Modérateurs: Staff Univers Casques, Staff Haute-Fidélité, Staff Juridique • Utilisateurs parcourant ce forum: gailuron et 18 invités

Toutes les enceintes HiFi

Cherche enceintes pour ACCUPHASE Classe A

Message » 28 Mai 2010 10:48

C'est vrai qu'un HR ou large bande permet qque fois de "compenser" l'absolue neutralité (je ne dirais pas l'ennui.... :wink: ) qui peut se degager des electroniques Accuphase..C'est generalement un marriage recherché
Lucus
Membre HCFR
Membre HCFR
 
Messages: 1182
Inscription: 14 Jan 2006 19:58
Localisation: Entre la Seine et le Rhône
  • offline

Annonce

Message par Google » 28 Mai 2010 10:48

Publicite

 
Encart supprimé pour les membres HCFR

Message » 28 Mai 2010 10:50

Ta pièce fait quelles dimensions au fait ?

Dans les PA t'as un peu de choix :

viewtopic.php?f=1040&t=29941254

viewtopic.php?f=1040&t=29941258

viewtopic.php?f=1040&t=29940915 :mdr:
Ptisik
 
Messages: 5600
Inscription: 18 Mai 2001 2:00
Localisation: Là où la température est en bleu à la météo !
  • offline

Message » 28 Mai 2010 10:57

le deuxième choix avec les altec 604 se marrierait bien avec les accuphases sinon pas de "foot taping" :wink:
klipsch rf
 
Messages: 1965
Inscription: 01 Aoû 2009 14:22
Localisation: entre Nimes et Montpellier
  • offline

Message » 29 Mai 2010 1:19

Alors laurent comment était cette écoute a espaces cinema à mouroux cette aprem :wink:
invite8
Broker.
Broker.
 
Messages: 3098
Inscription: 15 Aoû 2009 17:38
  • offline

Message » 29 Mai 2010 9:53

Darth Vador a écrit:Alors laurent comment était cette écoute a espaces cinema à mouroux cette aprem :wink:



Intéressant :mdr:
laurentgauth
 
Messages: 996
Inscription: 22 Nov 2004 18:59
Localisation: 15
  • offline

Message » 29 Mai 2010 12:11

Moi sur ces enceintes j ai l impression qu il manque une partie du spectre, et les graves sont pas terrible.
invite8
Broker.
Broker.
 
Messages: 3098
Inscription: 15 Aoû 2009 17:38
  • offline

Message » 29 Mai 2010 16:11

D’abord, je tiens à remercier Fabrice d’Espace cinéma (à Mouroux 77120) pour son accueil toujours aussi sympathique et sa grande disponibilité.

Les enceintes en écoute :

• Fischer & Fischer SN450
• Pioneer Tad S-3EX
• Triangle Magellan quatuor SE (pré-série)

J’avais préparé deux compilations allant de la musique classique jusqu'à la techno afin d’apprécier les qualités de chaque enceintes dans tous les domaines.

Je rappelle que mes écoutes personnelles se décomposent à peu près ainsi :

• 50% classique (principalement piano)
• 10% rock
• 20% musiques électroniques
• 20% variétés, pop,...

Et d’autre part, je suis à la recherche d’une esthétique sonore particulière ; je ne recherche pas « la vérité absolue » en termes de transparence ou d’autres critères. J’attends de trouver une enceinte ayant une bande passante la plus large possible mais dont les aigus ne m’agressent pas, les médiums soient plein et pourquoi pas colorés si c’est agréable et dont le bas du spectre soit intelligible sans proéminence ni trainage.

Les électroniques en place étaient issues de la gamme Audio Flight avec un ampli marchant en classe A. Selon Fabrice, c’était un ensemble neutre et linéaire ce qui s’est révélé, à la mesure des écoutes tout à fait vrai.

