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Les installations HiFi des forumeurs de HCFR.

Mon installation évolue

Message » 12 Juin 2018 23:19

Mon cher Indien. Ton compte-rendu m'a évidemment fait le plus grand plaisir. Je ne puis te remercier comme je le voudrais pour le moment car je m'absente aujourd'hui jusqu'à la fin du mois. Je ferai écho à tes propos dès mon retour ou peut-être avant si je trouve le moyen de correspondre. J'exposerai aussi les raisons pour lesquelles j'ai été amené à modifier mon installation depuis qu'Igor et des amis étaient venus me rendre visite. Et puis, je suis en bute à la vieillesse et mes oreilles me lâchent. Hélas, trois fois hélas, mais contre cela je ne puis rien. Cordialement Olivier

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Le daim
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Message par Google » 12 Juin 2018 23:19

 
 
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Message » 22 Juin 2018 10:15

indien29 a écrit:Après ces nombreuses années de passion et d’écoutes en divers endroits chez d’autres passionnés, j’effectue, quand le temps que me laisse mon activité pro, certains déplacements pour aller visiter des installations prometteuses à l’écoute chez d’autres forumeurs passionnés.

Je tiens à m’excuser auprès d’Olivier pour le retard pris à écrire ce CR, je l’avais écrit une première fois et une fausse manipulation a corrompu le fichier Word que je n’ai jamais pu ouvrir à nouveau, il m’a donc fallu me motiver à nouveau pour tout recommencer… et dégager à nouveau un peu de temps pour le faire.

J’aime la technique de l’audio et ces déplacements sont souvent enrichissants et permettent à chaque fois d’affiner les théories sur les systèmes, sur leurs mises en œuvre et sur l’adéquation du système pièce / enceinte.

C’est aussi et surtout l’occasion de rencontrer d’autres passionnés (pour ne pas dire très passionné) … de passer un bon moment à partager cette passion, de voir et comprendre comment font les autres, parfois de se remettre en question… on en ressort toujours plus riche de l’expérience des autres.

Me voici en Belgique, dans un village à proximité de Bruxelles, pour rencontrer Olivier, Il m’attend à l’entrée de sa maison de ville, dont la façade donnant sur la rue ne laisse rien entrevoir de ce qui se cache derrière.

Le parcours d’Olivier dans l’univers de la haute-fidélité, c’est quelque chose, il est aujourd’hui senior, avec l’expérience d’une vie entière dédiée à cette passion, avec un raisonnement et une évolution très intelligente de son installation, bien loin de certaines stupidités audiophiles.

Vous vous doutez que je n’allais pas faire tant de kilomètres pour rien !

Avant de venir, d’autres mon brifé, « tu vas entendre quelque chose que tu n’as jamais entendu, tu ne t’en remettras pas » ou encore « tant que tu n’as pas écouté l’installation d’Olivier, tu n’as pas entendu le graal… »

Bon et bien j’ai déjà entendu quelques bons systèmes dans des pièces dédiées, parmi les meilleurs même, donc je ne devrais pas avoir non plus trop de surprise me dis-je.

Le matériel mis en œuvre est correct, l’approche surprenante au premier regard, mais la pièce propose un volume énorme, avec un toit sous pente, j’avoue que ce sont surtout les commentaires qui m’ont motivé à venir, ainsi que la simplicité d’Olivier devant le montage « full DIY » de son installation en pièce dédié.



LE SYSTEME …

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Olivier à tout construit, les enceintes sont à la base des Voix du Théâtre, enfin de ce qu’il en reste, la caisse a été découpée et est aujourd’hui ouverte, sans face arrière…
Cette caisse pavillonnée reçoit un Altec 515, on est pas impressionné par la finition, ce n’est pas ici ce qui nous intéresse.

Posés sur ces caisses, se trouve un pavillon multi cellulaire des plus impressionnant, il compte 15 cellules, sa construction est somptueuse, il est motorisé par une compression TAD 4001, considérée comme l’une des meilleurs 2 pouces existante, si ce n’est la meilleure.
Le haut grave-médium et l’aigu seront donc bien défendu par ces couples, entièrement pavillonnés.

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A 2 mètre derrière les principales, se trouve 2 caissons de grave, 1 par enceinte, avec des grosses gamelles de 18 pouces dans des caisses BR volumineuses, c’est le minimum compte tenu du volume de la pièce.

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Au fond de cette pièce, justement, Olivier a installé un petit atelier d’électronique, l’une de ses passions… c’est ici qu’il a fabriqué ses amplis, tous sont à tubes et semblent montés avec beaucoup de connaissances et d’attention.


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En 2018, c’est un matériel qui semble sorti d’une autre époque et n’étant ni électronicien, ni spécialiste des amplis à tubes, je ne pourrais pas décrire avec précision les détails de ces amplis, nous allons donc écouter un couple ampli / enceintes / pièce prometteur.

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Côté filtrage, je suis plus à l’aise puisque 2 DCX avec tweak Selectronic servent à paramétrer l’ensemble du système, ils sont attaqués en numérique et servent donc aussi de DAC, je retrouve donc de vieux réflexes en les manipulant pour regarder comment est fait le filtrage et voir la nature des EQ et des alignements entre voies.

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Un atténuateur à résistances commutées 6 voies (un Goldpoint ?) gère le contrôle de volume, permettant à la source d’attaquer toujours au niveau maximal les convertisseurs du DCX pour s’assurer d’une résolution numérique toujours optimale.

La source est un simple ordinateur, avec une carte son à sortie numérique évidement.

La surprise se trouve quand même du côté des HP et des caisses, une VOT découpée, ce n’est pas banal, il y a une grosse modification de la charge arrière, car c’est une charge arrière ouverte et nous verrons tout à l’heure si les conclusions de ce montage sont bénéfiques ou pas.

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Les amplis à lampes sont chauds car Olivier m’attendait, ils sont posé au sol, avec la foret de câble qui va avec, les blocs amplificateurs sont séparés des blocs d’alim dédiés, c’est assez impressionnant.

Les caissons de grave sont eux, alimentés par 2 modules Hypex, d’une puissance juste suffisante pour attaquer les 18 pouces.

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Je suis prêt pour m’installer dans l’un des sièges rangés en ligne, dans l’axe précis des enceintes, Olivier se mets au poste de pilotage et m’envoie un premier morceau…

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Ce n’est pas un morceau de musique, c’est une claque !
Je ne dis rien, j’écoute, Oliver voit mon sourire, il sait ce que j’entends…

Cette installation spatialise le son, ça vient de partout !

L’espace est rempli autour de moi sans que je ne sache d’où cela vient, je n’ai pas en face de moi la voie de droite et la voie de gauche, j’ai l’impressions d’avoir 20 enceintes qui m’entourent !

La stéréo est décuplée et lorsque l’enregistrement propose des instruments dont le mixage est à 100% sur le canal droit, le son vient de l’enceinte, mais aussi…du côté droit de l’enceinte et au dessus !!!

La focalisation est fabuleuse mais spatiale, a tel point que je me pose même la question d’un effet électronique, évidemment, il n’en est rien !

Olivier enchaine avec un deuxième puis un troisième morceau, ce ne sont pas des effets sur les enregistrements, c’est le système qui restitue dans la pièce cet effet particulier.

Un coup de clé USB et mes quelques morceaux de références sont à l’écoute, le Félenko Yéfé de Momo Wandel Soumah (album Afro Swing) joue devant moi, enfin, autour de moi, lorsque Momo sort son SAX, tout y est, les attaques, la pureté, le SAX rempli la pièce, l’effet est global, envoutant… gloupsss, je reste pantois devant ce que j'entends.
L'effet d'enveloppement total est ce que nous devrions tous obtenir, mais cela demande de remplir quelques conditions, dont celle de la salle d'écoute, dont ce genre de volume est rare...

Je sélectionne ensuite des morceaux plus pop, l’installation est moins à son aise car l’assise dans le grave n’y est pas et l’installation ne propose pas d’infra grave, c’est principalement une installation faite pour son propriétaire qui écoute du classique, des instruments à vent ou à cordes !

Je joue un peu avec les EQ et les filtres, puis rapidement avec la position des SUB pour améliorer les choses dans le bas grave, mais le volume de la pièce demanderait des HP plus modernes, avec une amplification adaptée, mais est-ce bien utile à mon hôte qui n’écoute pas de morceaux avec un fort niveau dans l’infra ?
Le grave est présent, sans doute avec une pente descendante, mais il est là.

On en revient vite à ce que cette installation propose, une grande écoute sur de la belle musique et j’apprécie encore… l’enveloppement, la spatialisation extraordinaire de ce système…

Ma passion pour la technique de l’audio allume, depuis les premières secondes de cette écoute, des voyants d’alertes de toutes les couleurs, avec des tonnes de questions sur les raisons de cette incroyable spatialisation…

Ca vient d’où ?
- Est-ce les Altec en caisse VOT sans les fonds arrières, dont le rayonnement arrière excite les zones arrières de l’enceinte ?
- Est-ce les pavillons multicellulaires à grand angles d’ouvertures H et V ?
- Est-ce la pièce, ses formes en pente sous voute, cumulés à un volume énorme et à un montage souple des différents isolants ?

Et bien, je n’en sais rien, peut-être à un peu tout cela en même temps, c’est l’alchimie de tous ces ingrédients qui créé cette magie du son.

J’évoquerai plus tard la question avec d’autres passionnés, il semblerait probable que la spatialisation soit due à des effets de pièces, cumulé a un placement très judicieux de la zone d’écoute et des enceintes, loin des murs, cumulé à une directivité très large des enceintes.

Le pavillon multicellulaire fait clairement merveille dans ces gros volumes, loin des premières cloisons, les réflexions sont donc tardives.

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Cette installation serait donc le meilleur exemple qui soit de ce que doit être un positionnement dans la pièce, loin des cloisons, avec la chance inouïe d’un volume global énorme qui évite des modes stationnaires, que ne nous entendons pas ou peu, la pièce étant probablement, de par ses dimensions, en dehors d’un régime modal établis, car elle se trouve déjà au-dessus de la fréquence de Schroeder.

Je ne sais pas quel est l’effet exact des VOT ouvertes, je ne peux que constater le succès global de ce magnifique ensemble même si j'aimerais comprendre plus en détail les effets acoustiques jusque-là inconnus pour moi.

Merci à Olivier et à son épouse de m’avoir reçus chez eux, ils en on profité pour me faire découvrir le petit restaurent Italien du quartier, très agréable !

J’ai découvert lors de ces écoutes, la plus belle spatialisation entendue à ce jour.

- Ce type de spatialisation est-elle possible avec un montage InWall par exemple ?
- L’effet pourrait-il être aussi optimal sans le retour de l’onde arrière des VOT ouvertes ?

Je pose ici la question car, si l'effet entendu provient en partie de la nature de la charge particulière des VOT, il y a des tests à effectuer pour en comprendre l'incidence.

L’écoute chez Olivier m’a fait prendre conscience de l’importance vitale de l’interaction de la directivité des enceintes avec la pièce, avec pour conséquence de changer mes pavillons pour des pavillons à ouvertures ultra-large, des Arai 290.

L’envie de tester des multicellulaires, dont l’ouverture en V est importante, m’intéresserait aussi beaucoup.

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Si vous avez la possibilité de vous déplacer jusqu’à Bruxelles et si Olivier vous invite, foncez et ne ratez pas cette expérience.




Mon cher Indien. La qualité de ton CR et de la pertinence de son illustration m’ont vraiment touché. Un très grand merci pour la peine et le temps que tu as consacrés à cet exercice amical auquel rien ne t’obligeait envers quelqu’un que tu ne connaissais pas avant que je ne t’ouvre la porte de ma maison.

