Test HCFR des Meze Audio RAI PENTA, écouteurs intra-auriculaires

Test HCFR des Meze Audio RAI PENTA, écouteurs intra-auriculaires

Conclusion

A lire ce test vous devez certainement vous dire qu’à peu de choses près nous revivons l’évaluation de l’Empyrean. Je ne serai pas étonné d’apprendre qu’Antonio Meze a justement souhaité élaborer les RAI PENTA sur les mêmes objectifs et que la recherche et développement à visé les mêmes finalités.

Bien que de conception très différentes, le format l’impose indubitablement, Empyrean et RAI PENTA affichent une réponse en fréquence étonnamment proche avec en prime des épreuves d’écoute qui conduisent aux mêmes conclusions.

En effet les RAI PENTA brillent par leur exactitude des timbres et la neutralité régulière de la réponse en fréquence. Tout comme les transferts d’énergie et la dynamique qui profitent d’une régularité et d’une équivalence de 20 Hz à 20 kHz d’une manière exemplaire.

Malgré les différences technologiques, on pourrait bien désigner les RAI PENTA comme les Empyrean des intra-auriculaires. Ces écouteurs ont tout de même leur propre identité ne serait ce qu’au regard des variantes offertes par les embouts auriculaires et la phénoménale facilité d’amplification qui caractérisent les RAI PENTA.

Meze Audio signe à nouveau une franche réussite autant dans la performance que l’esthétique et la définition technique singulière des RAI PENTA. Ces écouteurs représentent l’idéal de polyvalence qui tient dans la poche et qui pourra vous accompagner partout. Sans rougir les RAI PENTA peuvent aussi s’écouter à la maison à l’instar d’un casque destiné aux écoutes résidentielle. La performance le permet sans ambiguïté, je dirai même que la concurrence devra bien s’armer car peu de produits, toutes catégories dans cette zone tarifaire, peuvent rivaliser avec les RAI PENTA.

Les RAI PENTA sont des écouteurs destinés aux grandes écoutes, ni plus ni moins et c’est déjà énorme pour  de si petites (mais bien belles) choses.

Jeff_jacko
HCFR –  2019

– Lien vers le sujet HCFR dédié des écouteurs meze Audio rai penta : HTTPS://WWW.HOMECINEMA-FR.COM/FORUM/CASQUES-HAUTE-FIDELITE/MEZE-AUDIO-T30094279.HTML

 

MEZE AUDIO  Rai Penta.

Par André_ajr

Une écoute jubilatoire en avant-première.

Si les casques et les écouteurs qui font l’objet d’un test HCFR sont toujours de très bonne qualité, lorsqu’on les met dans le contexte de la gamme et du public qui ont été visés. Il y en a, toutefois, quelques-uns qui sortent parfois du lot et que l’on se réjouit d’avoir eu la chance de pouvoir découvrir et essayer. Ne serait-ce que pendant quelques heures, en particulier, lorsqu’il s’agit d’un exemplaire d’un tout nouveau modèle de pré-commercialisation, dont les tests et avis sont particulièrement  rares.

Cette entrée en matière et l’adjectif utilisé dans le titre de présentation de ce commentaire auront certainement permis de comprendre que les écouteurs MEZE Audio RAI PENTA font partie de ceux-là. De ceux avec lesquels on aimerait bien pouvoir continuer d’effectuer de nombreux autres parcours musicaux, et pourquoi pas ceux de chaque jour. Mais, passons à la pratique et à ce que nous ont inspiré ces nouveaux écouteurs de la marque roumaine qui vient de faire une incursion, très remarquée, dans le monde des casques et des IEM haut de gamme.

La pratique.

Une fois accomplie la très importante tâche initiale qui consiste à trouver la bonne taille d’embouts parmi la belle dotation de différentes tailles, formes et matières à disposition et ceux-ci installés sur les canules en métal qui disposent d’un cran rond de maintien/sécurité, les Rai Penta se maintiennent ensuite très bien dans les oreilles et l’excellente étanchéité qui en découle permet d’accéder à l’alléchant résultat sonore promis par la fiche technique et le formidable travail de développement et de fabrication réalisé par l’équipe Meze Audio sur les Rai Penta.

Avant de passer aux commentaires des écoutes et parce que les images parlent d’elles-mêmes, est-il utile d’indiquer que le niveau de finition des Rai Penta est excellent et qu’absolument rien ne vînt ternir le minutieux et traditionnel examen à l’œil nu ?

Relativement discrets, les Rai Penta sont de très beaux écouteurs, élégants et sobres à la fois. Même s’il serait dommage de se priver d’une partie de leur beau potentiel sonore en ne les associant pas à une source de belle qualité, les Rai Penta seront très certainement utilisables avec tous les Smartphones, tablettes numériques, baladeurs de début de gamme et DAP haut de gamme qui pourront leur servir de source musicale. Puisque, du solo de guitare acoustique au grand orchestre symphonique, le réglage du niveau sonore d’un Astell & Kern AK70 a très rarement dépassé 100 sur 150.

