Les lecteurs SACD Sony deux canaux : comment ça marche ?

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Les lecteurs SACD Sony deux canaux : comment ça marche ?

Messagepar Scytales » 13 Mar 2004 8:22

A l'heure où nombre de membres du forum se sont laissés séduire par les lecteurs SACD Sony, il me paraît intéressant d'écrire un message qui expose le fonctionnement de leurs appareils. Je ne m'intéresserai toutefois qu'aux lecteurs deux canaux de la première génération.

Le format SACD est à la base une invention conjointe de Sony et de Philips. La firme japonaise a cependant développé elle-même ses propres technologies pour offrir au grand public des appareils capables de décoder les signaux haute résolution en DSD contenus dans les SACD. Ces technologies sont issues des convertisseurs DSD professionnels et semi-professionnels développés afin d'asseoir le nouveau standard. Des ingénieurs de renom tel que David Kawakami, chef du projet DSD chez Sony, Gus Skinas, et Edmund (Ed) Meitner, qui a fondé dans la foulée la firme EMM Labs, ont été impliqués dans ce processus.

Ces facteurs expliquent l'excellence des lecteurs de SACD deux canaux de Sony, qui étaient appelés à populariser cette nouvelle technologie. Ils méritent pour cette seule raison une petite présentation de leur fonctionnement. En outre, il semble maintenant acquis que les lecteurs SACD deux canaux Sony sont de futurs classiques.



La gamme des lecteurs SACD deux canaux Sony.


Les lecteurs purement audio à vocation haute fidélité de Sony sont traditionnellement répartis en deux gammes. La gamme QS (quality standard) et la gamme ES (extremely high standard).

Les premiers lecteurs SACD Sony appartenaient à la gamme ES : le SCD-1 et le SCD-777ES. Ces lecteurs se distinguaient tout particulièrement par leur mécanique originale, à chargement par le dessus, et leur construction extrêmement soignée. Une déclinaison plus abordable avec une mécanique classique les a rapidement suivi : le SCD-555ES.

Préalablement au lancement du SCD-555ES, Sony avait lancé un modèle moins onéreux : le SCD-XB940QS, qui a formé à lui seul la gamme QS.

En dépit de cette répartition en deux gammes bien distinctes, on peut se rendre compte, en prenant connaissance des schémas ci-dessous, que les quatre modèles présentent un certain nombre de points communs.


SynoptiqueSACD.jpg



Reprenons dans le détail les différents constituants de ces lecteurs, en procédant à leur regroupement en trois étapes successives : lecture et décodage des signaux numériques, traitement du signal, étages analogiques.



La lecture et le décodage des signaux numériques.


Un disque SACD est physiquement analogue à un disque DVD. Il peut comporter deux couches superposées. A la différence du DVD, une des deux couches peut contenir un matériel de type CD Audio. On parle alors de disque hybride. Un lecteur de SACD est capable de lire tant un SACD qu'un CD. La lecture des CD est faite suivant un processus propre à ce support et celle des SACD est une lecture de type DVD.

La lecture d'un disque SACD et celle d'un disque CD sont réalisées par des lasers de longueurs d'onde différentes, soit respectivement 650 nm et 780 nm. C'est pourquoi les lecteurs SACD ont deux diodes lasers, chacune étant adaptée à la lecture d'un type de disques. Dans le SCD-1 et le SCD-777ES, il y a en fait deux têtes de lectures distinctes avec leurs propres optiques, une pour les CD, l'autre pour les SACD. Sur les plus petits modèles, l'optique est unique et le basculement d'un faisceau laser à l'autre est effectué au moyen d'un prisme.

La mécanique du SCD-1 et du SCD-777ES est sensiblement différente de celle du SCD-555ES et de celle du SCD-XB940QS. Les premiers utilisent une mécanique exclusive dérivée de celle du lecteur de CD CDP-XA7ES: ce ne sont pas les têtes de lecture qui se déplacent, mais l'axe rotatif du disque. Les têtes de lecture, elles, sont fixes. Cette solution a été adoptée pour supprimer la servo-correction associée à une tête de lecture mobile, qui est une source de bruit susceptible de perturber le très faible signal électrique généré par la diode laser. La mécanique du SCD-555ES et celle du SCD-XB940QS sont d'un type classique, avec une mise en rotation du disque et une tête de lecture placée sur un chariot mobile. Dans tous ces lecteurs, un processeur numérique contrôle le mouvement des parties mobiles et la mise au point de l'optique afin d'assurer la plus grande précision d'extraction possible.