Je crois que tu as bien mis en lumière ce qui constitue la qualité première de mon installation et qu’un auditeur nouveau venu comme toi peut sans doute percevoir dès les premières mesures de la musique qu’il entend : une impression immédiate de spatialisation du son (même s’il ne s’agissait que d’écouter une voix soliste comme c’était le cas de la voix de DEDE BRIDGWATER que je t’ai fait entendre dès l’abord ou celle de la soprano Schroeder dans le merveilleux disque O NOBILISSIMA VIRIDITAS de la doctoresse de l’église VON BINGEN (12s), disque dont la prise de son de notre ami Igor est bien connue des mélomanes audiophiles), une spatialisation qui va de pair (et c’est là probablement que se trouve la qualité de mon installation) avec une focalisation parfaite sur la personne de l’interprète. La bouche de la chanteuse conserve sa dimension anatomique malgré la dispersion dans l’acoustique du souffle musical qui en sort. Lors d’une audition, je fais souvent entendre ces deux chanteuses l’une après l’autre car leur tessiture vocale est très différentes et le style de la musique qu’elles interprètent au antipode. Or j’estime qu’une installation qui se veut audiophile doit être capable de restituer tous les styles de musique acoustique, la musique électronique n’étant pas ma tasse de thé, mais pourquoi ne pas s’y soumettre si cela peut intéresser.

La musique qui se trouvait sur ta clé USB était très différente de celle que j’écoute habituellement. L’entendre fut donc un bon test pour moi aussi. Je ne suis pas chez moi pour le moment et je ne puis donc réentendre les différents morceaux que tu as utilisés mais, de mémoire, ces différents morceaux m’ont paru, malgré mes très mauvaises oreilles, très bien timbrés, rutilants dans les fréquences aigues, avec une assise de graves suffisamment sèche pour marquer le rythme, sans bavure ni débordement au-delà leur source instrumentale.

Tu as fait remarquer que pour une musique que tu qualifies de pop, l’assise de grave t’avait parue insuffisante et que le sous-grave était absent. Tu ne t’es pas trompé. Je n’ai pas avec moi le diagramme des courbes de réponse de l’installation (je le communiquerai ultérieurement) mais je reconnais volontiers que mon installation ne couvre qu’une plage de fréquences entre 50 et 10.000 c/s avec une pente légèrement descendante à partir de +/- 1.000 c/s. La qualité de restitution que tu as bien voulu souligner ne réside donc pas chez moi dans la restitution des fréquences extrêmes.

Je pourrais évidemment essayer de combler ce manque. Mais je ne le ferai vraisemblablement pas à cause de mon grand âge, de mon ouï de plus en plus déficiente et parce que j’estime que la restitution des fréquences extrêmes, qui chatouillent peut-être agréablement les oreilles de ceux qui les entendent, ne constitue en rien une condition indispensable pour restituer fidèlement le message musical. Un message musical qui est bien autre chose que les sons qui le composent, bien qu’il ait besoin pour être perçu dans toute sa complexité sensuelle de tous les sons mais peut-être moins de la restitution des sons les plus aigus ou les plus graves. L’essentiel étant de créer un juste équilibre entre les différentes parties du spectre sonore. C’est évidemment l’opinion d’un amoureux de la musique classique et son appréciation n’engage que lui.

Tu t’es interrogé, mon cher Indien, sur les particularités qui forment l’identité de mon installation. Il y a d’abord, évidemment et avant tout, la pièce dédiée, mon grand grenier (sur toute la surface de la maison) et son aménagement, avec un mélange de rayonnages remplis de livres et de rideaux contre les murs, des murs constitués par des briques nues à l’ancienne sommairement rejointoyées. Ma chance première a été de posséder un pareil lieu.

De nombreuses étapes ont marqué le cheminement progressif de l’installation. Si je devais en donner les éléments constitutifs qui me paraissent aujourd’hui être les plus fondamentaux, je dirais qu’il y a d’abord un système homogène à pavillons. Ce n’est pas courant. Car si certain comme toi, L’Indien, s’aventure dans la réalisation d’un système à pavillons (bravo pour ton courage !), il est très rare qu’il s’agisse d’un système où le médium/bas-médium soit également confié à un pavillon. Et cependant, d’après mon expérience, c’est indispensable pour éviter que le pavillon supérieur ne domine l’ensemble, avec la conséquence d’un manque indéchiffrable d’homogénéité (même après corrections) ou de l’apparition de l’effet (redoutable car difficilement contrôlable) dit de pavillon.

La suppression des tweeters a été aussi une extraordinaire étape vers l’homogénéisation de l’espace sonore. J’utilisais des tweeters à ruban que, malgré bien des essais, je n’étais jamais parvenu à intégrer convenablement dans le tissu musical de mon installation. Sans doute aurais-je pu chercher à utiliser des tweeters également à compression. J’ai préféré relever d’une dizaine de db le haut du spectre en utilisant les possibilités du BEHRINGER. L’Indien, qui a cependant des oreilles françaises, c’est-à-dire très sensibles aux sons aigus et à leur manque éventuel, n’a pas relevé un défaut dans ce registre.

Inhérents à la qualité de ce qu’on peut entendre, il y a les amplis à lampes. Ne réagissez pas bruyamment car je ne vous ouïrais pas ! Pour moi la qualité de l’amplification en puissance est essentielle et l’amplification à lampes dans le cas d’un système à pavillons irremplaçable. Ce sont selon moi les lampes qui donnent ce sentiment d’évidence et de plénitude sonore que L’Indien a soulignée.

Evidemment pas n’importe quel système à lampes ; un système sans contre-réaction, avec des lampes triées sur le volet pour leur aptitude à reproduire la bande de fréquences qui leur est destinée : des 300B de quelques watts pour les pavillons ALTEC de médium-aigus avec une haute-tension très mesurée (+/- 350v de plaque à plaque) (mes KR fonctionnent depuis de nombreuses années sans donner aucun signe de faiblesse ; je les mesure de temps en temps) ; quatre KT88 par ampli (push-pull parallèle) de deux ou trois dizaines de watts, plus fragiles sans doute (tension de plaque +/- 420v), mais qui ont une puissance plus que suffisante pour cornaquer mes demi VOT avec l’ampleur relevée par L’Indien.

L’ouverture de la face arrière des VOT est sans doute l’élément le plus spectaculaire de l’installation. Ce fut une gageure mais l’audace semble m’avoir réussi. C’était un coup d’audace que je pouvais entreprendre d’autant plus sereinement que je disposais de l’espace suffisant pour éloigner le baffle des murs environnants Je crains qu’à la mesure, son efficacité n’apparaisse pas d’une manière spectaculaire pour la bonne et simple raison que l’onde-arrière ainsi dégagée demeure de faible intensité par rapport à l’onde-avant issue de pavillon. Son principal avantage est à mon sens l’absence de coloration dans le bas-médium (entre 100 et 300 c/s), ce qu’aucune mesure de révélera.

Néanmoins, ma chirurgie n’a pas été parfaite. Je n’envisage pas ici l’aspect esthétique mais la fonction du dipôle ; le simple sciage de la caisse ne respecte probablement pas les règles de décentrage en matière de doublet acoustique et j’ai donc dû corriger la linéarité avec les filtres passe-bande du BEHRINGER.

Enfin, il y a un aspect de mon installation que nous n’avons pas exploré avec L’Indien : son appétence à reproduire les grands ensembles comme les symphonies ou les oratorios (pour les opéras, la vision par DVD ou BLURAY me semble indispensable, malgré des mises en scène parfois intrusives, surtout à cause des sous-titres qui permettent de comprendre ce qui est chanté. Un système avec lecteur de DVD et télé devrait être mis en place cet été après avoir vu et entendu chez Roland de Lassus une très belle version BLURAY berlinoise de la Passion selon St Mathieu).

Je crois pouvoir écrire sans trop paraître immodeste que c’est dans des œuvres musicales complexes que mon installation se révèle le mieux, précisément à cause de son pouvoir de spatialiser les sons tout en respectant la localisation de leur source. Je sais que la haute-fidélité apparait d’autant plus fidèle, c’est-à-dire vraisemblablement conforme à un original, que le message est simple comme c’est la cas pour un récital ou un quatuor (écoutez le 6ème ou le 8ème quatuor de Beethoven dans la merveilleuse prise de son du quatuor BELCEA, disponibles sur QOBUZ en haute définition, ou Hans Hotter ou Fritz Wunderlich ou Fischer-Dieskau dans les lieder de Schubert bien que ce soit des monos ; quel plaisir d’entendre ces voix qui ont disparus mais qui sont toujours présentes pour nous, grâce au disque et à une bonne installation !).

La reproduction en haute-fidélité des œuvres musicales complexe se heurte évidemment au barrage de la crédibilité : il est évidemment impossible de faire entrer dans un lieu domestique de quelques dizaines de mètres-carrés tout un orchestre symphonique qui remplit dans la réalité une salle de concert de sa superbe ou même tout un studio aménagé pour la recevoir. On ne peut donc espérer en avoir une copie chez soi qui soit, même en imagination, conforme à la réalité. Conforme à la réalité surement pas, mais une version qui conserve les qualités essentielles de l’œuvre musicale dans sa transposition domestique par le truchement de la haute-fidélité, c’est certainement possible.

Ecoutez à ce propos la 7ème symphonie de Beethoven par Boston et Fritz Reiner et surtout son célébrissime dernier mouvement. Malgré l’ancienneté de l’enregistrement, un des premiers enregistrements stéréophoniques commerciaux, la formidable vitalité de l’inspiration Beethovenienne y apparaît avec une évidence qui fait oublier l’impotence d’une reproduction qui n’est qu’électronique. Il n’est pas certain que ce même élan vital de l’œuvre puisse être perçu avec autant d’acuité dans l’interprétation de Karajan dont l’enregistrement des années 60 (donc de peu de la même époque) est également téléchargeable depuis QOBUZ dans une version remastérisée. Une bonne installation sert aussi à pouvoir comparer les interprétations des grands chefs d’orchestre ou d’opéra.

Peut-être cette digression sur le rôle de la haute-fidélité dans la restitution de la musique classique ne constitue-t-elle pas ce qui te touche en premier lieu, mon cher L’Indien. Disons que je me suis laissé aller. Que cela ne t’empêche pas de comprendre ma gratitude pour ton compte-rendu exemplaire. Cordialement Olivier

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Message » 25 Juin 2018 23:42

Bonsoir Le Daim
Superbe installation et beau compte rendu de L'Indien
Pourrais tu nous faire le synoptique de ton installation ?
D'aprés ce que j'ai lu , tu sors de ton ordi en numérique et tu alimentes en numérique 2 DCX .
Pourquoi deux car il semble que tu sois en deux fois trois voies (46+38+pavillon 15 cellules) .
Utilises tu tes DCX en mono .? Comment divises tu le signal numérique pour alimenter à la fois les deux DCX ?
Je possède moi Même un DCX alimenté en numérique via mon ordi ,une interface USB spdif hiface M2tech et un Behringer SRC 2496
J'aurai besoin d'une 4e voie et j'envisage d'acheter un 2e DCX d'occase .Mais je ne sais pas comment les alimenter tous les deux en numérique via le SRC ;
Tes réponses pourront peut être éclairer ma lanterne .
Bien cordialement
jlac42
 
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Message » 26 Juin 2018 9:46

Je fait appel effectivement à deux BERHINGER alors que je pourrais m'en contenter d'un seul. Je possédais ces deux appareils qui me furent indispensables lorsque j'utilisais des tweeters. Un BEHRINGER est consacré uniquement à la mise en forme des graves en stéréophonie.

