Bon pour reprendre un peu le fil, sans citer de film ou personne ne sera d'accord car les gout et couleurs c'est comme le TdC, chacun à le sien et personne n'accepte celui de l'autre, mêem si il hésite pas à ce le faire flairer ou flatter. bonne façon
Je placerai dans l'ordre décoissant de mes définitions
Chef d'oeuvre>Bon films>grand spectacle>nanar>navet
Le chef d'oeuvre parle de lui même, crée une émotion qui n'est pas du domaine de l'explicable, si ce n'est pour nous. Il peut être et ou avoir été seulement un bon film pour d'autres, mais ne laisse pas indifférent et l'on est près à se battre pour le défendre ou au pire des cas à se cacher de l'aimer ou du moins à cacher pudiquementr ce qui fait de nous ce que nous sommes pour le protèger ou protéger le lien qui nous lie à lui.
Le bon film c'est celui que tu revois avec plaisir en toute circonstance, seul, à deux, en famille, entre pote, fatigué ou pas, bourré ou pas, pour bourrer ou pas...
Je pourrai alors définir le nanar par le limite subtile entre le film grand spectacle en mode cerveau Off, pour le soir quand t'a envie de te divertir mais pas de réfléchir, (histoire de dormir avec les yeux et oreilles cramées mais 2 heure de repos cérébrale en plus), et le navet que tu va même pas finir tellement t'est creuvé et que tu va dormir devant ou avant la fin en te disant que même si ton lecteur faisait bien la reprise de lecture tu le reprendrait pas en route:-? . Le nanar est alors un mutant qui selon les moment de ta vie peut avoir été un film à grand spectacle, devenir un navet avec le temps, mais qui va t'avoir fais passé un bon moment, drôle, exultant, décapant, bref surtout quelques chose d'instantané et difficilement reproductible dans le temps quand tu vieilli avec.
Mais à mon sens la meilleur façon de le définir le nanar, est par le contenue de sa filmothèque; personnellement:
- Ce qui est en DVD acheté neuf, et maintenant en BR, et que je me repasse et garde c'est des bons films ou du grand spectacle (même si il y a des choses limites nanar dedans).
- le nanar je l'enregistre à l'envie sur mon tuner HD et l'efface quand j'en suis lassé ou au pire je l'achète en occas DVD vraiment pas chère (1 à 3 euros max), que ça dépasse pas le pris ou l'embarras d'un café à deux. Très souvent (trop souvent) je ne les regarde pas une deuxième ou même quasi jamais une troisième fois,
- les navets, quand j'ai eu le malheur d'en acheter, je les revend assez rapidement. Ils valent pas la place qu'ils prenennt sur une étagère ou le moindre octet sur un DD.
C'est ainsi que je le définit et c'est finalement un aspect peu évoqué sur la définition universelle du nanar : sa valeur marchande.
Car au delà de l'appréciatiojn personnelle, un nanar insondable ça se vend encore bien mais pas chère, c'est même parfois rare et ça reste pas longtemps dans les bac d'occaz; c'est tipiquement un truc qualifié de "Uncomon" ou de "culte". Les navets se vendent peu, baissent rapidement de prix et restent sur les rayons des opérations "5x pour pas chère" et après y a plein dans les bac d'occaz; ils ne sont jamais réédité, sauf par engagement de catalogue.
Alors soyons fou d'ailleurs dans la proposition.... Si il y avait moyen de tracer sur un graphique la vie commerciale d'un film en fonction du temps depuis sa sortie en salle (et parfois même dès la prod du film) nous pourrions arriver à un classement modale de trajectoires qui pourraient sans doute permettre de classer quasi scientifiquement le Nanar! (et meêm tout les autres, serie B, serieZ, navet, chef d'oeuvre, succès populaire, succès d'estime (j'adore cette expression), film d'auteur, OVNI cinematographique...).