Les signaux générés par les diodes lasers sont amplifiés avant d'être envoyés vers un processeur de signaux, qui a pour fonction d'extraire le signal d'horloge, de synchroniser les signaux de données, de les démoduler et de corriger les erreurs de lecture.

A partir de ces signaux, le décodeur DSD va intervenir pour lire le filigrane anti-copie contenu dans les disques SACD, les sub-codes de la table d'allocation et, grâce à une importante mémoire tampon, désentrelacer les signaux gauche/droite.


Le traitement du signal numérique.

Les principaux fondeurs de puces que sont Texas Instruments (Burr-Brown), Cirrus Logic (Crystal), Wolfson Microelectronics et AKM offrent essentiellement dans leur catalogue des circuits intégrés « tout en un » qui effectuent dans un même boîtier l'ensemble des opérations de traitement et de conversion du signal, qui incluent le filtre numérique, la mise en forme du bruit numérique et le filtre passe-bas. L'utilisation de composants externes plus performants ou spécialisés dans tel ou tel type de tâches (par exemple un filtre numérique séparé) est faite sur l'initiative du client.

Pour ses lecteurs de SACD deux canaux, Sony est partie d'une toute autre philosophie. Les différentes étapes du traitement du signal sont délocalisées dans plusieurs grands circuits intégrés (Large Scale Integrated, LSI) qui forment ensembles (avec l'étage analogique) un système pensé de façon globale. Mais ce n'est pas tout. Sony a choisi d'améliorer son concept en doublant cette division « verticale » du travail par une division « horizontale » en multipliant les convertisseurs. Ces derniers sont au nombre de huit, soit quatre par canal, gérés en mode différentiel, et qui travaillent en parallèle afin d'améliorer le rapport signal/bruit.


divisiondutravail.jpg



Le premier circuit intégré est le CXD9762AQ dans les lecteurs de gamme ES et le CXD9556 dans le SCD-XB940QS. Ces circuits intégrés portent respectivement la désignation « VC24» et « VC24 Plus », ce qui est trompeur car ils réunissent en fait deux fonctions très différentes. Ils s'agit d'une part du filtre numérique VC24 proprement dit suivi d'un modulateur Delta-Sigma et d'autre part du système ACP. Le CXD9556 « VC24 Plus » unit en outre à ces deux fonctions la conversion numérique/analogique et le générateur de signal d'horloge.


VC24

Le VC24 est un filtre numérique 24 bits à coefficient variable. Il agit uniquement sur les signaux PCM issus des CD. Il permet à l'utilisateur de choisir entre cinq modes de filtrage.

Il existe essentiellement deux types de filtre numérique: les filtres à atténuation dure et les filtres à atténuation douce. Les filtres à atténuation dure coupent le spectre du signal de façon très raide au-delà de 20kHz de façon à conserver la réponse en fréquence la plus plate possible dans la bande audio. En contrepartie, la réponse sur impulsion est polluée par des pré et des post-oscillations. Les filtres à pente douce permettent de résorber ces oscillations au prix d'une atténuation plus ou moins importante dans la bande audio.


caracteristiquedestypesdefiltres.jpg
caracteristiquedestypesdefiltres.jpg (31.59 Kio) Consulté 1746 fois



Avec son filtre a coefficient variable, Sony permet à l'utilisateur de choisir lui-même son mode de filtrage en fonction de ses priorités. Le filtre numérique agit essentiellement au-delà de la bande audio, et il n'est pas dit qu'il produise des effets audibles suivant les maillons en aval.

Le coefficient du filtre peut varier de 16 à 27 bits (+/- 2 bits). Plusieurs modes de sur-échantillonnage sont disponibles: direct à 176,4 kHz ou 352,8 kHz ou indirect à 176,4 kHz (2x2x44,1 kHz) ou 352,8 kHz (2x2x2x44,1 kHz) selon le filtre sélectionné. Pour réduire le bruit de quantification introduit par le sur-échantillonnage, Sony met en oeuvre, dans les modes indirects, une architecture de type Full Feed-Forward consistant à renvoyer un signal de correction d'erreur identique au signal audio mais en opposition entre chaque étage de suréchantillonnage.