Je ne fais pas appel à un système à clé USB comme interface avec l'ordinateur mais à une carte-son numérique, une carte LYNX 16e qui comporte plusieurs sorties numériques par fiche XLR, donc parfaitement adaptées aux BEHRINGER. Cependant, pour une raison que ne n'ai pu déterminer, seule une sortie de cette carte fonctionne convenablement. J'ai donc établi sur cette sortie une double connexion en parallèle dont chacune des branches est reliée à un des DBX en XLR. C'est évidemment un peu de soudure mais toute mon installation étant quelque peu faite-main, ce n'est pas les soudures qui me font peur.

Enfin le réglage du volume général de l'installation se fait au moyen d'un système à résistances sur galettes rotatives, six galettes qui tournent sur un axe à 24 pas, ce qui donne un contrôle des six canaux de mon installation, après les BEHRINGER, par bond de 2 db en principe. Le système potentiométrique est de marque DACT.

Cordialement Olivier

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Message » 27 Juin 2018 16:04

Igor Kirkwood a écrit:Merci à l'indien pour son CR très complet :thks: de l'installation de Olivier le daim :D , et son local traité d'exception de 90 m2 (le volume sans doute supérieur à 300 m3 ??)

J'ai entendu déjà deux fois l'installation d'Olivier et suis surpris par le triangle d'écoute 1er auditeur/enceintes de 2,60 m
En effet lors de mes précédentes écoutes celles-ci s'effectuaient à environ 5 mètres .

En plus lors de ces 2 précédentes écoutes, Paul avait mesuré des courbes de réponses, qui éclairaient l'excellentissime qualité du système d'Olivier.
Je crois savoir que Paul a des problèmes de santé et peut être pour cela ces mesures n'ont pas été faites. :wtf:

Ma conviction c'est que tout système Hi Fi devrait être mesuré afin, dans un premier temps, d'éviter des biais importants, comme celui du niveau de grave que l'indien juge trop faible et Olivier sans doute correct. Des mesures, qui manquent cruellement, trancheraient cette interrogation :zen:

Astucieux les sièges l'un derrière l'autre, ce qui évite la distorsion de l'image sonore de l'auditeur mal centré; seul un local aussi profond que celui d'Olivier peut autoriser cela.

Notons aussi la qualité des musiques écoutées :wink: , et l'aptitude parfaite de la chaine de Le daim de déguster, à la fois, de la Musique Classique, comme l'a apprécié roland_de_lassus , et le jazz à niveau élevé.


Salut Igor !

Il est vrai que j’avais beaucoup rapproché mon point d’écoute ; mais il est à présent un peu plus éloigné que les 2m60 que j’avais indiqués. C’est L’Indien qui l’a choisi en reculant son siège à l’endroit qu’il estimait le plus approprié et j’ai conservé cette position.

Depuis ta dernière venue chez moi, une modification plus importante encore a été apportée : l’estrade sur laquelle étaient installés les fauteuils d’écoute a été supprimée comme le laissent voir les photos de L’Indien. Les trois sièges, mis à la queue- leu-leu, reposent désormais sur le plancher. Mais les photos de L’Indien elles- mêmes ne sont plus tout-à-fait d’actualité. Elles montrent les demi-VOT sur un pied (constitué par un pavillon circulaire anciennement utilisé sur mes moteurs TAD et que j’avais retourné pour servir de socle). Les demi-VOT se trouvent aujourd’hui directement sur le sol, sans pied donc, et la jointure entre les demi-VOT et les pavillons multicellulaires (réplique ALTEC 1505) à hauteur d’oreilles.

La raison de ces changements trouve son origine dans les efforts que je fais pour pallier les déficiences de mes malheureuses oreilles. Le premiers des fauteuils d’écoute, celui qui se trouve très proche des haut-parleurs, est uniquement destiné à mon usage (le fauteuil destiné aux auditeurs avec de bonnes oreilles est celui du milieu) car une écoute rapprochée est peut-être un remède partiel à mon infirmité. J’essaye de mettre au point un système combinant l’écoute directe rapprochée de concert avec l’écoute au casque. Dans mon approche, le casque ne devrait reproduire que les fréquences aigües mises en forme par une sortie d’un de mes BEHRINGER. En tout cas l’écoute par les excellentes oreilles de Paul à partir de ce premier fauteuil (sans casque évidemment) a suscité de sa part la réflexion suivante : « C’est magique ; on croirait avoir à faire à un extraordinaire casque ; mais je n’en voudrais pas pour moi car je n’aime pas l’écoute au casque, même de cette manière ».


Je produirai les courbes de réponse de mon installation lorsque je serai chez moi. Elles sont le résultat d’une égalisation empirique contrôlée par REW réalisée à partir des filtres passe-bande paramétriques de mes BEHRINGER, donc beaucoup moins parfaites que celles de ton installation.

Cordialement Olivier

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Message » 27 Juil 2018 20:47

Voici une vue de l'état actuel de mon installation avec les demi-VOT sans socle. Trois fauteuils à la queue-leu-leu au centre de la pièce sont à la disposition des auditeurs. La position d'écoute privilégiée se trouve en s'asseyant sur le fauteuil du milieu, celui qui se trouve devant l'objectif sur la photo. Les oreilles de l'auditeur se trouvent à hauteur de la jointure entre les pavillons des demi-VOT et ceux des moteurs TAD à une distance d'environ 3m50 des membranes des moteurs TAD.

Le premier fauteuil est réservé à ceux qui comme moi sont peu ou prou sourdingues. C'est une sorte de casque mais avec trois dimensions et surtout avec de la profondeur, ce qui est peu inattendu. L'écoute depuis ce premier fauteuil peut aller de pair avec une courbe de réponse adaptée à mes déficiences auditives mais également avec une courbe de réponse pour oreilles normales. Une audition à partir de ce point d'écoute qui vous met le son dans les oreilles n'est pas sans charme ni enseignement même pour une personne sans handicap car elle fait grandement abstraction de l'acoustique de la pièce. C'est une sorte de monitoring. Cordialement Olivier
Fichiers joints
P1000856.JPG
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Quand l'effet de cornet d'une compression est recherché

Message » 29 Juil 2018 11:32

Salut Olivier :D

Intéressante ta recherche de l'écoute casque sur ton système.
Cela explique pourquoi cette distance si rapprochée (2,60 mètres ) pour ton confort personnel .
L'effet de cornet de la chambre de compression devenant en l' occurrence une qualité pour une super intelligibilité !

La comparaison de la reproduction sonore entre casque et enceinte m'a toujours intéressé et intrigué.
En particulier l'ultime clarté du casque dans le haut médium et l'aigu. Mais toute tentative d'essayer de récréer sur enceintes cette diabolique clarté en médium/aigu d'un très bon casque , comme le Stax avait échoué.
En effet si l'on égalise "droit" de 20 Hz à 10000 Hz le son devient criard.
Je me souviens de NOIR et Spads pour qui une égalisation devait être droite jusqu'à 10 kHz ! Mais le rendu sur chambre de compression ou pas était dés lors agressif ..... Mais cela pouvait plaire :zen:

Il se trouve que dans mon nouveau Studio de Briare l'égalisation est pratiquement droite jusqu'à 10 kHz ; mais sans ce côté criard que j'ai toujours décelé en cas de tentatives de faire monter la courbe cible en aigu d'une façon excessive.
L'explication serait dans le traitement acoustique très amorti du local avec un RT 60 de l'ordre 0,17.
Avec l'avantage d'un aigu de type casque mais sans agressivité.

Le beurre et l'argent du beurre en quelque sorte :wink:
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Igor Kirkwood
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Message » 29 Juil 2018 11:55

Mon cher Igor. Merci de ta constante attention à ce que je peux écrire sur le forum. Le point d'écoute a été quelque peu reculé par L'Indien lorsqu'il est venu chez moi et j'ai conservé cette distance qui est maintenant de +/-350 mesurés à partir de la membrane des compressions. J'essaye désespérément de mettre sur le forum les courbes de réponse de mon installation telles qu'elles sont données par REW et je n'y parviens pas. Comment fais-tu ? Un petit conseil sur ce point très pratique me serait utile et je t'en remercie par avance. Cordialement Olivier

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La haute-fidélité est une servante de la musique et non une fin en soi.
Le daim
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Message » 29 Juil 2018 16:06

Bonjour Olivier et Igor.

Très interréssant ce que tu dis Igor, un relevé de pression acoustique au point d'écoute est très intéressant pour voir ce que nous écoutons au point d'écoute.

Mais cette courbe de réponse "en puissance" dépends avant tout de la façon dont la mesure est opérée.

Ma méthode MMM en est une mais tous ne pouvons solliciter JLO à chaque fois que nous voulons effectuer une mesure.

Il reste donc soit le sinesweep par REW par exemple, mais celui ci doit avoir un fenetrage fixe (ceux de REW par défaut avec 125ms left et 500ms right sont bons) et il faut moyenner en plusieurs points. C'est compliqué d'autant que chacun devrait avoir le meme protocole de position de micro etc... Trop complexe...

Reste donc la RTA de REW que je test en micro tournant, avec un average long (32) et qui donne en instantané une mesure fiable et dupliquable par tous au point d'écoute.

Ainsi et avec une méthode de mesure identique, nous pourrions comparer la courbe de réponse perçue par tous.

Différentes méthodes de mesures donnent des résultats très différents et zéro fiabilitée pour un comparatif.
Ce qui peu paraitre être une réponse plate au point d'écoute par une méthode, peut être une courbe avec bien plus de grave avec une autre méthode RTA, mais c'est vrai que la MMM est idéale, tout le monde devrait se mettre à trackanalyser https://www.ohl.to/archives/335 et avoir le même fichier sweep etc.

Peut être moins simple qu'une RTA dans REW dont les paramètres seraient les même pour tous.

J'ouvre un post en ce sens pour qu'ensemble, nous puissions définir d'un procolole de mesure universel HCFR : http://www.homecinema-fr.com/forum/acoustique-correction-active-et-logiciels-de-mesure/mesure-au-point-d-ecoute-protocole-standard-hcfr-t30089211.html

La configuration dans mon profil


Entre 2 soeurs jumelles, on a jamais su laquelle ressemblait le plus à l'autre...
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indien29
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Message » 15 Aoû 2018 10:35

Le daim a écrit:Mon cher Indien. La qualité de ton CR et de la pertinence de son illustration m’ont vraiment touché. Un très grand merci pour la peine et le temps que tu as consacrés à cet exercice amical auquel rien ne t’obligeait envers quelqu’un que tu ne connaissais pas avant que je ne t’ouvre la porte de ma maison.


Désolé, Olivier, d'avoir mis tant de temps pour réagir à la lecture du CR remarquable de l'Indien. Il me permet de mieux comprendre ta configuration et son potentiel, d'un intérêt exceptionnel. Sans avoir écouté ta chaîne, je peux établir des comparaisons avec d'autres, elles aussi à haut-rendement, que j'ai pu ''croiser''. Une configuration, basée sur des ''Voix du Théâtre'' non modifiées associées à des pavillons quinze cellules, m'a particulièrement intéressée. J'ai pu en constater les évolutions successives. Initialement passive (''powered by'' Audio-Note), puis active (filtre ElectroVoice DX46 FIR), et à nouveau, passive, ses écoutes réitérées ont été une expérience pleine d'enseignements.