Les morceaux écoutés (je ne mets que les principaux et encore, je n’ai pu tous les écouter sur chaque enceinte sinon, il aurait fallu que je dorme sur place) :

Pour commencer, le classique :

J.S.Bach : Les suites pour violoncelle seul par Jean-Guihen Queyras
Chopin : Mazurkas op.33 et Valtzes op.34 par Maurizio Pollini
Chopin : les Polonaises par Maurizio Pollini
Vivaldi : les Quatre saisons par Guiliano Carmignola

Après, plus moderne:

Amy Macdonald: This is the life (acoustic version)
Céline Dion: Immensité
Dire Straits: Where do you think you’re going?
Izia: let me alone
Birdy Nam Nam: love yiour enemy
Los Hermanos: Lines of Nazca
Radiohead: Everything in Its Right Place (Josh Wink Remix)

Autres morceaux survolés: Nirvana unplugged, Rage against the machine, Kyo, Jean-Marc Luisada, Alexandre Tharaud…


Fischer & Fischer SN450:

Esthétiquement d’abord, je les trouve très belles.
Elles sont en ardoise brute (possibilité de les avoir en ardoise laquée).
Elles sont discrètes (dimensions modestes : H=1115mm, L=210mm, P=350) mais lourdes, très lourdes : 86Kg chacune !

Tweeter: Esotar 28mm (dôme en textile)
Mid-range: 177mm en magnésium
Boomer (latéral) : 220mm en fibre de carbone
Rendement modéré à 88db

Installé confortablement dans le canapé deux places de mon salon…euh… du magasin, la très belle et lourde télécommande en aluminium massif de l’Audio Flight en main, j’appui fébrilement mais motivé sur le bouton Play. A vrai dire, je ne sais pas à quoi m’attendre et je ne sais pas très bien non plus quelles sont mes espérances.
De ce fait et d’autre part, parce que jusqu’à maintenant, je suis formaté à un type de reproduction sonore particulier, il va me falloir un petit temps d’adaptation afin d’apprécier le changement que d’ailleurs je souhaite.

C’est parti avec le violoncelle :
Les premières notes sont agréables, les cordes ont du corps, elles sont « grasses » et la musique est fluide, il n’y a aucune rugosité. On distingue le bruit des doigts frappant les cordes, un peu moins l’archet. La respiration de l’artiste est audible par moment aussi.
Le grave est très présent mais pas envahissant, c’est puissant sans être agressif, l’instrument occupe une belle scène sonore.

Le piano :
Les polonaises par Pollini comme les Mazurkas (par Pollini toujours) mais dans une moindre mesure, expose un enregistrement un peu trop dur à mon gout et souvent, ça s’entend sur les enceintes donc, malgré la virtuosité de Pollini sur ces disques, le rendu n’est pas toujours exceptionnel.
Sur les Fischer, grosse surprise, ça passe très bien, très très bien même. C’est toujours détaillé, on entend quelques bruits d’ambiance (respiration, chaise, doigts) mais l’ensemble est léger, raffiné, fluide, c’est la première fois que je ressens ces morceaux caresser mes oreilles de cette façon.

Le violon :
Le tweeter isotar fait ici aussi des miracles, il ne dispense aucune agressivité, le clavecin que l’on distingue en arrière-plan est dans le même registre que le violon : raffiné ; la musique « coule » comme de l’eau, c’est naturel, je pourrais rester des heures à écouter ce disque sans aucune fatigue auditive.

Amy Macdonald en acoustique :
Bel effet holographique, la chanteuse et sa guitare parait à quelques mètres, pile devant moi. Les enceintes se sont totalement effacées. Le morceau est équilibré, les timbres sont neutre, pas d’enjolivement de la voix ni de la guitare mais toujours cette absence d’agressivité, cette douceur naturelle, je ne sais pas si c’est le réglage du filtre ou le tweeter en lui-même qui sonne comme ça mais je dois avouer que, si ça peut ne pas plaire à tout le monde, je suis personnellement complètement sous le charme.

Le reste des écoutes a confirmé les premières impressions : j’ai toujours ressenti cette grande lisibilité, cet aigu défini sans être agressif, des basses biens présentes mais pas proéminentes et pas d’effet boomy.