Le filtre standard est un filtre à atténuation dure. La pente du filtre est raide afin de supprimer le plus de bruit ultrasonique au-dessus de 22.05 kHz. C'est la méthode classique de filtrage des signaux PCM. Le suréchantillonnage à 352,8 kHz est réalisé en trois étapes sur un total de 225 ordres (171+35+19). Selon Sony, l'atténuation du bruit de quantification au-delà de la bande passante du filtre est de 128 dB.

Les quatre autres filtres sont à atténuation douce.

Le filtre 1 (désigné "Clair") applique un mode d'interpolation doux qui consiste à sur-échantillonner le signal directement à 352.8 kHz en une seule fois.

Le filtre 2 (désigné "Uniforme") permet de maximiser la longueur des mots numériques et de l'adapter au modulateur delta-sigma, afin de supprimer les non-linéarités et le bruit de quantification. Le suréchantillonnage est effectué directement à 352,8 kHz.

Le filtre 3 (désigné "Fin") est un nouveau type de traitement sur 224 ordres sur des nombres paires qui n'altèrent pas les échantillons originaux durant une phase de sur-échantillonnage direct à 352,8 kHz. L'atténuation du bruit de quantification obtenue avec ce filtre est de 80 dB au-delà de 26 kHz.

Enfin, le filtre 4 (désigné "Onctueux") étend les fonctionnalités de la position 2 en augmentant la computation des mots numériques de quatre bits, en procédant à un filtrage d'ordre deux fois plus élevé, et en utilisant des échantillons paires.


lescinqfiltresdisponibles.jpg
lescinqfiltresdisponibles.jpg (29.13 Kio) Consulté 1744 fois



L'accumulateur de sortie du filtre VC24 a une capacité de 50 bits et les calculs sont opérés à la cadence de 22,5792 MHz. Les résultats sont tronqués à 24 bits, format du signal. Les erreurs de troncature sont probablement réduites grâce à l'adjonction d'un bruit préformé (dither), comme sur un précédent filtre numérique Sony (1).

Par rapport aux possibilités affichées du VC24, il semble qu'un plus grand nombre de filtres aurait pu être offert à l'utilisateur. Les lecteurs de CD Sony dotés du plus ancien CXD8595 VC22 permettaient d'ailleurs de choisir entre sept positions différentes*.


Après l'étage du filtre numérique, le signal passe par l'étage d'interpolation puis par celui de mise en forme du bruit numérique (Noise Shaper), ou modulateur delta-sigma. Ce modulateur est vraissemblablement de type MASH (multi-stage noiseshaping, une architecture qui consiste à chaîner plusieurs modulateurs 1 bit élémentaires), car il produit une modulation delta-sigma multiniveau codée sur 4 bits. Le signal de sortie est à 64 fois la fréquence d'échantillonnage d'un CD, soit 2.8224 Mhz, comme le DSD.


ACP

Le sytème Accurate Complementary Pulse Density Modulation, ou ACP, est localisé dans le même circuit intégré que le filtre VC24. Comme le VC24 ne concerne que les signaux PCM issus d'un CD, l'ACP ne s'occupe que des signaux DSD lus sur les SACD. Le but de l'ACP est de contribuer à réduire la distorsion d'amplitude qui affecte les signaux numériques à très haute fréquence.

Un signal numérique parfait, 0 ou 1, aurait l'allure d'un rectangle ou d'un créneau.

Cependant, à une fréquence aussi haute que celle des signaux DSD, obtenir un signal aussi propre est illusoire. Le front du signal montant et le signal descendant sont altérés par le temps de montée et de stabilisation des circuits qui se traduisent par des verticales inclinées et par des oscillations. C'est la distorsion de commutation.

En pratique, cette forme de distorsion est particulièrement insidieuse parce qu'elle est répartie de façon aléatoire en fonction du contenu du signal. Comme elle n'apparaît qu'à un changement d'état du signal, on peut observer une suite de plusieurs 1 ou une suite de plusieurs 0 sans trace de cette distorsion. Cette dernière ne sera visible qu'au début et à la fin de la suite. A l'inverse, lorsque des 0 et des 1 se succèdent alternativement, la distorsion de commutation sera présente à chaque changement d'état. La répartition aléatoire de cette distorsion rend sa suppression très difficile. C'est une source d'erreurs d'amplitude des signaux numériques.

Les ingénieurs de Sony ont donc imaginé une solution élégante pour réduire les effets de cette distorsion. Le système ACP modifie le codage des 1 et des 0 afin que les premiers aient l'allure d'un 1 suivi d'un court 0 et inversement que les 0 prennent l'allure d'un court 1 suivi d'un long 0.