Le daim a écrit:Je crois que tu as bien mis en lumière ce qui constitue la qualité première de mon installation et qu’un auditeur nouveau venu comme toi peut sans doute percevoir dès les premières mesures de la musique qu’il entend : une impression immédiate de spatialisation du son (même s’il ne s’agissait que d’écouter une voix soliste comme c’était le cas de la voix de DEDE BRIDGWATER que je t’ai fait entendre dès l’abord ou celle de la soprano Schroeder dans le merveilleux disque O NOBILISSIMA VIRIDITAS de la doctoresse de l’église VON BINGEN (12s), disque dont la prise de son de notre ami Igor est bien connue des mélomanes audiophiles), une spatialisation qui va de pair (et c’est là probablement que se trouve la qualité de mon installation) avec une focalisation parfaite sur la personne de l’interprète. La bouche de la chanteuse conserve sa dimension anatomique malgré la dispersion dans l’acoustique du souffle musical qui en sort. Lors d’une audition, je fais souvent entendre ces deux chanteuses l’une après l’autre car leur tessiture vocale est très différentes et le style de la musique qu’elles interprètent au antipode. Or j’estime qu’une installation qui se veut audiophile doit être capable de restituer tous les styles de musique acoustique, la musique électronique n’étant pas ma tasse de thé, mais pourquoi ne pas s’y soumettre si cela peut intéresser.


A l'évidence, une chaîne ne peut être d'excellence sans respecter absolument le message source qui lui est confié pour restitution, quel qu'il soit. Pourtant, certains souhaitent le modifier ou l'amputer, imaginant accroître, par leurs interventions électroniques et/ou acoustiques, les émotions ressenties par la majorité de leurs auditeurs-clients ? Est-ce justifiable ? J'ai plutôt constaté un marché de dupe, un bilan perdant-perdant. L'intégrité du signal restitué devrait être un pré-requis absolu d'excellence, un certificat de ressenti des émotions souhaitées et transmises par les artistes.

Comme tu le sais, je m'intéresse depuis une trentaine d'années aux avantages et contraintes des charges ouvertes, décrits dans de nombreux compte-rendus d'écoute. Une charge de tes Voix du Théâtre ''scalpées'' les différencie absolument du modèle initial. D'après ses compte rendus d'écoutes, ta version présente des caractéristiques typiques des charges ouvertes, grande liberté des membranes et association d'une onde directe à des ondes arrières, réfléchies.

Principale différence avec mes ''simples'' baffles plans, dipolaires en large-bande, le pavillon avant à effet adaptateur d'impédance acoustique. En augmentant substantiellement le rendement, donc l'efficacité de l'onde avant, il accroît son niveau par rapport aux ondes arrières, réfléchies. Conséquence, l'effet passe haut du court-circuit acoustique en est atténué. Sa fréquence d'intervention doit être un peu plus basse que pour un ''simple'' baffle plan à émissions dipolaires... Du pour et du contre selon la stratégie recherchée.

Le daim a écrit:La musique qui se trouvait sur ta clé USB était très différente de celle que j’écoute habituellement. L’entendre fut donc un bon test pour moi aussi. Je ne suis pas chez moi pour le moment et je ne puis donc réentendre les différents morceaux que tu as utilisés mais, de mémoire, ces différents morceaux m’ont paru, malgré mes très mauvaises oreilles, très bien timbrés, rutilants dans les fréquences aiguës, avec une assise de graves suffisamment sèche pour marquer le rythme, sans bavure ni débordement au-delà leur source instrumentale.
Tu as fait remarquer que pour une musique que tu qualifies de ''pop'', l’assise de grave t’avait parue insuffisante et que le sous-grave était absent. Tu ne t’es pas trompé. Je n’ai pas avec moi le diagramme des courbes de réponse de l’installation (je le communiquerai ultérieurement) mais je reconnais volontiers que mon installation ne couvre qu’une plage de fréquences entre 50 et 10.000 c/s avec une pente légèrement descendante à partir de +/- 1.000 c/s. La qualité de restitution que tu as bien voulu souligner ne réside donc pas chez moi dans la restitution des fréquences extrêmes.
Je pourrais évidemment essayer de combler ce manque. Mais je ne le ferai vraisemblablement pas à cause de mon grand âge, de mon ouï de plus en plus déficiente et parce que j’estime que la restitution des fréquences extrêmes, qui chatouillent peut-être agréablement les oreilles de ceux qui les entendent, ne constitue en rien une condition indispensable pour restituer fidèlement le message musical. Un message musical qui est bien autre chose que les sons qui le composent, bien qu’il ait besoin pour être perçu dans toute sa complexité sensuelle de tous les sons mais peut-être moins de la restitution des sons les plus aigus ou les plus graves. L’essentiel étant de créer un juste équilibre entre les différentes parties du spectre sonore. C’est évidemment l’opinion d’un amoureux de la musique classique et son appréciation n’engage que lui.


50 à 10.000 Hz, soit 500.000, si je décompte bien le produit des deux fréquences. La ''vieille règle'' des 400.000, pointe un résultat trop élevé pour assurer un parfait équilibre subjectif. En l'absence de véritable tweeter une bande passante de 40 à 10.000 Hz serait en théorie plus équilibrée à l'écoute. Selon l'Indien, l’assise de grave parait effectivement insuffisante et le sous-grave est absent. Dans ces condition, la ''règle'' des 400.000, recommande une bande passante de 20 à 20.000Hz. En cas de restitution de la première octave un tweeter serait souhaitable...

Le daim a écrit:Tu t’es interrogé, mon cher Indien, sur les particularités qui forment l’identité de mon installation. Il y a d’abord, évidemment et avant tout, la pièce dédiée, mon grand grenier (sur toute la surface de la maison) et son aménagement, avec un mélange de rayonnages remplis de livres et de rideaux contre les murs, des murs constitués par des briques nues à l’ancienne sommairement rejointoyées. Ma chance première a été de posséder un pareil lieu.


En effet, un vrai auditorium... adapté acoustiquement par la configuration architecturale et mobilière. Son important volume d'air à déplacer par les transducteurs le rend exigeant pour les transducteurs dans le grave. Difficile à obtenir pour restituer correctement la première octave. Dans ces conditions, mieux vaut une assise du grave insuffisante, le sous-grave étant absent, pour assurer le respect de l'équilibre acoustique du système, en dépit de l'énergie accrue des ondes réfléchies, imposée par un peu d'émission dipolaire.

Le daim a écrit:De nombreuses étapes ont marqué le cheminement progressif de l’installation. Si je devais en donner les éléments constitutifs qui me paraissent aujourd’hui être les plus fondamentaux, je dirais qu’il y a d’abord un système homogène à pavillons. Ce n’est pas courant. Car si certain comme toi, L’Indien, s’aventure dans la réalisation d’un système à pavillons (bravo pour ton courage !), il est très rare qu’il s’agisse d’un système où le médium/bas-médium soit également confié à un pavillon. Et cependant, d’après mon expérience, c’est indispensable pour éviter que le pavillon supérieur ne domine l’ensemble, avec la conséquence d’un manque indéchiffrable d’homogénéité (même après corrections) ou de l’apparition de l’effet (redoutable car difficilement contrôlable) dit de pavillon.


Tout à fait d'accord, je l'ai constaté chez quelques amis, difficile de compenser harmonieusement une trop grande disparité de rendement entre le bas et le haut médium, même en multi-amplification, activement et numériquement filtrée et égalisée. Malgré le potentiel de l'égalisation active, mieux vaut un bon équilibre, en niveaux et phase, de la conception acoustique de base.

Le daim a écrit:La suppression des tweeters a été aussi une extraordinaire étape vers l’homogénéisation de l’espace sonore. J’utilisais des tweeters à ruban que, malgré bien des essais, je n’étais jamais parvenu à intégrer convenablement dans le tissu musical de mon installation. Sans doute aurais-je pu chercher à utiliser des tweeters également à compression. J’ai préféré relever d’une dizaine de dB le haut du spectre en utilisant les possibilités du BEHRINGER. L’Indien, qui a cependant des oreilles françaises, c’est-à-dire très sensibles aux sons aigus et à leur manque éventuel, n’a pas relevé un défaut dans ce registre.


Toujours, la disparité de rendement entre transducteurs. La ''Loi des 400.000'', est peut-être subjective, elle reste d'une grande utilité pratique, l'équilibre sonore limité vers le haut, imposant une limitation volontaire vers le bas, ''CQFD''.
Avec une bande passante débutant à 40Hz, inutile de ''forcer'' l'étendue fréquentielle restituée au dessus de 10.000Hz. Le déséquilibre subjectif induit est confirmé par ton constat, l'Indien...

Nous avons beaucoup discuté cette question avec mon ami Michel lors de mes diverses écoutes de ses Voix du Théâtre.
Étant plutôt adepte du ''400.000=40x20.000'', ma configuration dipolaire inclut une extension de la restitution à la première octave par caisson actif dédié (forcément omnidirectionnel), optimisé pour adaptation à ma ''cabine'' de 40m3. À l'autre bout du spectre, la disposition de tweeters/super-tweeters assure l'extension de la restitution au delà de 20kHz, tout en respectant la dipolarité , précaution loin d'être inutile dans ce contexte. Dans ces conditions, les compte-rendus d'audition en ''large-bande'' de mes visiteurs ne décèlent aucune agression. Ils citent une écoute apaisante et réaliste.

Certaines compressions deux pouces sont capables de restituer le médium-aigu et l'aigu dans les limites de 20kHz. C'était le cas de la chaîne ''Voix du Théâtre'' de Michel lors de ma première écoute. Excellente et bien équilibrée, elle était absolument satisfaisante subjectivement. Cependant, dans ces conditions, un léger manque d'extrême-aigu semblait pourtant limiter la restitution des micro-informations responsables de la restitution d'un espace sonore réaliste. Le ressenti est subtile, je ne parle pas ici de véritable absence.

Extrait (datant de quelques années) d'une de mes interventions lors d'une ''conversation'' avec Michel : « En tous cas, ''en l'état'' cette configuration offre un bel avenir à la condition d'ajouter un ''vrai'' tweeter, je l'entends comparativement à ma propre chaîne moins ambitieuse, plus ''domestique'', et d'étendre la bande passante vers la première octave. Toujours comparativement à ma chaîne, l'infra manque un peu, sans tweeter, et probablement plus avec.

Michel a, par la suite, implanté un tweeter à compression capable de ''monter'' à 40kHz, bien au delà des capacités des meilleures jeunes oreilles. Après écoute chez Michel, un rééquilibre subjectif parut indispensable pour éviter toute fatigue auditive liée à la restitution du haut du spectre. Proche de Jean Higara, Michel a choisi, sur son conseil, un caisson d'infra-grave amplifié au rapport qualité/prix exceptionnel, le Magnat Oméga 380 dans sa version d'origine.
Après réglage de la fréquence de coupure, de la pente et surtout des niveaux d'amplification, pour ''récupérer'' l'écart de rendement, le résultat était tout à fait remarquable sur 20x20.000=400.000... Ni stress ni fatigue auditive malgré une large bande passante permettant un réalisme de restitution exceptionnel, une meilleure perception de l'espace sonore même, et surtout, à haut niveau d'écoute...cqfd.

Pour une écoute très satisfaisante, on peut très bien se contenter d'une bande passante limitée à 40-10.000Hz. Les compte-rendus de tes visiteurs le démontrent. Par contre, pour des émotions large-bande, pas de demi-mesures, c'est (super ?)-tweeter et caisson.
Depuis longtemps cette stratégie appliquée à mes configurations n'a provoquée ni oreilles ''déchirées'', ni maux de tête chez mes visiteurs, au contraire.

Le daim a écrit:Inhérents à la qualité de ce qu’on peut entendre, il y a les amplis à lampes. Ne réagissez pas bruyamment car je ne vous ouïrais pas ! Pour moi la qualité de l’amplification en puissance est essentielle et l’amplification à lampes dans le cas d’un système à pavillons irremplaçable. Ce sont selon moi les lampes qui donnent ce sentiment d’évidence et de plénitude sonore que L’Indien a soulignée.


