.
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Message » 21 Oct 2012 13:43

Drácula

Réalisateur : George Melford

Synopsis : Le comte Drácula quitte sa Transylvanie natale (?) pour s'installer en Angleterre, où il a très vite des vues sur sa voisine, Eva Harker.

Présent en bonus sur le disque du Dracula de Tod Browning, la version tournée en espagnol fait partie de ces curiosités qui ont longtemps été un secret bien gardé.

Je rappellerai juste les faits.

Au début du parlant, il était courant de tourner en simultané un film en plusieurs langues sur le même plateau, en conservant parfois une partie de la distribution et de l'équipe technique. Les premiers Fritz Lang parlants, comme Le Testament du Dr Mabuse, M le maudit, étaient ainsi des co-productions européennes, tournées également en anglais ou en français. Laurel et Hardy ont joué certains courts métrages en français ou en espagnol en mémorisant leurs lignes de façon phonétique (d'où la tradition de les faire parler dans les doublages avec un accent anglais). Parfois certains plans d'ensemble étaient recyclés de la version principale. Et le plus souvent, la version tournée dans une autre langue était inférieure, car jouée à la va-vite par des acteurs qui ne parlaient pas forcément couramment la langue, et souvent amputée de quelques minutes, des scènes sautant ça et là.

Et l'exception la plus connue est le Dracula espagnol, tourné en parallèle avec la version en anglais de Tod Browning.

Le film dure en effet vingt minutes de plus (une demi-heure depuis le montage censuré du Dracula de Browning en 1936), des scènes de transition ont été rajoutées, le tout à l'initiative du producteur en charge de cette version et du réalisateur (qui ne parlait apparemment pas espagnol). Certains disent même que cette version est supérieure à l'originale, vu que l'équipe, qui avait visionné les rushs de Browning tournés dans la journée, avait la possibilité d'améliorer les scènes qu'ils tournaient ensuite en soirée.

Sauf que, bon, c'est un peu exagéré de dire ça, un peu comme quand on vous explique que "Pas de printemps pour Marnie" est un chef d'oeuvre incompris ou que la période psychédélique des Stones est à réévaluer. Ça n'est pas aussi flagrant dans la pratique.

Le film de Melford est un peu plus animé que celui de Browning (qui n'est pas non plus un chef d'œuvre, politique des auteurs ou pas), mais aussi quelque part plus quelconque et plus banal sans l'interprétation iconique de Bela Lugosi. L'acteur espagnol qui le remplace conserve son jeu outré mais, là où Lugosi ne posait que quelques touches, son homologue fait durer les numéros de cabotinage plus que nécessaire et ressemble par moment à un Nicolas Cage en roue libre. Et Melford n'a pas repris de Browning le procédé consistant à éclairer spécifiquement les yeux du vampire.

Le personnage qui est le mieux servi par le nouveau script est Renfield, qui a droit à des scènes bien plus étoffées. Dwight Frye est certes plus intense dans la version de Browning mais le rôle en espagnol a quelques atouts nouveaux, notamment une oscillation entre folie et lucidité plus creusée, ce qui colle bien au jeu de son interprète. Le dernier changement majeur est qu'Eva (et non Mina) Harker est joué par une actrice brune non soumise aux règles de censure que les studios commençaient à mettre en place et que son jeu est moins guindé (ou frigide) que celui d'Helen Chandler. Disons simplement que Lupita Tovar se retrouve pendant la dernière partie du film en nuisette et que celle-ci, en plus d'être décolletée, est aussi un peu translucide (un atout inattendu de la HD...), ce qui permet de comprendre pourquoi l'actrice a ensuite fait la conquête du patron de la branche européenne d'Universal. Enfin, les personnages secondaires ont droit à plus de développements, certaines explications sont plus précises, mais des incohérences sont également introduites.