La distorsion de commutation est ainsi présente sur chaque donnée et est de ce fait répartie uniformément sur tout le signal, ce qui facilite sa suppression dans les étages ultérieurs.


ACP.JPG



S-TACT

Le concept Synchronous Time Accuracy Controller (S-TACT) mis en oeuvre dans les lecteurs de gamme ES a pour but de réduire la distorsion liée aux erreurs de temps. Dans un convertisseur classique, les circuits à très haute fréquence (Filtre numérique, modulateur delta-sigma) cohabitent avec des circuits analogiques et surtout le générateur de signal d'horloge. Ce dernier est alors exposé aux parasites haute fréquence à travers les lignes d'alimentation. Ce bruit issu du travail de circuits à très haute fréquence introduit des décalages de synchronisation des signaux numériques égaux à l'amplitude du bruit: c'est le fameux jitter.

Pour lutter contre ce jitter le concept S-TACT isole le générateur de signal d'horloge des circuits à très haute fréquence, qui sont situés physiquement dans une autre puce. Il s'agit de la CXD8594Q dans le SCD-1 et le SCD-777ES et de la CXD9521Q dans le SCD-555ES. L'efficacité du système est améliorée par l'emploi d'une horloge de référence de précision, soit une horloge en composants discrets avec étage tampon séparé dans le SCD-555ES, soit une horloge monolithique avec étage tampon dans la puce S-TACT du SCD-1 et du SCD-777ES.


Current Pulse

Le convertisseur numérique/analogique S-TACT dans les lecteurs de gamme ES ou VC24 Plus dans le XB940QS génèrent des impulsions en tension. Le convertisseur CXA8042AS Current Pulse convertit ces signaux en tension en impulsion en courant avec pour objectif la suppression de la distorsion de commutation. Pour ce faire, le convertisseur Current Pulse abrite une source de courant constant. Les quatre sorties sont additionnées deux à deux afin de créer une sortie différentielle unique avant d'être envoyés vers l'étage suivant.

Le rôle des puces CXA8042AS est également d'améliorer la réjection des bruits provenant de l'alimentation. (2) D'après Sony, les puces Current Pulse sont capables de maintenir un rapport signal/bruit d'au moins 120 dB.


La dernière étape avant filtrage des impulsions consiste à réaliser une conversion courant/tension des signaux, les signaux différentiels étant ensuite sommés.


Les circuits analogiques


Le circuit analogique est essentiellement un filtre passe-bas actif réalisé à partir d'amplificateurs opérationnels. Il assure la conversion des impulsions en signal audio.

Dans les lecteurs de gamme ES, toutefois, le filtre a une architecture particulière, de type General Impedance Circuit (GIC), plus communément désigné Generalized Immitance Converter. D'après Sony, cette architecture maintient les composants actifs ainsi que les condensateurs hors du trajet du signal. D'un point de vue plus technique, ce type de filtre a l'avantage d'avoir de bonnes performances en terme de distorsion et de bruit par rapport à un filtre Sallen-Key plus classique ; il est donc particulièrement adapté à l'audio (3).

Les lecteurs de la gamme ES sont également dotés d'un étage tampon de sortie afin de compenser l'impédance de sortie intrinsèquement assez élevée d'un filtre de type GIC et assurer un couplage optimal avec le préamplificateur de la chaîne hifi.


L'ensemble de ces concepts et de ces technologies sont parties intégrantes de l'ingénierie de la conversion numérique/analogique. Le filtre passe-bas, notamment, a été développé pour assurer la réponse en fréquence et en phase la plus parfaite possible pour exploiter les potentialités du signal DSD. Le soin tout particulier porté aux circuits contribue à faire de ces lecteurs SACD Sony bicanaux des sources de haute qualité.


Si vous avez des remarques ou si vous souhaitez que je corrige des anomalies ou des omissions, n'hésitez pas à me faire signe. :wink:


Note :

*Le circuit intégré CXD8762 VC24 n'est pas nouveau (Voir infra dans la filière, à partir de la page 10). Il a été monté pour la première fois dans le lecteur de CD professionnel CDP-MS1 de 1998, ainsi que dans le lecteur de salon CDP-XA55ES de la même année. En outre, on le retrouve par la suite dans le lecteur de Minidisc MDS-JA555ES (1999). De la même manière, le circuit CXD9556 VC24 Plus aurait été monté dans le lecteur de Minidisc MDS-JA333ES (2000).