Je le pense aussi, Olivier, mais ce constat ne concerne pas tous les amplificateurs à lampe, il y en a des bons et moins bons... c'est aussi le cas dés électroniques à semi-conducteurs...

Pour illustration du bon côté des chose, une histoire concernant une chaîne sans pavillons, la mienne. Elle a toujours été équipée d'amplificateurs à transistors, dont le Rotel RHB10 de l'ancienne série très haut de gamme ''Michi''. Véritable double-mono mesuré à 2x250W, chaque alimentation comprend un transformateur torique de 1.000V/A... Il offre un service de qualité depuis plusieurs décennies... sans m'imposer les précautions indispensables pour la maintenance de certaines électroniques à tube...

Stéphane, excellent électronicien professionnel, passionné de restitution sonore, spécialiste des alimentations, a totalement ''revisité'' deux Quad II il y a quelques années. Chaque circuit a été réétudié, remis à jour. Ses composants électroniques ont été remplacé par des équivalents techniquement plus récents et performants. Les alimentations ont vu leur technologie sérieusement évoluer, modernisées, pour une meilleure disponibilité d'un courant plus ''propre''.

Nous avons organisé une écoute en compagnie de mes dipôles. Résultat remarquable, le Michi était surpassé, en particulier en matière d'énergie perçue, d'impact, dans le médium-aigu. Dans ces conditions, la restitution d'une excellente prise de son de violon était remarquablement exceptionnelle, tant le frottement de l'archet sur les cordes était réaliste et dense. Je n'avais jamais entendu une telle acuité avec des amplificateurs ''transistorisés'' !...

Le daim a écrit:Évidemment pas n’importe quel système à lampes ; un système sans contre-réaction, avec des lampes triées sur le volet pour leur aptitude à reproduire la bande de fréquences qui leur est destinée : des 300B de quelques watts pour les pavillons ALTEC de médium-aigus avec une haute-tension très mesurée (+/- 350v de plaque à plaque) (mes KR fonctionnent depuis de nombreuses années sans donner aucun signe de faiblesse ; je les mesure de temps en temps) ; quatre KT88 par ampli (push-pull parallèle) de deux ou trois dizaines de watts, plus fragiles sans doute (tension de plaque +/- 420v), mais qui ont une puissance plus que suffisante pour cornaquer mes demi VOT avec l’ampleur relevée par L’Indien.


Ma jeunesse auditive en compagnie d'électroniques (mono) à tubes, élaborées par mon paternel, m'a laissé de ''grands'' souvenirs d'écoute au ''tube''. Dix 10 Watts seulement alimentaient un 34cm Ferrivox (chant magnétique, 17000 Gauss...) entre 30 et 5.000Hz, chargé par 300 litres et associé à un tweeter à compression filtré à 12dB, ...rendement, environ 100dB/W. Les amis de mon père étaient aussi très investis... Un de ses camarades d'études s'appelait Michel de Coanda, à l'origine de la société Filson, spécialisée dans l'amplification à tubes haut de gamme. Pour ceux qui ont le ''recul'' des années 1960/70, rappelez vous le prix Michel de Coanda attribué chaque année à l'époque du Festival du Son...

Sans ignorer pas les grands principes électroniques, je n'ai pas choisi d'approfondir ce domaine, il y a tout de même cinq décennies mon choix s'est porté sur la ''conception d'émetteurs acoustiques''. Malgré les très grands moments d'émotion ressentis en compagnie de la chaîne monophonique de mon père, je m'adresse, par facilité d'exploitation, à des électroniques semi-conducteurs de qualité. Mais je reste loin de l'insensibilité à la restitutions des meilleures réalisations ''tubesques'', ...sous condition d'un minimum de neutralité.

Le daim a écrit:L’ouverture de la face arrière des VOT est sans doute l’élément le plus spectaculaire de l’installation. Ce fut une gageure mais l’audace semble m’avoir réussi. C’était un coup d’audace que je pouvais entreprendre d’autant plus sereinement que je disposais de l’espace suffisant pour éloigner le baffle des murs environnants Je crains qu’à la mesure, son efficacité n’apparaisse pas d’une manière spectaculaire pour la bonne et simple raison que l’onde-arrière ainsi dégagée demeure de faible intensité par rapport à l’onde-avant issue de pavillon. Son principal avantage est à mon sens l’absence de coloration dans le bas-médium (entre 100 et 300 c/s), ce qu’aucune mesure de révélera.
Néanmoins, ma chirurgie n’a pas été parfaite. Je n’envisage pas ici l’aspect esthétique mais la fonction du dipôle ; le simple sciage de la caisse ne respecte probablement pas les règles de décentrage en matière de doublet acoustique et j’ai donc dû corriger la linéarité avec les filtres passe-bande du BEHRINGER.


Tout à fait d'accord, avec les charges ouvertes dont l'absence de coloration de la transition haut-grave / bas-médium (entre 100 et 300 c/s) signe l'inexistence d'effet de boîte, phénomène général en cas de charge arrière fermée. Cette perturbation acoustique correspond à la perception du retour d'onde à travers les membranes émettrices. Pour des raisons commerciales, certains concepteurs d'enceinte acoustique recherchent une certaine amplification de ce phénomène. Ils utilisent la légère imprécision résultante dans cette zone de transition pour obtenir une douce, mais artificielle, ampleur de restitution, éventuellement masquer un grave un peu court. Le but avancé, estomper d'éventuelles agressions du système auditifs, dues aux défauts de certaines prises de son, pour ''plaire'' à certains clients potentiels. La rigueur apportée par les charges ouvertes rend justice aux meilleures sources dont la restitution peut devenir exceptionnelle.

Pour cette raison j'aurais souhaité développer une configuration dipolaire équilibrée, haut-rendement, sur tout le spectre sonore. Cette stratégie est malheureusement inaccessible sans transducteurs médiums et aigus structurellement dipolaires. Leur conception nécessiterait l'association d'une chambre de compression pavillonnée sur chaque face de la membrane, mission très difficile à réaliser... et obligatoirement chère.

Cet bjectif est plus facile à réaliser dans le bas-médium/haut-grave. De nombreux haut-parleurs coniques haut-rendement actuels sont facilement adaptables à la di-polarisation. Tes deux Voix du Théâtre le démontrent, Olivier. Seule limitation, le court-circuit acoustique modéré. Il peut être compensé par une voie grave/haut-grave à résonateur dont j'ai démontré l'homogénéité de performances en transitoires avec les charges médium ouvertes, dipolaires.

Quand à la linéarité des dipôles, un article de la revue l'Audiophile avait traité de l'impact de leur configuration structurelle. Il est plus marqué dans le médium/aigu que dans le bas du spectre. D'après mon expérience, on peut conseiller un décentrage de l'alignement vertical des transducteurs sur le baffle (qui n'était pas plan dans le cas de l'Audiophile).

Acoustiquement, le plus important reste une bonne gestion de l'acoustique architecturale pour le respect des ondes indirectes, réfléchies, en évitant les ondes stationnaires. La position des baffles vis à vis des cloisons est critique pour ule contrôle de la masse de l'air contenu dans le local d'écoute. Le sujet mérite un livre...

Le daim a écrit:Enfin, il y a un aspect de mon installation que nous n’avons pas exploré avec L’Indien : son appétence à reproduire les grands ensembles comme les symphonies ou les oratorios (pour les opéras, la vision par DVD ou BLURAY me semble indispensable, malgré des mises en scène parfois intrusives, surtout à cause des sous-titres qui permettent de comprendre ce qui est chanté. Un système avec lecteur de DVD et télé devrait être mis en place cet été après avoir vu et entendu chez Roland de Lassus une très belle version BLURAY berlinoise de la Passion selon St Mathieu).


Un des points forts de ma configuration, la possibilité de modifier rapidement ma configuration électronique pour passer d'une écoute purement stéréophonique à une autre, multicanale (5 à 7, 11 à terme...) grâce à la haute qualité de restitution sonore du lecteur ''universel'' Denon DBT 3313UD et du remarquable Marantz AV7702Mk2. À eux deux, ils lisent les BR-V&A, mais aussi les DVD-A et SACD multi dans des conditions remarquables...

Pour l'image, un écran OLED Philips 55POS9002 est au top. Il assure une image de taille suffisante pour le local de 16m², elle ne serait pas adapté à ton auditorium. Pour les bonnes prises de vues, l'effet tridimensionnel est remarquable. L'option Ambilight augmente l'impression d'être dans la salle de concert. Ceux qui passent par les pays de Savoie sont les bienvenus ... pour ''jeter'' œil et oreille.

Le daim a écrit:Je crois pouvoir écrire sans trop paraître immodeste que c’est dans des œuvres musicales complexes que mon installation se révèle le mieux, précisément à cause de son pouvoir de spatialiser les sons tout en respectant la localisation de leur source. Je sais que la haute-fidélité apparaît d’autant plus fidèle, c’est-à-dire vraisemblablement conforme à un original, que le message est simple comme c’est la cas pour un récital ou un quatuor (écoutez le 6ème ou le 8ème quatuor de Beethoven dans la merveilleuse prise de son du quatuor BELCEA, disponibles sur QOBUZ en haute définition, ou Hans Hotter ou Fritz Wunderlich ou Fischer-Dieskau dans les lieder de Schubert bien que ce soit des monos ; quel plaisir d’entendre ces voix qui ont disparus mais qui sont toujours présentes pour nous, grâce au disque et à une bonne installation !).


Grâce au rendement, je ne doute pas un seul instant de la restitution, certainement très véridique chez toi. Par expérience, je constate, pour restituer des œuvres complexes, que le multicanal est une solution à sérieusement envisager. Je dispose, entre autres du BR de l'opéra de Pursell, Dido and Aeneas, interprété sous la baguette du chef d'orchestre William Christie. Le disque propose une option rare, LPCM 24/96k 5 canaux... remarquable !
D'accord avec toi, Olivier, quelles émotions à l'écoute de grandes voix d'artistes disparus, quelque soit leur domaine, classique, Jazz ou ''variété''.

Le daim a écrit:La reproduction en haute-fidélité des œuvres musicales complexe se heurte évidemment au barrage de la crédibilité : il est évidemment impossible de faire entrer dans un lieu domestique de quelques dizaines de mètres-carrés tout un orchestre symphonique qui remplit dans la réalité une salle de concert de sa superbe ou même tout un studio aménagé pour la recevoir. On ne peut donc espérer en avoir une copie chez soi qui soit, même en imagination, conforme à la réalité. Conforme à la réalité sûrement pas, mais une version qui conserve les qualités essentielles de l’œuvre musicale dans sa transposition domestique par le truchement de la haute-fidélité, c’est certainement possible.
Écoutez à ce propos la 7ème symphonie de Beethoven par Boston et Fritz Reiner et surtout son célébrissime dernier mouvement. Malgré l’ancienneté de l’enregistrement, un des premiers enregistrements stéréophoniques commerciaux, la formidable vitalité de l’inspiration Beethovenienne y apparaît avec une évidence qui fait oublier l’impotence d’une reproduction qui n’est qu’électronique. Il n’est pas certain que ce même élan vital de l’œuvre puisse être perçu avec autant d’acuité dans l’interprétation de Karajan dont l’enregistrement des années 60 (donc de peu de la même époque) est également téléchargeable depuis QOBUZ dans une version remastérisée. Une bonne installation sert aussi à pouvoir comparer les interprétations des grands chefs d’orchestre ou d’opéra.
Peut-être cette digression sur le rôle de la haute-fidélité dans la restitution de la musique classique ne constitue-t-elle pas ce qui te touche en premier lieu, mon cher L’Indien. Disons que je me suis laissé aller. Que cela ne t’empêche pas de comprendre ma gratitude pour ton compte-rendu exemplaire. Cordialement Olivier


Là aussi, le multicanal bien enregistré peut nous placer au mieux dans la salle de concert en nous faisant ''oublier'' la taille du local de restitution (même très limité, c'est le cas chez moi). Pas seulement pour la musique classique, mais aussi pour des œuvres appartenant à d'autres ''domaines'' musicaux. Par exemple, j'aime visionner en multicanal le dernier concert de Melody Gardot à l'Olympia. Il y a sa voix, sa présence, mais aussi ses exceptionnels musiciens de Jazz... j'aime aussi, par exemple, le BR du concert Souchon / Voulzy ou la prise de son plus intime de McCartney aux Studios Capitol (Diana Krall à la direction artistique...), de grands moments d'émotion !