Puis, comme ce compte-rendu vient à la suite de celui de Jeff_jacko qui n’est jamais avare de détails en tous genres lorsqu’il entreprend le sien, il ne m’a donc pas paru utile d’effectuer une présentation supplémentaire de ces superbes écouteurs MEZE Rai Penta. Je vous propose donc de passer directement aux résultats des très nombreuses écoutes auxquelles je me suis livré à l’aide des fichiers flac (16 bits/44.1 kHz) de ma – liste de lecture pour tests – présente sur un baladeur AK70.

Je me dois toutefois d’indiquer que j’avais pu brièvement écouter les Rai Penta une première fois et que je n’avais donc pas prévu d’écouter autant de fichiers de musique au cours de cette seconde séance et de plutôt n’utiliser que quelques-uns des extraits très représentatifs de musique classique, de jazz, ainsi que de tous les autres genres qui pourraient être proposées aux MEZE Rai Penta par de futurs utilisateurs. C’était, cependant, sans compter sur deux éléments qui ont produit de tels effets et en raison du très important plaisir d’écoute qui en a découlé que je n’ai pas vu le temps passer et qu’une très grande partie de toute cette playlist a fini par traverser les deux très belles coques métalliques bleues des MEZE Rai Penta. Aussi, autant indiquer que ce magnifique résultat est survenu grâce à l’utilisation d’autres tips en silicone mieux adaptés à mes canaux auditifs que ceux utilisés lors de la brève écoute initiale des Rai Penta. Ce premier élément souligné, autant planter immédiatement le décor, puisque ce qui a suivi fut toujours très réjouissant à l’oreille.

Ce décor a été composé d’un tel nombre et de tellement d’extraits différents que je vous propose de ne nous arrêter que sur quelques-uns et de n’évoquer que brièvement la plupart des autres.

  • Si tout ce qui va être évoqué dans les domaines de la musique classique, du jazz et de musiques très variées, m’a permis de vérifier et de constater que les MEZE Rai Penta reproduisent fidèlement les timbres des instruments et des voix et que la richesse du son qu’ils proposent procure énormément de plaisir quelle que soit la musique jouée. C’est vraiment avec quelques-uns de ces enregistrements que les excellents IEM roumains ont montré toute l’étendue de ce dont ils sont véritablement capables.
  • Avant d’aller plus loin, une indication à propos de la reproduction de la scène sonore qui a toujours été aussi vaste que possible et d’un espace du niveau de celui de mes AKG K3003 réputés sur ce point, puisque certains étaient allés jusqu’à les comparer au Sennheiser HD800 dans certains tests à l’époque. J’ajoute que j’avais effectué une mise « en oreille » préalable avec ces AKG hybrides trois voies et que j’ai effectué une comparaison finale avec mes Earsonics S-EM6 V2 (trois voies) équipés de six transducteurs à armature équilibrée.

Musique classique.

  • Rachmaninov (orchestre et chœur nationaaux de l’URSS. Dir. A. Svechnokov). Schubert (Nacht und Träume / David Daniels). Massenet (méditation de Thaïs par Renaud Capuçon). Mahler (symphonie n°4,  2e mouvement / Royal Concertgebouw Amsterdam). Debussy (Préludes pour piano par Philippe Bianconi – les collines d’Anacapri -). Arvo Pärt (The Deer’s Cry / Vox Clamentis). J-S Bach (Suite pour violoncelle n°6 par J-G Queyras. J-S Bach (concerto pour hautbois, violon, cordes et continuo / Marcel Ponseele). J-S Bach (concerto pour violon n°1 par Giuliano Carmignola & Concerto Köln). J-M Canteloube (Chants d’Auvergne par Maria Bayo & l’orchestre symphonique de Tenerife). Chopin (Nocturne op.9 par Pascal Amoyel). Liszt (Via Crucis / J-C Pennetier, Vox Clamentis). Vivaldi (concerto pour 2 piccolos op.47 par l’Ensemble instrumental La Follia / Calliopé). Cecilia Bartoli Opera Proibita. Mozart (La flûte enchantée / John-Eliot Gardiner / Archiv). Vivaldi (concerto pour hautbois cordes et continuo RV 455 / Alfredo Bernardini / Astrée). J-B Lully (Marche pour la cérémonie des Turcs). Marin Marais (La rêveuse par Jordi Savall). Richard Strauss ( So Spracht Zarathustra op.30 par l’orchestre de Chicago dir. Fritz Reiner / RCA). Vox Amoris, fantaisie pour violon par Alina Pogostkina. Beethoven (Mirror Canon, sonate n°32 op.111 par Tor Espen Aspaas). Joan Cabanilles (Batalla Imperial / Jordi Savall & Hespèrion XXI (Aliavox). Mieko Miyazaki (koto) & Suizan Lagrost (flûte). Arianna Savall (Peiwoh).