Cette utilisation apparemment anachronique d'un circuit capable de traiter des signaux DSD s'explique sans doute par des considérations économiques. Le coût de développement probablement élevé d'un grand circuit intégré très performant dédié à une fonction spécialisée serait mieux amorti si ce circuit était monté dans un grand nombre d'appareils.

Les puces VC24 montées dans les différents lecteurs qui ont précédé ou brièvement cohabité avec les lecteurs SACD Sony de gamme ES sont-elles identiques ? Plusieurs désignations de cette puce circulent : CXD8762, CXD8762Q, CXD8762AQ (celle-ci dans les lecteurs SACD). Manifestement issues du même projet, ces différentes versions recouvrent peut-être des aménagements. Il faut toufefois souligner que même la puce CXD8762Q monté dans le MDS-JA555ES dispose du circuit dédié au DSD; ce circuit est tout simplement inutilisé; il en va probablement de même de la puce montée dans les autres appareils équipés du filtre numérique VC24.

La description des filtres numériques du lecteur de CD professionnel CDP-MS1 permettrait d'en connaître un peu plus sur les différents filtres numériques du VC24. Cependant, cet appareil n'a que quatre filtres sélectionnables au lieu de cinq. Il semblent que ces filtres ne tirent eux non plus pas entièrement partie des possibilités affichées du circuit VC24. Voici les caractéristiques des quatre filtres du MS1, selon le site japonais cdp101 :

- Standard : applique un sur-échantillonnage à 352,8 kHz en trois étapes, chacune d'entre elles s'effectuant respectivement sur 171, 35 et 19 ordres.

- N°1 ("Clair") : applique une fonction Spline, avec 111 ordres et un coefficient de 16 bits.

- N°2 ("Uniforme") : sur-échantillonnage direct à 352.8 kHz, avec filtrage sur 25 ordres et un coefficient de 5 bits.

- N°3 ("Fin") :
ibidem lecteur SACD.

Références :


1. Digital electronics: more CD players, D/A processors, transports, and a first look at the Sony Minidisc system, Compact disc player Sony CDP-X707ES, Peter Aczel, David A. Rich, The Audio Critic n°21, p 50.

2. Catching up on analog and digital electronics for stereo, Compact disc player Sony CDP-XA7ES, Peter Aczel, The Audio Critic n°23, p. 24.

3. A low noise, low distortion design for antialiasing and anti-imaging filters, Rick Downs, Burr Brown Application Bulletin.
Dernière édition par Scytales le 20 Oct 2007 9:41, édité 52 fois.
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Messagepar Kador » 13 Mar 2004 9:37

Excellent regroupement !

Ma XA333-ES a seulement deux modes de filtrage "standard" et "option".
Youpeeee
J'aurais voulu être un artiiiiiiiiiiiste .... ouillllllle
Finalement la HiFi c'est pas mal ;-)
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Messagepar Scytales » 13 Mar 2004 9:43

Kador a écrit:Excellent regroupement !

Ma XA333-ES a seulement deux modes de filtrage "standard" et "option".


C'est intéressant, ça. Sais-tu quel type de filtre a choisi de retenir Sony?
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Messagepar KurtLil » 13 Mar 2004 10:30

Moi qui pensait que pour que ça marche, il suffisait de mettre une galette SACD dans le tiroir et appuyer sur "play" en vérifiant que le témoin SACD soit allumé :oops: :oops: :lol:
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Messagepar KurtLil » 13 Mar 2004 10:44

Donc la différence essentielle entre le 555 et les 777 ou SCD-& tiens essentiellement dans la partie lecture.
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Messagepar Scytales » 13 Mar 2004 11:21

Kurtil a écrit:Donc la différence essentielle entre le 555 et les 777 ou SCD-& tiens essentiellement dans la partie lecture.


Je pourrais développer la description...

Edition: Sur les différences entre les circuits électroniques du SCD-555ES, du SCD-777ES et du SCD-1, se référer aux messages infra dans la filière.

Du point de vue mécanique d'abord, les deux lecteurs les plus haut de gamme et le SCD-555ES sont très différents.


Le SCD-1 et le SCD-777ES ont un boîtier de type Base Pilar dans la terminologie de Sony. Ces boîtiers sont réalisés en plaques de métal très épaisses (2x5 mm pour la base, 4.5 mm pour les parois latérales, et 5 mm pour le couvercle) assorties de pilastres internes verticaux et de colonnettes en métal pour supporter les équipements. Des bandes de feutrine amortissant sont collées en divers endroits sur les parois internes. Le boîtier du SCD-1 se distingue par sa forme et sa finition, plus luxueuse.

