Test HCFR du FOCAL Stellia, casque fermé

Test HCFR du FOCAL Stellia, casque fermé

Le contexte des écoutes

 

Un double contexte pour le Stellia qui se veut à son aise aussi bien en usage résidentiel qu’en usage nomade. Je change l’amplification de référence Modwright TRYST par un Alex Cavali CTH obtenu par Massdrop sur lequel j’ai remplacé l’alimentation à découpage par une alimentation linéaire à faible bruit. Le CTH est un amplificateur hybride dont la puissance d’amplification s’approche de l’Arche, je suis donc plus ou moins dans le contexte technique souhaité par Focal.

La mise en oeuvre nomade sera soutenue par la présence d’un PC utilisant Jriver. Le DAP servira de DAC et d’amplificateur. Le PC n’a que pour but de simplifier la sélection des morceaux musicaux sans avoir à les transférer sur le DAP. En usage nomade il va de soi que le PC et le NAS ne seront pas utiles, la musique étant directement stockée dans la mémoire du DAP.

Contexte résident :

  • Source : PC Windows10, Jriver, cartes SOtM et filtrage des alimentations
  • Stockage de la musique : NAS Synology DS216 sur alimentation linéaire
  • DAC : OPPO HA-1 SE by Audiocom
  • Amplificateur : Massdrop Alex Cavali CTH (hybride 1000 mW @ 50 ohms) sur alimentation linéaire
  • Filtrage secteur : Isotek Sigmas GII
  • Câbles : courant et de modulation DIY
  • Câble USB : Wireworld Platinum Starlight + filtre totalDac
  • Sélecteur de source passif : Luxman AS-44

Contexte nomade :

  • Source : PC portable Toshiba Tecra M10-13U, Windows 10, Jriver
  • Stockage de la musique : NAS Synology DS216 sur alimentation linéaire
  • DAP : Sony NW-WM1Z « débridé »

 

Playlist

 

Rosie Lowe / YU / 24 bits – 96 kHz / POP / QOBUZ

Après Control en 2016, condensé R&B et soul bien formulé, Rosie Lowe embraye avec Yu. Jeu ambigu entre « You » et « Why You », ce second opus prendra pour thème l’amour, celui que Rosie entretient ardemment au fil de séance de thérapie de couple avec son homme. L’Anglaise et sa voix velours plongent plus profondément dans les synthés et les textures plastiques. Pour autant, c’est résolument chaud, groovy. De son apprentissage jazz, la Londonienne qui a grandi dans le Devon n’a rien rejeté. Au contraire. Rosie Lowe dédie Pharoah au saxophoniste Pharoah Sanders dont elle sample la basse et l’orgue (Memories of Edith Johnson) et y place quelques passages symboliques du Livre des Morts de l’ancienne Egypte qu’elle étudiera consciencieusement. Les collaborations pointues et variées, de l’univers expérimental rap de l’ex d’Erykah Badu Jay Electronica à l’électro jazz de Floating Points, ont permis à Lowe de débrider une soul – sans doute trop – sous contrôle. Joli. © Charlotte Saintoin/Qobuz

Stephan Oliva / Orbit / 24 bits – 88.2 kHz / Jazz / QOBUZ

Oliva Rainey Boisseau International Trio. Orbit, pour faire simple. En astronomie, une orbite est la trajectoire d’un astre. En anatomie, c’est la cavité du crâne dans laquelle se trouvent l’œil et ses appendices. Le pianiste Stéphan Oliva, le batteur Tom Rainey et le contrebassiste Sébastien Boisseau ont peut-être décidé de mettre les deux en musique, qui sait… Ce qui est certain c’est que la trajectoire de leur jazz est d’une netteté impeccable. Nette mais jamais lisse. On sait le piano impressionniste d’Oliva, héritier à part de Bill Evans et de Lennie Tristano, capable de calme comme de tempête. Ce passionné de cinéma (il a revisité de nombreuses partitions du 7e Art) fait ici surtout corps avec sa rythmique aussi versatile que lui. L’équilibre est parfait entre les trois hommes – Oliva ne tire jamais la couverture à lui – et chacun sait doser le lyrisme comme l’élégance, les bifurcations inattendues comme les improvisations très personnelles. © Max Dembo/Qobuz

