Pierre PAYA a écrit:Oui Julien, un casque ne marche pas si il n'est pas connecté à un système.
Un casque c'est passif.
C'est la raison pour laquelle porter un jugement sur tel ou tel critère concernant un casque, implique forcément que l'on donne un avis global de l'ensemble.
Alors bien entendu, chaque transducteur a "sa sonorité fondamentale" que l'on retrouvera sur tous les systèmes, mais selon la pertinence des associations et je prendrai comme exemple l'Utopia, il pourra sembler à certaines oreilles trop clair voir même trop brillant avec un transistor trop froid, quant aux mêmes oreilles, il semblera bien plus soft et riche avec un câble Dana et un Viva 2A3, un Halgorythme 2A3, un Headonia, ou un Riviera AIC-10 etc...
Pierre
bien sûr Pierre, mais le sujet c'était de parler des casques neutres. Pour moi la conclusion c'est : un casque relativement neutre c'est possible, ça existe, ce qui signifie qu'il transmet le signal qu'on lui donne en minimisant les altérations (agréables (ou pas) à l'oreille d'ailleurs). Que ledit signal est transmis par un ensemble de maillons, il faut donc également un ampli neutre (toujours si on reste dans l'idée de transmettre la source avec un minimum d'altération) ce qui est relativement facile à faire, et un DAC neutre ( ce qui est très facile à faire..). Et quand bien même toute la chaine serait neutre, elle restitue l'enregistrement... qui peut être réalisé dans une optique neutre ( quoique comme je l'ai dit plus haut avec la stéreophonie c'est impossible, le principe même est une distortion de la réalité ) au moins sur les timbres ( ce qui est faisable ), ou pas du tout neutre, pour des raisons artistiques ou de support cible ( j'entends par la les radios, les baladeurs mp3 et tutti quanti..). D'où mon lien vers cet article de diy-audioheaven qui explique bien tout cela et que je trouve intéressant à lire.
Je constate que bien souvent, et ce n'est pas une critique, mais une observation, plus on monte en gamme plus les appareils sont typés, et trouvent par ce moyen une justification dans le choix, car pourquoi payer très cher pour avoir finalement un rendu qui serait neutre et donc identique d'un concurrent à l'autre ? Evidemment une partie du matériel professionnel essaie lui d'être le plus invisible possible, mais ce n'est pas systématique, on trouve aussi bon nombre de micro et d'ampli à lampe qui sont choisis pour apporter une couleur plus ou moins prononcée, évidemment la plupart du temps pour des musiques produites et non pas dans une démarche naturaliste puriste que je tente d'approcher dans ma recherche professionnelle.
On constate aussi que pour un transducteur, la coloration la plus marquée est liée à la RF. Mais que d'autre paramètres comme la THD, l'amortissement, peuvent également apporter leur lot de coloration.
On constate aussi que le prix est relativement décorrélé de la performance brute et que chez bon nombre d'auditeurs, mais pas tous, la coloration sur un ou plusieurs de ces paramètres est recherchée de manière plus ou moins consciente. Ce paramètre est d'ailleurs souvent étroitement lié au type de musique généralement écouté.