Un petit défaut tout de même : Je trouve que le choix de porter sur le côté le boomer est risqué ; je ne sais pas si c’est psychologique ou pas mais comme je n’ai pas vraiment ressenti de pression acoustique, je me dis que la cause est que le déplacement du Hp de grave est latéral et non à l’avant. En effet, pas de déplacement d’air en face de soi donc pas de poussée sur les poumons.
D’autre part, sur la cohérence de l’ensemble des registres : vers la fin de mes écoutes, une impression de découpage du spectre sonore s’est dégagée : les graves d’un côté, présents mais contenus ; de l’autre, des aigus mis en valeur et enfin, les médiums un peu transparents au milieu.

Je me rendrai compte plus tard qu’en fait, c’était dû à la grande lisibilité de chacune des parties du spectre qui permet une lecture différenciée de celles-ci mais sans nuire à la cohérence de l’ensemble. En phase d’écoute ou plutôt d’analyse dans ce cas-là, on a tendance à se focaliser sur les détails et à décortiquer un maximum d’éléments afin de mettre des notes positives ou négatives sur tous les points qu’on arrive à distinguer.
Remis dans un contexte d’écoute domestique, le cerveau se relâche pour se détendre et prend la musique comme un ensemble non plus à analyser mais à vivre ou plutôt se laisser vivre…

En conclusion, je pense que c’est une enceintes très neutre, relativement douce qui a permis sur cette écoute de laisser transpirer toutes les qualités de la classe A, c'est-à-dire cette relative douceur, cette impression de naturel déconcertant, ce délié caractéristique.

Evidemment, ce CR est complètement subjectif car j’ai des attentes particulières et ces enceintes en ont comblé une très grande partie. Je vais poursuivre mes écoutes mais ces Fischer & Fischer sont d’ores et déjà dans ma short list, elles sont exceptionnelles.

Le seul hic, c’est le prix : 11700€ ! Quand on regarde les enceintes et leur gabarit modeste, on se demande quand même si ce n’est pas du platine à la place de l’ardoise…
L’écoute passée, on comprend déjà un peu mieux et de plus, la relative discrétion des enceintes est un signe très favorable à l’acceptation de ces belles dans un salon (il faut juste ne pas mentionner le prix !).


Pour les autres enceintes, j’ai fait des écoutes plus courtes non pas parce que les enceintes étaient mauvaises, loin de là, mais elles ne correspondaient pas à ma recherche.

Pioneer Tad S-3EX

Les enceintes sont beaucoup plus imposantes que les Fischer, Pioneer France a fait la caisse, TAD les HP.
Ce sont de très bonnes enceintes mais clairement pas dans la même gamme de produit. Elles sont probablement plus faciles d’accès, beaucoup plus dynamiques. Par contre, en transparence, en finesse, en délié, on est à des années lumières. Sinon, elles présentent une bonne cohésion du spectre, une bonne neutralité, une belle image stéréo (plus large que profonde), mais par rapport à ses dimension, j’aurais aimé qu’elles descendent un peu plus bas dans les graves (mes Paradigm S8v2 font beaucoup mieux selon moi).
Dès les premières notes de piano ou de violon, je me suis rendu compte du fossé qui les séparent des Fischer par rapport à mes attentes ; j’ai prolongé mes écoutes en essayant de prendre du recul mais c’était trop tard, je suis passé aux Triangle au bout d’½ heure.
Remettons toutefois les choses à leurs places : elles sont vendues autour de 7500€ contre 11700€ pour les Fischer donc c’est normal qu’il y ait une différence à l’oreille mais de plus, ce ne sont pas du tout les mêmes philosophies de construction et de réglages donc selon ses propres gouts, c’est forcément le jour et la nuit.