Big Thief / U.F.O.F. / 24 bits – 44.1 kHz / Alternatif & Indé / QOBUZ

UFO, on connaît. C’est la version anglaise d’ovni. Mais UFOF, c’est plus flou. Pour Big Thief, ce F supplémentaire est synonyme de Friends. Des ovnis et des amis donc ? La chanteuse Adrianne Lenker dégaine un embryon d’explication. « Se faire des amis avec l’inconnu, toutes mes chansons parlent de ça. » Avec le guitariste Buck Meek, le bassiste Max Oleartchik et le batteur James Krivchenia, elle signe un troisième album pas si non identifié que ça… La musique du quartet de Brooklyn est une sorte de folk abordé comme du rock indé. Sans sonner bien évidemment comme du Sonic Youth, cette cuvée 2019 de Big Thief en possède parfois l’ADN (comme sur Jenni). La vitrine est attirante, limite chatoyante. Mais à y regarder de plus près, UFOF est étrange et presque anormal. Et comme chez feu Elliott Smith (idole de Lenker auquel on pense sur Betsy), la beauté des mélodies et des guitares joliment artisanales cachent un mal de vivre évident ; ou des situations insolites voire décalées. L’effet ovni sans doute… Moins poli et lustré que Masterpiece (2016) et Capacity (2017), UFOF montre en tout cas un groupe capable de se remettre en question et faire évoluer son art. © Marc Zisman/Qobuz

Lucy Spraggan / Today Was a Good Day / 24 bits – 44.1 kHz / POP / QOBUZ

The follow-up to the former X Factor contestant’s chart-topping 2017 release I Hope You Don’t Mind Me Writing, the aptly named Today Was a Good Day delivers an affable, versatile, and relatable blast of mostly cheery, hook-laden folk-pop that evokes names like KT Tunstall, the Lumineers, and Courtney Barnett. « So much can change in a year, » announces Spraggan on the opening track « Breathe, » a slow burn exercise in empathy and melody that addresses the circular firing squad that is anxiety. Mental health also plays a role on the jaunty single « Stick the Kettle On, » an expertly crafted earworm in support of English suicide prevention charity CALM — Campaign Against Living Miserably — and featuring friends and frequent tour partners Scouting for Girls. Spraggan’s 2011 debut saw her doing more talking than singing, a proclivity she revisits on the moving « As the Saying Goes, » an almost-breakup song that suggests Ed Sheeran by way of Kate Tempest — the similarly heartfelt ballad « Waiting Room » will make even the most stoic animal lover’s eyes damp. That’s not to say that the 14-track set hews closer to the heavy-hearted end of the confessional folk-pop spectrum. Spraggan is a generous songwriter with a congenial way about her and a knack for finding shiny objects in dark places — the whimsical love song « End of the World » actually concludes with the apocalypse. Today Was a Good Day, like her previous outings, will no doubt find favor at home, but being her first outing for Cooking Vinyl, which has a huge presence overseas, American audiences are likely to join in on the fun, though she may need to replace the kettle with a coffee pot. ~ James Christopher Monger

Agoria / Drift / 24 bits – 44.1 kHz / Electro / QOBUZ

Huit ans après son dernier album Impermanence, revoilà Agoria en long format. Le producteur, figure historique de la scène électronique française, n’était toutefois pas resté les bras ballants, signant notamment quelques tubes de club étourdissants sur les plus prestigieux labels du moment (Helice en 2014 chez Hotflush, Baptême en 2015 chez Kompakt) dans la lignée techno mélodieuse et hypnotique sur laquelle il a construit son succès. Ce nouvel album arrive sur son nouveau label, Sapiens, monté en 2016, et présente une nouvelle version de la musique du DJ lyonnais, avec un côté plus pop mis en exergue dès le premier titre, le single Embrace avec Phoebe Killdeer, avec ses synthés posés au coin du feu, tandis que Remedy, avec Rami Khalifé et la chanteuse Noemie Cherki, rappelle les sonorités qui ont fait le succès de The Blaze. Mais tout n’est pas électro-pop sur cet album, comme le démontrent Call of the Wild, avec le rappeur américain STS, aperçu aux côtés de RJD2, et A One Second Flash, qui nous ramènent au hip-hop de la Bay Area (Quannum Projects, Shadow…), et You’re Not Alone, et ses synthés krautrock à la Can. Sur ce Drift (dériver en anglais) qui porte bien son nom, Agoria dévoile un côté commercial qu’il assume complètement : après tout, après avoir conquis les dancefloors, pas de raison qu’il ne conquiert pas la FM. © Smaël Bouaici/Qobuz