J'ai apprécié quelques effets de mise en scène tout au long du film, notamment les cadrages sur l'escalier de l'abbaye dans la dernière séquence, qui sont bien plus imposants à mes yeux que dans la version de Browning et qui ont dû inspirer le style visuel du puits dans Le Labyrinthe de Pan. Dans l'ensemble, c'est en tout cas une version très instructive, qui attire l'attention sur les partis-pris respectifs de mise en scène des deux réalisateurs, l'un plus "puriste", l'autre plus pragmatique. C'est un peu comme un élève qui copie sur un autre pendant une rédaction et qui rajoute au passage quelques idées à lui, parfois bonnes, mais montrant dans d'autres cas qu'il n'a pas compris ce que son voisin avait voulu faire.

Image : très très réussie, peut-être même un chouïa au dessus de la version habituelle (un meilleur état de conservation du négatif ?). L'image est très nette, le grain et le contraste semblent intacts. Le problème principal est qu'une bobine a été perdue (la troisième, avec la fin du séjour de Renfield, la traversée et l'arrivée de Dracula à Londres). On a retrouvé il y a quelques années une copie intégrale dans une cinémathèque cubaine et l'image de la bobine retrouvée est très nettement inférieure au reste du film, mais ça passe tout de même (et Universal n'a pas essayé de lisser le résultat).

Son : pareil que pour la version de Browning. À noter que Melford s'est débrouillé pour laisser plus de musique dans le film (la conversation à Londres se déroule pendant qu'un orchestre joue du Wagner, là où on n'en entendait que les dernières notes chez Browning).

Suppléments : Lupita Tovar assure l'introduction de la version espagnole dans une vidéo (optionnelle) qui doit remonter à une petite décennie. L'actrice est aujourd'hui centenaire et elle est (avec Carla Laemmle, la nièce de Carl Laemmle que l'on voit dans la calèche au début de la version anglaise) une des dernières actrices de muet encore en vie.
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Message » 21 Oct 2012 15:48

Je seconde l'avis de Sledge sur la version anglo-saxonne du film. S'il y a une poignée de plans instables et flous (mais certainement dus à des erreurs de mise au point), c'est excellent, et à des années lumière des habitudes techniques d'Universal pour leurs titres de catalogue.
Si leur catalogue était édité avec autant de soin que Dracula, ils feraient partie des éditeurs chouchous des cinéphiles.
tenia54
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Message » 31 Oct 2012 21:51

Petite question, n'ayant pas encore reçu le coffret d'amazon... J'aimerai savoir comment se visionne créature from black lagoon en 3d svp? Car à l'époque de la dernière séance, c'était avec des lunettes bleu et rouge...
Riffhard
 
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Message » 31 Oct 2012 21:54

Il me semble qu'il y avait des verres polarisés, comme pour "Le Crime était presque parfait".

C-R de Frankenstein à venir assez vite.
Sledge Hammer
 
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Message » 31 Oct 2012 22:37

Sledge Hammer a écrit:Il me semble qu'il y avait des verres polarisés, comme pour "Le Crime était presque parfait".

C-R de Frankenstein à venir assez vite.

Merci de l'information, wait and see...
Riffhard
 
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Message » 01 Nov 2012 14:53

Mail d'amazon annonçant un recul de la sortie au 10 novembre, sympa quand on sait que certains l'on déjà reçu entre autre avec le club du fantastique...
Riffhard
 
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Message » 01 Nov 2012 17:20

Je me suis procuré le mien cet après-midi, le coffret "cercueil" est minuscule, à peine plus haut qu'une main :hein: Il est numéroté tout de même.

Image Image Image



Toutes mes commandes Amazon sont décalées à des +10j environ, j'ai annulé Monsters et Hitchcock (que je me suis procuré hier là encore). Ca été pareil avec E.T.
xav83
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Message » 01 Nov 2012 23:31

@ xav83; pourrait-tu mettre des photos du coffret ouvert et de l'intérieur. merci
FIL01
 
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Message » 02 Nov 2012 8:30

tenia54
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Message » 02 Nov 2012 16:22

Mais c'est moche de vulgaires slims, pour le prix c'est abusé :grr:

Le cercueil est juste la pour les cacher !
jhudson
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Message » 02 Nov 2012 19:51

Ces slims bleus font un peux cheap. Mais manquant cruellement de place pour mes coffret finalement la taille lilipucienne du cercueil est un bon atout. Le coffret est réellement numéroté (111 pour le mien)
xav83
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