Autre joyau en pur audio, des versions SACD des enregistrements 3 canaux la série ''Living Stereo'' datant des années 50/60. Seule une chaîne de restitution multicanale peut leur rendre justice... exceptionnelles écoutes.
Rappel de suggestion pour conclure. Un moteur de compression médium d'un prix pouvant justifier le ''scalp'' sacrificiel de sa charge arrière et la libéralisation de l'onde correspondante... pour compléter celle de ta Voix du Théâtre... une manière de compléter sa dipolarité. Le naturel, la spontanéité de la transcription sur une large plage fréquentielle ne devrait pas te le faire regretter.
Excusez moi de ce long bavardage à propos d'une configuration qui m'intéresse même si je ne l'ai pas écoutée !
Dernière édition par JACBRU le 22 Sep 2018 11:56, édité 1 fois.
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Message » 16 Aoû 2018 18:07

Hello mon cher Jacbru. Je suis toujours très heureux de te lire et je constate avec plaisir qu’une véritable complicité d’audiophile a pu s’établir entre nous. L’exégèse que tu as faite de mon texte est certainement tout aussi intéressante que le texte lui-même, en apportant, en regard de ma façon de mettre en œuvre la haute-fidélité, une autre expérience dans une autre voie de réalisation. Les chemins différents que nous avons suivis vers la mythique perfection audiophile nous ont été tracés dès l’origine par les lieux que nous avons choisis pour y planter nos installations : un studio de dimensions réduites pour la tienne, ce qui a entraîné le souci de la perfection nécessaire pour une écoute rapprochée (où l’absence de déphasage aux jointures et même de filtre coupe-bande est sans doute primordiale) ; un grenier sur toute la surface de la maison pour mon installation, ce qui m’a obligé faire appel au haut-rendement en multiamplification et à me pencher sur les possibilités de la correction électronique, confronté comme je l’étais à l’acoustique d’une grande pièce qu’il m’était impossible de traiter complètement par des moyens physiques.

J’ai relevé que tu estimais que l’extrême grave limité chez moi à quelque 50 c/s était probablement un peu court, notamment si on faisait application de la loi des 400.000, en raison du fait que l’extrême aigu se prolongeait au-delà des 10.000 cycles. Tu n’es pas le seul à penser cela. L’indien qui avait pu écouter l’installation avait lui aussi estimé que le grave manquait de puissance et mon ami Robert, qui est le poisson-pilote de ma surdité et qui connaît bien l’installation, estimait depuis toujours que ce grave manquait un peu de force de frappe, qu’il ne s’imposait pas avec une consistance assez persuasive. En un mot, ceux qui avaient pratiqué mon installation avaient le sentiment que le grave était un peu trop discret et ne vous coupait pas assez le souffle de l’audiophile avisé.

J’ai donc réfléchi à la question bien que mon projet ne soit pas de couper le souffle. J’ai porté mon attention sur la courbe de réponse des ALTEC 515 dans leur demi VOIX DU THEATRE. J’avais mesuré à plusieurs reprises cette courbe qui paraissait descendre sans trop de problèmes jusqu'aux alentours de 110 cycles. C’était mesuré ! Cependant, après avoir entendu les remarques de L’indien et celles plus insistantes de mon ami Robert, j’ai eu comme un doute, un doute en raison des dimensions de l’embouchure du pavillon et du court-circuit acoustique résultant du doublet acoustique. Je me suis dit qu’une ligne sur le graphisme d’une mesure ne signifiait peut-être pas que, dans la réalité sonore, la puissance rayonnée correspondît à la courbe relevée par le microphone. J’ai donc décidé tout récemment de tenter un changement important dans la complexion de mon installation de façon à moins en demander aux ALTEC des demi VOT dans le bas-médium.

Pour cela, j’ai déplacé les deux baffles d’extrême grave (250l. RCF18’’) qui étaient disposés le long des murs et tournés vers le mur comme on peut les voir, plus ou moins dissimulées, sur les photos précédentes. Je les ai positionnés à côté des pavillons de médium et d’aigu dans un alignement très classique de façon à permettre un meilleur rayonnement de leur haut-parleur. Ce que j’ai à présent sous les yeux est sans doute plus massif qu’auparavant ; mais cela est assez accessoire pour moi; il suffit de fermer les yeux ; je n’en écouterai que mieux.


Ayant ainsi tourné ces grandes enceintes vers l’auditeur, j’ai pu relever de 100 à 150 cycles le point de basculement des cross (passe-haut et passe-bas) entre les demi VOT et les grandes enceintes de façon à mieux soutenir cette bande de fréquences par la puissance de frappe des 18’’ RCF qui sont eux-aussi à haut-rendement (98db).

L’avantage de cette nouvelle disposition est une plus grande clarté dans le bas du spectre, un médium inférieur mieux charpenté, un contre-grave qui paraît beaucoup mieux soutenu, et aussi un resserrement du maillage stéréophonique.

Pour en juger, j’ai écouté notamment la très belle exécution d’un ensemble dit LES BASSES REUNIES jouant la musique du compositeur français du XVIIIe siècle BARRIERE (un CD distribué par QOBUZ) ainsi que le grand classique du jazz en haute- fidélité, le Trio Oscar PETERSON. J’ai même été jusqu’à écouter les trois premières plages du disque de BARBER NICHTCLUB avec une contrebasse qui fait concurrence à la chanteuse dans l’oreille des hifistes. Sans oublier évidemment le CONCERTO POUR CORDES, PERCUSSIONS ET CELESTA de BELA BARTOK, une des plus belles prise de son que je connaisse (merci Igor !) où toutes les parties graves, puissamment restituées, sont très bien spatialisées entre les différents instruments à cordes ou à percussion. La meilleure cohérence entre le grave et le bas-médium m’a permis d’apprécier d’avantage ici le dialogue entre les différents groupes d’instruments, et de mieux entendre comment ils se répondent, l’espace stéréophonique occupé par chacun d’eux étant mieux circonscrit.

Ainsi, les insuffisances remarquées dans le grave n’avaient peut-être pas pour origine le fait que l’installation ne descendait pas sous les 50 cycles (y a-t-il beaucoup d’instruments dont la fondamentale la plus grave se situe sous cette barre ?) mais qu’elle avait une certaine déficience de rendement dans la plage entre les 100 et 150 cycles. Cette plus grande aisance entre le bas-médium et le grave donne l’impression d’une meilleure restitution dans le sous- grave, notamment dans la restitution des ambiances entourant les prises de son.

Je dois avouer également que cette nouvelle disposition me permet d’écouter avec mes appareils auditifs dans les oreilles. Avec quoi, ce que j’entends me fait moins dans la sensualité des sons mais me donne une audition plus complète de l’écriture musicale.
Une vue de mon (un peu monstrueuse !) installation.

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CordialementOlivier
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Mes BEHRINGER et REW

Message » 19 Sep 2018 17:10

Je possède deux BEHRINGER DCX 24-96 ULTRA DRIVE depuis de très nombreuses années qui m’ont loyalement servi dans mes errements d’audiophile. Je les utilise aujourd'hui de concert avec le logiciel REW et je voudrais partager mon expérience avec tous ceux, néophytes comme je le fus, que l’art de la haute-fidélité passionnent. Je m’en voudrais cependant que l’on me prenne pour ce que je ne suis pas : je suis un juriste et je n’ai aucune accointance commerciale avec le monde de la haute-fidélité ou de l’audio. Cette communication est donc désintéressée, c’est celle d’un simple amateur, mélomane à la maison.


Un puissant motif supplémentaire me pousse à rendre-compte de l’excellent usage que l’on peut faire de cet appareil à l’heure de mon grand-âge. Il me paraît utile d’expliquer à tous ceux qui font comme moi l’apprentissage de la vieillesse comment cet appareil permet d’entendre encore de la musique avec une fidélité acceptable malgré la chape d’une surdité de plus en plus lourde. J’ai en effet réussi à manipuler mes DCX 24-96 pour établir à mon seul usage des courbes de réponse qui pallient autant que faire se peut la déficience de mes oreilles. Ce n’est évidemment pas ces courbes que je programme pour celui qui me fait le plaisir d’écouter de la musique avec moi.


Je ne décrirai pas le DCX 24-96 et ses multiples applications. Ceux qui ne connaissent pas l’appareil ou ce genre d’appareil pourront facilement se renseigner (l’appareil étant très connu) et se rendre avec profit avant de me lire sur la plateforme de L’Indien « Hifi-Stéréo.fr » : notre ami y en a fait un excellent compte-rendu en le comparant à un appareil similaire 10 fois plus cher. Car le DCX 24-96 a le grand mérite supplémentaire d’être relativement bon marché (actuellement moins de 200€).

Disons pour résumé que le BEHRINGER a deux fonctions essentielles :
- établir des filtres coupe-bande (cross) pour l’usage en multiamplification (cross FII : Bessel, Linkwist, Butterword de 6 à 48 db/octave).
- permettre de rectifier la courbe de réponse avec des filtres paramétriques de +/- 15 db sur l’ensemble du spectre sonore de 20 à 20.000 c/s.

L’usage des cross dépend des baffles utilisées et de ou des amplis qui les cornaquent. On pourrait aussi ne pas y faire appel si on utilise des enceintes avec une répartition interne des fréquences. C’est donc l’utilisation des filtres paramétriques qui fera l’objet ma communication.


Et, avant tout, un bref exposé de la physionomie mon installation dont la photo se trouve un peu plus haut.

Comme on peut le deviner mon installation est située dans un assez vaste grenier qui s’étend sur toute la surface de la maison, +/- 90 m² avec une toiture en pente. Elle comprend trois voies stéréophoniques :
- Une voie de graves 50-150 c/s, basse-reflex de 250l, 18’’RCF, ampli HYPEX
- Une voie médium 150-550 c/s, pavillon en doublet acoustique (copie pavillon VOIX DU THEATRE), ALTEC 515, ampli à lampes 4 x KT88
- Une voie supérieure 550 à plus 10.000 c/s, pavillon à 15 tuyères ALTEC, moteur TAD 4001, ampli mono-triode 300B
- Un potentiomètre rotatif 8 galettes à résistances de précision DACT qui commande les six voies avec ses buffers.

Faire fonctionner ensemble tout ce beau monde et de manière harmonieuse n’était pas chose facile. C’est ici qu’interviennent les deux BEHRINGER DCX 24-96. J'en possédais deux exemplaires et je les ai utilisés tous les deux (un par voie stéréophonique actuellement) mais un seul aurait suffi avec le risque cependant de dépasser la capacité de correction de l’appareil.