Rhiannon Giddens / There is No Other (with Francesco Turrisi) / 24 bits – 96 kHz / Folk / QOBUZ

« C’est son métissage qui rend la musique américaine si puissante ! » Rhiannon Giddens, prénom gaélique, père blanc, mère noire, origine occanechi, incarne le brassage des cultures nord-américaines. Soprano colorature préférant les voix impénétrables du folk, soul, blues et bluegrass plutôt que l’opéra, Giddens sort son troisième effort. Repérée par les frères Coen (Inside Llewyn Davis aux côtés d’Elvis Costello), invitée par T-Bone Burnett, passée par Carolina Chocolate Drops, la Maison Blanche, auteur de deux albums solo acclamés et un premier avec Our Native Daughters (réunissant Leyla McCalla, Allison Russell et Amysthyst Kiah), la quadra a déjà bien cravaché. En collaboration avec le multi-instrumentiste Francesco Turrisi, produit par l’excellent Joe Henry en cinq jours à Dublin, There Is No Other convoque compositions originales et reprises des anciens, sur fond de musique traditionnelle arabe, d’influence celtique et italienne. On retrouve ainsi I’m Gonna Write Me a Letter d’Ola Belle Reed, Brown Baby de l’activiste Oscar Brown Jr, ou, dans un autre genre, la Pizzica di San Vito ou l’air Black Swan de Menotti. Melting-pot gagnant. © Charlotte Saintoin/Qobuz

Alfa Mist / Structuralism / 24 bits – 44.1 kHz / Jazz Contemporain / QOBUZ

Pas la peine de vérifier si Alfa Mist a lu tout Roland Barthes, le gourou du structuralisme… Derrière ses claviers, le Britannique a conçuson album Structuralism avec un objectif plus modeste : « J’ai été affecté par mon environnement. Mon éducation m’a façonné d’une manière qui fait que je ne sais pas comment communiquer. Le structuralisme signifie “je suis qui je suis à cause de la structure de la société dans laquelle j’ai grandi”. Maintenant, j’ai besoin d’apprendre à communiquer. » Ce qu’Alfa Mist communique – très bien – avec son deuxième album, c’est un sens inné du groove feutré et un besoin vital de l’échange. Une énième preuve de la vitalité de la scène jazz britannique actuelle qui picore dans la soul, le funk et le hip-hop. Ce hip-hop sera d’ailleurs le premier chapitre de la saga du jeune musicien. Après avoir passé ses journées à faire des beats pour des prods de grime et de rap, le Londonien découvre le jazz via les samples et décortique aussi bien des albums de J Dilla que ceux de Miles Davis et même du compositeur de BO Hans Zimmer, l’une de ses grandes idoles. Surtout, Alfa Mist plonge de manière autodidacte dans l’univers du piano et des claviers. Avec Structuralism, il dessine, à l’aide d’un Fender Rhodes ou d’un piano classique, les contours d’un jazz soul mélancolique et voluptueux. Un groove atmosphérique sous influence Herbie Hancock/Robert Glasper qu’il sculpte avec ses complices le trompettiste Johnny Woodham, les batteurs Peter Adam Hill et Jamie Houghton, le guitariste Jamie Leeming, les bassistes Kaya Thomas-Dyke et James Rudi Creswick, les violonistes Katie Neaves, Simmy Singh et Lucy Nolan et la violoncelliste Peggy Nolan, sans oublier Jordan Rakei sur la chanson Door. A l’arrivée, cette partition aux teintes pastel (pas de basse slappée ni de double batterie chez Alfa Mist !) confirme les talents de coloriste d’un musicien à suivre de près. © Marc Zisman/Qobuz

Editors / The Blank Mass Sessions / 24 bits – 44.1 kHz / Alternatif & Indé / QOBUZ