Triangle Magellan quatuor SE

C’était un peu la surprise du chef, une nouvelle Triangle ou plutôt l’évolution de la Triangle Magellan Quator. Le tweeter (sûr) et le filtre (je crois) ont été modifiés afin de répondre aux attentes des clients et distributeurs de la marque.
En effet, depuis de trop nombreuses années et malgré leur succès, les enceintes Triangle souffrent d’une réputation d’aigus montants et quelque peu stressants.
Personnellement, mes premières enceintes Hifi étaient des Triangle Zays qui marchaient parfaitement avec un ampli hybride Luxman A384.
Après j’ai évolué vers des Luna puis, en vieillissant, j’ai fini par me fatiguer du tweeter omniprésent.

Je précise que les quator SE étaient une pré-série et qu’elles étaient encore en rodage.

Ce sont des grandes et belles enceintes, très bien finies. L’esthétique sonore est signée Triangle, c’est évident : l’enceinte est rapide, présente une belle ouverture, une scène sonore très large, une cohérence des registres presque parfaite, une grande intelligibilité.
Ces Magellan procurent une écoute très vivante, quelque que soit le style de musique, ça swing.
Cette fois-ci, l’intégration du tweeter est une réussite, pas de décrochage du haut su spectre par rapport au reste ; à peine quelques sifflantes résiduelles parfois mais rien avoir avec d’anciens modèles de la marque.

Le bas du spectre est comme toujours chez Triangle, délibérément un peu court, les graves sont vifs avec un bel impact mais vos voisins apprécieront que vous ne fassiez pas trembler les murs avec votre beau système.

Vers 11500€, c’est une enceinte facile à mettre en œuvre, très belle esthétiquement, sur lesquelles on peut brancher n’importe quel ampli pourvu qu’il vous plaise car ce sont des enceintes transparentes qui ne pardonnent pas grand-chose.

Bien meilleur amha que les Pioneer, elles ne rentrent toutefois pas dans mes critères actuels de recherche.

Voilà ma petite contribution, je ne suis pas un pro du CR mais j’espère que je vous aurais donné envie d’aller prendre le temps d’écouter ces Fischer & Fischer qui se révèlent être une enceinte incontournable !
Par contre, comme elle n’est pas démonstrative, il faut prendre quelques disques à soi bien connus et faire une écoute attentive afin de se rendre compte de ses très nombreuses qualités.

@+
laurentgauth
 
Messages: 996
Inscription: 22 Nov 2004 18:59
Localisation: 15
  • offline

Message » 29 Mai 2010 16:20

Tu trouves les Fischer en Allemagne pour moins de 7000€ généralement en occaz ;)

Beau CR en tout cas !
Ptisik
 
Messages: 5600
Inscription: 18 Mai 2001 2:00
Localisation: Là où la température est en bleu à la météo !
  • offline

Message » 29 Mai 2010 16:21

Tu confirmes ce que je te disais sur la page d'avant pour les Fisher. Trés belle écoute mais l'integration des registres est plus que perfectible ainsi que le grave. La mise en oeuvre était la même (Audia Flight). C'est assez rare pour être souligné ce sont exactement les mêmes reserves c'est donc peut être assez objectif et donc une signature sonore trés marquée ou de réels défauts...
space$man
 
Messages: 380
Inscription: 15 Aoû 2005 10:51
Localisation: 67
  • offline

Message » 29 Mai 2010 19:20

Laurent il faut que tu écoutes les Egglestonworks andra
Fichiers joints
IMG_1157[1].JPG
invite8
Broker.
Broker.
 
Messages: 3098
Inscription: 15 Aoû 2009 17:38
  • offline

Message » 29 Mai 2010 19:31

Yes, je crois qu'Aurelien_2004 possède le dernier modèle et qu'il trouve cela fantastique.
laurentgauth
 
Messages: 996
Inscription: 22 Nov 2004 18:59
Localisation: 15
  • offline

Message » 29 Mai 2010 20:35

Merci pour ce beau CR, à poursuivre sur d'autres types de restitution ..... aller aller on attend :lol: :wink:
expertdoc
 
Messages: 13448
Inscription: 23 Jan 2005 14:43
Localisation: Plein SUD
  • offline

Message » 31 Mai 2010 21:02

Aujourd’hui, résumé de mes impressions d’une écoute sur des Tannoy Canterbruy.