L’acoustique de la pièce était naturellement bonne mais la courbe de réponse sans intervention des filtres des BEHRINGER plutôt mal venue, malgré un traitement acoustique que les dimensions de la pièce rendaient évidemment imparfait. Voici les courbes de réponse sans filtre passe-bande (les cross des BEHRINGER étant cependant utilisés). Je n’ai reproduis que les courbes des deux canaux mélangés car la courbe issue de l’addition des deux canaux suit fidèlement, même dans le grave, celle de chacun des deux canaux, à 6 db au-dessus comme il se doit.


La réponse acoustique brute, c’est-à-dire sans correction graphique de REW

Image

Apparemment pas fameux à voir mais l’audition n’en demeurerait pas moins convenable. Il ne faut jamais confondre la perfection de la courbe avec le plaisir de l’écoute qui seul doit s’imposer. Les mesures ne sont là que pour parfaire ce plaisir.


La même courbe de réponse mais avec une des corrections graphiques proposées par REW que j’utilise couramment, la correction dite APPLY VAR SMOOTING :

Image

Cette application REW est préconisée par L’Indien car elle permet une meilleure visualisation des fréquences aigües. Elle apporte une simplification de la lecture de l’image




Pour ne pas lasser mes éventuels lecteurs et dans un premier temps, je me bornerai au traitement des fréquences les plus basses de mon installation car c’est là que les corrections sont les plus nécessaires et les plus denses. Cette densité de correction ne se retrouve heureusement pas avec la même nécessité sur les autres parties du spectre dont j’indiquerai éventuellement le traitement dans une ou plusieurs communications subséquentes.

Pour apporter des corrections dans les fréquences les plus basses, je programme l’écran REW sur les fréquences de 20 à 200 c/s et je me borne à reproduire les courbes avec la correction graphique dite APPLY VAR. SMOOTING.


Et tout d’abord, une réponse sans correction 20 à 200 c/s qui, dans mon installation, est une réponse de 50 à 200 c/s car mon installation ne descend pas plus bas :

Image



Nous introduisons une première correction de -6 db à 116 c/s avec un coefficient de qualité de 4,5

Image



Nous introduisons une deuxième correction de + 8 db à 88 c/s avec un coefficient de qualité de 10:

Image



Nous introduisons une troisième correction de + 6 db à 63 c/s avec un coefficient de qualité de 10 :

Image



Nous introduisons une quatrième correction de + 6 db à 57 c/s avec un coefficient de qualité de 10 :

Image



Nous introduisons enfin un cinquième correction de -4 db à 47c/s avec un coefficient de qualité de 10 :

Image



La réponse est ainsi après correction contenue à peu près dans une fourchette de +/- 2 db, ce qui est une belle performance dans le registre grave. la pointe vers le bas à 70 c/s est impossible à corriger efficacement car toute correction pour la boucher conduit à une altération substantielle des autres parties de la réponse. Je pense qu'un accident aussi étroit dans le grave se voit plus qu'il ne s'entend.

Cette courbe est sans doute moins belle que celle que l’on pourrait espérer obtenir avec un OPEN DRC comme dans l’installation d’IGOR par exemple. Si j’ai bien compris (je ne possède pas d’’OPEN DRC), la façon de procéder des deux manières de corriger, celle avec un égalisateur paramétrique comme le BEHRINGER ou celle avec un OPEN DRC comme la pratique Jean-Luc OHL sont à l’inverse l’une de l’autre. Avec le système paramétrique, on corrige pas à pas la réponse dont on voit l’amélioration (ou la détérioration) se tracer sur l’écran REW ; on suit donc ce que l’on tente de faire. Avec l’OPEN DRC, on programme et calcule une courbe de réponse dont l’appareil se charge de mettre en œuvre toutes les corrections nécessaires pour la réaliser. Le système paramétrique apparaît moins parfait, et est certainement moins savant, mais il a le grand avantage d’être à la portée de chacun, même de ceux qui, comme moi, n’ont que des connaissances limitées en informatique.

A suivre donc pour les autres parties de l'étendue sonore.

J’espère en avoir convaincu quelques-uns de se lancer dans l’aventure. Cordialement Olivier

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Message » 21 Sep 2018 9:50

Le daim a écrit:La réponse est ainsi après correction contenue à peu près dans une fourchette de +/- 2 db, ce qui est une belle performance dans le registre grave. la pointe vers le bas à 70 c/s est impossible à corriger efficacement car toute correction pour la boucher conduit à une altération substantielle des autres parties de la réponse. Je pense qu'un accident aussi étroit dans le grave se voit plus qu'il ne s'entend.

Bonjour Olivier, dans le bas du spectre, les longueur des ondes sont plus grandes ou égales celles du local d'écoute qui sont grandes chez toi. Celles de ma "cabine", beaucoup plus courtes, posent plus de problèmes encore.

Cela me rappelle le temps, autour de 1970, de mes premières réalisations. Étudiant, avec peu de moyens, à une époque où les ordinateurs personnels, et les logiciels qui vont avec, n'existaient pas encore. je ne disposais pour les mesures que de disques tests 33 tours 1/3 pour le signal fréquentiel, d'un sonomètre pour la mesure des niveaux, de papier et d'un stylo pour les courbes niveau/fréquence et d'un pont de résistances de réalisation artisanale pour les courbes d'impédance ! (très intéressante cette donnée pour l'optimisation de la restitution du bas du spectre)

Quels que soient les moyens, il apparait clairement que les courbes à basses et très basses fréquences sont toujours chaotiques, souvent impressionnantes pour l'amplitude des irrégularités hertz après hertz... Mon expérience l'a confirmé, les bosses s'entendent plus que les crevasses... La cause est dans les caractéristiques physiques et physiologiques de l'audition humaine. Il est donc logique de commencer les corrections par un écrêtage des"dômes et sommets" avant de relever les niveaux des creux, ce qui demande parfois un gain électronique très important, potentiellement porteur de distorsions.
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Message » 22 Sep 2018 11:49

Le daim a écrit:Hello mon cher Jacbru. Je suis toujours très heureux de te lire et je constate avec plaisir qu’une véritable complicité d’audiophile a pu s’établir entre nous. L’exégèse que tu as faite de mon texte est certainement tout aussi intéressante que le texte lui-même, en apportant, en regard de ma façon de mettre en œuvre la haute-fidélité, une autre expérience dans une autre voie de réalisation. Les chemins différents que nous avons suivis vers la mythique perfection audiophile nous ont été tracés dès l’origine par les lieux que nous avons choisis pour y planter nos installations : un studio de dimensions réduites pour la tienne, ce qui a entraîné le souci de la perfection nécessaire pour une écoute rapprochée (où l’absence de déphasage aux jointures et même de filtre coupe-bande est sans doute primordiale) ; un grenier sur toute la surface de la maison pour mon installation, ce qui m’a obligé faire appel au haut-rendement en multi-amplification et à me pencher sur les possibilités de la correction électronique, confronté comme je l’étais à l’acoustique d’une grande pièce qu’il m’était impossible de traiter complètement par des moyens physiques.

Oui, nos chemins sont différents mais l'objectif est le même retrouver la perception de l'émotion voulue, transmise par les artistes, à travers la restitution de nos configurations électro-acoustiques respectives.
En fait j'ai testé au moins une quinzaine de chemins depuis cinq décennies, celui des solutions acoustiques, résonateurs et charges ouvertes dipolaires, pour simplifier le chemin du signal porteur du message, m'apparaît, pour l'instant, le plus productif. Tu t'en rapproche avec tes Voix du Théâtre ''scalpées''... Je ne t'ai jamais demandé, quelle démarche intellectuelle est à l'origine de ce ''crime de lèse Majesté'' ?

Petite remarque, dans leur version d'origine, les dipôles ont été pensés et testés dans un lieu très différent, 50m² + 20m² en mezzanine sous toiture. En fait, l'avantage d'une ''conception maison'' est de pouvoir optimiser le système d'émission sonore dans le lieu où il sera écouté. Même en l'absence de filtrage et d'égalisation numérique, les dipôles ont été paramétrés et finalisés pour chaque lieu d'accueil.
Ceci dit, il est toujours nécessaire d'apporter des mesures passives d'acoustique architecturale pour préparer le lieu de réception. Elles sont rarement suffisantes, l'appel à la correction numérique se justifie donc. De toutes façons, la technologie des chambres de compressions pavillonnées impose un filtrage qu'il est justifié de vouloir actif et quantifié.

La quantification du signal ne me pose aucun problème en soi si elle assure, en profondeur et fréquence, l'intégrité du message sonore restitué. Par contre, je suis toujours un peu dubitatif sur la qualité des étages électroniques analogiques de liaison des filtres égaliseurs, surtout pour ceux qui sont, comme toi, très attentifs à la qualité de pré-amplification et d'amplification, surtout à lampes.

Le daim a écrit:J’ai relevé que tu estimais que l’extrême grave limité chez moi à quelque 50 c/s était probablement un peu court, notamment si on faisait application de la loi des 400.000, en raison du fait que l’extrême aigu se prolongeait au-delà des 10.000 cycles. Tu n’es pas le seul à penser cela. L’indien qui avait pu écouter l’installation avait lui aussi estimé que le grave manquait de puissance et mon ami Robert, qui est le poisson-pilote de ma surdité et qui connaît bien l’installation, estimait depuis toujours que ce grave manquait un peu de force de frappe, qu’il ne s’imposait pas avec une consistance assez persuasive. En un mot, ceux qui avaient pratiqué mon installation avaient le sentiment que le grave était un peu trop discret et ne vous coupait pas assez le souffle de l’audiophile avisé.
J’ai donc réfléchi à la question bien que mon projet ne soit pas de couper le souffle. J’ai porté mon attention sur la courbe de réponse des ALTEC 515 dans leur demi VOIX DU THEATRE. J’avais mesuré à plusieurs reprises cette courbe qui paraissait descendre sans trop de problèmes jusqu'aux alentours de 110 cycles. C’était mesuré ! Cependant, après avoir entendu les remarques de L’indien et celles plus insistantes de mon ami Robert, j’ai eu comme un doute, un doute en raison des dimensions de l’embouchure du pavillon et du court-circuit acoustique résultant du doublet acoustique. Je me suis dit qu’une ligne sur le graphisme d’une mesure ne signifiait peut-être pas que, dans la réalité sonore, la puissance rayonnée correspondît à la courbe relevée par le microphone. J’ai donc décidé tout récemment de tenter un changement important dans la complexion de mon installation de façon à moins en demander aux ALTEC des demi VOT dans le bas-médium.
Pour cela, j’ai déplacé les deux baffles d’extrême grave (250l. RCF18’’) qui étaient disposés le long des murs et tournés vers le mur comme on peut les voir, plus ou moins dissimulées, sur les photos précédentes. Je les ai positionnés à côté des pavillons de médium et d’aigu dans un alignement très classique de façon à permettre un meilleur rayonnement de leur haut-parleur. Ce que j’ai à présent sous les yeux est sans doute plus massif qu’auparavant ; mais cela est assez accessoire pour moi; il suffit de fermer les yeux ; je n’en écouterai que mieux.
Ayant ainsi tourné ces grandes enceintes vers l’auditeur, j’ai pu relever de 100 à 150 cycles le point de basculement des cross (passe-haut et passe-bas) entre les demi VOT et les grandes enceintes de façon à mieux soutenir cette bande de fréquences par la puissance de frappe des 18’’ RCF qui sont eux-aussi à haut-rendement (98db).
L’avantage de cette nouvelle disposition est une plus grande clarté dans le bas du spectre, un médium inférieur mieux charpenté, un contre-grave qui paraît beaucoup mieux soutenu, et aussi un resserrement du maillage stéréophonique.