While working on their sixth full-length, Violence, English rock band Editors recorded their own version before handing it over to electronic noise maestro Benjamin John Power (aka Blanck Mass), who put his own experimentally expansive spin on the tracks. Producer Leo Abrahams balanced the two extremes, resulting in what would become the final version of the album, issued in March 2018. A year later, Editors decided to give the Blanck Mass versions an official release. The Blanck Mass Sessions includes those distorted alternate visions of seven tracks from Violence (everything but « No Sound But the Wind » and « Belong »), adding previously unreleased track « Barricades. » These synth-based doppelgangers amplify the digital dread and anxiety, paring away much of the guitar groove and live drumming from the originals while slathering atmospheric layers over it all. The original post-chorus squall on « Hallelujah (So Low) » transforms into a bright exploration that frosts down-tuned guitars with icy synths, resulting in a blend that might be the offspring of Bastille and Nine Inch Nails. Other highlights include a fuzzed-out take on « Nothingness » that echoes a Radiohead B-side and a towering reimagining of « Counting Spooks » that is split between an epic opening half that descends into electro-pop bliss reminiscent of a Depeche Mode remix. Elsewhere, « Violence » and « Magazine » clash and clang, providing ample remixes to the originals without changing too much of the formula. The only misstep on the album is « Darkness at the Door, » which burdens the soaring original with a cluttered, atonal approach that is viscerally unsettling. Overall, hearing the early versions that preceded the final product is a delightful behind-the-scenes peek into the recording process. As a sonic complement to Violence, Blanck Mass Sessions offers a fresh perspective on one of Editors’ finest albums to date. ~ Neil Z. Yeung

Ezra Collective / You Can’t Steal My Joy / 24 bits – 44.1 kHz / Jazz / QOBUZ

Début 2018, la compilation We Out Here parue sur le label de Gilles Peterson zoome sur la jeune scène jazz britannique actuelle. Sa vitalité, son énergie et surtout son éclectisme. Un courant dont beaucoup ont fait du saxophoniste Shabaka Hutchings (Sons Of Kemet, The Comet Is Coming, Melt Yourself Down…) un chef de file, rôle qu’il a d’ailleurs toujours refusé d’incarner… Les frontières de ce jazz, comme souvent avec les musiciens de cette génération, sont volontairement floutées. Les cinq d’Ezra Collective étaient présents sur cette compilation élue Qobuzissime. Avec You Can’t Steal My Joy, le gang londonien emmené par le batteur Femi Koleoso signe enfin son premier album. En 2017, leur EP Juan Pablo: The Philosopher (qui se refermait par une belle reprise de Space Is the Place de Sun Ra) avait fait sensation, raflé de nombreux prix et offert une vision très afrobeat du jazz. On retrouve cette singularité sur leur opus ultra-funky. Avec Joe Armon Jones aux claviers, TJ Koleoso à la contrebasse, Dylan Jones à la trompette et James Mollison au saxophone, Koleoso orchestre une symphonie festive à la cool axée autour de cuivres et de rythmes. Un tsunami hybride fait d’afrobeat, jazz, hip-hop, reggae, musiques caribéennes et soul. Et pour mieux souligner cette vision à 180°, Ezra Collective embarque à bord de sa croisière polychrome la soul sister Jorja Smith (Reason in Disguise), le rappeur Loyle Carner (What Am I to Do?) et le groupe d’afrobeat Kokoroko (Shakara). Reste à savourer ce beau défilé hétéroclite de paysages groovy. © Marc Zisman/Qobuz

Jade Bird / Jade Bird / 24 bits – 44.1 kHz / Alternatif & Indé / QOBUZ

Comment allier douceur et force ? Jade Bird a cette capacité de marier ces deux caractéristiques apparemment contradictoires, grâce à une voix exceptionnelle. Cet organe impressionnant lui sert également à exprimer sa colère, comme dans My Motto, une chanson construite en crescendo, dans laquelle elle exprime son souhait de se protéger du sentiment amoureux non réciproque. Ses textes – et son attitude générale – sont dictés par une simplicité, une franchise et une authenticité qui s’accordent avec la clarté de sa voix. Elle observe le monde et ses contemporains tels qu’ils sont, dans des chansons rock’n’roll (les tubes Uh Huh et Lottery) ou plus intimistes (Does Anybody Know?). Certains la comparent déjà à Patti Smith. Il serait sans doute un peu prématuré d’aller dans ce sens, mais la jeune Britannique nous offre d’ores et déjà un premier album énergique et authentique. © Nicolas Magenham/Qobuz

 

– Lien vers le sujet HCFR dédié du casque focal stellia : https://www.homecinema-fr.com/forum/casques-sedentaires/focal-utopia-stellia-clear-test-hcfr-elear-elegia-t30074075.html

 

 

 

 

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