Les cinq pieds du SCD-1 sont conçus pour amortir les vibrations et diminuer les résonances parasites. Pour ce faire, ils ont une structure mécanique complexe formée de trois éléments : une partie supérieure en fonte d'acier à haute teneur en carbone et une partie inférieure en laiton. Ces deux morceaux sont unis par une troisième pièce à laquelle ils sont couplés par des rondelles amortissantes gélifiées. Les vis de fixation sont excentrées afin de varier les fréquences de résonances mécaniques et donc de diffuser la résonance totale. Le SCD-777ES a quatre pieds classiques reposant sur des patins absorbant et fixés par des vis excentrées.

A l'intérieur, les deux transformateurs d'alimentation de type R-core sont montés sur une platine en cuivre. La mécanique est montée sur une plaque d'aluminium de 6 mm d'épaisseur doublée d'une autre plaque dans le sillon du déplacement de l'axe rotatif du disque. L'ensemble du bloc mécanique ainsi formé est monté sur quatre colonnettes en métal par le biais d'amortisseurs en caoutchouc. La cavité qui accueille le disque est fermée par un double couvercle coulissant motorisé. Cette cavité et le couvercle interne sont tapissés par un revêtement anti-résonnant à base de Teflon.

Le SCD-1 bénéficie de quelques améliorations: transformateurs capsulés noyés dans la résine, usinage de certaines pièces de la mécanique de lecture dans des matériaux plus performants.

Le SCD-1 pèse 26,5 kg et le SCD-777ES 25 kg.


Le SCD-555ES a un boîtier ES classique de type Frame and Beam dans la terminologie de Sony. C'est un assemblage de plaques de tôle emboutie avec des renforts longitudinaux et angulaires. Les renforts longitudinaux sont couplés à la face arrière par une plaque en métal rigide. Ils ont pour fonction secondaire de supporter une mécanique de lecture classique avec tiroir de chargement. Le fond du boîtier est doublé d'une contre-plaque en acier. Trois bandes stratifiées en époxy sont collées sur la face interne du couvercle pour en casser la résonance. Ce couvercle est couplé au châssis par des morceaux de feutrines et des cales en matériau synthétique sous lesquelles sont collées des bandes de rubans adhésifs antivibratoires. L'afficheur est isolé entre la face avant et une plaque de métal dans laquelle une découpe permet le passage du tiroir. La carte audio est fixée par vis sur deux rails métalliques longitudinaux. Elle est découplée de ces rails par des entretoises en caoutchouc et d’épaisses rondelles en cuivre.

Les deux transformateurs d'alimentation de type R-core sont montés sur une platine en cuivre. L’ensemble ainsi formé est fixé au fond d’un baquet en métal monté sur des rails longitudinaux.


Les pieds de l'appareil sont les mêmes que ceux du SCD-777ES.

Ce lecteur pèse 14,5 kg.


Du point de vue électronique, ensuite.

On note que seul le SCD-1 possède des sorties symétriques sur prises XLR. Ces sorties sont formées par symétrisation des sorties analogiques, qui sont asymétriques par nature.

Le SCD-1 et le SCD-777ES sont dépourvus de prise casque.

On remarque également un câblage moins abondant et plus soigné dans les deux lecteurs les plus haut de gamme. Le circuit imprimé des circuits audio semble aussi de meilleure qualité. Il est en verre époxy double face. L'implantation des composants est différente. L'optimisation des lignes de masse et des rails d'alimentation est plus poussée. La masse des sorties analogiques est reliée à celle du circuit audio par l'intermédiaire d'une plaque de cuivre. Les rails d’alimentation des circuits analogiques sont distribués par une unique paire de tiges en alliage à multiple sorties.