Pour la comparaison avec les Fischer & Fischer, ça va être un peu compliqué car les électroniques utilisées étaient très différentes : un intégré Jeff Rowland Continuum (classe D) avec un Marantz SA-7.

Donc contrairement à l’écoute réalisée avec les Fischer, pas de classe A et d’autre part, la salle d’écoute n’était pas idéale (salle en forme de couloir, carrelage au sol,…)

Le tenancier du magasin Hitech Audio-Vidéo (72 avenue Victor Hugo 94100 à Saint-Maur), est une personne qui connait très bien son affaire, très compétent sur la technique et objectif sur la qualité de fabrication des produits qu’il distribue.

Comme sur les Fischer, on commence par le violoncelle : C’est homogène, vivant mais il manque un peu de chaleur, de charme aussi.

Le piano : dès les premières notes, on est très loin de la sonorité Fischer. Contrairement à ces dernières, le son est plus « brut », il n’est ni « lissé », ni « enjolivé ». C’est plus vivant, plus expressif, probablement plus réaliste aussi et ça reste agréable, très peu de dureté présentes malgré l’enregistrement de qualité discutable.

On passe au violon : bonne surprise, beaucoup de matière sur les cordes, les quatre saisons prennent vie, la scène sonore s’agrandie. Le haut du spectre est expressif sans agressivité, toujours ce son un peu brut mais naturel.

La guitare d’Amy Macdonald sonne merveilleusement ; ces enceintes adore la musique acoustique : j’ai l’impression d’avoir la chanteuse avec sa guitare dans la pièce, une belle présence se manifeste, le medium est d’une expressivité impressionnante.

Les voix en général ont un grain réaliste, elles prennent corps, elles ont du poids mais je ne ressens aucune coloration ni aucun enjolivement.

Sur les voix montantes, les duretés sont très rares (tweeter réglé sur la position normale), çà n’est jamais stressant pour les oreilles, j’entends même au contraire, toujours une certaine matité. On peut facilement distinguer les trémolos comme avec le violon.

Sur les musiques plus modernes, ces enceintes sont très dynamiques mais sans effet boomy, sans trainage ; toutefois, je trouve que le grave ne descend pas très bas (de toute façon, le propriétaire des lieux m’a prévenu que sa salle présentait un trou entre 30 et 50hz).

Sur l’ensemble de l’écoute, j’ai trouvé que les timbres présentaient une certaine matité, ils sont naturels et je suis presque déçu de l’absence de coloration car je n’ai pas été envouté. Cela dit, je me méfie du Marantz qui est connu pour sonner relativement mat et je ne pense pas que les ice power enjolivent l’ensemble.

Évidemment, le gros point fort de ces enceintes est le HP coaxial, la cohérence de l’ensemble des registres est un sans-faute, tout est là, dans un espace sonore homogène.

Justement, la scène sonore est de largeur réaliste, possède un effet holographique honnête et la profondeur est correcte mais il était difficile, au vu de la disposition des enceintes, de se faire une opinion définitive.

Pour ce qui est de la dynamique, il s’agit d’une enceinte « brute », elle est rapide et les écarts de volumes sont très bien respectés.

En conclusion, je dirais que c’est une enceinte « live » : c’est très vivant, pas de raffinement contrairement à la Fischer, c’est « brut » sans être « rustre ».

Le plus impressionnant est l’incroyable expressivité du médium mais je l’ai trouvé mal exploité dans la configuration d’aujourd’hui, il lui aurait fallu un ensemble un peu plus chaud et un peu moins mat. J’imagine qu’un lecteur cd de type Accuphase DP67 très coloré dans le médium aurait magnifié ces enceintes.

J’ai donc cru percevoir des enceintes avec potentiel exceptionnel mais la mise en œuvre due aux contraintes du local n’a pas su en tirer pleinement partie.

@+
laurentgauth
 
Messages: 996
Inscription: 22 Nov 2004 18:59
Localisation: 15
  • offline

Message » 01 Juin 2010 0:25

Merci!

