Bonjour à tous!
Hier soir, soirée chargée. Au propre comme au figuré.
Tout d'abord rendez-vous avec Dinosaure 77 pour récupérer l'Audio-GD Reference 5. Je l'ai vaillamment transporté de La Défense jusqu'a chez moi.
La bête est massive et pèse son poids.
J'ai également reçu un PS Audio Digital Link III. Son prix neuf est de 1000€ PPI.
Mon meuble ressemble à un magasin de DAC :

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ImageShack.usDésolé pour la photo : lumière artificielle + Iphone = grosse daube.
De haut en bas on a donc :
- Burson Audio HA-160D
- Audio-GD Reference 5
- PS Audio Digital Link III
- Zhaolu D3
Le choix était cornélien hier car pas beaucoup de temps pour écouter et 2 nouveaux DAC... Il fallait choisir.
J'ai opté pour le Digital Audio DL III. Il a eu le temps d'écoute le plus important.
Mais eu égard au temps réduit que j'ai pu consacrer hier à l'écoute, il refera l'objet d'un test.
L'objet tout d'abord.
Là encore on est en face d'un produit bien construit qui inspire confiance car il est solide.
Il est plus profond que le Burson Audio mais il est moins massif à l'oeil. Plus élégant, plus racé.
Sur la face avant, c'est spartiate : 2 boutons et 2 séries de LED.
La 1ere série de LED à gauche indique l'entrée utilisée, le bouton permettant de switcher entres elles.
la 2e série de LED à droite indique la fréquence d'upsampling: 96Khz/192Khz. Le bouton servant à switcher également.
Sur l'arrière, au centre, les 3 entrée numériques : Coax,Toslink,USB. Sur les côtés les sorties analogiques (2 RCA et 2 XLR) répartis sur les côtés de l'appareil.
L'écoute maintenant.
L'ethétique sonore est très différente de ce que j'ai pu entendre avec le Burson.
Globalement l'écoute est chaleureuse, pour autant elle n'est pas ronde.On est plus proche de ce que je qualifie d'écoute analogique.
De la douceur, des détails et un équilibre plutôt neutre tout de même.
J'ai repassé quelques disques habituels pour tester le grave, l'aigu, les détails et la transparence, la dynamique etc...
Sur l'ensemble des registres c'est très satisfaisant : le grave descend bas (pas moins qu'avec le Burson notamment). Contrairement au Burson qui explore très bien le haut-medium/aigu, on est ici dans une écoute plus charpentée sans pour autant boursoufler ou mettre en avant le bas medium.
Finalement c'est assez déroutant car c'est plus doux, sans être moins neutre et avec un bon niveau de détails.
Là je pense que le Burson fait un poil mieux sur ce critère. Sur le critère de la transparence également bien que cela soit très ténu.
Sur Yesterday de Shirley Horn, le halo de résonnance est très bien retranscrit sur le DL III, les bruits de bouches et de lèvres sont par contre un petit peu moins audibles qu'avec le Burson.
Sur le live de Patricia Barber, la profondeur de scène est moins importante qu'avec le Burson, de même, les petits bruits lorsque le speaker parle sur le morceau d'introduction sont moins perceptibles.
Finalement cela est assez logique tant le point fort du Burson se situe dans cette zone là du spectre, faisant entendre beaucoup de nuance.
Le jeu de la pianiste est revanche très bien rendu.Les notes ont du poids, Le lien entre les notes se fait par prolongement des harmoniques de la précédente avant l'appuie de la suivante, les timbres sont superbes.
Les notes graves du piano ont beaucoup d'assise et de présence. Sur "Love Me Like A River Does" de Melody Gardot le début du morceau est à ce titre un très bon test.
Pour l'avoir repassé sur le Burson tout de suite après, il semble qu'il ait un peu moins de charme sur ce dernier.
La note grave finale de Strange Fruit interprêté par Nina Simone a plus de poids également avec le DL III. Elle se prolonge plus longuement également.
Sur Take Five de Dave Brubeck, tout est à sa place. Même le piano a reprit une position plus naturelle en étant plus audible même avec le Saxo qui joue.
Le solo de batterie est crédible même si la couleur tonale semble plus sombre qu'avec le Burson.
Il me faudra pousser les tests concernant la dynamique même si je pense qu'on est dans la même cour.
L'écoute ne s'est pas prolongée au delà d'1h. Je peux quand même tirer quelques conclusions sur ce PS Audio DL III.
La restitution est plus chaleureuse qu'avec le Burson. Du coup elle prend une tonalité plus analogique et plus humaine. Pour autant elle ne sacrifie pas ou très peu en détails et transparence.
Les timbres sont justes et beaux avec une bonne sensation de matière. Idem sur les voix. Elles paraissent mieux incarnées qu'avec le Burson sans pour autant qu'il y ait une coloration quelconque où un medium en avant.
Pour être franc ce genre d'écoute me plait beaucoup car passer la première période d'analyse on se laisse aller très facilement à l'écoute de la musique pour ce qu'elle est, sans pousser plus loin.
Quelque part j'ai besoin de ça car il m'est parfois difficile de faire abstraction des critères audiophiles lorsque j'écoute de la musique.
Avec ce genre de produit je pense que c'est possible. D'une part parce que l'écoute coule sans stress et avec beaucoup de fluidité mais aussi parce que le niveau de détails est suffisamment important pour éviter la frustration dans ce domaine.
A priori donc très positif pour ce produit. Il va moins loin sur certains critères que le Burson, il fait un peu mieux sur d'autres et jeu égal sur beaucoup, mais il a un côté charmeur, car non aggressif et fluide qui me plait beaucoup.
A suivre...