Comme tu l'as remarqué, la différence majeure réside toutefois dans la mécanique de lecture très particulière des gros modèles. Le traitement du signal et la conversion N/A sont identiques, à l'horloge près.
Dernière édition par Scytales le 09 Nov 2005 19:49, édité 18 fois.
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Messagepar drumx » 13 Mar 2004 11:47

François H. a écrit:Impressionnant, l'ami Scytales... :P


-> Un hybride d' Hiraga et de Balzac.... :lol: :lol:


+1.

j'espere qu'il ne fait pas ca a chaque fois qu'il change de matos. :wink:
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Messagepar Scytales » 13 Mar 2004 11:56

drumx a écrit:
François H. a écrit:Impressionnant, l'ami Scytales... :P


-> Un hybride d' Hiraga et de Balzac.... :lol: :lol:


+1.

j'espere qu'il ne fait pas ca a chaque fois qu'il change de matos. :wink:


Merci pour les encouragements! :lol:
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Messagepar drumx » 13 Mar 2004 12:24

j'avoue tout de meme mon interessement a ce trhead.
Possedant moi meme une 555 me suis jamais posé toutes ces questions

je reprendrai les termes de kurtil :

"Moi qui pensait que pour que ça marche, il suffisait de mettre une galette SACD dans le tiroir et appuyer sur "play" en vérifiant que le témoin SACD soit allumé ".

Mais je suis tout de meme intrigué par les différences entre ces 4 machines, bien que je mettrai la 940 a part (excelent machine au demeurant, j'ai vecu avec elle pendant pas mal de mois) à part.

je me demandais si l'ecart de prix entre ces machines était pleinement justifié ? L'interieur semble assez equivalent (voir le post de scytales) et les chassis renforces des deux flagship sony (et les peton absorbant...) ne me convient guere comme explications.

Est ce a votre avis ces ajouts de petits et gros détail, quoique (je viens de m'en rappeler)la lecteur se fait par "en haut", justifient l'investissement consequent de ces deux machines.

Me rappel d'un post d'haskil qui avait comparé sa 940 vs 777 d'ogobert et qui disait pour résumer qu'en cd il y avait pas grande différence mais qu'en sacd la 777 prenait l'avantage (et heureusement)

J'ai pu comparé a loisir la 940 et la 555 chez moi et chez rodjeur, et le match, que se soit en cd ou sacd, a toujours tourné court en faveur de la 555.
Je n'ai jamais lu, ou je ne m'en rappelle plus, un comparatif 555//777//scd1

Je presume que le bloc optique embarqué dans les 777/scd1 est différent et meilleur, que l'horloge soit différentes et meilleur.
Sachant que les sony sacd ou plus ou moins la meme signature sonore, ou se situent alors les améliorations ? la bande passantes, l'aération, détail...etc

bref plein de petites questions qui me turlupine de temps en temps
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Messagepar Scytales » 13 Mar 2004 12:41

drumx a écrit:Est ce a votre avis ces ajouts de petits et gros détail, quoique (je viens de m'en rappeler)la lecteur se fait par "en haut", justifient l'investissement consequent de ces deux machines.


Je ne suis pas compétent pour répondre à tes légitimes interrogations.

J'aimerais simplement repréciser à titre informatif que l'originalité de la mécanique des SCD-1 et SCD-777ES est loin de d'arrêter à un banal chargement par le haut. C'est le bloc moteur et donc le disque qui se déplace et opère une translation au-dessus des deux blocs optiques, qui reste fixes.

Par ailleurs, des pièces de la mécanique du SCD-1 ne sont pas usinées dans les mêmes matériaux que ceux que l'on trouve dans le SCD-777ES.
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Messagepar drumx » 13 Mar 2004 12:52

J'aimerais simplement repréciser à titre informatif que l'originalité de la mécanique des SCD-1 et SCD-777ES est loin de d'arrêter à un banal chargement par le haut. C'est le bloc moteur et donc le disque qui se déplace et opère une translation au-dessus des deux blocs optiques, qui reste fixes.


je savais qu'il y avait un truc dans ce genre mais moi et la technique on est deux.
Je pose la question à titre d'information le prix de ces machines etant bien trop hors budget, et mon systeme trop modeste pour accueillir de tels engins.
Je sais qu'il y a quelques heureux possèsseurs des scd1 et de 777 sur le forum . Pourraient ils nous eclairé un peu ?
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Messagepar Alpes94 » 13 Mar 2004 13:15

Avant de nous faire...

" Les lecteurs SACD Sony multicanaux: comment ça marche...? "

....est-ce que tu peux mettre en ligne depuis ton site, les vues de l'intérieur de chacune des platines ?



Et puis, encore un truc...tu as oublié de parler de la SCD-X9.... :lol:


A +.
Gérard.
Ce disque FONTANA de HAUTE-FIDELITE est une merveille de mise au point technique. Il peut être joué sur tous les appareils microsillons anciens ou nouveaux et, sur un appareil stéréophonique, sa reproduction sera encore meilleure.
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Messagepar Scytales » 13 Mar 2004 14:54

Alpes94 a écrit:Avant de nous faire...