Pour l'avoir écouté le couple SA7 / JR n'est pas optimal, pour le reste je pense que tu as bien analysé les choses (enfin en tout cas comme je les perçois) et effectivement il y a à gagner :wink:
expertdoc
 
Messages: 13448
Inscription: 23 Jan 2005 14:43
Localisation: Plein SUD
  • offline

Message » 02 Juin 2010 0:25

Ecoute des Proac d38r

Elle a eu lieu à studio hifi, à Versailles :

La Séance fut très spéciale, l’accueil sympa mais je me suis demandé qui écoutait les enceintes moi-même ou le vendeur…

Je m’explique : belles électronique naim en amont (cdx2, éléments séparés pour le préamp et l’ampli mais je n’ai pas les références) et écoute comparative entre les d38 et les d38r : assez déroutant.
De plus, je n’avais pas la télécommande en main et malgré les disques sur lesquels j’avais créé une petite compilation de tous les genres musicaux que j’écoute, le vendeur zappait les morceaux qui ne lui plaisait pas et a carrément changé de disque car selon lui les enregistrements n’étaient pas assez bon pour mettre en valeur les enceintes : c’est plutôt mauvais signe car tous les disques n’ont pas des masters parfaits loin de là et se croire obliger de mettre des disques particuliers pour faire chanter des enceintes, c’est très limitatif !

Bref, ça va donc être rapide pour le cr car je n’ai rien pu noter sur place à cause des disques que je connaissais mal et de la pression physique du vendeur qui était à côté de moi et qui choisissait ce qu’il fallait écouter ou pas, assez curieux comme procédé mais bon…

D38 : les timbres sont raffinés, la dynamique est bonne mais on ressent comme un petit voile, un peu de verdeur aussi comme signalé souvent dans les bancs d’essai mais je ne pense pas que cela soit dû à un manque de rodage, c’est plutôt une signature sonore de la marque ; pas désagréable non plus.

Pour l’image sonore, je ne m’y retrouve pas, c’est dans un espace plan, sans profondeur ni effet holographique, c’est un peu décevant.

La dynamique est correcte, la cohérence des registres aussi ; encore une fois, c’est surtout sur les timbres, très réalistes qu’on adhère à l’écoute.

Après des alternances d38 sans ruban puis avec, on ressent un écart énorme entre les deux, une différence abyssale même, enfin c’est comme cela que je l’ai ressenti.

Amha les habitués de la marque vont être complètement déconcertés: le ruban apporte de l’aération, une très belle profondeur de scène, on oublie que le son sort des enceintes tellement l’effet holographique est saisissant !

Le son est comme libéré mais évidemment, ça monte plus haut et même si je n’ai pas ressenti d’agressivité particulière, c’est, je trouve plus fatiguant à l’écoute.

ProAc a pris beaucoup de risque avec le ruban car cela modifie complètement la signature sonore.

Encore une fois, il apporte une aération bienvenue, un effet 3D impressionnant mais du coup, cette enceinte devient plus banale.

Attention, elle reste excellente dans cette gamme de prix mais je trouve qu’ils perdent un peu leur personnalité si particulière ; je suis curieux de savoir si les ventes vont s’en ressentir, ils vont toucher un public plus large mais en même temps, dans ce type d’écoute, il y a beaucoup de monde.

Sur la musique électronique, c’est assez rapide, les basses sont bien présentes sans trainage, j’étais surpris mais encore les R ont changé la donne ; peut-être ont-il modifier le filtre aussi, je ne connais pas très bien ProAc.

De toute façon, ces enceintes m’ont intéressé et j’envisage une écoute dans un autre magasin où l’écoute sera moins « stressante », où au moins, je pourrais écouter le disque que j’ai préparé pour mes tests.
La recherche d’enceintes est décidément semée d’embûches !
laurentgauth
 
Messages: 996
Inscription: 22 Nov 2004 18:59
Localisation: 15
  • offline


Retourner vers Enceintes

 
  • Articles en relation
    Dernier message