Tu es effectivement devant le dilemme posé par toute charge ouverte dont le résultat est, suivant la fréquence d'intervention, un effet passe-bande ou passe-haut. Dans ton cas la question est, quelle est la fréquence d'inflexion de l'effet passe haut de ta structure dipolaire, la VdT ''scalpée''...

Une autre question se pose, le 18 pouces RCF est mécaniquement destiné à la restitution des basses fréquences. Pourquoi ne pas le limiter à la première octave. À cette proposition tu me dirais : la bande 40-150Hz, tu l'oublies ? Réponse, associées aux charges ouvertes, les charges symétriques accordées permettent une réponse passe-bande sans aucun filtre électronique, passif ou actif. Elles compensent les effets du court circuit acoustique entre fronts d'ondes avant et arrière sans altérer les qualités de transparence et de naturel du dipôle... Résultat, si tu utilises une compression médium-aigüe ouverte vers l'arrière, tu profites de la plupart des avantages des baffles plans, le rendement en plus. Pourquoi ne pas aller jusqu'au bout de ta démarche initiée avec le ''scalp'' de tes VdT ? Je pense que tu ne le regretterais pas.

Le daim a écrit:Pour en juger, j’ai écouté notamment la très belle exécution d’un ensemble dit LES BASSES REUNIES jouant la musique du compositeur français du XVIIIe siècle BARRIERE (un CD distribué par QOBUZ) ainsi que le grand classique du jazz en haute- fidélité, le Trio Oscar PETERSON. J’ai même été jusqu’à écouter les trois premières plages du disque de BARBER NICHTCLUB avec une contrebasse qui fait concurrence à la chanteuse dans l’oreille des hifistes. Sans oublier évidemment le CONCERTO POUR CORDES, PERCUSSIONS ET CELESTA de BELA BARTOK, une des plus belles prise de son que je connaisse (merci Igor !) où toutes les parties graves, puissamment restituées, sont très bien spatialisées entre les différents instruments à cordes ou à percussion. La meilleure cohérence entre le grave et le bas-médium m’a permis d’apprécier d’avantage ici le dialogue entre les différents groupes d’instruments, et de mieux entendre comment ils se répondent, l’espace stéréophonique occupé par chacun d’eux étant mieux circonscrit.
Ainsi, les insuffisances remarquées dans le grave n’avaient peut-être pas pour origine le fait que l’installation ne descendait pas sous les 50 cycles (y a-t-il beaucoup d’instruments dont la fondamentale la plus grave se situe sous cette barre ?) mais qu’elle avait une certaine déficience de rendement dans la plage entre les 100 et 150 cycles. Cette plus grande aisance entre le bas-médium et le grave donne l’impression d’une meilleure restitution dans le sous- grave, notamment dans la restitution des ambiances entourant les prises de son.


Ta remarque confirme mon opinion, cette zone de transition haut-grave / bas-médium est capitale pour l'équilibre subjectif global de la restitution par une chaîne électro-acoustique. Elle est souvent ''utilisée'' par les concepteurs professionnels pour rééquilibrer des systèmes, souvent de petite taille, mais pas seulement, un peu limités vers le bas du spectre tout en ''montant'' allégrement à 20.000Hz, ou plus.

Lorsque un équilibre ''400.000'' s'avère impossible, il faut faire appel à l'effet de masque. Comment ? En ''gonflant'', un peu ou beaucoup, le niveau de cette zone de transition pour limiter l'insuffisance de certain ''petits'' systèmes stéréophoniques, ou ajouter un véritable caisson d'infra-grave capable de restituer la première octave pour conserver une réponse haut-grave / bas-médium linéaire. Je préfère, pour mes configurations, cette solution. Sinon, mieux vaut être moins exigeant au dessus de 10/15kHz...

Reste que, tu as raison, les programme musicaux enregistrés imposant une restitution de la première octave est relativement rare. Quoique, retrouver toute l'amplitude fréquentielle d'un grand orgue n'est pas désagréable. J'ai accueilli pour une écoute, un jour, un accordeur d'orgue et de piano. Il a été littéralement ''scotché'' sur son siège lorsque je lui ai fait écouter la Toccata et Fugue en ré de JS Bach jouée par Elga Schauerte à l'orgue de Pontaumur (Prise de son numérique PCM 24/96k, Philippe Müller – Passavant, DVD-Audio 5 canaux, B&W Collection 2). Croies-moi, la restitution de la première octave, donc de l'extrême-aigu, n'étaient pas une option pour l'équilibre de l'écoute. La qualité de la prise de son, et de la restitution, étaient d'un réalisme tel que mon invité n'était plus dans un local de 40m3, mais dans l'église... précision et impact compris.

Le daim a écrit:Je dois avouer également que cette nouvelle disposition me permet d’écouter avec mes appareils auditifs dans les oreilles. Avec quoi, ce que j’entends me fait moins dans la sensualité des sons mais me donne une audition plus complète de l’écriture musicale.


Ceci dit, je ne doute pas une minute de l'extrême qualité de ta configuration, en particulier grâce à la dipolarité de ta Voix du Théâtre. Je ne suggère que des stratégies pour élargir, en haut rendement, cette propriété à l'ensemble fréquentiel le mieux perçu par les oreilles humaines ; particulièrement par les tiennes.

Dernière remarque : L'oreille humaine, dans le meilleur des cas perçoit un spectre d'ondes sonores entre 40 et 20.000Hz. Par contre, notre organisme est capable de ressentir et d'intégrer les sensations liées à la première octave aux ultra-sons au dessus de 20kHz. Pour des configurations exceptionnelles, il n'est pas inutile d'assurer la linéarité haut-grave / bas-médium ainsi que la restitution entre 15/20Hz et 25/30kHz pour assurer une performance optimale de 20 à 20.000Hz... 15 x 26666,66666666667 = 400.000, l'équilibre est aussi assuré. Qui peut le plus peut...
Amicalement, excuse pour le délai de réponse, Jacques.
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Message » 22 Sep 2018 15:41

Mon cher Jacques. Te lire et te répondre sont toujours un plaisir pour moi.

Tu as écris :

Une autre question se pose, le 18 pouces RCF est mécaniquement destiné à la restitution des basses fréquences. Pourquoi ne pas le limiter à la première octave. À cette proposition tu me dirais : la bande 40-150Hz, tu l'oublies ? Réponse, associées aux charges ouvertes, les charges symétriques accordées permettent une réponse passe-bande sans aucun filtre électronique, passif ou actif. Elles compensent les effets du court-circuit acoustique entre fronts d'ondes avant et arrière sans altérer les qualités de transparence et de naturel du dipôle... Résultat, si tu utilises une compression médium-aigüe ouverte vers l'arrière, tu profites de la plupart des avantages des baffles plans, le rendement en plus. Pourquoi ne pas aller jusqu'au bout de ta démarche initiée avec le ''scalp'' de tes VdT ? Je pense que tu ne le regretterais pas.


Je te réponds:

Hélas mes grands basse-reflex (RCF de 250l) ne descendent pas en dessous de 50 c/s et cela sans que je puisse les corriger avec mes BEHRINGER. Il est probable que l’émission du haut-parleur et le rayonnement l’évent se chevauchent en opposition de phase. C’est un défaut de conception et il faudrait pour bien faire tout recommencer, mais l’envie et le courage me manquent.

J’avais envisagé de faire appel à un caisson pour l’octave inférieure mais la reproduction de cette partie assez accessoire de la palette sonore n’est pas pour moi une priorité, d’autant plus qu’en vertu de la règle des 400.000, je devrais également parfaire la reproduction des fréquences les plus élevées pour maintenir un équilibre entre les registres, équilibre qui est primordial et qui me paraît primer sur l’élargissement de la palette sonore à des extrémités peu visitées par l’harmonie.

Serait-il possible de faire fonctionner les 18’ en doublet acoustique ? J’en doute mais je n’ai pas essayé. Les baffles-plan devraient en tout cas être de très grandes dimensions pour permettre d’atteindre des fréquences assez basses.



Tu as encore écrit à propos de la zone de bas-médium/haut-grave entre 100 et 200 c/s :

Ta remarque confirme mon opinion, cette zone de transition haut-grave / bas-médium est capitale pour l'équilibre subjectif global de la restitution par une chaîne électro-acoustique. Elle est souvent ''utilisée'' par les concepteurs professionnels pour rééquilibrer des systèmes, souvent de petite taille, mais pas seulement, un peu limités vers le bas du spectre tout en ''montant'' allégrement à 20.000Hz, ou plus.



Je te réponds:

Le manque d’ampleur dans cette partie de la palette sonore est en effet pour moi un défaut rédhibitoire. Il affecte malheureusement beaucoup d’installations. Il s’agit d’un manque que l’oreille détecte immédiatement mais qui n’est pas toujours visible très nettement à la mesure. Un manque de quelques dixièmes de db peut suffire à rendre l’audition, certes de prime abord emprunte d’une certaine clarté, puis fatigante, puis insupportable.


Toi :

Reste que, tu as raison, les programmes musicaux enregistrés imposant une restitution de la première octave sont relativement rares. Quoique, retrouver toute l'amplitude fréquentielle d'un grand orgue n'est pas désagréable. J'ai accueilli pour une écoute, un jour, un accordeur d'orgue et de piano. Il a été littéralement ''scotché'' sur son siège lorsque je lui ai fait écouter la Toccata et Fugue en ré de JS Bach jouée par Elga Schauerte à l'orgue de Pontaumur (Prise de son numérique PCM 24/96k, Philippe Müller – Passavant, DVD-Audio 5 canaux, B&W Collection 2). Croies-moi, la restitution de la première octave, donc de l'extrême-grave, n'étaient pas une option pour l'équilibre de l'écoute. La qualité de la prise de son, et de la restitution, étaient d'un réalisme tel que mon invité n'était plus dans un local de 40m3, mais dans l'église... précision et impact compris.



Moi:

Je comprends : la restitution bien réalisée des fréquences les plus graves et bien incorporée dans la palette sonore de l’installation est évidemment une plus-value dans l’écoute et par conséquent dans le plaisir d’écouter de la musique. Et je comprends ta grande joie à l’écoute des œuvres de BACH par le truchement d’un orgue dont la majesté s’épanouit dans ton petit auditorium jusque dans les fondements de ses gros tuyaux.



Toi :

Ceci dit, je ne doute pas une minute de l'extrême qualité de ta configuration, en particulier grâce à la dipolarité de ta Voix du Théâtre. Je ne suggère que des stratégies pour élargir, en haut rendement, cette propriété à l'ensemble fréquentiel le mieux perçu par les oreilles humaines ; particulièrement par les tiennes.



Moi:

Hélas mes oreilles sont pour moi un problème en soi. J’ai tout essayé pour contourner ma surdité et éviter d’en être réduit à l’écoute au casque. Je me suis procuré des prothèses auditives de dernière génération (un coup dans la fanfare qui s’est fait entendre sans difficulté) mais cela marche mal car ces appareils ont été conçus d’abord pour favoriser les fréquences qui rendent intelligible la parole.

J’ai ensuite essayé de coupler l’écoute directe et l’écoute au moyen d’un casque ouvert en limitant par le BEHRINGER l’écoute au casque aux fréquences élevées, celles que ma surdité efface, mais cela ne marchait pas très bien non plus, sans doute à cause des déphasages entre ce qui me parvenait par les enceintes et ce qui m’était appliqué par le casque directement sur les oreilles.

En fait, si je peux encore écouter mon installation aujourd’hui avec un certain plaisir, c’est grâce à la programmation de mes BEHRINGER. Je pus en tâtonnant m’y confectionner pour mon seul usage une courbe de réponse qui compense dans la mesure du possible mes déficiences auditives. J’ai donc une dette particulière envers cet appareil fiable, efficace et bon marché.


Très amicalement, Olivier

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