Jazz.

  • Michel Petrucciani/Stéphane Grappelli (Flamingo, Sweet Georgia Brown). Rays sings, Basie swings. Diana Krall. Jazz at the Pawnshop 1. Maxim Saury (clarinette) & Michel Crichton (piano / Jazz Live/Passavant). Dee Bridgewater/Ray Charles (Precious things). Bill Evans at the Montreux Jazz Festival – One for Helen -.

Autres.

  • Rokia Traoré (Déli), Alain Souchon (j’ai dix ans), Jacques Brel (Jojo, Les marquises / Barclay), Pink Floyd (The dark side of the moon). Eric Bibb and Friends. Blue Coast Collection 2. Massive Attack (Protection, Live with me). Dire Straits (Brothers in Arms). BOF Drive (Real Hero, Nightcall). Alison Krauss & Union Station (Paper Airplane, Dust Bowl Children). Gil Koolow, (Blue / Passavant) blues-rock non compressé .

CONCLUSION.

A quelques rares exceptions près, les expériences que j’ai pu avoir depuis que je me suis lancé dans l’utilisation de ce genre d’écouteurs, me conduisent à penser que la solution hybride est la plus judicieuse lorsque le nombre de transducteurs reste relativement modeste et que ce choix est très intéressant pour permettre de reproduire l’ensemble des fréquences, toutes les musiques et donner satisfaction à un plus large panel parmi ceux qui écoutent de la musique de cette manière. Ce qui fait que je n’ai vraiment pas été surpris par le niveau de performance des MEZE Audio Rai Penta ni par la qualité de leur présentation, puisque leur test survenait juste après celui du magnifique casque orthodynamique Empyrean que j’avais pu essayer peu de temps auparavant.

D’ailleurs, si j’avais envisagé d’employer une formule allusive empruntée à notre cher grand fabuliste du XVIIe siècle Jean de La Fontaine, il m’a finalement paru préférable de n’évoquer ni ramage ni plumage et d’utiliser des formules plus simples et directes, pour tenter de parvenir à mieux faire ressentir les effets provoqués par les Rai Penta pendant cet essai.

Je dirai donc que les Rai Penta se sont magnifiquement comportés sur tous les styles de musique et avec tous les instruments acoustiques, électroniques, ainsi que les voix masculines, féminines de toutes tessitures. Ils permettent de très bien différencier un violon d’un autre, les styles et nuances dans les interprétations tout en conservant, à chaque fois, la vraie nature de ce magnifique instrument à cordes. Je dirai la même chose à propos des voix reproduites avec un réalisme et une richesse de timbre qui favorisent le développement de l’expression artistique et les intentions émotionnelle des textes et des interprètes. Dans ces deux cas, j’ajouterai que violon et voix de soprano ne m’ont  jamais donné l’impression d’être devenus des altos (comme dans l’agnus dei de la Messe en si de J-S Bach) et que j’avais rarement entendu celles de Ray Charles (Ray sings, Basie swings) et de Jacques Brel (Jojo/Les Marquises) aussi belles et aussi bien reproduites sur quoi que ce soit. Je me suis même surpris à battre la mesure du pied en écoutant l’allegro, pourtant, moderato du concerto pour violon n°1 de J-S Bach interprété par Giuliano Carmignola et le Concerto Köln (Archiv).

Une seule petite réserve avait surgi au cours de cette fin d’après-midi et début de soirée d’écoute, lorsqu’était venu le tour de l’entrée des timbales au début de l’introduction de – Ainsi parlait Zarathoustra – de Richard Strauss devenu très célèbre sur notre planète grâce au film de Stanley Kubrick – A Space Audyssey -. Car, j’avais ressenti une sorte de flou, accompagné d’une difficulté à positionner le timbalier avec précision, comme il m’était parfois arrivé de pouvoir le faire avec d’autres casques et IEM. Ce qui a été confirmé par les vérifications ultérieures effectuées à l’aide des Earsonics S-EM6 V2, Stax SR-009 et Focal Utopia qui se comportent beaucoup mieux avec l’introduction de cette grande pièce orchestrale.

En revanche, si les RAI PENTA ne remporteront vraisemblablement pas le concours des timbales, ils se sont joué, avec maestria, de la batterie dans Blue de Gil Koolow, puisque les impacts étaient nets et puissants. Ils ont également excellé dans la très redoutable reproduction des flûtes, et plus particulièrement celle des piccolos du concerto de Vivaldi paru chez Calliope, qui étaient bien faits de bois et qui n’avaient pas du tout l’aspect et le son d’instruments à vent en plastique comme il arrive, malheureusement, de pouvoir parfois l’entendre.

Aussi, si je devais résumer cette écoute et la découverte des MEZE RAI PENTA en très peu de mots, je dirais: simplement splendide, avec quelques moments magiques.

 

André_ajr , HCFR avril 2019.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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