" Les lecteurs SACD Sony multicanaux: comment ça marche...? "

....est-ce que tu peux mettre en ligne depuis ton site, les vues de l'intérieur de chacune des platines ?


Malheureusement, je n'ai pas de photographies à moi, et ne peut donc les mettre en ligne ou les afficher directement.

Je livre donc des liens commentés vers les vues que je crois les plus intéressantes:

SCD-1:

Une photographie magnifique d'un SCD-1.

Vue de la face arrière. De gauche à droite et de haut en bas: les sorties analogiques symétriques et asymétriques, le sélecteur de sorties audio analogiques, un sélecteur de code infrarouge pour la télécommande du lecteur, le sélecteur de la fréquence de coupure du filtre analogique de sortie (sans la plaque de verrouillage) et les sorties numériques coaxiale et optique.

Une vue des circuits internes.


SCD-777ES:

Vu de l'électronique du SCD-777ES. La similitude est presque parfaite avec celle du SCD-1.


SCD-555ES:

Une vue d'ensemble de l'intérieur. Les composants de la partie conversion du circuit sont concentrés en bas à droite, près de la face avant, pour minimiser leur influence sur le circuit analogique. Les puces VC24 et S-TACT sont soudées au verso de la carte (positions figurées par des rectangles blancs). Les convertisseurs Current Pulse, blindés par des feuilles de cuivre, ne sont pas alignés afin de minimiser le risque d'influence réciproque et leur rayonnement sur les autres circuits.

Une autre vue de l'intérieur.

Encore une autre. On remarque la plaque de blindage avant qui isole l'afficheur du reste de l'appareil, ainsi que le circuit de commande du volume de la sortie casque en haut à droite.

Une vue plongeante sur les circuits. On distingue bien les multiples renforts du boîtier.

Détail de la carte de décodage et de gestion de la mécanique.

Une vue rapprochée sur la carte audio. Au premier plan, on voit des transistors de l'alimentation régulée des circuits analogiques au milieu d'un grand nombre de condensateurs de filtrage. Entre ces derniers, on distingue la tige de masse en cuivre des circuits analogiques. Notez les condensateurs Elna Silmic et Nichicon Fine Gold Muse, bien visibles ici, ainsi que les résistances Riken RMA dans les filtres passe-bas. Au-dessus des filtres, on remarque les régulateurs de tension destinés à l'alimentation de certains circuits numériques (les composants noirs troués en leur dessus).

Détail des deux transformateurs de type R-core: un pour les circuits numériques, l'autre pour les circuits analogiques. Les transformateurs sont montés sur une platine en cuivre. A droite, une carte portant des filtres secteurs, qui précèdent chacun un transformateur.

Détail de la carte alimentation. Les condensateurs de filtrage des alimentations des circuits analogiques sont collés au circuit et amortis par des feuilles gaufrées en cuivre. Au-dessus des alimentations, la carte de mise en forme du signal sur les sorties numériques.


SCD-XB940QS:

La carte audio, avec, de gauche à droite: la conversion numérique/analogique, le filtre passe-bas et ses alimentations régulées intégrées, implantées directement sur la carte.

Gros plan sur la carte de décodage et de gestion de la mécanique.

Vue d'ensemble de la mécanique, de la carte de décodage à haute densité, et de la carte audio. En comparant avec d'autres photographies des circuits du SCD-XB940QS, on constate que des composants sont de provenances différentes: il s'agit de changements apportés par un intervenant externe sur le modèle présenté (Même remarque pour les photographies ci-dessous). Bien que les composants d'origine ne soient pas tous d'un grade aussi élevé que ceux que l'on trouve dans la série ES, le niveau de qualité semble bon. On remarque par exemple des condensateurs Elna Silmic.

Vue de détail des circuits de conversion numérique/analogique. La puce VC24 Plus est soudée au verso du circuit (marquage blanc rectangulaire à droite). Veuillez noter sur la gauche de l'image quatre régulateurs de tension d'alimentation. Les convertisseurs Current Pulse sont blindés avec des feuilles de cuivre.

Détail du quartz amorti par un corset anti-vibratoire.

Vue globale de la carte d'alimentation. Notez le clip de ferrite antiparasitage sur le câble secteur.

Gros plan sur l'arrivée secteur et sur quelques condensateurs de filtrage des alimentations.
Dernière édition par Scytales le 03 Juil 2007 23:42, édité 31 fois.
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